Pierre Karl Péladeau ne ferme pas la porte à un retour en politique

Pierre Karl Péladeau et Jean François Lisée
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Pierre Karl Péladeau et Jean François Lisée

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, n’écarte pas la possibilité d’effectuer un retour sur la scène politique québécoise.

De passage au Palais des congrès pour saluer les quelque 1500 délégués du Parti québécois, il a dit aux journalistes avoir renoncé « à contrecoeur » à ses responsabilités de chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, en mai 2016. « Les raisons qui m’ont amené à quitter [l’arène politique] demeurent aujourd’hui. Elles existent toujours. Donc, jusqu’à preuve du contraire… », a-t-il expliqué dans un impromptu de presse. À la question : « Pensez-vous revenir un jour ? », M. Péladeau a répondu du tac au tac : « Ah, bien, Dieu seul le sait ! ».

L’homme d’affaires avait auparavant pris un bain de foule dans la grande salle du Palais des congrès. Il avait multiplié les égoportraits, les poignées de main, les accolades, sans oublier de serrer la pince de son successeur à la chefferie du PQ, Jean-François Lisée. « Le Parti québécois est un parti solide, un parti de propositions », a-t-il déclaré, se disant « heureux » du résultat du vote de confiance (92,8 %) auquel s’est soumis M. Lisée samedi. « Tout le monde est heureux. Il n’y avait pas de surprise. Je pense que les militants sont derrière le chef. Le Parti québécois a un chef solide. Il est bien en selle », a-t-il souligné.

9 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 10 septembre 2017 17 h 51

    La résurrection du messie

    Le messie Péladeau est ressuscité!

    - Alléluia !

    Reste à voir s'il réussira à ressusciter un PQ aussi moribond.

    Christian Montmarquette

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 10 septembre 2017 22 h 07

      M Montmarquette, vous semblez avoir de la haine pour le PQ.

      Comme vous semblez être un porte-parole semi-officiel pour QS, vous ne fdaites pas bonne presse pour le QS.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 10 septembre 2017 22 h 43

      S'il y a un parti dans les limbes pour des décennies après la mascarade de leur congrès de mai, c'est bien QS. Jamais en 40 ans, n'ai-je participé à une assemblée délibérante où il n'y avait pas un micro à l'intention des POUR et un autre à l'intention des CONTRE en plénière. Or au congrès de QS on avait droit à un micro pour les HOMMES, un autre pour les FEMMES et un troisième pour les PAS DE GENRE. Comme si les opinions sur des propositions pouvaient être déterminées par le sexe des intervenants! De sorte que nous avons eu droit à des débats dignes des particules des années 70 au congrès de QS de mai, sans équilibre et contrôle du nombre d'interventions pour ou contre les propositions soumises au débat. Je le sais, j'y étais en tant que délégué. Je le répète: je participe depuis des lustres à des assemblées générales délibérantes dans des organisations démocratiques tant en économie sociale que dans le milieu communautaire, or nulle part ailleurs n'ai-je vu une telle caricature de démocratie semblable au congrès printannier de QS. Dans ce sens, la démocratie à QS est bien plus moribonde qu'au congrès du PQ auquel j'ai assisté en tant qu'invité provenant du milieu coopératif. Sans parler du nombre de participants un peu plus de 230 pour QS, plus de 1500 pour le PQ. Alors quel parti est le plus en santé? Poser la question, c'est y répondre.

    • Bernard Morin - Abonné 11 septembre 2017 08 h 16

      Le mot haine est trop faible monsieur St-Arnaud.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 septembre 2017 09 h 09

      À Hermel Cyr,

      "Un parti politique dont le membership est plus nombreux que celui de tous les autres partis réunis est-il un parti moribond?"-Hermel Cyr

      1) Si, comme le dit Lisée, le PQ est vraiment le plus gros parti au Québec avec ses 80,000 membres. Comment se fait-il qu'il perd ses élections depuis 15 ans et qu'il est 3e derrière la CAQ?

      2) Un parti qui largue sans vergogne les deux piliers de sa fondation, soit, l'indépendance et la sociale-démocratie et a été qualifié de "champs de ruines" par Jacques Parizeau lui-même, n'est à mon sens pas seulement moribond, mais bel et bien mort.

      Car il y a belle lurette que le parti des René Lévesque, Gérald Godin, Camille Bouchard etc, n'existe plus, depuis qu'il est devenu un sosie du Parti libéral.

      Christian Montmarquette

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 septembre 2017 11 h 00

      À Pierre-Alain Cotnoir,

      "Nulle part ailleurs n'ai-je vu une telle caricature de démocratie semblable au congrès printanier de QS.." - Pierre-Alain Cotnoir

      Je vois mal comment les péquistes sont en position de donner des leçons de démocratie à qui que ce soit, quand on sait que le Parti québécois a évacué le scrutin proportionnel de son programme en 2011?

      D'ailleurs, c'est toute la base des membres et toutes les associations locales de Québec Solidaire via plus de 700 délégué.es "MANDATÉS" qui ont été consultés et ont voté clairement et majoritairement contre toute alliance avec un PQ désormais aussi fortement associé à la droite néolibérale et au nationalisme ethnique conservateur.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      "La réforme du mode de scrutin évacuée du programme du PQ" - Le Soleil, 20 juin 2011.


      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 septembre 2017 17 h 09

      À Bernard Morin,

      Les péquistes sont bien mal placés pour parler de haine, eux, qui s'attaquent comme des lâches aux plus pauvres et aux plus démunis.es de leurs propres concitoyens.nes à chaque foutues de fois qu'ils sont au pouvoir. Pendant qu'ils graissent des milliardaires comme PKP et son amphithéâtre Vidéotron et les entreprises multinationales à coups de milliards; et encore une fois, lors de leur dernier et court mandat.

      Comme si enlever le pain de la bouche aux aux plus faibles et aux déshérités de la société avait été une priorité au Québec.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Agnès Maltais / "Aide sociale: plus de 4000 chèques amputés"-La Presse 11 octobre 2013

      .

  • Pierre Lalongé - Abonné 10 septembre 2017 19 h 47

    Pas une bonne idée.

    Je ne pense pas que le retour de PKP en politique soit une bonne idée.
    Tant qu'il restera à la tête d'un empire médiatique, il serait préférable qu'il se tienne loin du Parti Québécois.
    Pierre Lalongé, membre du Parti Québécois depuis 45 ans.

    • Gaetane Derome - Abonnée 11 septembre 2017 00 h 30

      M.Lalongé,

      Je crois que M.Péladeau n'est jamais très loin et tant qu'a moi je suis heureuse de cela.Il faut des gens de tous les horizons et tous les milieux au PQ.Et puis,a noter,il est venu appuyer M.Lisée et n'a pas dit qu'il voulait se présenter comme chef de parti.Sa réponse est évasive en fait,mais elle signifie qu'il reste présent si le PQ a besoin de lui un jour.