QS veut s’attaquer à la concentration des pouvoirs aux mains du premier ministre

Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé

Québec solidaire dit entamer sa marche vers une victoire électorale en annonçant qu’il s’attaquera à la concentration des pouvoirs aux mains du premier ministre dès la formation d’un gouvernement solidaire.

En point de presse à Montréal vendredi matin, les porte-parole de la formation politique de gauche ont déclaré vouloir mettre fin au « déficit démocratique » qui gangrène, selon eux, le système politique québécois.

Pour y parvenir, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois proposent de mieux répartir les pouvoirs entre l’ensemble des élus. Ainsi, les pouvoirs du premier ministre seraient limités à la sphère exécutive. Le vice-premier ministre deviendrait le chef parlementaire. Le conseil des ministres retrouverait une fonction décisionnelle et le rôle des parlementaires serait revalorisé.

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois se sont toutefois bien gardés d’annoncer qui des deux deviendra premier ministre dans l’éventualité où Québec solidaire formerait le prochain gouvernement.

Les membres du parti seront consultés sur la question avant la prochaine campagne électorale prévue en 2018.

7 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2017 11 h 51

    Québec Solidaire ou comment gouverner autrement


    On va gouverner le Québec comme une bizness.."

    C'est le genres de trucs qu'on aura entendu de la part des partis néolibéraux comme la défunte ADQ qu'on a vue renaitre de ses cendres avec le big boss d'Air Transat, François Legault.

    Qu'on se le dise, les vieux partis comme le PQ, la CAQ et le PLQ fonctionnent sur le modèle des entreprises, soit, avec un boss qui décide de tout ou presque.

    — Quelle belle démocratie!

    Comme si le premier ministre était le propriétaire exclusif du gouvernement.

    Dans le Québec rétrograde et patriarcal de Maurice Duplessis, ça fonctionnait comme ça jusque dans les familles. Ça prenait un boss.. Et c'était le père, bien entendu!

    Personnellement, je serais incapable de fonctionner en mode autoritaire. Pour maintenir la solidité d'un leadership et une cohérence politique, il est de première importance que les décisions soient prises en collégialité.

    Et en y pensant bien, comment peut-il en être autrement?

    — Quel est l'intérêt de se présenter en politique, si le simple député ne peut rien dire et si toutes les décisions appartiennent majoritairement au seul chef?

    De quoi attirer uniquement des opportunistes ou des carriéristes qui ne recherchent que des avantages pécuniaires dans leurs intérêts personnels.

    En tout cas, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a de quoi clouer le bec à certains de nos détracteurs qui ont faussement prétendu que QS était dirigé par une force obscure placée au-dessus de ses élues.es.

    Christian Montmarquette

    .

  • Jean Lapointe - Abonné 15 septembre 2017 12 h 22

    QS serait donc devenu réformiste.

    «Québec solidaire dit entamer sa marche vers une victoire électorale en annonçant qu’il s’attaquera à la concentration des pouvoirs aux mains du premier ministre dès la formation d’un gouvernement solidaire.» (Magdaline Boutros - La Presse canadienn| Québec)

    Est-ce que cela veut dire que QS a abandonné pour de bon toute idée de faire du Québec un pays indépendant pour plutôt s'attaquer à la concentration des pouvoirs aux mains du premier ministre?

    On le dirait bien. Ils seraient donc devenus réformistes. Ils se contenteraient de mesures réformistes pour le Québec sans plus. C'est tout un changement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2017 13 h 56

      À Jean Lapointe"

      "- Est-ce que cela veut dire que QS a abandonné pour de bon toute idée de faire du Québec un pays indépendant"-Jean Lapointe

      Vous devriez vous renseigner avant de dire n'importe quoi pour essayer de nuire à Québec Solidaire et tenter de justifier que votre beau PQ n'aura pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022.

      Québec Solidaire parle simplement de sa proposition et de son style de gouvernance d'ici l'installation de son Assemblée constituante, afin d'éveiller nos concitoyens.nes au sérieux déficit démocratique dans les vieux partis-de-chefs antidémocratique et autocratique comme le PQ, le PLQ et la CAQ.

      Merci de ne plus essayer de désinformer le public à l'avenir.


      Christian Montmarquette

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  • François Beaulne - Abonné 15 septembre 2017 13 h 20

    Tartufferies

    Qu'ils commencent donc par régler le déficit démocratique dans leur propre parti avant de prétendre donner des leçons aux autres.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2017 18 h 34

      À François Beaulne,

      "Qu'ils (QS) commencent donc par régler le déficit démocratique dans leur propre parti avant de prétendre donner des leçons aux autres." - François Beaulne
      Il n'y a pas de déficit démocratique à Québec Solidaire, sauf dans la tête des péquistes.

      Le vrai déficit, c'est le déficit intellectuel des péquistes incapables de comprendre la démocratie paritaire de Québec Solidaire: Un parti féministe qui ne réduit pas le féminisme à des belles paroles, mais qui s'applique transversalement dans toutes ses instances, et ce, autant dans la représentation de ses deux porte-parole homme-femme que dans la répartition 50-50 des candidatures qu'il présente à chaque élections.


      Christian Montmarquette

  • Vincent Lanouette - Abonné 15 septembre 2017 18 h 38

    Show de boucane

    Ce parti avec leur vertu, leur 30 % de fédéraliste et leur signature renies

  • Pierre Deschênes - Abonné 16 septembre 2017 08 h 39

    Le pouvoir de consort

    Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé entendent peut-être agir comme co-premiers mistres du Québec?