Cimetière musulman: le groupe La Meute actif dans le comité du non

Un référendum au résultat serré a bloqué la voie dimanche à l’implantation d’un cimetière musulman dans la municipalité de Saint-Apollinaire, située à une trentaine de minutes de Québec.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Un référendum au résultat serré a bloqué la voie dimanche à l’implantation d’un cimetière musulman dans la municipalité de Saint-Apollinaire, située à une trentaine de minutes de Québec.

Plusieurs membres du petit groupe d’opposants au projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire sont également membres du « clan » local du groupe identitaire La Meute, qui dit militer contre l’islam radical.

Le porte-parole de La Meute ne s’en cache pas d’ailleurs. « Il y a certains des membres du comité [du non] qui sont membres de La Meute, a déclaré Sylvain Brouillette en entrevue au Devoir. Mais ce n’est pas une initiative de La Meute. On les a soutenus dans l’intérêt de l’exercice démocratique. »

Créé en 2015 par des vétérans des Forces armées canadiennes, La Meute est un groupe identitaire qui dit vouloir combattre l’implantation de l’Islam radical. Ses membres se défendent d’être xénophobes et d’appartenir à l’extrême droite et accusent les médias qui font ce genre d’association de faire de la désinformation.

Cet enjeu a déjà fait l’objet d’un texte samedi dans le média Web Ricochet. Selon nos vérifications, au moins six des membres les plus actifs du comité du non — Comité de l’alternative citoyenne — apparaissent sur Facebook comme membres du clan 12, en Chaudière-Appalaches, de La Meute. La page du groupe recense un total de 117 membres, dont la porte-parole du comité, Sunny Létourneau.

Lundi, Le Devoir a tenté en vain de joindre Mme Létourneau pour en savoir plus sur son engagement au sein de La Meute. Dans des entrevues passées, elle a souvent répété qu’elle n’avait rien contre les musulmans, mais s’opposait au projet pour d’autres motifs, dont leur refus de cohabiter avec des non-musulmans dans un cimetière. Mme Létourneau n’avait par ailleurs pas le droit de vote au référendum de samedi.

Quant à M. Brouillette, qui s’exprime parfois sous le nom de Sylvain Maikan, il connaît bien Saint-Apollinaire, puisqu’il y possède un commerce. Le rôle des clans locaux comme le clan 12, avance-t-il, est de « s’affairer surtout à cibler des objectifs politiques locaux. […] En ce moment, on a sept clans actifs sur 17 et on est en train d’établir les autres pour avoir une couverture provinciale ».

Le porte-parole de La Meute répète que ce n’est pas l’aspect religieux qui les intéressait dans le dossier. « Nous, on pense que les musulmans, ils ont droit d’avoir un cimetière. Tout le monde en a. Les juifs en ont, les catholiques en ont, dit-il. On s’est fait connaître par notre combat contre l’islam radical, mais notre mandat, en fait, c’est de faire la promotion de la laïcité au Québec. On prend la défense de la démocratie. »

Le statu quo impensable

Or, beaucoup s’interrogent justement depuis quelques semaines sur la valeur démocratique d’une consultation quand seulement les voisins immédiats peuvent y participer (49 personnes sur une population de plus de 3000 personnes).

Rappelons que 36 des 49 citoyens éligibles se sont prévalus de leur droit de vote. Dix-neuf d’entre eux ont voté contre le projet, soit seulement trois de plus que ceux qui ont voté pour. Un autre bulletin a été rejeté.

Interrogé là-dessus, le porte-parole de La Meute renvoie la balle au maire qui, dit-il, aurait pu demander au ministère l’autorisation de faire un référendum à plus grande échelle.

Rejoint à cet égard, le maire Bernard Ouellet rétorque que ce n’est pas si simple. C’est l’animatrice et ex-ministre Nathalie Normandeau qui lui en avait fait la suggestion lors d’une entrevue à la radio après la séance d’information du 29 mars. « Elle avait dit que peut-être ça se ferait de faire une demande de dérogation au ministre. On l’a pas fait, mais c’est pas automatique, ça là. […] Ça ne m’a pas été offert par le ministère ou le DGE, ça. Il faut vraiment envoyer une ministre, lui expliquer la situation… Est-ce qu’il aurait accepté ? Je ne le sais pas. »

Du côté du gouvernement, le ministre responsable des relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, a laissé entendre que le statu quo n’était pas possible dans ce dossier. « Sur le fond de la question, j’espère ardemment qu’il y aura une solution très, très prochainement. On ne peut pas laisser ça en suspens », a-t-il déclaré en marge du Conseil de la fédération à Edmonton.

Du côté de Québec, le maire Régis Labeaume était aussi peiné par les résultats du vote, mais a pris ses distances de la démarche du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) en qualifiant ce projet de « privé ». « Je rappelle que les musulmans qui veulent se faire enterrer à Québec peuvent le faire à Saint-Augustin. Il y a 500 lots pour eux autres », a-t-il dit.

Le maire de Québec a également déploré que « 49 personnes aient droit de vie ou de mort sur un projet qui a un impact sociologique important au Québec ». « Il faut se poser des questions sur notre système de gouvernance. »

Au cabinet du ministre des Affaires municipales, on souligne que la nouvelle loi sur les gouvernements de proximité (122) vise justement à donner plus de souplesse aux élus municipaux en matière de référendums.

« Dans le cadre de la nouvelle loi, le processus vise justement à permettre une plus grande participation des citoyens en amont des décisions », a déclaré Marie-Ève Pelletier, l’attachée de presse du ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux. « Ça facilite aussi le dialogue. »

Le projet de loi 122 n’était d’ailleurs pas encore adopté lors de l’ouverture du registre pour la consultation à Saint-Apollinaire.

Adoptée à la fin de la session, la loi 122 donne aux villes le pouvoir d’élaborer leur propre politique de consultation. Or, cette politique devra se baser sur des balises que le ministère n’a pas encore rendues publiques. Les villes qui le souhaitent, par ailleurs, pourront conserver le processus référendaire actuel.

Le CCIQ critiqué

Par ailleurs, des voix se sont élevées pour critiquer le CCIQ dans ce dossier. La présidente de l’Association de la sépulture musulmane, Hadjira Belkacem, estime que l’organisation aurait pu faire preuve de plus de souplesse dans ce dossier. « Le Centre culturel islamique ne représente que le Centre culturel islamique. Il ne faut pas oublier que la communauté musulmane n’est pas représentée par une mosquée. On les a approchés pour collaborer et travailler ensemble, mais ils ont refusé, et c’est déplorable », a-t-elle soutenu.

« Le problème était l’approche inadéquate du Centre islamique, qui voulait avoir son cimetière sans le consentement de la population. Je vous assure que les habitants de Saint-Apollinaire ne sont pas contre un cimetière musulman, eux. Ils voulaient partager le terrain, parce qu’ils ont aussi besoin de ce terrain. »

Le Devoir a tenté sans succès de joindre les porte-paroles du CCIQ lundi. Leurs boîtes vocales étaient pleines.

Avec Marie-Lise Rousseau et Marco Bélair-Cirino

54 commentaires
  • Isabelle Laurin - Abonnée 18 juillet 2017 06 h 00

    Le nom du groupe

    Quand tu choisis de te nommer La Meute comme groupe militant, il ne faut quand-même pas s'étonner du traitement médiatique qui t'est réservé!
    On ne règle rien par la violence et la haine. On se pourrit juste la vie à la cultiver.

    • Réal Nadeau - Abonné 18 juillet 2017 11 h 35

      Dans ce cas,est-ce vraiment de la violence et de la haine? Je ne le crois pas.Il y a de propositions qui ont été faites au aux Atorités musulmanes et elles ont ététoutes rejetées.
      P.S.La Meute n'était pas impiquée directement dans le comité du NON.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 18 juillet 2017 15 h 42

      Je ne suis pas membre de la meute, madame Laurin, mais devant l'intransigeance de certains groupes de musulmans, je commence à avoir marre de tous ces accommodements déraisonnables que ces groupes nous demande..De nature très tolérante au départ, moi aussi je commence à avoir envie de hurler comme un loup à la lune et de jouer du fluteau...

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 juillet 2017 18 h 38

      À Jean-Marc Simard,

      - Que dites-vous alors de l'intransigeance du PQ, qui voulait refuser tout emploi aux femmes musulmanes dans la fonction publique parce qu'elles portaient un voile sur la tête?

      - Cm

    • Jean-Marc Simard - Abonné 18 juillet 2017 22 h 25

      @Monsieur Montmarquette..Êtes-vous aveugle quoi ? Ne voyez-vous pas le scénario que ces voilées nous préparent...On accepte le voile et puis quoi encore ? Le voile n'est pas un geste religieux, mais politique...Que pensez-vous de l'intransigeance des Musulmans à nous imposer leur façon de faire en demandant sans cesse des accommodements qui vont à l'encontre du vivre ensemble ? Sont-ils capables eux-mêmes d'essayer de comprendre les doléances québécoises et d'accepter d'être eux-mêmes moins intransigeants...Ce n'est pas toujours aux mêmes de faire les bons pas pour faciliter la compréhension mutuelle...Je vous le dis l'acceptation du fait musulman au pays est très mal partie, car ces mêmes musulmans refusent de s'acclimater et de s'adapter aux lois et aux règles de leur pays d'accueil...Ils veulent nous imposer leurs lois et ça ne passe pas...

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2017 07 h 36

      À Jean-Marc Simard,

      Les musulmans sont à peine 2% ou 3% au Québec et malheureusement, ils ont autant le droit à leurs idées, leurs valeurs et de vote que les catholiques, les protestants, les Juifs, et vous-même.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 20 juillet 2017 13 h 51

      Faut regarder ce qui passe en Europe dans les quartiers à majorité musulmane...C'est très instructif sur leurs intentions réelles...Internet et les réseaux sociaux sont là pour ça...Allez voir et instruisez-vous Monsieur Montmarquette...

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2017 17 h 03

      À Jean-Marc Simard,

      "Faut regarder ce qui passe en Europe dans les quartiers à majorité musulmane...C'est très instructif sur leurs intentions réelles.." - Jean-Marc Simard

      - Que voulez-vous faire alors M. Simard ?

      - Quelles sont donc vos intentions réelles, à vous?

      - Les expulser du Québec après les avoir accepté?

      - Leur retirer le droit de vote?

      - Tous les enfermer dans un même ghetto ?

      - Les empêcher de s'exprimer ?

      Si le Québec ne voulait pas de musulmans, il aurait fallu y penser AVANT de les accepter comme citoyens.nes à part entière, pas APRÈS.

      Parce que le Québec a son mot à dire dans l'acceptation ou le refus des nouveaux arrivants.

      Et en passant, le PQ est particulièrement responsable de cet accueil des maghrébins qu'il a lui-même beaucoup favorisé, parce que la plupart d'entre-eux étaient francophones, et même, tenez-vous bien.. Souvent souverainistes! pour votre information..

      Et les péquistes voudraient aujourd'hui leur retirer le droit au chapitre?

      Mais ça n'a aucun sens! .. et c'est complètement inconséquent.

      Ici comme ailleurs, il semble que les péquistes soient incapables d'assumer les conséquences de leurs actes.

      Christian Montmarquette

  • Normand M. Bengle - Abonné 18 juillet 2017 06 h 38

    Chacun son cimetière ?

    Je crois que le débat concernant le droit d'avoir ou ne pas avoir son cimetière ne peut faire abstraction de certaines considérations sociales et politiques fondamentales. Une recherche des enjeux et intérêts derrière cette situation problématique aiderait à réfléchir au-delà de l'empressement à décider sans distinguer entre bien faire les choses et faire les bonnes choses. Un blog paru en suisse dans la Tribune de Genève mérite notre attention :http://boulevarddelislamisme.blog.tdg.ch/archive/2

    • Pierre Robineault - Abonné 18 juillet 2017 08 h 57

      Le site que vous nous suggérez est non seulement intéressant mais en plus très pertinent. Il stimule sinon complète la réflexion. Merci!

    • Jean Duchesneau - Abonné 18 juillet 2017 09 h 27

      Hier, j'ai inscrit dans un commentaire, des extraits tirés du blog auquel vous faites référence M. Bengle, qui discute des fondements théologiques justifiant des cimetières séparés pour les musulmans. Je n'ai porté aucun jugement de valeur à propos des croyances musulmanes et pourtant, mon commentaire a été refusé. Ce même débat fait l'objet de discussion animées en Suisse, dont la Tribune de Genève qui fait référence (sans frilosité) aux fondements de l'islam. Ce que je déplore, c'est que les maires et les présentants du CCIQ et plusiuers parlent d'ignorance de la part des Québécois. Alors, quelle est donc cette connaissance qui nous échappe tous? Est-ce que le blog en question apporte une réponse crédible?

      Ceci étant dit, quelles que soient les raisons justifiant ou pas des cimetières séparés pour les musulmans, je suis d'avis que dans l'état actuel du droit au Québec, chacune des confessions religieuses est en droit d'avoir des espaces réservés. Désolant pour les partisans de la laïcité. Toutefois, les refuser aux musulmans est discriminatoire. Ce que je déplore, c'est l'argument de l'ignorance afin de masquer les fondements dogmatiques du rejet des "infidèles" et donc d'une volonté réelle d'intégration de la part des tenants d'une vision intégriste de leur religion au détriment du "vivre ensemble". En somme, autant le "oui" que le "non" peut être fondé sur des arguments tout à fait défendable. Par contre, quand on se donne "la meute" comme nom, cela ne contribue pas à la sérénité du débat.

  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 18 juillet 2017 06 h 55

    Attiser la haine

    Les louveteaux de la Meute ont décidé de se tourner vers les "enjeux locaux", c'est-à-dire de transformer toute manifestation musulmane en combat idéologique. C'est également ce qui est arrivé avec la prière au Parc Safari, filmée puis diffusée par la mouvance d'extrême-droite et assaisonnée d'appels hystériques à combattre l'islamisation de notre société...

    Les guerriers de la vertu laïques iront-ils ensuite manifester contre les cimetières catholiques qui refusent de servir de dernier repos aux malheureux des autres confessions, comme celui de St-Apollinaire? La défense contre "l'islamisation de notre société" est encore le coeur du message de la Meute, comme en témoigne leur site https://www.lameute-officiel.org/accueil

    Toutes les personnes impliquées dans le "clan du Non" professent sur les réseaux sociaux leur ignorance et leur haine envers l'Islam en général. Elles sont aussi à la base du déversement de haine au Conseil municipal (Musulman = terroriste, etc.) et du porte-à-porte agressif et désinformant (sur l'enterrement sans cercueil, etc.).

    Ne soyons pas dupes : comme le FN, la Meute tente de contrôler son image publique mais n'a comme objectif que de marginaliser les Musulmans du Québec, de noircir la ligne entre "Eux" et "Nous", bref, de polariser, de radicaliser. Soyons vigilants, l'exemple de Saint-Apollinaire se reproduira aussi souvent que nous laisseront la peur présider aux décisions des masses....


    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/495198/ti

    • Lise Allard - Abonnée 18 juillet 2017 11 h 01

      Si je retiens les connotations les plus frappantes de votre texte voici le message :
      combattre l'islamisation = faire preuve d'hystérie (ah bon?)
      laïques = guerriers (vraiment?)
      dans tous les cas: voter non = haine (c'est un peu fort non?)
      dans tous les cas voter non = ignorance (qu'est-ce que vous en savez?)

      Pour quelqu'un qui dénonce le rejet et la polarisation ça jette un doute.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 18 juillet 2017 13 h 44

      @ Mme. Allard

      Prétendre que le Québec est en voie de s'islamiser est le plus grand délire de la dernière décennie. La Meute n'est pas le premier groupe a se faire du capital sur cette supercherie, Mario Dumont l'avait déjà fait, mais ça demeure totalement illusoire. Les liens partagés par les zélés de la défense de la patrie incluent des fausses informations, des manipulations, et principalement des nouvelles étrangères qui ne reflètent pas du tout notre vie en société. Donc, je maintiens que la jouer viril en combattant l'islamisation est du délire (le terme hystérique n'est pas de moi).

      Ensuite, les louveteaux se présentent eux-mêmes (sur les réseaux sociaux et sur leurs publications) avec une iconographie de Croisés ou de Chefs autochtones, quand ce n'est pas de soldats américains. Ils se présentent nommément comme des guerriers. L'allusion à la laïcité est une plaisanterie issue de la campagne médiatique présentée dans l'article, où le porte-parole du groupe anti-Islam veut nous faire croire que le groupe a plutôt comme fondement la laïcité. Gros travail d'image!

      Ensuite, je vous invite à écouter les commentaires émis lors de la séance d'information pour comprendre où se trouve la haine http://www.tvanouvelles.ca/2017/03/07/larrivee-dun

      La Meute a aussi utilisé des mensonges et continuent de le faire pour défendre leur position (enterrement sans cercueil, affiliation du CCIQ avec les Frères Musulmans, affirmer que l'exclusion provient de l'Islam alors que la majorité de nos cimetières cathos sont exclusifs, etc.) donc au final je suis convaincu que beaucoup de désinformation a pu contribuer au résultat.

      Bonne journée

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 18 juillet 2017 14 h 21

      Toutes les personnes impliquées dans le "clan du Non" professent sur les réseaux sociaux leur ignorance et leur haine envers l'Islam en général. Elles sont aussi à la base du déversement de haine au Conseil municipal (Musulman = terroriste, etc.) et du porte-à-porte agressif et désinformant (sur l'enterrement sans cercueil, etc.). (Alexis Lamy-Théberge ).

      Dans son discours cet individu n'a rien à envier au radicalisme du groupe la Meute.

      ''Les guerriers de la vertu laïques(sic)'' (Alexis Lamy-Théberge ).

      Je suis un partisan d'une laïcité de style républicain civique. Elle est basée sur la liberté de conscience telle que conçue dans une perspective scientifique, séculière et héritière de la période des Lumières.

      Et je suis bien fière de mon athéisme et de la laïcité désirée pour un québec du XXIième siècle, autant que vous pouvez être fier de votre combat pro-religieux.

      Vous dites des gens que vous visez '' qu'ils professent leur ignorance de l'Islam ''. Vous êtes un connaisseur de l'Islam?

    • Raymond Labelle - Abonné 18 juillet 2017 22 h 48

      1 - La confessionnalité des cimetières est un sujet dont la quasi-totalité de la population se contre-balançait fichtrement - mais, tout à coup, lorsqu'il est question d'un lopin musulman, la non-confessionnalité des cimetières devient un sujet chaud et soulève les passions - tiens donc!

      2 - Tous les cimetières du Québec devraient-ils être déconfessionnalisés? Peut-être. Mais tant que ça n'est pas le cas, accepter la confessionnalité pour toutes les grandes religions, sauf une, relève de la discrimination pure et simple.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 18 juillet 2017 06 h 56

    Grands mercis !

    « Le Centre culturel islamique ne représente que le Centre culturel islamique. (…) On les a approchés pour collaborer et travailler ensemble, mais ils ont refusé, et c’est déplorable » ; « Le problème était l’approche inadéquate du Centre islamique, qui voulait avoir son cimetière sans le consentement de la population. » (Hadjira Belkacem, Présidente, Association de la sépulture musulmane)

    Que la « Meute » ait été active ou selon, cette citation demeure comme « renversante », d’autant plus étonnante qu’elle tend à confirmer certaines appréhensions de la dite Meute !

    Grands mercis ! - 18 juillet 2017 -

  • Ghisline Larose - Abonnée 18 juillet 2017 07 h 17

    Un seul côté du cimetière

    Je suis déçue de la façon dont vous traitez cette nouvelle--- Bien sûr tous ont le droit d'être enterrés-
    Pourquoi ne pas voir que ceux qui habitent près de ce terrain avaient le droit de refuser que n'habitant même pas ce village, ces gens décident de venir s'Y faire enterrer?
    Qui n'a pas d'ouverture ? Pourquoi le CCIQ a t-il refusé tout compromis? il faudrait peut-être finir par voir la réalité---
    Pourquoi ,tant qu'à parler de cette affaire, n'avez-vous pas fouiller un peu du côté du CCIQ? Pourquoi ne pas enquêter sur ces dirigeants qui ont refusé tout compromis?

    C'est surprenant et bien décevant d'avoir une nouvelle en jetant le blâme que sur St-Apollinaire--

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 18 juillet 2017 08 h 55

      Faut-il habiter St-Apollinaire pour déposer des cendres au complexe funéraire? Non, bien qu'il faille être catholique pour être enterré dans son cimetière.

      Vous cherchez encore à politiser la chose, à laisser entendre que quelque chose de louche se trame, qu'il faut "enquêter sur ces dirigeants", etc. Vous geignez, mais le fardeau est de votre côté.

      Le climat de méfiance n'aide personne, sauf ceux qui ont intérêt à polariser....

    • Nicole Vermette - Inscrite 18 juillet 2017 09 h 54

      Le CCIQ a refusé d'ouvrir son cimetière aux gens de Saint-Apollinaire. Qui sont les vrais racistes? Les Apollinairois qui auraient accepté de partager ou le CCIQ qui refuse le partage avec des non-musulmans?

    • Jean Breton - Abonné 18 juillet 2017 10 h 09

      Le vivre-ensemble en démocratie

      Que d'excellentes questions vous posez, Mme Larose.

      Je pense que tout nouveau cimetière au Québec, de même que tout agrandissement de cimetière existant, devrait accueillir toutes les sépultures, peu importe la confession religieuse, l'agnosticisme ou l'athéisme de la personne avant de « défuntiser » (VLB).

      Bravo aux Appolinairois qui se sont opposés aux ghettos confessionnels. Sus au multiculturalisme de recroquevillement !

      Personnellement, dans ma tombe, je m'accommoderais très bien d'
      être entouré d'un Juif (surtout si c'est Barbara Streisand), d'un Chiite ou d'un impie du Plateau Mont-Royal.

      Après tout, dans la mort, nous sommes tous égaux : notre corps se décomposant inexorablement et notre esprit retourné dans le grand Tout cosmique d'où il provient... Amen.

    • André Labelle - Abonné 18 juillet 2017 10 h 12

      Qu'a à faire un mort enterré dans un cimetière avec les résidants à proximité ? Un cadavre, qu'il soit celui d'une personne catholique, juive ou musulmane, reste un cadavre. Une fois inhumé, il y a peu de risque de le voir errer ici ou là.

      On voit bien que même dans la mort, les relegions foutent le bordel partout où elle sévissent.

      Vive les urnes sur la tablette du foyer ! ;-)

      «La religion est la maladie honteuse de l'humanité. La politique en est le cancer.»
      [Henry de Montherlant]

      P.S. La démagogie fétide de La Meute est un cancer virulent.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 18 juillet 2017 10 h 37

      @Mme. Vermette

      Vu comme ça, le Québec est raciste puisque l'immense majorité des cimetières sont catholiques et refusent d'enterrer le non-Catholiques. Qu'en pensez-vous?

    • Nicole Vermette - Inscrite 18 juillet 2017 11 h 37

      Les cimetières qui refusent de laisser une place à d'autres religions ou à des gens sans religion sont racistes eux-aussi. Mais ce n'est pas le Québec qui est raciste, mais les dirigeants de ces cimetières qui le sont.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 18 juillet 2017 12 h 07

      Moi aussi, je suis fort déçue du traitement hâtif et bouclé de la "nouvelle", par Le Devoir.

      C'est une façon hypocrite de traiter le sujet; comme si le journal avait eu une "commande-dite" venant de haut. Et ce,surtout quand on sait que la bienpensance a beaucoup d'adeptes du "mouvement" QS dans son giron.

      Quand je disais hier que la gaugauche de QS revenait de vacances...je ne me trompais pas.

    • Serge Lamarche - Abonné 18 juillet 2017 15 h 15

      Je ne comprend pas bien pourquoi tant de palabres à ce sujet. Les voisins disent non au cimetière proposé. Point. Les gens à enterrer viennent d'ailleurs? Ils n'ont qu'à faire un cimetière ailleurs alors. Pourquoi pas adjacent à la mosquée plutôt?

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 juillet 2017 16 h 20

      Corrigé.



      "Quand je disais hier que la gaugauche de QS revenait de vacances...je ne me trompais pas.." - Nicole D. Sévigny "

      Pour votre information..

      La "gogauche de QS", comme vous le dites si respectueusement, est aux coudes-à-coudes avec le PQ à 19% des intentions de votes dans la grande région de Montréal.

      - Comment doit-on désormais appeler le PQ alors?

      "La dré-drette identitaire"?

      Christian Montmarquette