Fiançailles entre Option nationale et Québec solidaire

Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, et Sol Zanetti, d'Option nationale, lors d'une conférence de presse à Québec, jeudi. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, et Sol Zanetti, d'Option nationale, lors d'une conférence de presse à Québec, jeudi. 

Le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, accepte de saborder le parti politique qu’il dirige, fondé en 2011 par Jean-Martin Aussant, au profit de Québec solidaire. Mais non sans conditions : les délégués de QS devront notamment garantir que le parti né de la « fusion » entre ON et QS soumettra à la population québécoise un projet de Constitution d’un Québec indépendant au cours d’un premier mandat.

Telle est la pièce maîtresse de l’entente de principe dévoilée par les états-majors d’ON et de QS jeudi. Si les délégués des deux partis politiques y donnent leur bénédiction, Option nationale prendra la « forme d’un collectif » au sein d’un « parti unifié » qui gardera le nom de Québec solidaire, mais adoptera une « nouvelle identité visuelle ».

« Non seulement nous retrouverons-nous dans une famille politique élargie ayant un engagement clair et courageux envers l’indépendance, mais nous aurons ensemble rapproché le mouvement indépendantiste de son objectif en faisant passer la patrie avant les partis », a déclaré M. Zanetti lors d’une conférence de presse sur la colline Parlementaire jeudi.

Pour y arriver, QS devra s’engager à mettre sur pied une Assemblée constituante dont les membres auront « clairement pour mandat d’élaborer la Constitution d’un Québec indépendant ».

Je pense que la métaphore de la métallurgie, de la fusion, ici, est intéressante, parce que justement, quand il y a fusion de métaux, je pense, les choses restent, elles forment un [tout], mais les choses restent comme ça.


Les délégués de Québec solidaire s’étaient pourtant entendus pour leur donner carte blanche : ils pourront élaborer la Constitution d’un Québec-pays ou encore d’un Québec-province, convenaient-ils lors de leur congrès de mai 2016. M. Zanetti avait déploré cette « position trouble » de QS, qui « trahit [selon lui son] manque d’assurance pour notre projet ».

Plusieurs solidaires craignent que les personnes réfractaires au projet de pays boudent les travaux de l’Assemblée constituante si ses conclusions étaient écrites d’avance. « Nos membres décideront si oui ou non ça vaut le coup. Mais moi, ce que je vous dis, c’est qu’il faut rappeler que le débat à l’intérieur de l’Assemblée constituante ne serait pas un débat entre indépendantistes », a fait valoir la co-porte-parole de QS Manon Massé jeudi.

ON demande aussi à QS de présenter « un cadre financier prévoyant les ressources nécessaires au processus d’accession à l’indépendance » ainsi qu’un « portrait financier démontrant la viabilité financière d’un Québec indépendant ». « Le tout sera élaboré en consultant les économistes désignés par ON », précise l’entente de principe.

Les militants d’ON veulent également voir le parti représenté à l’Assemblée nationale par Amir Khadir, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois condamner « le régime colonial canadien » sur le même ton que le « néolibéralisme ». « Le “Québec bashing” sera dénoncé et combattu par le parti unifié », peut-on aussi lire dans le document.

Les délégués de QS devront modifier leur programme politique en ce sens lors de leur prochain congrès, qui est prévu en décembre prochain. L’entente de principe est à prendre ou à laisser dans sa forme actuelle, a précisé son principal promoteur, Gabriel Nadeau-Dubois. « On est convaincu que cette entente-là est historique parce qu’elle est juste et qu’elle saura rassembler nos deux formations politiques », a martelé le co-porte-parole de QS.

Un collectif fort, dans un parti unifié
Le chef d’ON a également obtenu la garantie que le « collectif Option nationale » bénéficiera de sièges désignés au comité de coordination de QS — qui a été qualifié de « Politburo » par le chef péquiste, Jean-François Lisée, au printemps dernier.

D’autre part, M. Zanetti pourrait briguer les suffrages sous la bannière de QS dans l’une des neuf circonscriptions considérées comme « les plus favorables » par le parti, sauf Mercier, Gouin et Sainte-Marie–Saint-Jacques. M. Zanetti, qui est résidant de la ville de Québec, s’est bien gardé jeudi de pointer la circonscription qu’il convoite en vue du scrutin de 2018.

Par ailleurs, les fonds détenus par ON — des dizaines de milliers de dollars — seraient quant à eux versés dans la cagnotte de QS. Ils serviraient notamment à financer les initiatives du « collectif ». Le groupe d’onistes organisera annuellement une université sur l’indépendance, en plus de continuer de « produire, diffuser et développer divers matériels de promotion » de l’indépendance du Québec, a souligné M. Zanetti.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a reproché aux deux formations politiques de s’imposer comme des alliés objectifs du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec. « Ils [sont], ensemble ou séparés, dans le système actuel, le marchepied de gouvernements fédéralistes de droite », a-t-il soutenu à un an des élections générales.

Quelques faits sur les deux partis

Québec solidaire

  • Fondé en 2006
  • 17 000 membres
  • 7,63 % des voix en 2014

 

Option nationale

  • Fondé en 2011
  • 2000 membres
  • 0,73 % des voix en 2014
 
86 commentaires
  • Sylvain Bolduc - Abonné 5 octobre 2017 09 h 04

    De la poudre aux yeux

    Cette fusion n'est qu'une façade pour faire croire à la population que QS est souverainiste, ce qui n'est qu'un gros mensonge de leur part. Jamais nous n'avons entendu les prétendus porte-paroles se prononcer haut et fort pour l'indépendance. Il faut savoir lire entre les lignes pour comprendre la malhonnêteté de ce groupuscule qu'est QS.

    J'ai hâte de voir les attaques personnelles du messager de QS ici LOL

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 10 h 31

      À Sylvain Bolduc,

      "Cette fusion n'est qu'une façade pour faire croire à la population que QS est souverainiste" - Sylvain Bolduc

      — Que foutait donc votre PQ à insister durant des années pour converger avec des fédéralistes alors?

      Votre affirmation ne repose aucun argument rationnel.

      — Et croyez-vous que les 28 années sans référendum au PQ d'ici 2022 ne soient aussi qu'une façade pour faire croire que le PQ n'est pas plus souverainiste que mon chien?

      D'ailleurs, ce sont les péquistes qui se vautrent sans cessent dans les attaques personnelles, comme vous y faites justement allusion dans votre commentaire plutôt que de débattre des arguments politiques.

      Sachons aussi qu'il ne faut pas craindre le ridicule pour traiter Québec Solidaire de groupuscule, quand on sait que la fusion entre ON et QS portera les intentions de vote de QS à 23%, soit, exactement le même taux d'appuis que le PQ reçoit actuellement.

      Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 5 octobre 2017 14 h 34

      C'est à la limite une fausse nouvelle que de parler de fusion de 2 partis. Selon les données du DGEQ seulement 115 personnes ont fait un don à ON en 2017; soit moins de une personne par circonscription. Ajouter au 0,26% des votes obtenus par ON dans Louis-Hébert. On en vient à penser que l'existence d'ON était sur le point de devenir virtuel...

      Pour ce qui est de la foi souverainiste de QS, plus facile à dire qu'à démontrer...

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 14 h 53

      À Benoît Toupin :

      Il n'y a peut-être que 115 personnes qui ont donné à Option nationale. Mais il n'en demeure pas moins qu'ils ont plus de 2000 membres TRÈS COMBATTIFS et que les sondages ont démontrés que cette fusion accorderait 5% de plus à Québec Solidaire dans les intentions de votes. Ce qui porterait le score actuel de 18% à 23% pour QS; soit exactement le même taux d'appuis que le Parti québécois reçoit présentement.

      - CQFD.

      Christian Montmarquette

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 5 octobre 2017 16 h 39

      @M. Bolduc

      C'est super! Dans ce cas, QS divise le vote fédéraliste, ça devrait vous réjouir!

    • André Joyal - Abonné 5 octobre 2017 16 h 52

      Le membership de QS vient d'augmenter de 0.01%.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 octobre 2017 17 h 15

      7,5% + 0,5% = 8%

      Voilà, tout est dit. Ou bien, 8 personnes sur 100. C'est "ben" pour dire.

    • Claude Bariteau - Abonné 5 octobre 2017 18 h 22

      La fusion n'est pas faite. C'est un projet d'entente. Selon les éléments révélés, cette fusion durerait deux ans et, d'ici là, ON poursuivrait ses activités au sein d'un groupe de QS.

      Pour qu'il y ait entente, la condition est l'abandon par QS de son approche sur la Constituante. Or, pour que cet abandon soit fait et que la constituante devienne rédactrice d'une constituion d'un pays indépendant de type républicain, il faut un congrès de QS, car seul le congrès peut modifier l'approche actuelle.

      Je n'ai pas lu qu'une telle démarche soit envisagée. Ce que je lis est plutôt une place à ON au sein de QS et des fonds à ON pour ses activités sur le terrain jusqu'en 2019.

      J'aurais aimé connaître d'avantage l'état des finances d'ON pour mieux comprendre le projet d'entente. Aussi d'apprendre quand se tiendra le prochain congrès de QS.

    • Colette Pagé - Inscrite 5 octobre 2017 18 h 42

      Monsieur Montmarquette se pourrait-il que votre détestation viscérale du PQ vous aveugle et vous empêche de voir la réalité en face. Croyez-vous vraiement que cette alliance avec un parti à moins de 1 % dans les sondages permettra à QS de faire des gains.

      Toute cette démarche vise essentiellement à faire oublier l'occasion manquée de l'alliance avec le PQ.
      Ce qui aurait été une alliance stratégiquement avantageuse pour les deux formations.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 20 h 12

      À Claude Bariteau,

      "Selon les éléments révélés, cette fusion durerait deux ans et, d'ici là, ON poursuivrait ses activités au sein d'un groupe de QS." - Claude Bariteau

      - D'où tenez-vous cette information et son texte exact ?

      J'ai écouté attentivement l''intégrale de la conférence de presse et il n'a jamais été question d'une fusion de deux ans.

      D'ailleurs, une fusion réfère généralement à une notion de permanence

      - Avez-vous déjà vu un parti politique ou une même une entreprise dé-fusionner après avoir "fusionné"?

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 07 h 47

      À Claude Gélinas,

      "Croyez-vous vraiment que cette alliance avec un parti à moins de 1% dans les sondages permettra à QS de faire des gains." - Claude Gélinas

      Ce n'est pas moi qui le dit, c'est "votre" sondeur péquiste de Léger marketing :

      SONDAGE LÉGER DU 20 MAI 2017:

      Q7 : Si Québec solidaire et Option nationale s’entendaient pour former une alliance électorale, pour quel parti auriez-vous ?

      Sans alliance : 13%

      Avec alliance : 18%


      N.B. : À noter que les intentions de votes actuelles pour QS sont à 18% sans alliance, et c'est pourquoi il y a lieu de penser que la fusion pourrait augmenter ce taux à 23% en tenant compte de ces paramètres.

      Source :

      http://www.leger360.com/admin/upload/publi_pdf/POL


      "

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 octobre 2017 10 h 23

      M. Montmarquette,
      commençons par le tout tout début si vous permettez.

      Il est évident que vous vous identifiez totalement à QS. C'est votre droit.

      Mais de quel droit identifiez-vous M. Bolduc au PQ ? Rien dans son propos ne garantit cette filiation.

      Vouis en avez déja fait autant pour moi.
      Je ne nie pas que je pense voter pour le PQ aux prochaines élections, mais très souvent je parle en tant que citoyen libre et surtout libre-penseur, et rien ne m'empêcherais de critiquer le PQ si ce n'était de certains objecteurs de la pensée qui pervertissent le climat de réflexion ici même.

      Je suppose qu'il en est autant pour M. Bolduc, ne serait-ce que parce qu'il ne nomme pas le PQ. Je note au passage que c'est bien vous qui étiquetez tout indépendantiste de péquiste. C'est tout de même assez rigolo, non ?

    • André Hamel - Abonné 6 octobre 2017 10 h 33

      De toute manière, il y a fort à parier que les membres QS rejettent les conditions de cette fusion comme ils ont rejeté la proposition du PQ.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 12 h 23

      À André Hamel,

      "Il y a fort à parier que les membres QS rejettent les conditions de cette fusion comme ils ont rejeté la proposition du PQ."-André Hamel

      J'ai le regret ou le plaisir (c'est selon) de vous informer que le son de cloche que j'entends à l'interne de QS est plutôt favorable à la fusion, et ce, même avec une modification du mandat ouvert de l'Assemblée constituante pour un mandat fermé.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 6 octobre 2017 12 h 31

      À M. Bariteau. L'article indique que le prochain congrès de QS sera en décembre prochain.

      Vous avez raison de souligner que cette entente va contre les positions des congrès de QS qui ont tranché, deux fois plutôt qu'une, pour la Constituante ouverte. C'est le fait que l'entente avec le PQ ne respectait pas les positions du Congrès qui avait été invoqué pour la révoquer. Mais dans ce cas-ci, on fera changer le congrès de position après l'entente (rétroactivement à la négociation?)?... Pas garanti.

    • Claude Bariteau - Abonné 6 octobre 2017 13 h 02

      M. Montmarquette, la durée de deux ans m'est apparue probable, selon ce que je décode de cette entente, si, aux élections de 2018, les candidats sous la bannière de QS ne font pas les gains envisagés en élus et en appuis.

      Dans un tel cas, il est envisageable qu'un Congrès de QS revienne à sa position initiale sur la constituante, ce que le congrès récent a confirmé.

      Comme le rapporte le journaliste, un congrès est prévu en décembre 2017 pour un réalignement de l'approche de la constituante. Mais il n'est pas dit que la décision prise sera inchangeable, ce qui serait, je pense, difficilement recevable par les délégués au congrès.

      Or, pour ON, ce point est un incontournable. Aussi une fusion devrait le rendre incontournable. Je n'ai rien lu de tel. D'où mes appréhensions.

      Si vous avancez que ce point deviendra incontournable, mes appréhensions disparaîtront.

      Cela étant, reste la question financière. ON approterait des sommes à QS, mais rien n'est précisé sur les sommes investies par QS pour assurer les activités d'ON au sein du sous-groupe qu'il deviendra à QS.

      En l'absence de ces informations, je me suis interrogé sur la portée de cette fusion et n'ai pas été en mesure de la projeter au-delà de deux ans.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 13 h 29

      À Claude Bariteau,

      Vous aviez pourtant dit:

      "Selon les éléments révélés, cette fusion durerait deux ans.."

      Or, je suis heureux de constater que vous admettiez qu'il s'agit de votre opinion ou de votre déduction, et non d'un fait ou d'une déclaration qui n'a jamais eu lieu.

      Ce qui a été dit, c'est que pour les deux premières années, ON aurait droit à deux sièges automatiques sur le Comité de coodination nationale (CCN).

      Mais jamais il n'a été question qu'ON défusionne au bout de deux ans.

      Christian Montmarquette

    • Donald Bordeleau - Abonné 8 octobre 2017 17 h 32

      PLQ et QS même combat sur le racisme systémique. Dorénavant beaucoup d'électeurs de QS qui quittent le parti pour des propos xénophobes et de racistes.

      Le PLQ ne fait pas mieux aussi suite aux résultats de Louis-Hébert.


      Il ne faut pas faire des préjugés comme Monsieur Couillard pour ceux qui ne pense pas comme lui en les accusent de xénophobes et de racistes lors de sa malheureuse déclaration du 15 février 2017, 2 h 39 min.

      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-pa


      Comme la déclaration odieuse faite par Dalila Awada lors du congrès de Québec Solidaire. Ses propos s'apparentent à l'incitation à la violence et même à la Fatwa.

      La pétition sur le racisme systémique au Québec a aussi été signée par Dalila Awada, par Samira Laouni, Charles Taylor,t Gérard Bouchard et Gabriel Nadeau-Dubois entre autre.

      http://www.islamisme.fr/haroun-bouazzi-un-laic-pou

  • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 09 h 20

    Le tout plus grand que la somme des parties


    Jean-François Lisée, aura beau essayer de minimiser les effets d'une éventuelle fusion entre Option nationale et Québec Solidaire. Il devrait savoir que le tout est plus grand que la somme des parties, et que justement les sondages portant sur le sujet ont démontré que ladite fusion augmenterait les intentions de votes de Québec Solidaire plus de 5%.

    Avec son 18% actuel, ajouter 5% donne 23% des intentions de vote pour Québec Solidaire. Soit, autant de votes que le Parti québécois, qui, toujours aussi prétentieux et arrogant, se prétend encore le seul capable de prendre le pouvoir.

    Redisons donc à Lisée, qu'ici comme ailleurs, le tout est plus grand que la somme des parties et qu'il ferait bien d'en prendre note, plutôt que de se prétendre encore souverainiste avec un parti qui n'aura pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022.

    Christian Montmarquette

    • Sylvain Bolduc - Abonné 5 octobre 2017 19 h 36

      Vous pensez revenir comme si de rien n'était dans l'alliance du OUI-Qc?

      Après avoir renier votre propre signature bafoué et bluffé tous les indépendantistes dans ce pacte qui se voulait historique pour le Qc de demain?

      Non mais ils sont fous ou quoi ces "solitaires"?

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 08 h 30

      À Sylvain Bolduc,

      "Après avoir renier (sic) votre propre signature.." - Sylvain Bolduc

      1) GND vient justement d'annoncer les intentions de QS de reprendre les négociations avec Oui-Québec puisque les denières ont achoppé. Il y a eu erreur de procédure, inutile d'en faire un plat, à moins d'être de mauvaise foi et chercher soi-même à bousiller les négociations.

      2) Que dites vous des multiples trahisons électorales du PQ, et ce, envers la population toute entière du Québec soit: Le maintien de la taxe-santé; l'augmentation des frais de scolarité et ses coupures dans l’aide sociale entre 2012 et 2014?

      Parce que comme on le voit, pour ce qui est question de renier ses engagements.. Le PQ ne donne pas sa place.


      Christian Montmarquette

    • Chantale Desjardins - Abonnée 6 octobre 2017 09 h 05

      Toujours le même refrain entre souverainistes celui de se battre au lieu de travailler ensemble et de chercher à s'entendre en vue de devenir un pays.
      On ne l'atteindra dans l'unité avec la bonne volonté de chacun. L'étape suivante serait de s'unir au PQ et de former qu'un seul parti. Est-ce trop demandé à des souverainistes?

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 12 h 28

      "Toujours le même refrain entre souverainistes." - Chantale Desjardins

      Québec Solidaire ne critique le PQ sur le fait qu'il est souverainiste, il le critique sur le fait qu'il ne l'est pas et qu'il endosse les mêmes politiques néolibérales que le Parti libéral lui-même.

      - Cm

    • Paul D'Amour - Abonné 8 octobre 2017 00 h 38

      Je tente de faire voir à M. Montmarquette qu'une fusion entre QS, ON et PQ assurerait très probablement une victoire pour le Pays. Cette victoire, si elle arrivait irait bien au delà des "chicanes" et des gros mots, des accusations et des "je vous avais bien dit que j'avais raison". Si on se donnait une Patrie plutôt qu'un gros ego, je crois bien que ce serait à l'avantage de tous. Je souhaite que la lecture de ce petit bout de vérité plaira à ceux ou celles qui auront à juger de son opportunité.
      Paul D'Amour, abonné

  • Jean Jacques Roy - Abonné 5 octobre 2017 10 h 41

    Bonne nouvelle pour le mouvement souverainiste!

    Cette fusion qui rapproche les militant.es de la gauche indépendantiste sous un même parti permet au mouvement indépendantiste de clarifier les options qui sont en son sein.

    Monsieur Lisée, au lieu de féliciter les 2 organisations qui s'unissent pour vitaliser le mouvement indépendantiste, lance des mots de dépits, malheureux des avancées électoraux de la CAQ dans la course pour déloger les libéraux du pouvoir. Et le chef du PQ continue d'auto-proclamer que le "Parti québécois était le seul parti souverainiste apte à prendre le pouvoir"!

    Et c'est là où on se pose des questions. Pourquoi, le PQ de Lisée qui dit être un parti souverainiste, pourquoi veut-il prendre le pouvoir? Pour la gouvernance provinciale où pour appeler à l'indépendance du Québec? À quoi sert l'étiquette de "souverainiste" si d'élection en élection depuis Lucien Bouchard, passant par Bernard Landry et Pauline Marois les chefs du PQ se présentent aux élections en mettant la main sur le coeur, promettant qu'ils ne veulent de mandats pour mettre en marche un processus reférendaire! Lisée est très claire. Pas de mandat référendaire. Tout comme Legeault, il veut obtenir un mandat de gouvernance PROVINCIALE.

    Ah, certains continuent de dire... Ouais, mais Lisée voulait tendre la main à QS, et QS a refusé de façon sectaire! Et oui, QS a refusé de réduire son programme à une simple plateforme électoraliste dans le but hypothétique de favoriser une majorité de député.es péquistes pour gouverner LA PROVINCE au lieu des libéraux ou des caquistes, à l'automne 2018.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 5 octobre 2017 13 h 54

      Avec ce genre de "bonne nouvelle", le Québec sera toujours une province canadienne au XXIIe siècle.

      Je suis d'accord avec vous pour dire que le PQ s'est enlisé depuis le règne d'un Lucien Bouchard qui n'a pas su (ou n' a pas voulu) jouer les bonnes cartes. Mais la solution, pour les indépendantistes dont je suis, ne serait-elle pas de militer davantage au sein de ce parti plutôt que de se réfugier confortablement à l'écart sur un rocher solitaire (j'ai été tenté de dire "solidaire") à l'image d'un parti qui est tout sauf solidaire et dont le programme, concocté en vase clos, pose un énorme problème de vraisemblance.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 15 h 58

      À Jean-Charles Morin,

      "Un parti qui est tout sauf solidaire et dont le programme, concocté en vase clos, pose un énorme problème de vraisemblance." - Jean-Charles Morin

      Sur quoi vous basez-vous pour affirmer une chose pareille?

      Parce que QS n'est pas solidaire d'un parti qui a eu le conservateur Lucien Bouchard et le champion des lock-out Pierre Karl Péladeau comme chefs?

      Québec Solidaire n'est pas solidaire de tout et son contraire.

      Il est solidaire des gens ordinaires et des opprimés et non pas des petites élites politiques, économiques et aristocratiques comme les Johnson, Bouchard, Marois, Péladeau, Landry et Cie.

      De plus, son programme n'a pas été adopté en vas clos, mais par l'ensemble de la base de ses membre sur 10 ans d'échanges, de débats et de Congrès.

      Vous dites vraiment n'importe quoi.

      Quand à votre vielle insulte usée à la corde et sans fondement de "Québec SoliTaire". Si vous continuez à nous la radoter, on va finir par croire que les péquistes sont soit séniles, soit totalement dépourvus d'imagination.

      Christian Montmarquette

    • Cyril Dionne - Abonné 5 octobre 2017 17 h 39

      M. Morin.

      Vous ne pouvez pas convaincre ceux qui ont un besoin inné de croire dans le socialisme extrémiste et le communisme, des idéologies de deux siècles passés et qui sont usées à la corde.

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 octobre 2017 08 h 45

      "Sur quoi vous basez-vous pour affirmer une chose pareille?" - C. Montmarquette

      Sur le programme, tout simplement. Nulle part il n'y est question d'économie, ni de finances publiques. Rien pour aider vraiment les PME, pas la moindre trace de confiance envers les rêveurs et les fous qui se débrouillent pour créer de nouvelles avenues générant des profits (mot tabou!!), seulement du contrôle, du contrôle et du contrôle.
      Tout le contraire du Capitalisme d'État, qui s'appuie sur l'initiative privée et lui permet de se développer.
      D'ailleurs nulle part il n'est question des méthodes de nationalisation. Seulement un climat général d'affrontement, à la Chavez. Vous croyez pouvoir, comme lui, vous appuyer sur une ressource naturelle forte ? Sinon, quoi ??
      Le programme économique de QS est un cauchemar.

      Côté santé c'est pire. Médecine sociale, c'est dit et je suis d'accord, mais rien pour refondre le système de santé sur des bases saines en modifiant la structure de pouvoir. Pourquoi, sinon pour centraliser encore plus ? Quelques mots du bout des lèvres sur les façons de rehausser le rôle des autres professionnels que les médecins. Quoi ? Serait-ce parce que cette partie a été rédigée par un médecin et jamais remise en question ? Ah booon!

      L'assemblée constituante élue, hein ? Je vous garantis que JAMAIS elle ne sera majoritairement indépendantiste, pour raisons d'ingérence d'Ottawa et de grand capital. C'est évident.
      Ça, votre Komité le sait.
      S,il y a majorité, ce sera parce que le tout nouveau gouvernement QS aura été si rigide qu'on ne pourra parler que d'État policier.
      L'un ou l'autre, le vide entre les deux.

      Ça, c'est la réalité, M. Montmarquette.

      Mis à part les slogans et les grands mots rassembleurs, le programme de QS est une baudruche mal soufflée.

      VOUS êtes identifié à QS.
      N'essayez pas de me traiter de méchant péquisse, ce serait idiot. On peut vivre hors des partis, vous savez ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 11 h 50

      À Cyril Dionne,

      "Vous ne pouvez pas convaincre ceux qui ont un besoin inné de croire dans le socialisme extrémiste et le communisme.." - Cyril Dionne

      Il y a plus de six millions d'électeurs au Québec..

      À 18% des intentions de votes pour QS, il faut croire qu'il y a plus d'un million quatre vingt mille extrémistes qui appuient les politiques de QS au Québec..


      — N'importe quoi.

      Christian Montmarquette


      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 12 h 38

      À Jean-François Trottier,

      " Nulle part il n'y est question d'économie, ni de finances publiques.." - Jean-François Trottier

      Vous dites n'importe quoi.

      Tous les engagements de Québec Solidaire ont toujours été chiffrés dans un budget équilibré et ces données ont toujours été publiques.



      Christian Montmarquette

    • Cyril Dionne - Abonné 6 octobre 2017 17 h 18

      Évidemment, il faudrait qu'on accepte votre prémisse de 18%. QS ne fait même pas 9% présentement au Québec. Curieux tout de même que le ROC aime bien vous voir dans le portrait politique au Québec. "You're helping their cause". Vous êtes des « zizanistes » professionnels.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 octobre 2017 15 h 12

      À Cyril Dionne,

      On accepte bien la prémisse que votre que votre PQ fait 23% derrière la CAQ à 28% à ce jour..

      - Pourquoi faudrait-il refuser ce 18% à QS?

      Deux poids deux mesure M.Dionne?

  • Jean De Julio-Paquin - Abonné 5 octobre 2017 11 h 54

    De la grande comédie

    Que de tristesse de voir ON, un petit parti aux racines indépendantistes profondes s'allier à une formation politique qui affiche une foi souverainiste à géométrie variable, qui a refusé la convergence et qui a terriblement déçu à son dernier congrès en reniant sa signature sur la feuille de route commune entre partis indépendantistes pour accéder à l'indépendence. Rien de glorieux. À la limite du sabotage. QS peut afficher le sourire mais il y a quelque chose qui sonne terriblement faux. J'espère que les mebres de ON vont voter contre cette fusion factice.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 14 h 10

      À Jean De Julio-Paquin,

      S'il y existe une situation à la limite du sabotage, c'est bien celle du PQ qui se prétend souverainiste et n'a fait que remettre l'indépendance en veilleuse durant des décénies.

      Christian Montmarquette

    • Nicole Delisle - Abonné 5 octobre 2017 16 h 38

      Bien d'accord avec vous! On devrait plutôt parler d'une assimilation d'un parti avec un autre. Le rapport de force à l'intérieur de cette soi-disante fusion est pratiquement nul. L'indépendance sera-t-elle vraiment à l'ordre du jour? C'est à voir! Je doute fort que la nouvelle formation résultant de cette fusion atteigne davantage les régions. La prochaine élection provinciale nous renseignera à ce sujet. Bien hâte de voir la réaction des
      membres d'ON.

    • Jacques Lamarche - Abonné 6 octobre 2017 10 h 54

      Sol, s'il veut que la démarche soit utile, doit exiger que de nouvelles rondes de négociations avec le PQ soient de nouveau ouvertes! Sinon Option Nationale aura déçu sur toute la ligne!!

  • Jean-Charles Morin - Abonné 5 octobre 2017 11 h 58

    Gloup! Gloup! Miam! Miam! Burp!

    Dans les faits, compte tenu de la taille respective des "concubins", il ne s'agit pas ici de la fusion de deux nains politiques mais bien davantage d'une assimilation pure et simple du plus petit par le plus gros des deux.

    Connaissant la mentalité de la majorité des Québécois, il est utopique de croire que cette "nouvelle" formation politique, dont la raideur idéologique demeurera sans doute proverbiale, héritera un jour du pouvoir avec un programme aussi "flyé" et déconnecté des réalités politiques et économiques.

    Sol Zanetti me déçoit beaucoup pour s'être prêté à cet exercice sectaire et futile qui, en fin de compte, ne va profiter qu'aux adversaires de l'indépendance. On s'attendait sans doute à mieux mais les votes n'étaient pas au rendez-vous. Au final, ce qu'a été au départ la dissidence de Jean-Martin Aussant se termine en queue de poisson. Adieu Option Nationale! Luc Lavoie n'aura même pas besoin de sortir son fusil...

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 12 h 52

      À Jean-Charles Morin,

      Les véritables sectaires de l'indépendance..

      Il ne faut pas craindre le ridicule pour traiter de sectaire deux partis politiques sur le point de fusionner. Et alors que s'il existe un parti de nuisance à l'indépendance, ce sont bien ces péquistes sans référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022 qui continuent d'accaparer le vote souverainiste, alors qu'ils ne proposent qu'une gouvernance provincialiste depuis près de trois décennies.

      Mais en fait, ce qui démasque le véritable sectarisme au Parti qubécois, ce sont ces péquistes qui se sont toujours attaqué sans aucune retenue aux indépendantistes qui ne sont pas péquistes.

      Comme le disait à raison le regretté Michel Chartrand:

      « Les péquistes c'est des intégristes! ...y reconnaissent même pas les indépendantistes! » — Michel Chartrand

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Bolduc - Abonné 5 octobre 2017 15 h 49

      @CM

      2 référendums dont un gagnant n'eu été du vol et un troisième qui se prépare c'est gigantesque comparé à ce que votre parti a fait, c'est-à-dire un gros ZÉRO!!!

    • Jean-Charles Morin - Abonné 5 octobre 2017 17 h 08

      À Christian Montmarquette:

      Je partage en grande partie vos critiques à l'égard du PQ, celui entre autres des Bouchard et Marois, mais, comme je l'ai dit dans une précédente intervention, je crois qu'il vaut mieux, pour arriver à nos fins, chercher à réformer ce parti de l'intérieur plutôt que d'en créer d'autres à gauche et à gauche (remarquez; je n'ai pas dit: "à gauche et à droite" pour des raisons évidentes...). Pour renverser les Libéraux, il est contre-productif de toujours faire bande à part. Les gens de gauche auraient très bien pu former un collectif au sein du PQ mais je suppose que cela ne cadrait pas dans les plans d'une Françoise David issue d'une grande famille fédéraliste.Vouloir à tout prix faire bande à part pour des motifs purement idéologiques, c'est cela, pour moi, du sectarisme.

      Mais bon, si vous vous sentez plus à l'aise chez QS, tant mieux pour vous. Grand bien vous fasse! On verra bien ce que ça va donner, cette micro-fusion... mais je ne me fais pas d'illusion là-dessus. Au plaisir de vous lire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 octobre 2017 17 h 16

      À Sylvain Bolduc,

      Le référendum de 1980 ne portait pas sur l'indépendance, mais sur un "mandat de négocier" et renvoyait dans toute la splendeur de son étapisme dans un second référendum qui n'a jamais eu lieu.

      Quant au référendum de 1995...

      - Comment le PQ a-t-il pu jeter la serviette à 40,000 votes de l'objectif et ne pas immédiatement relancer la partie? Au lieu de la faire pourrir dans l'attentisme des conditions gagnantes encore aujourd'hui resservies par Lisée?

      À croire que le PQ voulait et veut toujours l'enterrer lui-même.. L'indépendance..

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Bolduc - Abonné 6 octobre 2017 08 h 21

      @CM

      SVP, arrêtez de renier vos paroles, ainsi que vos propres faits et gestes. En continuant ainsi vous perdez le peu de crédibilité que vous et votre parti aviez....

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 08 h 50

      À Jean-Charles Morin,

      "Je crois qu'il vaut mieux, pour arriver à nos fins, chercher à réformer ce parti de l'intérieur.." - JCM

      Soyez bien assuré que nous avons fais cette analyse en long et en large il y a déjà plus de 15 ans dans la gauche politique M.Morin. Et que nous en sommes malheureusement venu à la conclusion que le PQ est désormais galvanisé au libéralisme et est devenu irréformable.

      Sans quoi, jamais nous ne nous aurions donné ce paquet de troubles et de travail souvent désagréable que constitue la mise sur pied d'un nouveau parti politique au Québec.

      Au plaisir d'un prochain échange civilisé.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 octobre 2017 09 h 29

      À Sylvain Bolduc,

      "SVP, arrêtez de renier vos paroles.." - Sylvain Bolduc

      Il semble que vous soyez en complète contradiction avec l'ensemble des péquistes qui ne cessent me dire que je répète constamment la même chose sur cette tribune..

      Meilleure chance la prochaine fois...

      ..lol!..