Un nouveau sondage confirme le déclin du PQ

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, ferait le meilleur premier ministre du Québec pour 13 % des répondants seulement.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, ferait le meilleur premier ministre du Québec pour 13 % des répondants seulement.

Un sondage politique Léger–Le Devoir désigne deux gagnants (la CAQ et QS) et deux perdants (le PLQ et le PQ) selon les intentions de vote exprimées.
 

Les plus jeunes formations, la Coalition avenir Québec (maintenant à 28 %) et Québec solidaire (à 15 %), progressent encore, cette fois de deux points chacune par rapport à mai. Les deux anciennes formations, le Parti libéral et le Parti québécois, elles, reculent à nouveau, d’un point partout, pour se situer respectivement à 31 % et 22 %.
 

Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour la formation péquiste dans le sondage Léger réalisé cette semaine pour Le Devoir. Son chef, Jean-François Lisée, ferait le meilleur premier ministre du Québec pour 13 % des répondants seulement.

Les intentions de vote

Pour quel parti voteriez-vous?
Parti Juin 2017 Mai 2017 Janvier 2017
PLQ 31 % 32% 32%
CAQ 28% 26% 23%
PQ 22% 23% 29%
QS 15% 13% 9%

C’est à peine mieux — et dans la marge d’erreur — que le tandem des porte-parole solidaires, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, à 10 %. Philippe Couillard, l’actuel premier ministre, reçoit 20 % de voix favorables et le chef caquiste, François Legault, 23 %.

« Si on regarde l’évolution des intentions de vote sur une période de six mois, il y a deux grands gagnants (la CAQ et QS) et deux grands perdants (le PLQ et le PQ) », résume Jean-Marc Léger, président de la firme de sondage qui porte son nom. « À 31 %, les libéraux atteignent un des pires scores de leur longue histoire. En y additionnant le faible score péquiste, on voit aussi que la moitié des gens sont prêts à voter pour un parti non traditionnel. C’est aussi ce qui se passe ailleurs dans le monde où les partis traditionnels reculent ou s’effondrent. On l’a bien vu en France récemment. »
 

  

Le désaveu semble particulièrement douloureux pour le chef péquiste, arrivé en poste en octobre 2016, il y a donc environ neuf mois. Jean-François Lisée sera soumis à un vote de confiance lors du prochain congrès de sa formation, en septembre.

« Il ne se présente pas en position de force », résume le sondeur. Selon son enquête, à peine un électeur péquiste sur deux (52 %) pense que M. Lisée ferait un meilleur premier ministre. Cette affinité élective se situait à 61 % en novembre 2016, un mois après sa désignation comme chef.

Le chef du PQ était aussi alors désigné comme « meilleur premier ministre » potentiel par 17 % des gens, 4 % de plus que maintenant. Chez les caquistes, par comparaison, trois électeurs sur quatre (75 %) choisissent maintenant François Legault pour cette fonction.

 

De la Constitution

Réputé fin stratège, le nouveau leader indépendantiste a misé sur deux réformes centrales. L’alliance souhaitée avec les autres formations indépendantistes (surtout QS) a échoué. Il a aussi fait la promesse de ne pas tenir de référendum dans l’éventuel premier mandat d’un gouvernement péquiste.

Une bonne part de l’enquête cherche justement à comprendre l’appétit de la population pour le débat constitutionnel, dans la foulée de la récente proposition de relance libérale provinciale en cette matière. Au total, 41 % des répondants sont d’accord avec ce projet et 34 % en désaccord. L’idée est même bien accueillie par 35 % des votants PQ.
 


Par contre, seulement un fidèle péquiste sur deux (51 %) trouve ce débat important, par rapport à 39 % de la population totale. D’ailleurs, 58 % de la population ne voit qu’un problème mineur ou pas de problème du tout dans le fait que le Québec n’ait pas encore signé la Constitution canadienne de 1982.

Le sondage a été réalisé par l’entremise d’Internet auprès de 984 Québécois ayant droit de vote entre le 19 et le 21 juin. Les données finales ont été pondérées à l’aide de données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité afin de constituer un échantillon représentatif de la population. Par comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 %, dans 19 cas sur 20.

La CAQ et QS en force

Ce portait de groupe avec électeurs québécois confirme la montée en force de QS, qui a gagné six points depuis janvier (passant de 9 à 15 % des intentions de vote), mais surtout de la CAQ, qui a progressé de 22 à 28 % entre le 16 mars et le 21 juin. La formation de François Legault semble de plus en plus se présenter comme une solution possible au gouvernement. En plus, à partir de ces seuils, chaque part supplémentaire de 1 % des intentions de vote peut se traduire en plusieurs sièges supplémentaires.
 

« La prochaine élection se fera entre quatre formations, pas entre deux partis, note le président Léger. Une lutte à quatre partis demeure très imprévisible. Mais on sent qu’il y a du mouvement depuis deux sondages. Les intentions de vote commencent à bouger, probablement parce qu’on entre dans une année électorale. »

Les plaques politicotectoniques vont continuer de bouger. M. Léger fait par exemple remarquer que la masse d’électeurs non francophones déclarée favorable au PLQ (68 %) pour l’instant devrait gonfler aux urnes jusqu’à lui permettre de faire le plein de plus de 80 % de ces voix.

Une dynamique régionale se dessine aussi. En dehors de Québec et de Montréal, la CAQ attire 34 % des faveurs électorales exprimées, soit une dizaine de plus que le PLQ (24 %) et le PQ (23 %). Dans les régions, QS reçoit la faveur de 18 % des votes potentiels. La lutte à quatre semble même à son paroxysme dans ces zones en dehors des deux grands centres urbains.

57 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 24 juin 2017 07 h 51

    Une grave erreur


    Les péquistes ont commis une grave erreur en élisant Jean-François Lisée plutôt qu'Alexandre Cloutier: ce dernier représentait le renouveau. Ils en paient maintenant le prix.

    M.L.

    • Jean Richard - Abonné 24 juin 2017 10 h 03

      Une erreur ? Depuis le dernier référendum, le PQ n'a pas cessé de louvoyer et d'accumuler erreurs sur erreurs. C'est même étonnant que ce parti soit encore sur la carte. Peut-être le doit-il à l'ADQ, qui a détourné l'attention.

      Les erreurs du PQ ? Tenter d'accéder à la souveraineté du Québec en faisant fi de sa métropole, ce qui s'est terminé par la déclaration choc de monsieur Parizeau – la réalité montréalaise (une ville cosmopolite) s'accorde mal à l'obsession identitaire, sur laquelle même les pure-laine ne s'entendent pas.

      Autre erreur historique : aller chercher à Ottawa un ministre conservateur pour en faire le chef d'un parti qui se disait encore progressiste, il fallait le faire. Ça fait déjà 20 ans mais depuis, le PQ n'aura réussi qu'à démontrer une chose : qu'il entend jouer dans les plates-bandes du PLQ, bien à droite de l'échiquier.

      Au cours des 20 dernières années, plus rien ne différenciait le PQ du PLQ, sinon l'option souverainiste qu'on était incapable de piloter avec assurance. Ce fut une longue période de tergiversation : faire ou ne pas faire un référendum. Par contre, pour l'engagement social et politique, la ligne était mieux tracée. Les douze apôtres du Manifeste des lucides devenaient discrètement les pères et mères spirituels de l'idéologie péquiste.

      Et plus récemment, la charte Drainville des valeurs et le court épisode Péladeau se sont ajoutés au bilan.

      Enfin, Cloutier ou Lisée ? L'expérience des coulisses du monde politique ou, dans l'air du temps, un jeune pour changer l'image d'un vieux parti ? L'image, ça réussit parfois mais pas toujours. Rappelez-vous de ces sondages qui mettaient Mario Dumont à la tête du Québec...

    • Benoit Toupin - Abonné 24 juin 2017 10 h 14

      On peut chercher toute sorte d’explications aux résultats du sondage publié ce matin; se demander si le PQ a fait de mauvais choix dans les derniers mois; chercher le point critique expliquant la situation actuelle… J’oserais quelques explications toutes simples mais exigeantes en terme de correctifs à apporter pour le PQ.

      Le PQ est l’ennemi traditionnel du PLQ et les sympathisants du PLQ ont une aversion profonde à l’égard du PQ. Le PQ est devenu le garde-manger de QS et de la CAQ qui attaquent davantage le PQ que le parti au pouvoir. La situation multiplie les critiques qui omettent les propositions actuelles du PQ pour ressasser des choix de gouvernance difficiles qui datent de plus de 15 ans pour la plupart et qui ignorent les propositions actuelles. Cette situation de l'ennemi commun finit par user...

      La droite gagne la faveur d’une majorité (addition des votes PLQ et CAQ); c’est le constat le plus révélateur du sondage. Suite à la période d’austérité vécue et des surplus actuels, les électeurs de droite en sont à la récolte. Ils préfèrent pour la majorité confier le bas de laine à celui qui ressemble au PLQ. Seront-ils déçus?

      Dans les démocraties occidentales, Il y a un engouement pour les partis qui n’ont jamais assumés le pouvoir ou les candidats atypiques; peut-être une réponse au cynisme. Il y a là une expression frivole et impatiente de la démocratie qui peut donner le pire comme le meilleur… Un coup de dé…

      La campagne électorale à venir pourrait donner des résultats complètement différents selon l’actualité du moment et la performance des différents chefs. Les bonnes ou les mauvaises nouvelles arrivent suffisamment tôt pour permettre à chacun des ajustements.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 juin 2017 11 h 33

      À Benoit Toupin,

      "Les critiques qui omettent les propositions actuelles du PQ pour ressasser des choix de gouvernance difficiles qui datent de plus de 15 ans" - Benoit Toupin

      1) Les propositions du PQ ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites. Le PQ de 2012, dont Lisée était partie prenante, a trahi la majorité de ses engagements électoraux les plus importants.

      2) Il n'y a pas de différence entre le PQ-Marois de 2012 et le PQ-Bouchard de 1996 : Même abandon de l'indépendance, même dogme du déficit zéro, mêmes attaques à l'aide sociale; mêmes budgets d'austérité et même gavage éhonté des riches, des banques et des multinationales avec les taxes et les impôts des petits travailleurs.

      3) Doit-on aussi vous rappeler les 2 millions de fraudes électorales et les deux arrestations par l'UPAC au Parti québécois? Ses AK-47 cachés sous les burqua et sa chasse aux sorcières communistes contre QS?


      Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 24 juin 2017 12 h 18

      Voilà un bel exmple de ce que j'énonce plus haut...

      Les propositions du PQ valent tout le travail des militants qui les soutiennent...

      La gratuité du jugement le rend dénué de crédibilité.

    • Benoit Toupin - Abonné 24 juin 2017 13 h 35

      Monsieur Montmarquette, merci de démontrer avec tant d’efficacité la justesse de mon propos. J’ose espérer que les électeurs sympathisants de QS sont capables de plus de rigueur et de tolérance aux idées d'autrui et qu'ils ne croient pas que le bon sens soit l'exclusivité d'une seule vision.

      Les propositions des partis ont la valeur de leur faisabilité et de leur efficacité. Voici quelques questions à l’égard du programme de QS :

      QS semble opter pour l’abolition des subventions aux écoles privées. Comment cette mesure pourra apporter des argents neufs au bénéfice de l’école public, puisque l’abolition des subventions risque de causer de nombreuses fermetures d’écoles privées obligeant l’état a remplacé ces places-élèves au privé financées à 60-80% par des places-élèves au public financées à 100% ? Mathématiquement l’exercice me questionne… Et qu'en est-il du choix des parents?

      Le programme économique de QS propose des nationalisations et des prises de contrôle en nombre et en importance significative. Où QS prévoit trouver les capitaux pour supporter ces acquisitions? Auprès de financiers néolibéraux qui vous accueilleraient à bras ouvert.

      D’autres questions sont à venir; et surtout j’attends vos réponses…

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 juin 2017 15 h 32

      À Benoit Toupin,

      "Les propositions des partis ont la valeur de leur faisabilité" -Benoit Toupin

      Tout le programme de QS a toujours été présenté dans un budget équilibré depuis sa fondation.

      Avec plus de 10 milliards de cadeaux par année, aux riches, aux banques et aux multinationales comme Bons-Bons-Bardier à dégraisser. Sans compter les revenus provenants, des nouveaux palliers fiscaux; de la taxe sur le gain en capital; des augmentations de redevances minières; de la création de nouvelles sociétés d'État comme Pharma-Québec; la création d'une banque nationale du Québec etc. Il ne manque d'argent bonifier et largement l'ensemble des programmes et des services publics au Québec et de réaliser les projets de QS.

      Sachons aussi que l'élimination de la pauvreté constitue des milliards par année d'économie en soins de santé.

      Que dire de l'abolition du Fonds des générations, qui prive nos services publics de plus de 2.5 millards par année d'argent public?

      Rien qu'avec ça, y'a de quoi en masse répondre à nos détracteurs.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Gilles Théberge - Abonné 24 juin 2017 16 h 52

      Monsieur Toupin, vous allez attendre longuement les réponses que vous posez, cela n'est pas la tasse de thé de monsieur Montmarquette que de répondre à des questions précises. Ce monsieur préfère la dialectique.

      Mais bien entendu il ne s'agit là que d'un exemple concret d'une contradiction entre le programme de QS et la réalité.

    • Benoit Toupin - Abonné 24 juin 2017 22 h 11

      Monsieur Montmarquette,

      Je vous ai posé deux questions précises, l'une sur les subventions à l'école privée à laquelle vous ne répondez pas, et l'autre sur le financement des prises en charge et nationalisation proposées par QS à laquelle vous répondez par des recettes magiques qui ne tiennent pas la route.

      Vos milliards tombent du ciel. Les 10 milliards de cadeaux réfèrent à je ne sais quoi; le soutien aux entreprises et le maintien d'une fiscalité concurrentielle sont des préoccupations de tous les États. Cela peut vous déplaire, mais si l'état devait ignorer ces considérations, il en résulterait des pertes que vous semblez ignorer.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 24 juin 2017 22 h 34

      Je pense que juste pour cette promesse de Q.S., je vais changer de parti. Au lieu de 40 heu./sem, nous allons travailler 32 heu/sem avec le même salaire hebdomadaire. WOOOOWWW, la semaine de 4 jours.

      1 ) ''Réduire immédiatement la semaine normale de travail à 35 heures pour la ramener graduellement à 32 heures avec possibilité alternative de prolonger les vacances.''

      2 ) ''Le tout sans perte de rémunération, avec embauche proportionnelle et sans intensification du travail, et avec resserrement des conditions de recours aux heures supplémentaires dans toutes les entreprises.''

      ( Tiré du programme de Q.S. )

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 juin 2017 08 h 35

      À Benoit Toupin,

      "L’abolition des subventions risque de causer de nombreuses fermetures d’écoles privées.." - Benoit Toupin

      1) Votre affirmation n'est que spéculative. On ne sait strictement rien du nombre d'écoles privées qui fermeraient leurs portes si elles devaient se financer par elles-mêmes.

      2) Que les riches payent donc pour leurs foutues d'écoles privées s'ils en veulent tant que ça, et qu'ils payent aussi leur juste part d'impôt et nos écoles ne manqueront pas de financement. D'autant plus que l'argent économisé dans les écoles privées financeront les écoles publiques.

      L'État a mieux à faire que de soutenir un système d'éducation à deux vitesses et créer deux classes d'enfants.

      Référence:

      Québec solidaire veut mettre fin au financement de l’école privée :

      « Le financement de l’école privée est un sujet tabou depuis trop longtemps! La vérité est pourtant connue et démontrée : financer les écoles privées avec de l’argent public crée un système d’éducation à deux vitesses qui désavantage la majorité des enfants. Le réseau public a été abandonné par les gouvernements successifs, c’est là que l’argent doit aller.

      L’école privée demeurera toujours une option, mais qui doit être financièrement assumée par les parents et non pas l’ensemble des contribuables.

      L’Ontario a décidé depuis très longtemps de ne plus subventionner l’école privée, le Québec est la province qui la finance le plus. Pourquoi ?

      Il est temps de ramener le débat dans les chaumières.», a déclaré Amir Khadir.

      Motion d’Amir Khadir :

      « Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement qu’il cesse de financer les écoles privées et qu’il mette fin au système d’éducation à deux vitesses;

      Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement de s’assurer que le financement étatique favorise l’équité dans la répartition des ressources, l’égalité des chances des élèves et la qualité du réseau public d’éducation. »


      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 juin 2017 09 h 01

      À Jean-Guy Mailhot,

      - Qu'est-ce qu'il y a de si utopique dans le fait de vouloir réduire la semaine de travail de 5 heures dans une société de plus en plus automatisée?

      La semaine de travail a été réduite de 20 heures depuis 1940.

      - Qu'est-ce que vous avez donc tant contre le fait de vouloir accorder plus d'heures de repos et plus d'heures consacrées à la famille dans une société où le travail est de plus en plus mécanisé? Alors que c'est là où la technologie nous emmène de toute manière.

      Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 25 juin 2017 18 h 59

      A Monsieur Montmarquette,

      Combien d'écoles privés fermeraient advenant l'abolition des subventions présentement accordées? La question est tout à fait pertinente et judicieuse pour quiconque se prétend être un décideur responsable... L'enjeu en question n'est-il pas d'offrir une éducaction de qualité à tous sans égard au revenus familiaux et de le faire dans le cadre d'une utilisation efficace des argents consacrés à l'éducation.

      Il faudra inévitablement remplacer un certain nombre de places-élèves financées à 60-80% au privé par des places financés à 100% au plublic. Combien, voilà une question à évaluer. Or selon le nombre de places à crée dans le public, il y a un seuil où il en coutera davatantage à l'état pour le même nombre de places-élèves qu'actuellement. Enfin, il exite d'autres options comme rendre les subventions conditionnelles et utiliser les argents neufs pour améliorer l'école public.

      Un décideur responsable doit étudier avec rigueur toutes les options pour choisir la meilleur et mitiger les effets négatifs de ses choix, puisqu.il y en a toujours. Un décideur impulsif choisit selon ses instincts et cherchent ensuite des arguments pour se justifier.

      Moi, je sais quel genre de décideur choisir...

    • Benoit Toupin - Abonné 25 juin 2017 19 h 24

      Monsieur Montmarquette,

      Parlons de la semaine de 32 heures. La France essaye de toutes ses forces d'augmenter les heures de travail parce qu'il en va de la compétitivité de ses entreprises petites et grandes et de son niveau d'emploi. Tous souhaitent plus de repos et de temps en famille, mais nous vivons dans un contexte nord américain et mondial qui maintient une norme significativement plus élevée en terme d'heure de travail. A ce que je sache la même technologie est disponible partout...

      Un décideur responsable se demande quel serait l'impact d'une diminution des heures de travail sur la compétitivité et sur l'emploi; il se demande s'il y a d'autres options pour favoriser un meilleur équilibre travail-famille et temps libre; il cherche le point d'équilibre idéal et se donne les moyens d'agir; il évalue l'impact de la technologie sur l'emploi et sur l'évolution du travail. La technologie change les exigences d'emploi et les façons de produire, mais n'a pas jusqu'ici réduit globalement les besoins de main-d'oeuvre.

      Un décideur impulsif se fixe des objectifs fondés sur un monde rêvé sans se demander si la réalité n'entrainera pas d'effets pervers contraire au bien commun, dans ce cas au bien-être de l'ensemble des travailleurs; Comme des perte d'emplois suite à une hausse du coût de production et une perte de compétitivité. Les PMEs sont spécialement sensibles à ces politiques.

      Je sais à quel type de décideur je dois faire confiance...

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 juin 2017 20 h 40

      À Benoit Toupin,

      "Vos milliards tombent du ciel. Les 10 milliards de cadeaux réfèrent à je ne sais quoi.." - Benoit Toupin

      C'est toujours bien pas de ma faute si vous êtes désinformé.

      La Coalition Main Rouge existe depuis 8 ans et ce n'est qu'un exemple parmis d'autres.

      Référence:

      Coalition Main Rouge : 10 milliards de solutions:

      La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation
      des services publics regroupe des organisations populaires,
      syndicales, communautaires, féministes et étudiantes.
      Depuis 2009, cette Coalition s’oppose aux mesures d’austérité
      budgétaires. Elle revendique le financement adéquat des services
      publics et des programmes sociaux comme un des moyens
      pour assurer la réalisation des droits humains et réduire
      les inégalités sociales. Pour y arriver, elle propose des mesures
      fiscales permettant de mieux redistribuer la richesse.

      http://nonauxhausses.org/wp-content/uploads/Docume

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 juin 2017 20 h 59

      À Jean Richard et au Webmestre du Devoir.

      Il est impossible de "liker" l'excellent commentaire de Jean Richard.

      ,

    • Benoit Toupin - Abonné 26 juin 2017 10 h 01

      Il y a de bonnes idées dans le document que vous citez; encore faut-il voir les gains nets puisque certaines mesures pourraient avoir des effets économiques qui viennent diminuer les profits escomptés.

      Mais cela ne répond pas à ma question d'origine; comment QS prévoit financer les nationalisations et prises de contrôle suggérées dans son programme économique. Votre réponse me semble indiquer que vous considérez financer ses mesures par des réaménagements fiscaux alors que les nationalisations et prises de contrôle seraient des investissements à long terme que l'on ne financent pas avec l'argent de l'épicerie.

      Je n'ai rien contre les nationalisations; encore faut-il les évaluer rigoureusement. Le programme économique de QS me questionne grandement; les recettes m'apparaissent magiques et faciles, et le contexte mondial bien peu considéré. Parce qu'il y a un coût à s'éloigner des normes existantes, même si elles nous déplaisent souverainement; surtout lorsque nous sommes un marché de 8 millions d'habitants seulement et que l'exportation est notre oxygène.

      Pour ce qui est d'être informé, je vous suggère de varier vos sources; la diversité de points de vue est toujours souhaitable.

    • Benoit Toupin - Abonné 26 juin 2017 10 h 38

      Monsieur Montmarquette,

      En passant la référence que vous donnez, liste des actions en vue de redistribuer la richesse; sans égard à la valeur des actions proposées, les argents ne peuvent être à la fois disponibles pour la répartition de la richesse et en même temps comme du capital pour les nationalisations et prises de contrôle énumérées dans le programme économique de QS. Si l'argent ne tombe pas du ciel, il ne se double pas d'un simple coup de baguette...

      Je cherche à comprendre... Ma question est toujours sans réponse. Où QS prendra le capital pour les nationalisations et prises de contrôle proposées?

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 juin 2017 10 h 44

      À Benoit Toupin,

      "Comment QS prévoit financer les nationalisations et prises de contrôle suggérées dans son programme économique." - Benoit Toupin

      Je n'a pas que ça à faire vous informer de ce que tout le monde sait.

      - Comment pensez-vous que la nationalisation de l'hydro-électricité s'est financée au Québec??

      Avec les profit des ventes de l'électricité !!

      Comment pensez-vous que les autres nationalisations vont fonctionner??

      Avec le même foutu de principe!

      - Pourquoi laisser tous ce qui est rentable au privé et tout ce qui est déficitaire au public??

      Ce qui est EXACTEMENT le néolibéralisme:

      La privatisation des profits et la socialisation de déficits dans l'objectif de l'affaiblissement de l'État au profit de l'enrichissement d'un 1% qui concentre le capital.

      Vous ne ferez jamais un État du Québec fort avec ça!

      Quand à la banque nationale de QS ce n'est pas une nationalisation, mais bien la CRÉATION d'une banque d'État.


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 juin 2017 10 h 50

      "Ma question est toujours sans réponse." - Benoit Toupin

      Très difficile de donner des réponses à du monde qui ne veulent rien entendre que les poux qu'ils vous cherchent pour tenter de vous décrédibiliser avec leur partisanerie.

      Chez QS vous seriez bien le seul à ne pas comprendre et c'est exactement pourquoi nous ne sommes pas dans le même parti.

      Je vous conseille d'ailleurs fortement de vous occuper du vôtre qui coule à pic pendant que QS est sur une lancée.


      - Cm

    • Linda Dauphinais - Inscrit 26 juin 2017 10 h 58

      !) @Jean Richard... Bravo M. Richard, enfin quelqu'un qui a vu et ressenti la même chose lorsque Bouchard est venu au PQ... M'enfin..

      2) @Benoit Toupin... M. Toupin, ne trouvez-vous pas bizarre le fait que des écoles PRIVÉES soient subventionnées... Pourquoi ne pas appeler un chat, un CHAT... Ces écoles privées profitent aux plus nantis à tous points de vue... avec les deniers des impots payés par tous les salariés honnêtes du Québec... qui ne vont pas en catimini profiter de paradis ou d'évasion fiscale... Pourquoi des écoles privées auraient-elles besoin de notre argent public... Poser la question c'est y répondre... Si nous mettons l'argent du public dans les écoles publiques, nous serons mieux servis et les écoles PRIVÉES n'ont qu'à payer entièrement pour leurs services QU'ILS CHOISISSENT D'ËTRE PRIVÉS... M'enfin... un peu de sérieux...

    • Benoit Toupin - Abonné 26 juin 2017 14 h 30

      A Mme Dauphinais,

      La question est purement mathématique: Il faudra inévitablement remplacer un certain nombre de places-élèves financées à 60-80% au privé par des places financés à 100% au plublic. Combien, voilà une question à évaluer. Or selon le nombre de nouvelles places à créer dans le public, il y a un seuil où il en coutera davatantage à l'état pour le même nombre de places-élèves qu'actuellement.

      Actuellement l'état finance les écoles privées pour compenser ce qu'il en coûte en immeubles et salaires. Est-ce que la contribution est trop élevée, peut-être; devrait-elle être conditionnelle à une accessibilité sans condition d'admission; probablement...

      Mais couper les subventions à l'écoles privées, c'est demander à l'état de payer 100% pour ce qui lui en coute 60%; c'est mathématique...

      Soyez certaine que mon intérêt premier va à une école public de première qualité; mais j'essaie simplement d'avoir un point de vue pratique.

      En passant, c'est sous Monsieur Bouchard qu'a été mis en place les services à la petite enfance; le projet politique le plus enrichissant socialement depuis des lunes, lequel a été saccagé par le PLQ que l'on critique bien peu et pour lequel j'invite Monsieur Richard à faire la liste des erreurs... Il risque de manquer d'espace...

      J'ai une liste des grandes réalisations du PQ depuis 1976; sans le PQ le Québec serait loin d'être ce qu'il est; une terre de paix où il en coûte le moins en amérique pour les services et les biens de première nécessité.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 juin 2017 15 h 35


      Un rapport a démontré que l'État subventionne les écoles privées à hauteur de 75% et non de 60%. Ça commence à en faire du fric pour créer deux classes d'enfants au Québec.

      Et tout ne résume pas à l'argent, c'est aussi une question d'équité et de principe.

      Il est scandaleux que des parents des classes moyenne et pauvre subventionnent l'école privée des parents riches à qui ces économies permettent plus de voyages, de restaurants et de bien de luxe avec des économies faites sur le dos des moins nantis.

      Christian Montmarquette

      "Les écoles privées financées à 75 % par l'État, révèle un comité" - Le Soleil, 12 juin 2014.

      .

    • Linda Dauphinais - Inscrit 26 juin 2017 17 h 24

      @M. Toupin:

      1) M. Bouchard a été catapulté du parti conservateur vers le parti québécois... pour quelle raison... M. Bouchard n'est pas le père des CPE, c'est Madame Marois qui en est la mère et qui continue à défendre son oeuvre... M. Bouchard travaille pour les lobbys du gaz de schiste et c'est quant à moi une honte... M. Bouchard est invité dans les partys de Sagard et cela aussi est désolant... Voila ce que pense Lucien Bouchard du PQ:
      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/375740/le

      2) Vous n'avez pas à me chanter les mérites du PQ... je les connais vs la mécréance du PLQ... Mais le PQ semble s'agiter depuis une dizaine d'années... un manque de conviction, de direction, comme Tournesol avec son pendule, la peur d'être trop à gauche ou trop à droite, le parti se cherche car il a perdu la quintessence de celui-ci, le goût de plus d'argent l'a attiré comme tous les autres partis en fait... comme Adam avec la pomme... Mais il s'en sortira et renaitra de ses cendres... plus fort que jamais j'ose l'espérer et avec encore dans son cahier de devoirs, d'écouter les citoyens, de les respecter et faire en sorte que l'argent des contribuables servent à ceux-ci et non aux petits zamis ou à ceux qui en veulent toujours plusssss...

    • Linda Dauphinais - Inscrit 26 juin 2017 17 h 25

      @M.Toupin

      3)EXTRAIT DE VOTRE TEXTE: Mais couper les subventions à l'écoles privées, c'est demander à l'état de payer 100% pour ce qui lui en coute 60%; c'est mathématique...

      Je ne comprends pas votre phrase... pourquoi l'état devrait payer 100% des frais de l'école privée??? Si toutes les écoles sont publiques, celles-ci comme vous le savez coûtent moins cher que le privé... alors pourquoi serait-ce plus cher pour l'État? Au bout du compte, je crois que si l'État garde l'argent pour le public, de toute facon il y aura des parents qui voudront toujours payer pour une école privée afin que leur enfant aille dans une école plus luxueuse, plus renommée etc... Et je crois que les parents qui ont plus d'argent pour payer cette école privée à leurs enfants, pourront le faire à 100% et pourront dès lors dire la vérité en disant école privée (privée voulant dire le contraire de publique donc non subventionnée)...

    • Benoit Toupin - Abonné 26 juin 2017 19 h 48

      @Mme Dauphinois,

      Explication de la phrase incomprise: L'élimination ou la réduction des subventions entrainera inévitablement la fermeture d'écoles privées. Ces places élèves au privé sont financées à un niveau de 60 à 80% selon le cas. Ces places élèves disparues, devront être remplacees par des places au public à un financement de 100%. Tant et si bien que, selon le nombre de fermetures, il pourrait en coûter plus cher à l'état pour l'ensemble des places élèves. Donc des argents additionnels pour remplacer ce qui existe déjà plutôt que pour améliorer l'école publique.

      Voila pourquoi je suggère la rigueur dans les correctifs à apporter pour maximiser l'effet positif sur l'école publique.

      Je ne voulais pas enlever le crédit à Mme Marois pour les CPES mais simplement rappeler que ces mesures ont été prises durant la gouvernance Bouchard. Il ne faut pas oublier les coupures de 4 milliards que le gouvernement Chrétien avait imposées au Québec. On peut ne pas avoir aimé les choix du gouvernement Bouchard mais la situation était complexe.

  • Raynald Rouette - Abonné 24 juin 2017 08 h 06

    Le déclin du PQ est représentatif du déclin du Québec!


    Quelques sujets de réflexion.

    Voter QS ou CAQ, n'est rien d'autre que voter libéral ou pour le néolibéralisme.

    Le Québec est aussi divisé que la France. Ça n'augure rien de bon pour l'avenir.

    Les mots fierté, solidarité, démocratie devraient être rayés du vocabulaire des québécois.

    Considérant notre «endettement collectif». À quel moment le Québec frappera t-il le mur des restrictions imposées à la Grèce? Ne me dites pas que je fabule...

    • Nicole Delisle - Abonné 24 juin 2017 10 h 47

      Vous avez raison M. Rouette, le Québec d'aujourd'hui n'est plus ce pays de fierté que nous avons connu. Il glisse dangereusement vers un populisme de mauvais aloi. Notre identité, notre langue, notre culture que les gouvernements assoiffent de plus en plus ne sont plus que des accessoires folkloriques qui arrivent parfois à intriguer les touristes. Nous
      n'intéressons même plus les autres habitants "Canadians". Nous sommes un peuple qui s'étiole petit à petit et qui disparaîtra d'ici quelques décennies. Nous deviendrons une province multiculturelle, genre "Tour de Babel" où le jeu de mains ou l'anglais plutôt que le français deviendront le moyen de communication pour arriver à se faire comprendre. Ce qui fait notre unicité, notre identité s'évaporera comme un nuage brumeux dans la nuit des temps. Les jeunes favorisent l'ouverture sur le monde en ne connaissant même pas leur histoire, leurs racines et en délaissant leur langue qu'ils connaissent si peu et pour laquelle leurs ancêtres se sont battus pour la conserver. Le savent-ils seulement? J'en doute. C'est triste
      mais cela semble bien réel. Quand des artistes francophones préférent chanter en anglais plutôt que dans leur langue maternelle, et que certains adoptent même cette 2e langue, il y a de quoi rester songeur et perplexe.
      Quand tu n'es plus fier de parler ou de chanter dans ta langue d'origine,
      c'est que ton identité est plus que vacillante. Tu n'es plus vraiment québécois, mais citoyen du monde, sans aucune attache identitaire officielle! Comment peut-on aller de l'avant si on ne respecte pas d'où l'on vient! Triste réalité!

    • Benoît Landry - Abonné 24 juin 2017 11 h 19

      Ça vous fait du bien de répéter ces poncifes, je suis content pour vous.

      À force de d'accuser les autres de ses propres malheurs, le PQ récolte probablement ce qu'il sème....

      Ce n'est pas le déclin du PQ qui est représentatif du déclin du Québec, mais le cynisme et l'abstentionnisme.

      Depuis 20 ans au Québec malgré environ 2 millions de nouvelles personnes inscrites sur la liste électorale, les partis traditionels, que ce sont le PLQ, le PQ et la CAQ, n'obtiennent pas d'augmentation d'appuis.
      En 1994, l'additions des appuis de ces 3 partis étaits aux alentorus de 3 800 000 personnes, et le total représentait la mêmes chose en 2014. Par contre le nombre d'abstentionnsites a augmenté de 800 000 et Qs en a récolté 300 000.

      Alors faudrait un de ces quatre viser la véritable cible pour changer les choses.... ramener dans les bureaux de scrutins le tiers de la population qui a le droit de vote.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 juin 2017 15 h 53

      À Raynald Rouette,

      "Considérant notre «endettement collectif». À quel moment le Québec frappera t-il le mur des restrictions imposées à la Grèce?" - Raynald Rouette

      Bon.. l'épouvantail de la dette maintenant.

      À la fin des années 1990, le Québec consacrait 16% de ses dépenses au service de sa dette. L’an prochain, le gouvernement prévoit qu’il y consacrera 9,8%.

      Si notre niveau d’endettement était inquiétant, nous aurions vu nos paiements d’intérêt augmenter et non diminuer comme ils le font depuis plusieurs années.

      À 10% de remboursement par année intérêts et capital..

      Si une personne gagne 100,000$ par année..

      Trouveriez-vous si terrible qu'elle rembourse 10,000$ par année pour rembourser tous ses emprunts? : Auto, maison, chalet, prêts d'études etc, et qu'elle en conserve 90,000 $ pour vivre? Et ceci, alors que le programme de Québec Solidaire a toujours été présenté dans un budget équilibré.

      Christian Montmarquette

      Réféence: IRIS

      DETTE: QUATRE RAISONS DE NE PAS PANIQUER,
      Simon Tremblay-Pepin,
      21 MARS 2017

      .

  • Pierre Schneider - Abonné 24 juin 2017 08 h 35

    De mal en pis

    Ce nouveau sondage s'ajoute aux récents autres qui sont désastreux pour le Pq-Lisée. Nombre de militants pro-indépendance ont baissé les bras et ne savent plus que faire. Ils se réfugient à Qs et à la CAQ, qui se prétend nationaliste.

    Le Parti de l'indépendance aurait perdu son âme, sa raison d'être et, à force de camoufler son projet de pays, il perd de la crédibilité. On ne le voit plus aux barricades pour défendre la langue française, l'affichage, les CEGEPS francophones, etc. Et, plus souvent qu'autrement, c'est la CAQ que je vois aux actualités pour défendre les intérêts terre-à-terre des citoyens sur le terrain des vaches.
    Ça passe ou ça casse. Depuis le départ fracassant de P.K. Péladeau, qui avait suscité un regain d'espoir et obtenu des appuis de tous les milieux, rien ne va plus. Inutile de se mettre la tête dans le sable et de blâmer les médias et les autres.

    Le Pq-Lisée ne passe plus, malgré les mots que son chef actuel sait manier comme un grand jongleur peut jouer avec ses ballons.

    Le grand parti de René Lévesque est-il voué au sort qu'a connu la défunte Union nationale ? La question se pose et le congrès de septembre sera crucial pour la survie de cette formation.

    Peut-il être sauvé ? Saura-t-il en 2018 attirer de grosses pointures qui risqueraient de grandes carrières pour un parti qui entretient l'ambigüité sur son option et qui n’attire plus les jeunes pour qui la langue est devenue ringarde et bientôt folklorique ?

    Pendant ce temps-là, comme le démontre encore ce matin un grand quotidien, le français s'en va chez le diable dans le confort et l'indifférence générale.

    Triste époque que la nôtre où nous assistons à la brusque brisure d'un si beau rêve. "Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver", écrivait Miron.

    Les poètes n'ont, hélas, plus la cote en ce territoire redevenu une province comme les autres.

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 10 h 38

      M. Schneider, si le PQ se débarasse de M. Lisée, je ne serais pas surpris que M. Aussant tente sa chance pour le remplacer. Bien que je préfèrerais qu'il se présente pour QS lors des prochaines élections générales, il pourrait être une belle prise pour le PQ (social-démocrate, charismatique, indépendantiste qui ne louvoie pas...).

    • Marc Therrien - Abonné 24 juin 2017 17 h 30

      "Triste époque que la nôtre où nous assistons à la brusque brisure d'un si beau rêve. "Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver", écrivait Miron."

      La brisure d'un si beau rêve....comme dans la pièce "Les Voisins" de Claude Meunier et Louis Saïa où, dans la fameuse scène de la haie, ils font dire à un des personnages autistiques qui constate que le nouveau « chum » de sa fille a démoli sa haie avec l’auto de son père :

      "C’est pas ma haie ça! Dis-moi que c’est pas ma haie ça! Ma Haie!"

      "Je demande pas grand-chose au bon Dieu moé! Je demande rien! Y a pas moyen qui arrive rien dans (la) vie!"

      "En tout cas, j’pourrai dire que je l’ai eu mon Vietnam à soir."

      Marc Therrien

    • Michel Blondin - Abonné 25 juin 2017 09 h 52

      M Schneider,
      Je suis de votre avis. Le congrès de septembre doit faire ressortir qu'il y a de la chair autour des os.
      Il est insensé que le prochain gouvernement sous le PQ ne fasse aucune promotion de son projet de pays. Il est insensé de reculer sur les cégeps qui devraient tous être en français. Il est insensé de vouloir faire de l'identité un enjeu de dernières zones. Il est insensé de renier la loi 101 de 1977.

      Il reste 17 mois avant l'élection, c'est long longtemps. De perpétuer ces enjeux trop longtemps dans cette direction m'apparaît erratique au plus haut point.
      Peu à gagner et tout à perdre avec les éléments actuels.

  • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2017 09 h 09

    Rien de surprenant.

    Devant la dégringolade du PQ et du PLQ et la montée de la CAQ et de QS, des précisions s’imposent.

    D'abord les dégringolades. Pour le PLQ, il semble que ce soit le 68 % obtenu auprès de l'électorat non-francophone qui redeviendrait 80 % aux élections. Pour le PQ, l'échec de l'alliance avec QS pour renverser le PLQ et la promesse de ne pas tenir de référendum lors d'un premier mandat ajoutée au 13 % reçu par le chef comme meilleur futur PM laissent entrevoir que son alignement actuel ne lève pas.

    Maintenant les montées. Pour QS, la couverture médiatique reçue de Dubois-Nadeau et à son élection dans Gouin l'explique en grande partie, aussi son intention de faire des percées auprès de l’électorat. Non-francophone de Montréal. Du côté de la CAQ, à Québec et en régions, à l’exception de celles marquées par des activités associées aux ressources, ce parti semble chausser les souliers de l'ex-UN, là où l'impact des changements marquants le Québec dans les années 1970 jusqu'en 2000 s'est estompé depuis que le PQ se cherche une voie.

    Dans ce sondage, la CAQ, le PLQ et QS progresseront, sauf le PQ. C’est une tendance lourde, qui annonce des déchirements, en cours, au sein des indépendantistes. Le prochain congrès du PQ ne peut les ignorer.

    Difficile à dire ce qui se passera. Mais des ajustements s’imposent. Lever l'hypothèque de 2022 en est un pour, le cas échéant, passer à l'attaque, notamment par une élection plébiscitaire pour stopper le projet d’Énergie-Est s’il prend forme en 2019-2020. Un autre, fondamental, des politiques qui assurent un contrôle des électeurs et des électrices sur le pouvoir politique. Enfin, identifier des mesures en lien avec la création du pays du Québec dont la décision reviendra au peuple par élection avec une majorité de 50 % + 1.

    Sans ces ajustements, le PQ contribuera à l’expression des rêves d’antan, à droite comme à gauche, et permettra que le Québec se transforme en petit Canada.

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 10 h 57

      « passer à l'attaque, notamment par une élection plébiscitaire pour stopper le projet d’Énergie-Est s’il prend forme en 2019-2020 »?

      M. Bariteau, il me semble hasardeux de mettre TROP l'emphase sur le blocage de l'oléoduc de TransCanada lors des prochaines élections générales quand on sait que le PQ a donné son accord à l'oléoduc d'Enbridge. Point de vue crédibilité, le PQ a des croûtes à manger pour se faire un verni environnemental et on peut compter sur QS pour rappeler à la population que le PQ est plus ou moins vert, selon les dossiers.

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2017 15 h 10

      Monsieur Boulanger, Enbridge inversait les flux d'un oléoduc déjà existant pour recevoir du pétrole « sale » de l'ouest à un prix inférieur alors sur le marché internatioanel. Anticosti avec le PQ Marois cherchait à ramener à l'État du Québec, des profits rêvés par des pétrolières locales sans envergure que veut enrichir le gouvernement Couillard en les dédomageant d'avoir rêvé.

      Depuis, il y eut une chute des prix mondiaux et la conférence de Paris, deux facteurs qui ont changé la donne. Si on peut parler d'analyses à courte vue du PQ d'alors, les positions actuelles s'inscrivent dans un nouveau contexte mondial et Énergie-Est propose un pipeline de transport du pétrole des sables bitumineux sur la scène internationale en se servant du Québec et des lieux les plus habités, aussi du fleuve Saint-Laurent, pour réaliser ses profits.

      Il y a là une différence majeure.

      Dans le contexte des prix actuel, Enbridge n'aurait pas été approuvé le gouvernement du Québec et Anticosti aurait été mieux analysé avant de rêver les eux fermés.

      La question n'a rien à voir avec le tout au vert, mais à une autre façon de prévoir la transition, car, que vous vouliez être vert foncé ne change rien à l'usage du pétrole d'ici là. Aussi, bloquer Énergie-Est est-il devenu une obligation comme l'est tout autant un virage bien pensé dans la direction vert le vert.

      Ce n'est pas une question de pureté ni d'idéologie, mais de choix politique dans un contexte qui demande d'être bien soupesé avant d'agir en pensant aux générations suivantes.

    • Benoît Landry - Abonné 24 juin 2017 16 h 17

      M. Bariteau, votre deuxième intervention nous démontre très bien que le PQ de Mme Marois ne savait faire que des analyses à courte vue, malgré leur propagande électorale de 2012 qui promettait de faire autrement que le PLQ. Ils ont fait pire. Le PLQ en 9 ans de pouvoir, n'a jamais ouvert la voie au pétrole de l'Ouest autant que le PQ en 18 mois, sans parler d'Anticosti... ils ont dédommagé les pertes des firmes comme Pétrolia qui s'était fait donner le territoire de l'ile.

      Aujourd'hui le PQ prépare à nouveau sa propagande électorale avec le même monde qui était au pouvoir durant leur 18 mois de mandat. Confirmez-moi que Marceau n'a aucune chance d'être au conseil des ministres et je commencerai à prendre au sérieux les promesses du PQ

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2017 16 h 49

      Monsieur Landry, vous poussez trop fort vers le vide. Charest a vendu des droits d'explorations sur quasi tout le territoire au sud-oest du Québec pour des peanuts à 10 cents. Il a fait de mëme sur Anticosti. Marois a foncé à l'aveugle dans son piège pour une poignée de dollars.

      Si vous suivez l'actualité, vous devriez savoir que c'est le PLQ qui entend dédommager les firmes que Charest a promues pétrolières locales après avoir bloqué les municipalités et les propriétaires terriens de tout pouvoir.

      Qunat à votre dernier paragraphe, je saisis mal sa pertinence. M. Marceau est un comptable qui a cherché une réponse à une situation complexe en 2014 à cause d'un dollar élevé, une baisse des revenus de l'État du Québec découlant d'un sous-investissement sous le gouvernement Charest dans des secteurs de point pour des produits exportables sur le marché américain. Qu'il soit là ou pas ne change rien à la problématique actuelle.

      Quand vous avancez que le PLQ sous Charest n'a jamais ouvert la voie au pétrole de l'ouest, la réponse est simple. C'était plus avantageux de favoriser l'entrée du pétrole internationale et moins polluant avant 2012. Après, soit peu avant la chute des prix, la question fut tout autre.

      Ce sont ces considérations qu'il importe de prendre en compte en politique. Si on ne le fait pas, on fait des procès d'intention et on induit les gens en erreur. Personnellement, c'est une façon de faire que je ne veut surtout pas faire. René Lévesque avait raison de s'étonner, même de se scandaliser, de la facilité des partis politiques à fausser la réalité.

    • Benoît Landry - Abonné 24 juin 2017 18 h 06

      M. Bariteau, Le PQ nous avait promis de rendre publique le contrat secret concernant Anticosti, une fois au pouvoir, cela a pris un an avant de le publier quelque semaines avant de proposer une nouvelle entente. Celle-ci consituait vraiment un dédommagement pour les pétrolières locales et cesser de croire que le PQ n'était pas capable d'automonie et de se comnparer d'une manière comparable aux libéraux. Ces pétrolières locales avaient épuisé leurs ressources financières à entreprendre leurs travaux d'exploration, le PQ a choisi d'investir des sommes considérables dans l'actionnariat de ces cies, tout en restant minoritaire, ce qui a renflouer les actionnaires, et de fournir des garanties financières pour la poursuite de l'exploration. Le PLQ n'était pas allé aussi loin dans son soutien à l'industrie. Aujourd'hui nous sommes pognées avec cette entente, que le PQ voudrait que le gouvernment renie.

      Pour répondre à son programme vert, le PQ devrait aussi renier toutes les autres ententes que Mme Marois a signé avec l'industrie pétrolière de l'Ouest, ce n'est pas gentil ça car une signature c'est sacrée..... En tout cas c'est que M Lisée et Mme Hivon nous dise depuis un mois.

      C'est ça que disait mon euxième paragraphe, le PQ tente de nous faire croire qu'il agira de manière différente , mais tout en conservant les mêmes têtes d'affiche, comme M. Marceau, reconnu pour ne pas du tout être un social-démocrate et son refus obstiné de faire les choix que lui dicterait le nouveau programme péquiste. Nous avons donc encore une fois, un programme qui clignote à gauche avec une garantie quasi absolue d'une gestion à droite

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2017 21 h 09

      Monsieur Landry, je n'ai pas écrit que le PQ a bien fait les choses dans Anticosti, surtout avec un investissement avec des pétrolières locales.

      Aujourd'hui, on sait que les données sur le pétrole présent étaient de la frime. Pour moi, la question est la suivante : le gouvernement a-t-il bien été informé par le ministère en cause ? Je me souviens seulement que madame Ouellet n'était pas favorable à cet investissement et que madame Marois l'était.

      Le problème, à mes yeux, est le processus de décision. Au Québec, comme au Canada, le PM dispose de pouvoir trop grand de telle sorte que de telles décisions se prennent pour des motifs politiques.

      Vous écrivez que la PM Marois a investi dans des prétrolières locales à bout de capital pour poursuivre des activités de vérification. C'est ce qui s'est produit. On sait depuis que le pétrole présent fut de la frime, ce que ne semblaient pas savoir Hydro-Québec qui a vendu ses droits de forrage, mais que savaient les multinationales qui ne forraient pas sur Anticosti.

      Si des analystes remontaient dans le temps, ils pourraient révéler ce qui s'est passé. Une commission d'enquête serait appropriée. Ça me semble la seule façon de mettre les choses au clair. Si la PM Marois a agi comme vous le pensez, ça ressortirait. Pour moi, c'est nécessaire que nous sachions ce qui s'est produit.

    • Jacques Tremblay - Inscrit 24 juin 2017 22 h 09

      " Le sondage a été réalisé par l’entremise d’Internet auprès de 984 Québécois ayant droit de vote entre le 19 et le 21 juin. Les données finales ont été pondérées à l’aide de données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité afin de constituer un échantillon représentatif de la population. Par comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 %, dans 19 cas sur 20."

      La tendance révélée lors des derniers sondages est sans doute valide cependant un
      sondage internet par définition ne peut en aucun cas être représentatif de la population: une partie importante de la population qui votent ne sont pas sur internet et ceux qu'ils le sont ont, pour chaque strate de population, des valeurs très différentes des gens de leur strate respective qui ne sont pas sur internet. D'ailleurs, comme le révèle la dernière phrase citée plus haut, on ne peut établir d'échantillon probabiliste avec ce type de sondage et prétendre en faire une comparaison avec un véritable échantillon probabiliste. Cela est un manque de rigueur journalistique qui frôle la déinformation sinon la propagande politique.
      Jacques Tremblay
      Sainte-Luce, Qc

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 juin 2017 08 h 46

      @ M. Bariteau

      « Le PLQ et la CAQ, qu’on va appeler, pour faire court, le PL-CAQ, sont prêts à contribuer à rendre irréversible le réchauffement climatique », a-t-il dénoncé, confiant à son équipe « le mandat de faire un inventaire exhaustif de toutes les mesures qui seront à notre disposition pour faire en sorte qu’avec le Parti québécois au pouvoir, Énergie Est ne voie jamais le jour ». Un gouvernement péquiste s’affairera également à « renvoyer au Moyen Âge » la loi 106, qui octroie un droit d’expropriation aux sociétés pétrolières. Le PQ s’imposera comme le « parti de la nation verte » (propos de M. Lisée rapportés dans Le Devoir).

      M. Bariteau, si le PQ de M. Lisée veut s'imposer comme le « parti de la nation verte » lors des prochaines élections en s'appuyant notamment sur son opposition à Énergie Est, QS va être là pour rappeler à la population que cette formation politique est plus ou moins verte selon les dossiers.


      Voir : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/501040/le

  • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 09 h 53

    Jean-Martin Aussant

    J'aimerais bien voir débarquer Jean-Martin Aussant lors des prochaines élections générales comme candidat solidaire dans le comté de Rosemont. Il aurait de bonnes chances de gagner contre M. Lisée. En plus, il rehausserait la crédibilité de QS sur le plan économique. Cela dit, il est aussi possible qu'il attend le dépard de M. Lisée pour le remplacer à la tête du PQ. Cette hypothèse me plaît moins, mais elle est loin d'être farfelue.