La vérificatrice générale invitée à analyser l’entente de Québec avec les omnipraticiens

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a affirmé qu’il annulerait l’entente avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec si son parti était porté au pouvoir en 2018. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a affirmé qu’il annulerait l’entente avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec si son parti était porté au pouvoir en 2018. 

Le Parti québécois (PQ) a déposé une motion, mercredi, demandant à la vérificatrice générale d’analyser en détail la plus récente entente entre le gouvernement et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Le 6 octobre dernier, le gouvernement Couillard annonçait qu’il avait « réglé ses comptes » avec les omnipraticiens en leur accordant une augmentation de rémunération de 14,7 % d’ici 2023.

À cette augmentation totalisant 340 millions s’ajoutent au moins 635 millions en sommes non récurrentes qui seront versées aux médecins. Le gouvernement a choisi de respecter des accords passés, qui prévoyaient des hausses qui ont toutefois été reportées et étalées dans le temps.

Il s’est justifié en disant bénéficier d’une nouvelle « marge de manoeuvre » grâce au contrôle serré des dépenses.

Mercredi, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a affirmé qu’il annulerait l’entente si son parti était porté au pouvoir en 2018. « Nous, on vous dit, ce milliard-là, nous n’allons pas le donner aux médecins », a-t-il martelé.

D’après lui, le gouvernement Couillard donnera au moins 2 milliards de plus aux omnipraticiens et médecins spécialistes dans les années à venir, tandis que les aînés et les enfants du Québec souffrent d’un manque de ressources.

De plus, il est anormal que l’entente avec la FMOQ demeure secrète, a affirmé la députée péquiste Diane Lamarre.

Gaétan Barrette, a promis que l’entente sera rendue publique dès que celle avec les spécialistes sera conclue.

La motion a été battue mercredi par les libéraux, qui jouissent d’une majorité en chambre.