Le projet de fusion de QS et d'ON divise le parti de Sol Zanetti

Gabriel Nadeau-Dubois et Sol Zanetti ont dévoilé une entente de principe jeudi dernier. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Gabriel Nadeau-Dubois et Sol Zanetti ont dévoilé une entente de principe jeudi dernier. 

Le projet de fusion entre Option nationale et Québec solidaire se heurte déjà à de fortes résistances, à commencer par celles de l’entourage du chef d’ON, Sol Zanetti.

« Fusionner avec QS sera un pas en arrière pour la promotion de l’indépendance, parce que cet objectif sera placé à l’arrière-plan et sera subordonné à la promotion du socialisme et du multiculturalisme », fait valoir un membre de la commission politique d’ON, Denis Monière. Il craint que les propositions « problématiques » défendues par QS — la « socialisation des activités économiques » et le rétrécissement de la semaine de travail de 35 à 32 heures sans diminution de salaire, par exemple — fassent ombrage au projet de pays du Québec.

Au lendemain d’une éventuelle fusion ON-QS, « il faudra convaincre les Québécois non seulement d’être indépendantistes, mais aussi d’être en faveur d’une idéologie globale, soit le socialisme », met en garde le professeur de sciences politiques à la retraite.

Option nationale a été fondé il y a six ans par Jean-Martin Aussant « uniquement pour mener la bataille de l’indépendance », rappelle-t-il dans un message publié sur Facebook mardi. « L’indépendance est pour nous l’objectif essentiel ; c’est une fin en soi et une fois indépendant, le débat sur le projet de société pourra se faire de façon rationnelle. Québec solidaire propose plutôt de faire deux batailles en même temps et considère l’indépendance comme un moyen pour réaliser le projet de socialisme. »

M. Monière montre du doigt des « différences programmatiques significatives » en matière d’économie, mais aussi de laïcité et de langue entre ON et QS. « En matière linguistique, le programme de QS se contente d’énoncer des généralités comme restaurer la loi 101, faire du français la langue de travail, valoriser l’enseignement du français à tous les niveaux scolaires. On ne s’engage sur aucune mesure concrète », déplore-t-il. C’est en raison de telles « différences programmatiques » qu’« ON existe depuis 5 ans et a persisté en dépit des difficultés ».

M. Monière appelle les délégués d’ON à rejeter l’entente de principe dévoilée jeudi dernier entre Sol Zanetti (ON) et Gabriel Nadeau-Dubois (QS), même si QS s’engage dans celle-ci à soumettre à la population québécoise un projet de Constitution d’un Québec indépendant au cours d’un premier mandat.

Si le feu vert est donné à la fusion, Option nationale prendra la « forme d’un collectif » au sein d’un « parti unifié » qui gardera le nom de Québec solidaire, mais adoptera une « nouvelle identité visuelle ».

50 commentaires
  • Raynald Rouette - Abonné 11 octobre 2017 06 h 46

    ON doit se saborder

    Sa fondation a été une erreur, sous le coup de la colère...

    C’est la seule façon de la réparer. QS et la CAQ sont deux partis alliés des libéraux.

    Il ne faut pas compter sur eux pour libérer le Québec!

    La dissolution est le geste à poser!

  • Claude Bariteau - Inscrit 11 octobre 2017 07 h 52

    Il y a plus.

    Denis Monière soulève des points majeurs.

    Il en néglige trois à mon avis absents du projet de fusion.

    Le premier découle du maintien de QS et de ses règles internes. L'une d'elles est le fait que les décisions se prennent en congrès. Comme c'est le cas, pour que la question de l'indépendance soit au centre du projet de constitutante, M. Zanetti se devait de promouvoir dans l'entente le caractère irréversible du changement annoncé.

    S'il ne l'est pas, l'approche mise de l'avant pourrait être élaguée lors d'un congrès suivant la tenue du prochain.

    Le deuxième est le financement des activités d'ON au sein de QS. Rien n'est précisé. Il est seulement dit que les finances actuelles d'ON seront intérgrées à celles de QS sans que les montants investis par QS pour assurer les activités d'ON ne soient spécifiés.

    Le troisième est la durée de deux de la présence de deux membres d'ON dans l'instance de coordination de QS. Après deux ans, cette présence disparaît de sorte que rien ne permet de l'assurer.

    Ces trois points, en leur absence, transforment le projet de fusion en un projet qui fait paraître QS en promoteur revigoré de l'indépendance et ON en défenseur des idées de QS, comme l'a signalé M. Monière.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 11 octobre 2017 09 h 33

      Faut-il se réjouir ou déplorer que des intellectuels indépendantistes s'attardent à signaler les points de difficultés que devront surmonter ON et QS qui s'allient pour former un parti unifié en vue de remettre à l'ordre du jour le projet d'indépendance?

      On s'attendrait à ce que nos éminences grises élèvent le débat pour signaler les obstacles sociaux, idéologiques et politiques que cette jeune formation politique va affronter pour mener à terme le projet d'indépendance du Québec. Au lieu de cela, Monsieur Monière (si on retient les citations du journaliste) apparaît comme l'idéologue qui se lamente parce que se vide sa salle de classe.

    • Benoît Landry - Abonné 11 octobre 2017 09 h 56

      C'est déjà pas mal plus que ce que le RIN n'a jamais pu avoir lors de la création du PQ.

      Il ne s'agit pas ici d'un projet d'association ponctuel le temps d'une élection, mais d'une fusion. Après deux ans, il me semble normal que l'intégration soit faite et que les membres (le congrès) reprennent le plein contrôle sur le CCN. Après cette période, ON sera un collectif à l'intérieur du parti qui aura ses représentants au Congrès.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 11 h 17

      À Benoit Landry,

      "Après deux ans, il me semble normal que l'intégration soit faite.." - Benoît Landry

      Tout à fait d'accord avec vous là-dessus.

      Quant au financement..

      - N'est-il pas possible de faire ce qu'on appelle un "don-dédié" quand on fait partie d'un collectif ou d'une association locale à Québec Solidaire ?

      Ainsi, ceux qui voudraient soutenir le collectif d'ON dans QS pourraient très bien le faire.

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 11 h 51

      M. Landry,
      pour raison de précision.

      Le RIN s'est sabordé et les meneurs ont fortement suggéré aux membres de prrendre leur carte du PQ.

      Auparavant il y avait eu négociations, sans plus. Le MSA s'était entendu avec le RN, ce qui donné le PQ, mais pas le RIN.

      Les membres ont suivi le conseil et en a résulté une coalition inimaginable de nos jours.

      Inimaginable à cause des insultes envers le PQ qui ont fusé lors du vote chez QS. Pire encore, les meneurs ont ensuite refusé de dénoncer ces comportements, démontrant bien leur bel esprit en "ouverture et inclusion".
      Ben oui, c'est honteux et stupide. Je suppose que ce silence était obligé pour garder l'aval des tout-puissants apparatchiks qui gravitent autour du Komité.

      Au premier geste politique d'importance de QS, on voit où il couche. Bof.

      Pas grave, ils sont les "bons".

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 14 h 08

      À Jean-François Trottier,

      "Inimaginable à cause des insultes envers le PQ qui ont fusé lors du vote chez QS." - Jean-François Trottier

      Vous passez vite par dessus des 10 années d'insultes des péquistes à l'égard de Québec Solidaire il me semble..

      Mère Theresa David... Québec soliTaire.. Québec suicidaire...
      Clique du Plateau.. Communistes... Extrémistes.. Radicaux.. Groupuscule.. Gauche islamiste.. Soviet.. Politiburo.. Etc..

      - Ça vous dit quelque chose M. Trottier?

      De mon expérience et étant donné leur vaste répertoire..

      C'est plutôt au PQ que j'accorderais la Palme d'or du championnat des insultes.


      Christian Montmarquette

    • Benoît Landry - Abonné 11 octobre 2017 14 h 16

      @ M. Trottier n'empêche que Bourgeault a été maintenu loin du PQ pendant des années, ce qui n,est pas prévu avec Sol Zanetti.

      Pour ce qui est des insultes envers le PQ, avez-vous accepté de voir le texte précis de ce qui a été dit ? À vous lire vous et d'autres. le PQ serait trop noble pour pouvoir supporter être critiqué.... ça en devient pathétique

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 15 h 10

      M. Landry,

      Il y avait une profonde animosité entre Lévesque et Bourgault. J'en ai beaucoup voulu à Lévesque à l'époque. Personne ne prétend que le bilan de Lévesque soit irréprochable et surtout pas moi. L,une de ses qualités était que lui, il acceptait la critique. Et vous ?

      Le PQ n'a pas à être "noble" ou quoi que ce soit d'autre.

      En fait le PQ n'est même pas concerné, vous devriez le savoir : les insultes ne salissent que ceux qui les profèrent. Entre autres, l'utilisation du mot "traître" par GND n'a pas fini de lui sauter au visage, et c'est pleinement mérité. Qu'il assume ses bêtises.

      Pour votre part, libre à vous de défendre l'indéfendable. Encore faut-il prendre en compte que, les gens de QS n'ayant jamais été au pouvoir, ça leur donne le droit de dire n'importe quoi. Enfin, je suppose.

      Je constate que beaucoup de gens associés à QS ont l'attaque rapide et très peu le sens dialectique.
      Ce groupe politique est plus rigide que les curés de mon enfance, interdit le doute et sanctifie la langue de bois.

      Quand je critique QS, je suis immédiatement associé au PQ. Pourquoi ?
      Évidemment parce que le sens critique ne fait pas partie de QS. N'y existe que les accusations et une seule cible, le PQ, Lisez le commentaire de M. Montmarquette un peu plus bas, il tient une fois de plus cette unique non-position : "Encore un saudit péquisse"... mais aucune réponse sensée.

      De ce prétendu parti d'idées, je ne vois que slogans absolutistes , bribes de formules toutes faites et accusations puériles.

      Ridicule.

      On peut tout se permettre quand on est les "bons", je le vois à chaque sainte intervention de partisans QS.

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 15 h 31

      M. Montmarquette,

      venant du PQ il n'y a qu'un seul reproche qui ait fusé depuis la création de QS jusqu'aux insultes enfantines au jour du vote de rejet.

      On reprochait à QS de diviser le vote de l'opposition et de favoriser le PLQ, ce qui reste vrai à 100% aujourd'hui et n'est sûrement pas une insulte mais une réalité. Je n'y ai jamais vu de réponse sensée de votre part.

      Ce n'est que depuis quelques mois que les critiques tombent, et pour cause : puisque QS refuse le rapprochement, je ne vois pas pourquoi on ne dirait pas les faiblesses assez délirantes de ce parti.

      Un, ce programme économique pire que tout, et que vous continuez à confondre avec votre cher "budget qui balance". Depuis quand un budget peut-il se confondrer avec une politique économique ? Depuis votre unique volonté de confusion, certainement.

      Deux, la structure de votre parti où en fin de compte le Comité de coordination a la mainmise sur tout. Cette façon de faire, copiée sur les structures syndicales et qui y est très bien, est un non-sens en politique, sauf bien sûr dans un système unanimiste. Je suis profondément contre les systèmes unanimistes, le savez-vous ?

      Trois, le fait que QS nomme des porte-paroles à l'Assemblée Nationale, encore sur le mode syndical.
      Les députés sont censés avoir de réelles responsabilités. Être porte-paroles les transforme carrément en pantin du Parti, ou si vous voulez len jouets du Komité, comme l'a démontré Manon Massé en "demandant humblement" au Komitéle droit de devenir premier ministre.
      En ceci, ce "parti" ressemble à une autre structure bien connue : l'Église Catholique, avec curés et sa morale interne. Je suis contre ça, aussi.

      Ces critiques, vous ne les avez pas entendues, ni lues avant les bêtises venant de vos rangs lors du vote de rejet.

      En fin de compte, M. Montmarquette, vous mentez.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 17 h 54

      À Jean-François Trottier,

      "Ce programme économique pire que tout, et que vous continuez à confondre avec votre cher "budget qui balance". - Jean-François Trottier

      Les péquistes sont mal placés pour parler en matière économique.

      - Quelle est donc le programme économique du PQ depuis près de 25 ans?

      Le même dogme du déficit zéro que les libéraux; la même austérité budgétaire; les même coupures scélérates dans l'aide sociale; le même gavage éhontés des banques et des multinatoonale et les mêmes fraudes électorales à coups de millions?

      Laissez-nous rire.

      De toutes manières, à 23% des intentions de vote et 61 ans de moyenne d'âge votes au PQ, je n'aurai plus à prêcher bien longtemps pour que ce sosie mal foutu et poussiéreux du Parti libéral désencombre le paysage politique du Québec.

      Christian Montmarquette

    • Benoît Landry - Abonné 11 octobre 2017 19 h 07

      M. Trottier, je ne vous ai pas associé au PQ, relisez bien ce que j'ai écrit: «À vous lire vous et d'autres. le PQ serait trop noble pour pouvoir supporter être critiqué.... ça en devient pathétique» Par contre on voit bien que vous les défendez, en interprétant ce qui est dit de la part de Qs comme des insultes sans cherchez à comprendre ...

      Pour ce qui est de Bourgeault avec Lévesque, ma première intervention n'était que pour dire que la fusion d'ON avec Qs n'allait pas se faire en absorbant les onistes avec autant de force que le PQ l'a forcé avec le RIN. Je ne venais pas faire un procès de cette épisode de notre histoire, mais tout simplement faire une comparaison pour éviter de répéter ce qui a probablement été une erreur.

      C'est à ça que peut servir l'histoire non ?

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 20 h 10

      M. Landry,

      je n'ai pas dit que vous m'associez au PQ.

      J'ai parlé entre autres de M. Montmarquette, qui lui parle de Denis Monière.

      Mon intervention au sujet du RIN ne concernait que le fait qu'il n'y a pas eu fusion mais auto-sabordage.

      Le RIN n'a forcé personne et n'a pas été forcé, contrairement à ce que vous écrivez ici. Vous évoquez l'histoire à raison, alors faites-le justement.

      À l'époque, le gros bon sens a par chance prévalu et poussé tous les indépendantistes à se regrouper, la plupart sans passer par des négociations mais tout en gardant chacun son droit à la dissension et à la critique. Comme il se doit.

      Je n'ai pas cru que vous faisiez le moindre procès, et je n'ai rien défendu, au contraire. Les fais restent les faits, j'ai corrigé votre erreur.

      Et dans les faits rien de ce genre n'arrivera maintenant, pour les raisons que j'ai énumérées : insultes auprès des péquistes, insultes auprès de ceux qui ont travaillé d'arrache-pied pour le référendum de '95, et jamais le moindre recul dans les propos. MM n'a pas condamné qui que ce soit et GND a refusé de se rétracter le moindrement.

      Ça aussi, ce sont des faits et rien de plus.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 21 h 12

      À Jean-François Trottier,

      "L'utilisation du mot "traître" par GND n'a pas fini de lui sauter au visage.." - Jean-François Trottier

      Ce n'est pas ce qu'on démontré les statiques.

      Et si j'étais méchant ou donnait dans la petite attaque personnelle, j'utiliserais la même expression que vous, et je dirais que vous mentez, puisque plus de 50% des Québécois étaient d'accord avec la déclaration de GND.. Et moi aussi d'ailleurs..

      Christian Montmarquette

      Référence:

      Au total, 50 % des répondants se disent d’accord avec l’énoncé suivant :

      «Il faut sortir la classe politique qui nous gouverne depuis 30 ans, car elle a trahi le Québec.» Les trois quarts (74%) des partisans de QS l’appuient, trois caquistes sur cinq (60%), mais aussi 56 % des péquistes."- Le Devoir, 18 mars 2017.

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/494287/un

      .

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 22 h 28

      Comme toujours, M. Montmarquette.

      Vous ne parlez que du PQ dès qu'il y a une critique.

      C'est de la monomanie ma parole! Avouez que vous ne voterez pas QS, mais bien anti-PQ. C'est trop là!

      Vous frisez le ridicule.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2017 10 h 25

      Jean-François Trottier,

      Je ne vois pas ce qu'il y a de ridicule dans le fait d'afficher des statitiques pour contredire une position mensongère.

      -Cm

    • Raymond Labelle - Abonné 13 octobre 2017 10 h 32

      Je comprends ainsi la question implicite de fond de M. Trottier: pourquoi ON ne s'est-il pas simplement sabordé? Les membres d'ON qui se sentent plus proches de QS pourraient rejoindre ce parti, et s'il y en a qui se sentent plus proches du PQ, ils pourraient rejoindre cet autre parti.

      Tentative de réponse: la divergence fondamentale d'ON avec le PQ est l'idée de nécessairement présenter un référendum sur l'indépendance pendant le premier mandat - c'est la cause même de la scission. Cest, je crois, ce à quoi tient le plus ON - la raison quasi-unique de son existence.

      Or, QS prévoit de façon ferme un tel référendum (après la Constituante) au premier mandat - mais il n'est pas sûr que ce référendum porterait sur l'indépendance avec une Constituante ouverte.

      Avec peu de pouvoirs, peu de votes, peu de puissance, mais des militants enthousiastes, des finances et une bonne organisation, ON se sent quand même comdamné, mais il lui reste assez à offrir à QS pour obtenir de ce dernier qu'il garantisse une Constituante fermée (i.e., prévoyant nécessairement l'indépendance). S'il atteint cet objectif, il sera satisfait.

      Il ne peut pas y avoir de garantie, comme le mentionne M. Bariteau - QS pourra changer d'orientation à ce sujet dans les années à venir. ON aurait-il pu exiger de meilleures garanties, comme par exemple rendre la fusion conditionnelle à ce que la constituante fermée soit une position de QS qui ne pourrait être renversée en Congrès qu'avec le 2/3 des membres? Peut-être, je ne sais pas. Mais il est également question de confiance entre les parties impliquées.

      Je crois que de promouvoir nécessairement un référendum au premier mandat signifie une défaite garantie, empêchant de faire beaucoup de choses que l'on peut faire dans la compétence québécoise que l'on ne devrait pas abandonner à d'autres. Mais ça, c'est une autre histoire.

  • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 08 h 00

    — Vive le mini-Canada libre!

    Denis Monière aura beau se prétendre oniste, c'est un péquistes pure-souche dans l'âme.

    Car on le sait depuis belles lurette que les péquistes ont dissocié la lutte sociale de la lutte nationale et considèrent l'indépendance comme une fin en soi, et non un instrument d'émancipation sociale.

    Les péquistes sont des nationalistes de droite qui ne recherchent aucun progrès pour leurs concitoyens et le maintien des inégalités au profit des petites élites économiques néolibérales.

    Alors, tant qu'à faire du Québec un petit Canada..

    Pourquoi ne restez-vous pas dedans M. Monière?

    — Vive le mini-Canada libre!

    Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 13 h 12

      ...et vous êtes TELLEMENT inclusif, M. Montmarquette!

      De toute beauté.

      Je vous en prie, continuez à déchirer vos vêtements, de nous ramener la belle époque de nos vertueux pourfendeurs de la morale. Et n'oubliez pas les condamnations truculentes z'à la Fournier.

      Ah! L'accusation ultime! Être péquiste! L'opprobe garantie.

      Pour la dignité, hein... Pas grave. Vous pouvez vous le permettre, vous êtes un "bon".

    • Lucien Cimon - Abonné 11 octobre 2017 15 h 11

      Vous êtes tellement étroit M. Montmarquette!

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 17 h 59

      À Jean-François Trottier,

      Parlant de vêtements..

      Être inclusif ne signifie pas ne pas combattre ceux qui voulaient faire perdre leur job aux employés.es de la fonction publique sur un critère vestimentaire.

      - CQFD

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 octobre 2017 20 h 53

      Ce qu'il faut démontrer, c'est comment VOUS décidez qui est péquiste et donc à condamner.

      On voit bien que vous vous identifiez complètement à votre parti. Je suppose que, depuis cette idée, vous croyez réellement que quiconque pense différemment est identifié à Satan le PQ.

      À ce point, vous avez clairement un problème identitaire. Je n'y puis rien, vous en faites la démonstration à un point inouï.

      Je combats les démagogues qui font des promesses qu'ils ne tiendront jamais pour cause d'incompétence crasse. Selon le programme de QS, j'ai parfaitement le droit de généraliser à tout ce non-parti : ce document est soit une preuve de petite démagogie, soit une démonstration de profonde ignorance. Probablement les deux.

      Contrairement à votre non-parti, je suis réellement social-démocrate et j'ai combattu beaucoup de ces petits groupes sectaires qui se croyaient les seuls détenteurs de la vérité. QS n'est que le dernier en liste, ni mieux ni pire, malhonnête jusqu'à l'os et prétentieux comme il se doit.

      Bof.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2017 10 h 45

      À Jean-François Trottier,

      "Contrairement à votre non-parti, je suis réellement social-démocrate.." - Jean-François Trottier

      Il ne faut pas craindre le ridicule pour qualifier de "non-parti" une formation politique qui reçoit 18% des intentions de votes - soit l'appuis de plus de un millions quatre-vingt mille citioyens et citoyennes.

      Cette "non-critique" aussi faiblissime que redondante qui se résume à du dénigrement, commence à jouer sérieusement contre ceux qui s'en servent. Et la preuve étant que, plus les adversaires de Québec Solidaire sont irrationnels, mesquins, acariâtres et mauvais perdants, et plus ses appuis à QS progressent.

      Mes sympathies.

      Christian Montmarquette

  • Jean Lapointe - Abonné 11 octobre 2017 08 h 28

    Sol Zanetti aurait-il changé d'idée?

    « Fusionner avec QS sera un pas en arrière pour la promotion de l’indépendance, parce que cet objectif sera placé à l’arrière-plan et sera subordonné à la promotion du socialisme et du multiculturalisme » (Denis Monière)

    Mais que s'est-il donc passé dans la tête de Sol Zanetti?

    Aurait-il changé d'idée sans en avertir les gens qui l' appuyaient?

    Si j'étais membre de ON, ce que je ne suis pas préférant plutôt le Parti québécois, je me poserais de sérieuses questions, comme le fait Denis Monière.

  • Pierre Samuel - Abonné 11 octobre 2017 08 h 54

    Le maquillage suranné...

    Cette mésentente entre ces deux partis marginaux illustre parfaitement la raison pour laquelle l'indépendance du Québec ne s'est jamais concrétisée et est plus que jamais auparavant, compte tenu de l'effritement actuel d'un Québec à mille lieux de leur objectif ultime, à l'image même de leur "grand frère" péquiste qui, même à son zénith, lors des années 1975-1995, trouvait le moyen de s'enfarger dans les fleurs du tapis entre ses diverses factions plus ou moins radicales...

    < Différences programmatives significatives > (dixit Denis Monière). Vous m'en direz-tant ! A eux deux, ils représentent, dans le meilleur des cas, à peine 15% des
    électeurs et trouvent le moyen de batifoler après une tentative de rapprochement avortée...

    Quoi qu'on puisse en conclure : < forme d'un collectif >, < parti unifié >, <nouvelle identité visuelle >, finalement, comme toujours, depuis un demi-siècle de chicanes de clans sur l'influence des queues de poisson sur l'ondulation des vagues des divers groupuscules, mouvements, partis plus ou moins souverainistes et/ou indépendantistes selon les circonstances favorables ou non...

    En bout de ligne, comme l'a également démontré la "performance époustouflante"
    du PQ lors de l'élection partielle dans Louis-Hébert, c'est loin d'être parti, comme d'habitude, pour aboutir à quoi que ce soit de convergent et surtout de crédible dans un Québec malheureusement révolu de n'avoir pu s'accomplir en temps et lieux !

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2017 18 h 03

      À Pierre Samuel,

      "Cette mésentente entre ces deux partis marginaux.." - Pierre Samuel

      Il ne faut pas craindre le ridicule pour qualifier de marginal un parti qui a atteint 18% des intentions de vote au niveau national et qui affiche le même taux que le PQ dans la grande région de Montréal.

      Christian Montmarquette

      .

    • Pierre Samuel - Abonné 12 octobre 2017 06 h 03

      Cher Monsieur Montmarquette,

      En bas de 20%, en effet tous les espoirs sont permis, surtout lorsqu'ils ne peuvent même pas s'entendre avec un groupuscule tel Option nationale, n'est-ce pas ?

      Quant au PQ, parfaitement d'accord qu'ils les a rejoints...si seulement vous pouviez vous accorder tous les trois...

      Continuez votre mission, peut-être un jour qui n'est jamais venu...

    • Pierre Samuel - Abonné 12 octobre 2017 10 h 52

      Erreur:

      Excusez la coquille, 1ère ligne du 2e paragraphe:

      < Quant au PQ, parfaitement d'accord qu'il les a rejoints...

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2017 11 h 05

      Comme Markov et Radulov nous manquent!

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2017 11 h 18

      À Pierre Samuel,

      "Ils ne peuvent même pas s'entendre avec un groupuscule tel Option nationale, n'est-ce pas?" - Pierre Samuel

      À moins de mal vous saisir..

      C'est présumer des résultats des Congrès de QS et d'ON.

      Ceci dit, constrairement à certains étroits-de-démocratie qui se prennent pour des sociaux-démocrates tout en traitant QS de "non-parti" sur cette tribune, je reconnais parfaitement le droit à Option nationale d'exister sans QS.

      Christian Montmarquette