Démissions en bloc à Québec solidaire

Une dizaine de membres du parti ont délaissé les instances de Québec solidaire.
Photo: Québec solidaire Facebook Une dizaine de membres du parti ont délaissé les instances de Québec solidaire.

Les membres du comité de coordination de l’association de Québec solidaire Argenteuil ont démissionné en bloc au début du mois, frustrés par la décision du parti de fermer la porte à des pactes électoraux avec le Parti québécois (PQ).

« Cette décision nous place dans une position que nous considérons comme indéfendable dans le contexte actuel », ont écrit les cinq démissionnaires dans une lettre transmise au secrétaire général de Québec solidaire (QS), Gaétan Châteauneuf, le 9 juin.

« On n’a pas déchiré nos cartes, on reste membres », a insisté l’une des ex-membres de ce comité, Clotilde Bertrand. N’empêche : la « manière » dont QS a rejeté la discussion sur de possibles alliances avec le PQ et la décision de la direction, qui a gardé une entente de principe avec les autres partis souverainistes secrète, a dérangé à l’interne, selon Mme Bertrand. « C’est la façon dont ça s’est fait. C’est ça qui nous a fait très mal », a-t-elle dit.

Les membres du comité de coordination de QS Argenteuil estiment que des ententes électorales auraient permis de faire rayonner leur parti. « Nous souhaitions prendre le risque d’aller dans des actions qui auraient favorisé le fait de chasser les libéraux du pouvoir aux prochaines élections », ont écrit les démissionnaires.

La présidente de QS, Nika Deslauriers, a admis que, au total, une dizaine de membres du parti ont délaissé ses instances en raison de son opposition à discuter d’alliances avec le PQ. « Il n’y a pas eu de mouvement de masse », a-t-elle avancé. La grande majorité des personnes qui ont quitté leurs fonctions l’ont fait parce qu’elles n’étaient plus à l’aise d’effectuer le travail de terrain et de défendre une décision « qui n’était pas nécessairement la leur », a-t-elle dit.

« Plusieurs autres membres de l’association et des personnes de notre entourage ont été fort déçus de la position du parti. Même des gens qui venaient d’adhérer à QS ont regretté », a déclaré un autre démissionnaire d’Argenteuil, Bernard Duplessis.

87 commentaires
  • Jean De Julio-Paquin - Abonné 21 juin 2017 00 h 49

    La pointe de l'iceberg

    Une dizaine de membres auraient délaissé des instances. C'est déjà énorme pour un petit parti. Pas de mouvement de masse y parait, j'en doute. Imaginez l'effet de ces démissions sur les sympathisants de QS. Fallait s'y attendre, le sectarisme et les positions radicales ne peuvent que donner des résultats négatifs. Et le malaise chez les solidaires est palpable et GND n'y pourra rien, lui qui se voir déjà premier ministre.
    J'espère qu'Option Nationale prendra acte de ces défections chez QS et regardera du côté du PQ pour une éventuelle fusion.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 08 h 12

      À Jean De Julio-Paquin,

      "Une dizaine de membres auraient délaissé des instances. C'est déjà énorme.." - Jean De Julio-Paquin

      Vous avez l'énormité facile, il me semble..

      Le Parti québécois doit en perdre plus que ça par semaine.

      lol!

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 08 h 24

      À Jean De Julio-Paquin,

      Vous rêvez en couleur.

      Option nationale ne fusionnera jamais avec un PQ sans référendum au programme durant plus de 28 ans et jusqu'en 2022.

      ON fait la différence entre de véritables indépendantistes et un PQ qui a instrumentalisé l'indépendance pour gagner des votes sans la faire, et trop pissous pour la mettre au programme.

      En conclusion, QS ne veut pas du PQ parce qu'il n'est pas de gauche et Option nationale n'en veut pas non plus parce que le PQ n'est pas indépendantiste.

      - Finalement vouloir mettre le PQ au pouvoir c'est vouloir quoi?

      - Remplacer des libéraux rouges du Parti libéral, par des libéraux bleus du Parti québécois? - Non, merci.

      On nous a suffisamment fait avaler de cette salade amer.

      Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 21 juin 2017 08 h 29

      Meme s'est malsain de se rejouir des problemes des autres,faut dire
      que déja les magouilles et des omissions des dirigeants de QS
      ressemblent au style du parti libéral ainsi que la haine avouée de
      certains membres de ce parti envers le PQ les rendent déja peu fréquentables .Camoufler les faits et la vérité est terriblement
      malsain.La bonne volonté est primordiale en politique comme partout
      d'ailleurs pour le bien-etre publique.

    • Nadia Alexan - Abonnée 21 juin 2017 09 h 19

      À Monsieur Christian Montmarquette: Il ne faut pas s'entêter non plus. Les membres de Québec solidaire ont commis une faute grave en rejetant l'alliance qui nous aurait permis de nous débarrasser des Libéraux toxiques. Il faut admettre qu'ils ont fait une erreur pour ne pas envenimer nos relations avec le PQ. Mettre la tête dans le sable en niant l'évidence, ne va rien changer.
      De plus, il faudrait que QS arrête de s'allier avec les intégristes qui ont pris ce parti en otage.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 09 h 24

      À Jean-Pierre Grisé,

      "Les magouilles et des omissions des dirigeants de QS" - Jean-Pierre Grisé

      Il n'y a pas eu de "magouilles", mais "une erreur" reconnue par Andres Fonctecilla qui a démissionné.

      Quant au prétendu camoufflage..

      - Que dites-vous donc alors du Parti québécois qui a modifié et signé sa position sur l'Assemblée constituante sans en dire un traitre mot à ses membres?


      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 juin 2017 09 h 48

      @ M. Montmarquette

      « le PQ n'est pas indépendantiste » (M. Montmarquette)?

      M. Montmarquette, il faut être de mauvaise foi pour affirmer que le PQ n'est pas indépendantiste. On peut certes critiquer ce parti sur la façon dont il s'y prend pour mener à bien son projet (et vous ne vous en privez pas à cet égard), mais à mon sens, si les sondages étaient favorables à leur option, il est certain (!) que le PQ prometterait un référendum sur l'indépendance du Québec.

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 juin 2017 10 h 10

      « Pas de mouvement de masse y parait, j'en doute. Imaginez l'effet de ces démissions sur les sympathisants de QS. Fallait s'y attendre, le sectarisme et les positions radicales ne peuvent que donner des résultats négatifs. Et le malaise chez les solidaires est palpable et GND n'y pourra rien, lui qui se voir déjà premier ministre » (M. De Julio-Paquin).

      M. De Julio-Paquin, ça va tellement mal pour QS qu'il est rendu à 18% dans le dernier sondage de la firme Mainstreet. ;o)

      Voir : http://www.cime.fm/actualites/nouvelles/un-nouveau

      P.-S. : à l'instar de M. Montmarquette, je trouve que vous avez l'énormité facile.

    • Jocelyne Bellefeuille - Abonnée 21 juin 2017 11 h 06

      C'est sûrement un autre malaise à QS.

      Qu'on se rappelle cet autre drôle de comportement de QS. Il faut écouter jusqu’à la fin. Ce n’est pas Manon Massé, ni GND, ni même les membres de QS qui décident mais bien un “politburo ultra secret” qui mène la barque à visage masqué. C’est ce politburo qui a dit non à Manon Massé, GND et aux militants qui avaient déjà dit OUI à l’entente avec le PQ. Ils ont donc dû se rétracter! Qui sont-ils?
      C’est important à savoir et à faire circuler.

      https://www.youtube.com/watch?v=usEEdWvs9Sw

    • Jean De Julio-Paquin - Abonné 21 juin 2017 11 h 22

      Réponse à M. Montmarquette,
      Je comprends votre frustration. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour QS cet article du devoir.
      En réponse à votre première intervention, on parle bien de personnes qui occupaient des fonctions ou qui participaient à des instances. Voilà toute la différence. Une dizaine, c'est beaucoup.
      En réponse à votre deuxième intervention, ON n'a pas saboté comme QS la feuille de route pour l'indépendance. Voilà toute la différence. Cette formation politique doit prendre acte du geste posé par QS et se rallier aux partis qui ont été solidaires de la démarche et qui ne l'ont pas reniée.

    • André Joyal - Abonné 21 juin 2017 11 h 52

      @ M Grisé, quand vous évoquez la haine de certains membres de Q S envers le PQ, j'imagine que vous ne pensez pas au Pogo Dégelé, car lui, il n'est pas dubtout haineux. Il est de gauuuuuuche, oui à la Chavez-Maduro, voilà pouquoi il n'est pas au PQ.

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 juin 2017 12 h 22

      @ M. Montmarquette

      « Il n'y a pas eu de "magouilles", mais "une erreur" reconnue par Andres Fonctecilla qui a démissionné » (M. Montmarquette)?


      M. Montmarquette, voici ce que j'ai lu sur le site de Radio-Canada : « Le co-porte-parole de Québec solidaire Andrés Fontecilla quittera son poste à la fin de son mandat, en mai, pour « laisser de la place à la relève » et se consacrer pleinement à la prochaine élection dans la circonscription montréalaise de Laurier-Dorion ». Je vous montre cet extrait parce que votre citation peut porter à confusion.

      Voir : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1020274/andres

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 juin 2017 12 h 39

      @ Mme Alexan

      « il faudrait que QS arrête de s'allier avec les intégristes qui ont pris ce parti en otage »?

      Mme Alexan, qui sont exactement ces intégristes? Votre affirmation m'étonne.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 12 h 47

      À Patrick Boulanger,

      "M. Montmarquette, il faut être de mauvaise foi pour affirmer que le PQ n'est pas indépendantiste." - Patrick Boulanger

      Il est désormais (et depuis bien longtemps) abusif de parler du PQ comme d'un parti indépendantiste, puisque le Parti québécois n'aura pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022.

      Quoiqu'il dise ou tente de nous faire croire, dans les faits, le PQ n'est plus qu'un parti de pouvoir prêt à marchander ses valeurs fondatrices pour des votes.

      Tout autant que la CAQ, le PQ, est, et restera, un parti fédéraliste, tant qu'il ne demandera l'indépendance comme mandat de gouvernement.

      Il pourra peut-être le redevenir un jour (même si j'en doute).

      Mais on ne vote pas sur un mandat pour 2022 en 2018.

      On vote sur le mandat de 2018.

      Et il n'y a pas plus d'indépendance au programme du PQ qu'au programme de la CAQ et du PLQ en 2018.

      Ce qui fait bel et bien du Parti québécois un parti fédéraliste jusqu'à nouvel ordre.


      Christian Montmarquette

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 21 juin 2017 13 h 44

      @ Nadia Alexian Je relève : "...Monsieur Christian Montmarquette, il ne faut pas s'entêter non plus...Les membres de Québec solidaire ont commis une faute grave en rejetant l'alliance qui nous aurait permis de nous libérer des Liberaux toxiques... Il faut admettre qu'ils ont fait une erreur pour ne pas envenimer nos relations avec le PQ."

      J'aimerais bien que vous CLARIFIEZ votre phrase suivante: " Il faut admettre qu'Ils (les membres de QS) ont fait une erreur pour ne pas(sic) envenimer(sic) Nos (les relations de QS) relations avec le PQ."

      Je commence à avoir des doutes sur la portée de vos propos...

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 juin 2017 20 h 38

      @ M. Montmarquette

      M. Montmarquette, je ne partage pas votre opinion. À mon sens, être ou ne pas être indépendantiste ne se résume pas à promettre ou ne pas promettre un référendum. C'est passablement réducteur de présenter les choses de cette façon. Si dans les prochains sondages les Québécois embrassent l'option indépendantiste, vous pouvez être certain que le PQ va se raviser et faire sa prochaine campagne électorale en promettant un référendum sur l'indépendance du Québec. Cela dit, je suis d'accord que le PQ pourrait parler beaucoup plus d'indépendance et se montrer plus combatif par rapport à sa raison... d'être.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 07 h 37

      À Patrick Boulanger,

      Votre réponse est l'énoncé d'une opinion, alors que mon commentaire est celui d'un fait.

      On ne peut se prétendre indépendantiste quand on jure dur comme fer de ne pas faire l'indépendance. D'autant quand on part du principe que le PQ devra être élu deux fois de suite pour accomplir son plan, alors qu'il déjà fort hasardeux de croire que le PQ sera élu une fois.

      Jean-Martin Aussant n'a pas largué le PQ pour fonder son propre parti pour rien. C'est qu'il en avait raz-le-bol de ce double jeu du Parti québécois et de l'utilisation de la cause nationale à des fins électorales.

      En plus, vous me parlez d'une soudaine adhésion du PQ dans l'éventualité d'une remontée de l'indépendance dans les sondages, alors que c'est justement l'attentisme des conditions gagnante de Lucien Bouchard qui a tué la cause.

      Les choses de se passent pas d'elles-mêmes en politique. Il faut se battre et y travailler pour qu'elle arrivent.

      Or, pourquoi le PQ se battrait-il pour l'indépendance, alors qu'il la considère comme une nuisance à sa prise du pouvoir?

      Désolé, mais en ce qui me concerne votre opinion ne tient pas la route.

      Et tant que le PQ ne demandra pas un mandat de gouvernement pour l'indépendance, il est et restera parti fédéraliste qui surf sur une fausse image de parti souverainiste construite par Jacques Parizeau, autant qu'il surf sur fausse image de parti social-démocrate construite de René Lévesque.

      Alors qu'il n'est plus ni l'un, ni l'autre.

      Ça suffit l'hypocrisie. Réveillez-vous.

      Christian Montmarquette

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 07 h 52

      À Patrick Boulanger,

      "Si dans les prochains sondages les Québécois embrassent l'option indépendantiste, vous pouvez être certain que le PQ va se raviser et faire sa prochaine campagne électorale en promettant un référendum sur l'indépendance du Québec." - Patrick Boulanger,

      J'ajouterai que..

      D'emblée vous confirmez que le PQ n'est plus indépendantiste, puisque vous dites vous même que le PQ "va se raviser" et pourrait le redevenir..

      C'est quand même frappant cette admission.

      Christian Montmarquette

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 08 h 14

      À Nadia Alexan,

      "Les membres de Québec solidaire ont commis une faute grave en rejetant l'alliance.." - Nadia Alexan

      Je trouve assez particulier que vous traitiez une décision démocratique du Congrès de QS prise après des semaines de débats dans toutes nos instances de "faute grave".

      1) Ce n 'est pas "une faute" de refuser toute alliance avec un parti de droite comme le PQ pour un parti de gauche comme Québec Solidaire. C'est tout simplement : "cohérent".

      2) Et d'autant plus cohérent, que c'était le 4e Congrès de QS qui rejetait toute alliance avec le Parti québécois, ce qui représente donc une tendance lourde et une position "classique" de QS en parfaite cohérence avec la fondation même de Québec Solidaire, qui ne serait pas venu au monde si nous avions le moindrement pensé que le Parti québécois était un parti de gauche.

      Cette alliance-toxique aurait contribué à maintenir la confusion comme quoi le PQ serait "moins pire" que le Parti libéral, alors qu'ils sont aussi pires l'un l'autre et que le PQ n'est même plus souverainiste puisqu'il aura largué le référendum de son programme durant plus de 28 ans en 2022.


      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 juin 2017 11 h 44

      @ M. Montmarquette

      Je ne partage toujours pas votre opinion M. Montmarquette (même si vous tentez de la présenter comme un fait). Comme je l'ai souligné précédemment, on peut certes critiquer la façon dont le PQ s'y prend pour mener à bien son projet. À cet égard, plusieurs critiques valables et pertinentes peuvent être soulevées et vous en soulignez plusieurs dans vos commentaires (ex. : improbable prise du pouvoir du PQ; attentisme par rapport au projet indépendantiste; etc. ). Toutefois, être ou ne pas être indépendantiste ne se résume pas à promettre ou ne pas promettre un référendum pour les élections de 2018. C'est passablement réducteur (!) de présenter les choses ainsi. Par ailleurs, il est faux de prétendre que le PQ « jure dur comme fer de ne pas faire l'indépendance ». D'ailleurs, vous vous contredisez suite à cette citation en affirmant que « le PQ devra être élu deux fois de suite pour accomplir son plan ».

      À votre « [r]éveillez-vous » que vous m'adressez M. Montmarquette, je vais vous répondre ceci : arrêtez S.V.P. de vous comportez sur ce site comme une meneuse de claque pour votre parti politique.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 11 h 55

      À Patrick Boulanger,

      Je ne me contredit en rien du tout.

      Le PQ est, et restera, fédéraliste tant qu'il ne demandera pas le mandat pour faire l'indépendance. Ce qui est exactement le cas.

      On ne demande pas un mandat en 2018 pour 2022.

      C'est de l'arnaque.

      .

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 juin 2017 13 h 27

      @ M. Montmarquette

      M. Montmarquette, je crois que nous nous comprenons mutuellement même si nous ne partageons pas le même point de vue sur le sujet.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 14 h 22

      À Patrick Boulanger,

      Je le crois aussi, et je suis très généralement d'accord avec vos post que je ne manque pas de "liker".

      Et je m'excuse de vous avoir irrité.

      Les lignes que vous me reprochez étaient effectivement déplacées.

  • Raynald Collard - Abonné 21 juin 2017 06 h 27

    Sortir des ornières?

    Allons-nous asister chez QS à un réveil des vrais progressistes qui se sont buttés, à leur dernier congrès, à un noyau de membres suffisamment déconnectés de la réalité pour risquer de saboter les efforts de ce parti afin de sortir des ornières de l'idéologie?

  • Jean Lapointe - Abonné 21 juin 2017 07 h 21

    Je n'aimerais pas être traité de la sorte.

    «La présidente de QS, Nika Deslauriers, a admis que, au total, une dizaine de membres du parti ont délaissé ses instances en raison de son opposition à discuter d’alliances avec le PQ. « Il n’y a pas eu de mouvement de masse », a-t-elle avancé. »

    Est-ce que cela ne laisse pas entendre que pour madame Deslauriers ce n' est pas grave si seulement une dizaine de membres ont délaissé les instances de QS parce qu' «'il n'y a pas eu de mouvement de masse.»

    On dirait qu' elle ne le regrette même pas et on dirait qu'elle ne s'en inquiète pas dutout.

    Si j' étais membre de QS je n'aimerais pas être traité de la sorte.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 juin 2017 09 h 26

      C'est bien délicat, ces choses-là. Je n'ai pas senti qu'elles leur manquait de respect ni à leurs motifs.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 11 h 16

      À Jean Lapointe,

      Loin d'avoir un mouvement de masse qui quitte QS, le dernier sondage Mainstreet affiche au contraire une poussée à 18% des intentions de votes. Un record historique pour Québec Solidaire qui le place ainsi à 4% des intentions de votes du PQ.

      Faut croire que loin de décevoir les électeurs, le fait que QS se tienne debout devant le PQ a plutôt conquis le coeur d'un paquet de citoyens et citoyennes du Québec.

      Christian Montmarquette


      .

    • Jean De Julio-Paquin - Abonné 21 juin 2017 13 h 31

      Monsieur Montmarquette,
      Un sondage est hautement spéculatif tandis que les démisasions chez QS constitue un fait objectif irréfutable. Il faut l'admettre et non s'entêter.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 11 h 14

      À Jean De Julio-Paquin,

      "Un sondage est hautement spéculatif .." - Jean De Julio-Paquin

      Les sondages sérieux ne sont pas "spéculatifs" ils constituent une photo instantanée de la situation politique immédiate.

      Alors que loin de représenter une défection générale, au même moment des dites démissions, QS affiche non seulement des appuis record et historiques, dans ses intentions de votes, mais une nouvelle hausse de plus de 1000 nouveaux membres depuis son dernier Congrès.

      Ce qui démontre par A+B que le refus de la convergence et même le traitement de l'Entente avec Oui-Québec, furent de toutes évidences de très bonnes décisions et que j'appuient moi-même entièrement.

      Christian Montmarquette

  • Jacques Lamarche - Abonné 21 juin 2017 07 h 36

    Comme si le Parti québécois était ... !

    Les hautes instances de QS et aussi quelques membres des plus actifs parlent et agissent comme si le PQ n'était rien d'autre que la peste! Il est navrant également que Gabriel Nadeau-Dubois, un homme de bon sens et d'une grande rigueur intellectuelle, ne les ait point rappelés à l'ordre! S'il l'avait fait, toute l'image de QS en aurait été transformée, un grand nombre de souverainistes aurait commencé à méditer!

    GND risque de payer cher le regard méprisant qu'il porte sur l'histoire du PQ et de payer encore plus cher ses silences quand celui-ci est traîné dans la boue du racisme et de la xénophobie!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 juin 2017 09 h 27

      « ne les ait point rappelés à l'ordre! »

      On n'est pas au PQ ni en 81

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 10 h 57

      Corrigé.

      À Jacques Lamarche,

      "Il est navrant également que Gabriel Nadeau-Dubois (..) ne les ait point rappelés à l'ordre!" -Jacques Lamarche

      QS n'est pas un parti-de-chef comme le PQ et GND n'est pas "le boss" de Québec Solidaire, il est le représentant de ses membres.

      "Le boss" à QS, c'est justement : "Le Congrès".

      - Vous aurez voulu faire quoi?

      Que GND s'oppose à la liberté d'expression des délégués.es et muselle ses membres?

      D'ailleurs, le droit à la dissidence fait partie des statuts de Québec Solidaire depuis sa fondation.

      Ce qui place QS à des années lumières des accusations farfelues de Jean-François Lisée de politburo et de régime soviétique.

      Que Lisée continue de faire un fou de lui, et il plantera le PQ en dessous des 22% d'intentions de votes qu'il détient aujourd'hui.

      Y'a toujours bin des maudites limites à faire de la politique arriérée comme à l'époque de Maurice Duplessis.

      Christian Montmarquette

      .

    • Louise Collette - Abonnée 21 juin 2017 11 h 30

      On n'est pas en 81 mais il est vrai que le silence de GND pourrait nuire à QS. Pour ma part j'avais une certaine sympathie pour lui mais plus maintenant c'est certain.

    • Michaël Lessard - Abonné 21 juin 2017 14 h 33

      En tant que membre de QS, je considérais qu'il y avait des négociations avec OUI-Québec et d'autres instances souverainistes. J'étais aussi conscient qu'une alliance avec le PQ pouvait seulement se faire autour d'un plan convaincant et avec la confiance que le PQ respectera sa parole une fois au pouvoir. Rien de secret tant qu'à moi.

      Lisée, le chef du PQ (est-ce que les membres du PQ ont voté sur le plan de Lisée?), ne s'est pas engagé dans ses déclarations vers un plan convaincant. Les membres de QS n'ont pas confiance que le PQ, par exemple, mettrait en place une assemblée constituante réellement démocratique, menant un processus de démocratie participative.

      Test de réalité sur le PQ et le Bloc :
      J'ai souvent vu des membres du PQ et du Bloc quitter en colère parce que certaines directions imposaient leurs volontés de manière assez cavalière! Marois, par exemple, a fait quitter un très grand nombre de membres actifs. Après des années de membres en colère, on a vu la naissance d'ON. Le Bloc imposait parfois des candidat.es envers et contre l'association locale. Je ne parlerai pas du feu ADQ et du PLQ dont les directions ont la liberté de faire n'importe quoi (l'ADQ a dissout le parti avant de consulter ses membres!).

      Beaucoup de membres de QS étaient jadis au PQ et ont été écoeuré par les manoeuvres politiques non-démocratiques ; d'autres proviennent de l'UFP et du monde communautaire non partisan.

      Le comité de coordination de QS a fait une erreur, certes, mais ce parti demeure incroyablement plus démocratique que le PQ, le PLQ, etc.

  • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 07 h 45

    Un de perdu.. dix de retrouvés...

    Corrigé.

    Si c'est le fait de ne pas faire alliance avec le PQ qui a fait démissionner ces gens-là, c'est qu'il n'avaient ni compris les raisons de la fondation de Québec Solidaire ni subi eux-mêmes les agressions des politiques de droite du PQ et qu'ils n'auraient probablement jamais du y adhérer.

    Comme dit l'adage..

    Un de perdu.. dix de retrouvés.

    Et je suis convaincu que QS aurait perdu beaucoup plus des membres et de militants.tes à s'associer avec un parti de droite, dont sa raison d'être elle-même en servant de caution de gauche à un parti qui ne l'est pas, qui considère les politiques de gauche de QS comme extrémistes, radicales, voire "soviétiques" avec tout le mépris qui vient avec. Et peut-être moi, le premier.

    L'article parle d'une dizaine de membres qui ont quitté.

    Des chiffres confirmés par mes propres sources.

    Franchement pas de quoi faire un drame, le PQ doit en perdre plus que ça par semaine.

    Quant au reniement de signature,

    Andrès Fontecilla a reconnu lui-même avoir fait une erreur et a démissionné.

    Aurait-il été plus honnête que le CCN propose au Congrès une Entente qu'il n'appuyait pas?

    Poser la question, c'est y répondre.

    Christian Montmarquette

    .

    • Sophie Fréchette - Abonnée 21 juin 2017 09 h 43

      Non... le PQ ne perd pas une dizaine de membres de ses exécutifs par semaine! On ne parle pas de «simples» membres dans l'article: les démissionnaires sont membres d'un comité de coordination de circonscription, l'équivalent d'un comité exécutif de corconscription chez le PQ. Le PQ est la plus grande force politique au Québec, avec 90 000, dont plus de 14 000 sont des membres «jeunes». En comparaison, QS a entre 10 000 et 13 000 membres, tous âges confondus. Même en additionnant tous les membres du PLQ, de la CAQ, de QS et de ON, on n'atteindrait pas le même nombre de membres qu'au PQ!!!

    • Pierre Raymond - Abonné 21 juin 2017 09 h 54

      Parlant de M. Andrès Fontecilla, il aurait été intéressant d'entendre SES explications relativement à l'affaire de la « feuille de route ».

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 21 juin 2017 11 h 22

      @ M. Montmarquette
      pourquoi ne pas s'allier pour votre projet de société? L'important n'est pas le PQ ou QS ou ON c'est le projet de société.
      Une fois obtenu, ce projet, se cinder comme à l'époque de Taschereau et se trouver un Godebout qui fera l'affaire de QS et débattre des politiques a adopter.
      Mais pas de politburo qui dirige le parti.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juin 2017 13 h 39

      "Pourquoi ne pas s'allier pour votre projet de société?" - Nicole Ste-Marie

      Pour ne prendre que cet exemple, le PQ a eu 45 ans dont 22 ans au pouvoir pour éliminer la misère Québec. Et tout ce qu'il a fait, c'est de couper comme les libéraux et une fois de plus dans de déjà misérables chèques d'aide sociale. Et encore en 2012, il a traité Pharma-Québec d'extrémiste..

      À un moment donné, faut cesser d'être naïfs.

      Le PQ a eu tout le temps nécessaire pour changer et tout ce qu'il a fait est d'empirer les choses.

      Ça suffit comme ça.

    • Jean De Julio-Paquin - Abonné 21 juin 2017 19 h 54

      Monsieur Montmarquette,
      Vous dites que ce n'est pas un drame de perdre une dizaine de membres mais il s'agit de personnes travaillant dans des exécutifs de comtés. Ça devrait vous interpeller. Vous devriez vous et votre formation politique faire une analyse en profondeur des causes qui ont mené à ces démissions en bloc. C'est le plus grand service que vous pourriez rendre à votre parti et à l'ensemble des progressistes et indépendantiste du Québec.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 22 juin 2017 01 h 58

      " Vous devriez vous et votre formation politique faire une analyse en profondeur des causes qui ont mené à ces démissions en bloc. C'est le plus grand service que vous pourriez rendre à votre parti et à l'ensemble des progressistes et indépendantiste du Québec."Jean De Julio-Paquin

      Votre conseil, Monsieur Paquin, provient-il du cynisme ou de la bonne foi?

      À votre place, je me garderais une petite gêne... L'analyse critique que vous demandez à QS de faire, ne devriez-vous pas le faire depuis longtemps dans votre maison au PQ?

      Parlons de démissions en blocs au PQ. Sans remonter à la période des démissions de Lévesque, Laurin, Parizeau et j'en oublies au cours de vos crises internes des années 80... Le PQ a-t-il fait une analyse critique sur les causes de la démission de députés et ancien ministre comme Legault, et plus récemment, sous le régime Marois, de Aussant, Beaudoin, Curzi et Lapointe? Que penser de démission de Drainville? de votre ex-chef Pierre Karl Péladeau?

      Et la liste pourrait s'allonger dangereusement... s'il fallait relever tous les départs des militants et des militantes "progressistes et indépendantistes" qui déçu.es ONT QUITTÉ votre parti. Certains et certaines dont Monsieur Aussant, ont fondé un autre parti : ON. D'autres ont participé à la formation d'autres organisations sociales et politiques, dont QS. Et, malheureusement pour le mouvement souverainiste... un grand nombre des anciens membres et sympathisants du PQ, jadis souverainistes sont passés à la formation du parti nationaliste de droite la CAQ?

      Alors, Monsieur Poliquin, demandez si vous voulez à QS de faire une analyse critique sur son mode de fonctionnement, et sur les raisons ayant motivées le départ de l'exécutif de Vaudreuil! Par contre, le poids de votre bon conseil perd beaucoup de sa valeur si votre sens critique s'annule lorsqu'il s'agit d'analyser les causes du déclins de votre propre parti.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 juin 2017 08 h 01

      À Jean De Julio-Paquin,

      En ce qui me con concerne..

      S'il y avait restaient des membres des instances de QS qui prennent encore le PQ pour un parti progressiste, c'est qu'ils ou elles n'avaient pas leurs places à ces postes. Et le Congrès s'est bien chargé de leur faire comprendre.

      QS n'est pas venu au monde pour être le porte-queue du Parti québécois.

      Il n'y a pas plus cohérence pour Québec Solidaire à faire alliance avec le PQ qu'avec le Parti libéral.

      Christian Montmarquette