Le successeur de Sam Hamad dans Louis-Hébert sera élu lundi

Sam Hamad avait annoncé sa démission en avril dernier.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Sam Hamad avait annoncé sa démission en avril dernier.

Après une campagne mouvementée et très médiatisée en raison du retrait de deux candidats, c’est jour de vote ce lundi dans Louis-Hébert. Les électeurs de cette vaste circonscription de la région de Québec choisiront qui succédera à l’ex-député libéral Sam Hamad.

La candidate du Parti libéral (PLQ), Ihssane El Ghernati, est d’ailleurs l’ex-attachée politique de M. Hamad. La Coalition avenir Québec (CAQ) est quant à elle représentée par l’ancienne directrice des communications du Bureau du coroner du Québec, Geneviève Guilbault. Normand Beauregard porte les couleurs du Parti québécois, alors que Guillaume Boivin représente Québec solidaire.

Plus de 45 000 électeurs de cette circonscription qui a élu par le passé Jean Lesage et Claude Castonguay, notamment, sont appelés aux urnes. Quelque 6800 d’entre eux ont voté par anticipation, soit près de 15 %.

Démissions-surprises

Ihssane El Ghernati et Geneviève Guilbault ont fait le saut dans la course il y a moins d’un mois, après les démissions inattendues du libéral Éric Tétrault et du caquiste Normand Sauvageau, survenues à quelques heures d’intervalle, en raison d’allégations de harcèlement au travail.

M. Tétrault avait déjà attiré l’attention pour avoir assisté à un spectacle de Céline Dion dans une loge payée par l’ex-entrepreneur Lino Zambito, condamné pour fraude, en 2008. Il a également oeuvré comme secrétaire de presse auprès de l’ancien ministre libéral fédéral Alfonso Gagliano, éclaboussé dans le scandale des commandites. Sa candidature a été mise à mal par la publication d’un reportage rapportant des gestes de harcèlement qu’il aurait posés sur des employés de ArcelorMittal, où il était directeur des affaires publiques.

De son côté, Normand Sauvageau a jeté l’éponge après qu’un journaliste eut appris qu’il avait fait l’objet de plaintes pour harcèlement psychologique alors qu’il travaillait pour la Banque Scotia. Il n’en avait pas informé la CAQ.

Enjeux locaux

Ces révélations ont attiré beaucoup d’attention sur cette élection partielle. Les candidats du Parti québécois et de Québec solidaire en ont profité pour défendre leur intégrité auprès des électeurs. Mais ce sont le PLQ et la CAQ qui sont favoris dans la course.

Leurs candidates proposent toutes deux de s’attaquer au problème de la congestion routière dans le secteur, surtout à la tête des ponts. Le candidat péquiste a plutôt identifié la santé comme étant un enjeu majeur. Le quart de la population de la circonscription de Louis-Hébert est âgé de plus de 60 ans, a-t-il souligné.

L’usine de peinture Anacolor, qui indispose les citoyens avec ses émanations polluantes, a aussi beaucoup fait couler d’encre. Les candidats préconisent le déménagement de l’entreprise et suggèrent qu’elle s’établisse dans un parc industriel.

La défaite serait dure pour les libéraux, qui règnent en rois et maîtres dans Louis-Hébert depuis 2003.

Sam Hamad avait annoncé sa démission en avril dernier, un an après avoir été écarté du caucus libéral en raison de ses liens allégués avec l’ex-collecteur de fonds du Parti libéral Marc-Yvan Côté. En 14 ans, il a dirigé sept ministères.

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