Politique de réussite éducative: grandes orientations, peu de moyens concrets

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx jongle notamment avec l’idée de créer un ordre professionnel pour les orthopédagogues.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx jongle notamment avec l’idée de créer un ordre professionnel pour les orthopédagogues.

Le gouvernement Couillard lance sa toute première politique de réussite éducative qui identifie de grands objectifs mais reste vague sur les moyens de les atteindre.
 

Entre autres, le gouvernement annonce qu’il « entreprendra des démarches » en vue de créer un institut national d’excellence, qu’il « poursuivra » le déploiement de la maternelle 4 ans, et qu’il « analysera l’opportunité » de prolonger la période obligatoire de fréquentation scolaire de 16 à 18 ans.
 

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx jongle aussi avec l’idée de créer un ordre professionnel pour les orthopédagogues.
 

La politique, qui couvre la période 2017-2030, se veut le « point de départ d’une action gouvernementale énergique », peut-on lire dans le document de 80 pages.
 

L’objectif ultime est d’atteindre un taux de diplomation de 90 % d’ici 2030. Actuellement, le taux de diplomation réel au Québec se situe autour de 74 %. L’Ontario affiche un taux de réussite de 86 %.
 

Différents « chantiers » et « plans d’action » seront donc lancés afin d’atteindre cette cible, entre autres sur la valorisation de la profession d’enseignant, sur la place du numérique à l’école, sur la formation professionnelle, sur l’alphabétisation et la francisation.
 

Le gouvernement s’engage également à « réviser le modèle de financement » pour les élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage. Il promet d’instaurer un seuil minimal de services spécialisés dans les écoles, sans toutefois chiffrer ses ambitions.

 

9 commentaires
  • Nicole Delisle - Abonné 21 juin 2017 11 h 00

    On en vient toujours à cela: le financement!

    Beaucoup de belles idées ont été lancées au fil des années, mais les mesures concrètes, les moyens pour y parvenir et l'argent neuf pour tout financer demeurent des belles intentions, plus souvent qu'autrement! C'est toujours tentant de lancer de telles politiques, quand l'échéance électorale approche. Cela permet de se présenter comme un parti d'action et proactif. Mais qu'en sera-t-il vraiment le lendemain? C'est loin 2030, qu'en restera-t-il vraiment de cette annonce du 21 juin 2017?

    • Donald Bordeleau - Abonné 22 juin 2017 14 h 28

      La ministre Courchesne de l'Éducation vise un taux de réussite de 80 % d'ici 2020.

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/446337/decroch

      Reprise, mais 85% pour la réussite.

      une autre annonce pour 90 %pour la réussite.

  • Mario Jodoin - Abonné 21 juin 2017 11 h 34

    Un ordre professionnel pour les orthopédagogues?

    C'est bien la première fois que j'entends parler de cela! Où est le problème actuellement? L'accès à ces postes est déjà solidement encadré, je ne comprends pas... Ça ressemble à un lapin sorti d'un chapeau. J'ai hâte d'entendre les principales intéressées...

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 21 juin 2017 11 h 42

    Du vent

    justement pour s'attirer des votes ,leurrer les analphabetes et conserver le pouvoir et le magouillage.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 21 juin 2017 17 h 47

      Voilà! Tout est DIT! Il ne reste plus qu'à passer à l'ACTION...et d'aiguiser, encore et encore notre grande patience jusqu'au moment où l'on se rendra compte qu'il est peut-être trop tard et que nous n'avons pas les budgets pour combler les écueils...

  • Jean Breton - Abonné 21 juin 2017 12 h 39

    Des mots, des mots, des mots !

    Encore du baratin pour donner l'illusion qu'on agit. Le sympathique ministre Proulx est un maître dans ce domaine.

    Pour le ministre et ses souffleurs pédagocrates, la réussite ne se définit qu'en termes de résultats chiffrés, oubliant que l'essentiel de la formation humaniste ne se mesure guère.

  • Lucien Cimon - Inscrit 21 juin 2017 15 h 24

    Encore un dicours au chloroforme!
    On fabriquera des preuves de réussite en abaissant les exigences et en normalisant les notes.
    En trente-deux ans dans l'enseignement, j'ai vu ça au moins à trois reprises; en plus, à l'époque, il y avait encore des profs qui osaient critiquer ces méthodes méprisantes et pour les élèves et dommageables pour toute la société.