Nadeau-Dubois se dit prêt à prendre le pouvoir

Gabriel Nadeau-Dubois a été élu dans Gouin le 29 mai dernier.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois a été élu dans Gouin le 29 mai dernier.

Gabriel Nadeau-Dubois ne manque ni d’assurance ni d’ambition. Le nouveau député solidaire de Gouin voit grand, très grand. Pour son parti et pour lui-même.

Selon lui, Québec solidaire est aux portes du pouvoir, prêt à former le prochain gouvernement. Et quand QS prendra le pouvoir, à court ou à moyen terme, il sera prêt à occuper le siège de premier ministre du Québec.

Si ce scénario se présente, « c’est sûr que je ne reculerai pas », assure le jeune député avec aplomb, au cours d’une longue entrevue avec La Presse canadienne visant à faire le point sur ses débuts remarqués en politique active.

Mais il faudra d’abord qu’il soit désigné par sa base comme porte-parole aux débats des chefs de la prochaine campagne électorale et candidat premier ministre, comme l’était sa prédécesseure dans Gouin, Françoise David. Les statuts de Québec solidaire font en sorte que le parti n’a pas de chef, mais plutôt deux porte-parole, un homme et une femme, lui-même et Manon Massé. Les membres devront donc choisir entre les deux, à l’automne. 

Dorénavant, Québec solidaire se présente devant les gens en disant : Nous sommes prêts à former le prochain gouvernement

Il ne se fera pas prier pour être candidat premier ministre. « Si les membres me le demandent, c’est sûr que je vais y aller », dit M. Nadeau-Dubois, qui n’entend reculer devant aucun défi.

« J’ai envie d’être ici un bon moment », dit-il à propos de sa présence à l’Assemblée nationale, où il semble à l’aise comme un poisson dans l’eau, même s’il n’a que deux semaines d’expérience parlementaire derrière la cravate.

« J’adore ça [la vie de parlementaire] », commente-t-il, parce qu’elle est synonyme d’action. Depuis qu’il a été assermenté, il n’a pas chômé, multipliant les points de presse, posant des questions directement au premier ministre en Chambre, et potassant déjà ses dossiers en commission parlementaire.

Même si Québec solidaire demeure un parti marginal sur l’échiquier politique, avec trois députés et seulement 7,6 % d’appuis aux dernières élections générales, M. Nadeau-Dubois estime qu’il faut désormais inscrire Québec solidaire dans les ligues majeures, « une force politique de premier plan ».

« L’étape qui commence pour nous maintenant, c’est la marche vers le gouvernement », dit-il, fuyant toute fausse modestie.

QS va ratisser large dès octobre 2018, prédit le député, et gruger des votes à toutes les formations politiques, pas seulement au Parti québécois. Des libéraux et caquistes seraient prêts à voter QS, selon lui.

« Dorénavant, Québec solidaire se présente devant les gens en disant : Nous sommes prêts à former le prochain gouvernement », affirme le député, qui entame sa carrière politique sans complexe.

Personnage controversé

Malgré son manque d’expérience, il n’est pas exactement du genre à rester dans l’ombre. « Mon intention, c’est de déranger », confie le député de 27 ans. « Je ne suis pas venu en politique pour me tenir tranquille dans mon coin. »

L’ex-leader étudiant du printemps érable sait parfaitement que les opinions sont très tranchées à son sujet. Certains l’adulent, d’autres le qualifient d’arrogant. Mais il s’en fout. « Il y a des gens qui vont me détester, mais ça ne me dérange pas », laisse tomber celui qui ne veut pas se laisser distraire par ce genre de considérations.

En politique, ce qui l’anime, ce qui le motive vraiment, c’est « changer le système dans lequel on vit », c’est « transformer le système politique et économique », dit l’homme de gauche, qui veut « prendre le pouvoir pour changer les choses » en profondeur au Québec.

La conjoncture est parfaite, selon lui. L’exemple de plusieurs pays, dont la France, où le mouvement En marche ! lancé par Emmanuel Macron il y un an a été couronné de succès, représente une source d’inspiration et confirme sa vision des choses.

« Partout à travers le monde, il y a un vent de changement qui souffle très, très fort », note-t-il, décelant dans plusieurs démocraties une « fatigue » envers les partis traditionnels.

Sur cette lancée, il n’a aucunement l’intention d’édulcorer le programme du parti ou de le recentrer pour gagner des votes. Ce programme, il y souscrit totalement, sans réserve. Pas question, donc, d’arrondir les angles.

Car le problème de QS ne réside pas dans le contenu radical de certaines de ses propositions, mais plutôt dans le défi de transformer ses idées en « politiques publiques concrètes » visant à améliorer la vie des gens « au quotidien ».

Est-il d’accord, par exemple, avec le programme du parti sur la nationalisation de différents secteurs d’activité, comme les mines ? Oui. Il cherche quand même à se faire rassurant : « On ne veut pas nationaliser les dépanneurs. »

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94 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 18 juin 2017 16 h 55

    C'est quand?

    S'il peut me donner la date de sa victoire, j'apprécierais. Cela me donnera le temps de déménager hors du Québec.

    • Daniel Vézina - Abonné 18 juin 2017 23 h 03

      Effectivement, mieux vaut quitter le navire avant qu'il sombre...!

    • Danielle Houle - Inscrite 19 juin 2017 09 h 52

      Ouf, mais quel narcissique et irréaliste!

    • Benoit Toupin - Abonné 19 juin 2017 10 h 03

      A 15 mois des élections, les électeurs font du magasinage estival; on regarde sans trop de profondeur, se laissant attirer par la nouveauté et le tape-à-l’œil. Entre le « n’importe qui sauf… », qui a chassé Monsieur Harper de son poste à Ottawa et le « dégagisme » qui a amené à la présidence et aux législatives française du « Tout neuf », les courants électoraux des démocraties occidentales se transforment.

      Ce contexte est probablement capable du meilleur et du pire, parce qu’au fond des choses, la rigueur, par rapport aux politiques proposées, sera toujours la meilleure garantie du bien commun. Qui de nous prend le temps de lire les programmes politiques de chacun des partis; pourtant il y a là une représentation fidèle de ce qui anime les militants et les dirigeants des partis. Tentons-nous de mesurer, au moins sommairement, les effets de ce qui est proposé sur notre société? Pouvons-nous aller plus loin que les images construites par les médias, lesquelles sont souvent instrumentalisées pour soutenir l’intérêt bien plus qu’informer?

      Tous les partis ont 15 mois pour intéresser les électeurs à leurs politiques et montrer que leur vision est dans l’intérêt du bien commun. Pour le moment le système électoral uninominal à un tour permet à tous les partis d’obtenir une majorité avec 40% des 70% qui votent soient 28% des électeurs; bien peu pour avoir carte blanche…

      Tous ont leur sort entre leurs mains. Mais restons à l’écoute de tous; le pire serait de fermer le récepteur à certain et amplifier la voix d’autres. Un vieux parti peut se renouveler et actualiser sa vision; un parti plus jeune peut s’appuyer sur de vieux concept de gauche ou de droite et se complaire dans ses dogmes. Je souhaite que nous choisissions la rigueur plutôt que l’âgisme des partis et l’image du moment. À la fin le magasinage doit être réussi…

  • Jean-François - Abonné 18 juin 2017 17 h 09

    Prêt à gouverner...

    Premier Ministre rien que ça!!!

    Tu viens de te ridiculiser d'un seul coup jeune homme.

    Faut savoir faire ses preuves dans la vie, tu viens donc d'échouer le premier échelon primordial: le jugement.

    Au suivant

    Premier Ministre GNB... Non mais je rêve?

    TU ES QUI TOI?

    • Gaetane Derome - Abonnée 19 juin 2017 01 h 50

      Il semble que ce soit M.Nadeau-Dubois qui rêve,il s'est d'abord comparé a Bernie Sanders et maintenant il se prend pour le Président M.Macron..En plus,QS n'a que 7% des votes et il se voit au pouvoir,il rêve.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2017 07 h 29

      À Jean-François Malette,

      "Faut savoir faire ses preuves dans la vie." - Jean-François Malette

      Où le messie du PQ Pierre Karl Péladeau avait-il pris son expérience politique avant de se faire élire comme candidat au poste de premier ministre?

      - Au banquier à TVA?

      Alors que le PQ en doit une à GND pour avoir fortement contribué à débarquer Charest et pavé la route à l'élection du PQ en 2012.

      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 juin 2017 09 h 41

      @ Mme Derome

      « En politique, ce qui l’anime, ce qui le motive vraiment, c’est « changer le système dans lequel on vit », c’est « transformer le système politique et économique », dit l’homme de gauche, qui veut « prendre le pouvoir pour changer les choses » en profondeur au Québec.


      La conjoncture est parfaite, selon lui. L’exemple de plusieurs pays, dont la France, où le mouvement En marche ! lancé par Emmanuel Macron il y un an a été couronné de succès, représente une source d’inspiration et confirme sa vision des choses ».

      Mme Derome, je ne sais pas où vous prenez votre idée que M. Nadeau-Dubois se prend pour M. Macron, mais le texte du Devoir ne souligne pas cela.

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 juin 2017 09 h 44

      « TU ES QUI TOI? » (M. Malette)?

      M. Malette, vous semblez pourtant bien connaître M. Nadeau-Dubois pour écrire sur lui comme vous le faites.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2017 10 h 32

      "QS n'a que 7% des votes.." - gaetane derome

      Le dernier sondage Léger du 15 juin dernier affiche que QS détient 13% des intentions de votes à 9 points du PQ qui ne reçoit plus que 22%.

      À 9 points différence, je me garderais une petite gène face à la montée de QS.

      Christian Montmarquette

      Sondage Léger :

      http://storage.quebecormedia.com/v1/jdx-prod-image

      "

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 juin 2017 10 h 50

      Corrections : prise deux!

      « TU ES QUI TOI? » (M. Malette)?

      M. Malette, vous semblez (!) pourtant connaître M. Nadeau-Dubois pour écrire sur lui comme vous le faites.

    • Benoit Toupin - Abonné 19 juin 2017 13 h 26

      Tant que QS aura des porte-parole plutôt qu'un chef, c'est qu'ils se reconnaissent comme un parti marginal...

    • Jean-François - Abonné 19 juin 2017 16 h 01

      Au Pogo...

      Premièrement:si GNB s'était présent pour le PQ vous seriez en train de le détruire dans ces pages.

      Deuxio:pourquoi vous me parlez de PKP?

      Dans l'art de mêler les choses vous êtes vraiment le champion.

      Ceci dit, veuillez svp continuer à écrire : je me serts de vos textes pour dissuader des gens qui sont tenté par QS; et ça marche!

      Vous pensez vraiment aider QS avec vos propos?

      Mauvaise nouvelle!

    • Donald Bordeleau - Abonné 19 juin 2017 19 h 43

      Des excuses avant tout.

      Il ne faut pas faire des préjugés comme Monsieur Couillard pour ceux qui ne pense pas comme lui en les accusent de xénophobes et de racistes lors de sa malheureuse déclaration du 15 février 2017, 2 h 39 min.



      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-pa

      QS et le PLQ embarquent dans le même bâteau de l'islamique politique. Triste de voir Monsieur Chagnon qui demande à Couillard de retirer ses paroles.
      Comme les Dalila Awada et autres de notre monde occidental la bête la plus à craindre c'est finalement l'islam politique.

    • André Joyal - Inscrit 19 juin 2017 19 h 51

      Il se dit ce qui est bon pour un certain E.Macron peut être bon pour lui.

      Suffit que de marcher...Le pogo dégelé va l'accompagner vers le sommet:LOL

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 19 juin 2017 19 h 56

      Bien oui PKP n'avait pas d'expérience politique tout comme GND.

      PKP avait cependant toute une expérience économique.

      GND n'a aucune expérience économique.

      PKP n'est pas resté longtemps.

      Alors il est fort possible que GND ne soit que de passage aussi, le temps d'une élection. Lui qui rêve d'être premier ministre, si la tendance se maintient, et que Q.S. se ramasse avec une poignée de députés, va-til accepter de faire partie de la troisième opposition, dans les banquettes tout au fond, derrière la C.A.Q.?

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 juin 2017 10 h 52

      @ M. Malette

      « Premièrement:si GNB s'était présent pour le PQ vous seriez en train de le détruire dans ces pages »?

      M. Malette, je suis porté à vous donner raison là-dessus. Si M. Nadeau-Dubois s'était présenté pour le PQ, M. Montmarquette le présenterait probablement aujourd'hui sur le site du Devoir comme un dangereux gars de droite. M. Montmarquette a souvent de bonnes idées. Cela dit, il gagnerait en crédibilité, à mon avis, s'il cessait de se comporter comme une meneuse de claque pour son parti sur le site du Devoir.

  • Christian Montmarquette - Abonné 18 juin 2017 17 h 28

    Ça fait du bien à entendre!!

    Je vous dis que ça fait du bien à entendre après 11 années d'attente!

    Et on se demande pourquoi on n'avait pas entendu ça avant?

    - Comment peut-on espérer prendre le pouvoir si on ne le demande même pas aux électeurs.trices?

    - Bravo Gabriel!

    Christian Montmarquette

    • Chantale Desjardins - Abonnée 19 juin 2017 06 h 55

      Cette familiarité (Gabriel) est déplacée M. Montmarquette.
      Je ne vois pas ce gentil "chef" comme premier ministre pas avant 20 ans car le peuple n'est pas imbécile.

    • Pierre Schneider - Abonné 19 juin 2017 07 h 18

      Pas sûr que Manon n'a pas la même ambition. Le pit bull de Ste-Marie a plus d'expérience. M'enfin, on verra qui vaincra.

    • Nicole-Patricia Roy - Abonnée 19 juin 2017 07 h 45

      GND devrait méditer cette citation de René Lévesque : «On fait de la politique parce qu'on rêve mais on ne doit pas rêver en faisant de la politique.»

      Je reconnais à ce jeune élu des qualités indéniables pour faire de la politique, mais il devrait avoir un peu plus d'humilité et faire ses classes avant d'affirmer qu'il se voit Premier ministre!

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 19 juin 2017 09 h 06

      GND semble vouloir surfer sur l'élection de Macron en France...
      Atttention jeune homme...à la fable de la grenouille qui se voulait devenir aussi grosse que le boeuf...C'est très bien d'avoir de l'ambition mais Macron s'est fait les dents avant de sauter dans l' arène. Et si j'étais vous,
      tant qu'à imiter Macron,...allez-y donc avec un nouveau départ : construisez vous-même un nouveau parti...car avec QS vous n'irez nulle part...

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 19 juin 2017 10 h 53

      Avec les magouilles du Conseil du patronat du Québec et les magouilles des gouvernements fédéral et provincial avec l'immigration et les magouilles des investissements économiques ainsi que celles des 10 ans de pauvreté du Dr Couillard inc. pour apeurer les Québécois qui sont très frileux, ce ne sera pas au moins avant 40 ans.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2017 11 h 07

      À Nicole-Patricia Roy,

      "On ne doit pas rêver en faisant de la politique." - Nicole-Patricia Roy

      Certains péquistes semblent avoir la mémoire courte.

      Le NPD est passé de UN à 55 députés.es et a lavé le Bloc en l'espace d'une seule élection en 2011 au Québec.

      Bien malin celui ou celle qui pourra prédire les résultats électoraux dans un an et demi, alors qu'AUCUN expert ni journal n'avait vu venir la victoire de Trudeau.


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2017 11 h 36

      À Nicole D. Sévigny,

      "La grenouille qui se voulait devenir aussi grosse que le boeuf.." -Nicole D. Sévigny

      Si j'étais vous, je commencerais par m'occuper de ma propre grenouille avant de m'occuper des grnouilles des autres.

      Parce qu'à 22% des intentions vote dans le sondage Léger du 15 juin dernier.. Votre grenouille-PQ commence à être sérieusement dégonflée.

      Christian Montmarquette

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 19 juin 2017 12 h 23

      Cher camarade Montmarquette, vous devriez cesser de prendre vos projections pour des oracles. En juin 2011, le PQ végétait à 21% des intentions de vote, quant à lui le nouveau parti de François Legault surpassait les 25% et QS s'en tenait à 9%... ce qui n'a pas empêché le PQ de remonter à 33% des intentions de vote un peu plus d'an après, soit en juillet 2012... et de remporter le scrutin de septembre 2012. Alors d'ici octobre 2018, il risque non pas de couler beaucoup d'eau sous les ponts, mais un pétrole qu'on voudrait bien faire couler dans un oléoduc... avec la mobilisation politique que ce débat va entraîner. Aussi, vous feriez mieux de ne rien prendre pour acquis, surtout avec les engagements verts que vient de prendre Jean-François Lisée lors du dernier conseil national du PQ!

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 juin 2017 21 h 12

      "ce qui n'a pas empêché le PQ de remonter à 33% des intentions de vote un peu plus d'an après, soit en juillet 2012." (P-A Cotnoir)

      Cher Monsieur Cotnoir, vous avez raison de dire que le PQ, sous Madame Marois a remonté de 21% à 33% et former un gouvernement minoritaire! En effet, qui l'aurait cru quand on se souvient des départs fracassants des Lapointe, Aussant, Curzi et Beaudoin... J'en oublie peut-être!

      La question à se poser, comment se fait-il que Madame Marois a réussis l'impensable! Moi je me souviens de certains évènements qui ont permis à votre ancienne chef de sortir la tête de l'eau.

      1- Amir (député QS) faisait déjà des vagues pour dénoncer la corruption sous l'ex gouvernement Charest... Et Pauline Marois a fait front avec Amir pour exiger une commission d'enquête publique.

      2- Surtout. Qui donc a mis èchec et matte au gouvernement Charest... Réponse: La grande et combative grève étudiante des carrés rouge... Et qui était le dirigeant incontesté de cette mobilisation? Réponse Gabriel Nadeau Dubois... Et que fit Madame Marois? Imitant Amir qui portait le carré rouge, Pauline Marois porta le sien également... et même, Madame Marois sorti un petit chaudron pour accompagner une marche de protestation!

      Si le PQ, au printemps 2012 a remonté dans les intentions de votes, ce n'est dû qu'à son opportunisme politique de son aile parlementaire qui a applaudi de loin la mobilisation étudiante.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 21 juin 2017 11 h 25

      @ CM Mais vous n'êtes pas moi...! et vous défendez celui qui se prend pour le "roi" alors que vous devriez , en tant que solidaire, défendre les
      "sujets". La monarchie n'est pas un système démocratique.
      Je ne vous apprends rien !?

  • Johanne St-Amour - Inscrite 18 juin 2017 17 h 51

    Et les autres candidatEs?

    A-t-on pensé à faire le point sur ses débuts en politique active de Catherine Fournier, la plus jeune femme élue dans l'histoire de l’Assemblée nationale?

    Ou La presse n'en a-t-elle que pour ce jeune homme?

    • Patrick Boulanger - Abonné 18 juin 2017 23 h 51

      Mme St-Amour, c'est vrai que M. Nadeau-Dubois reçoit beaucoup d'attention de la part des médias. Il faut être de mauvaise foi pour prétendre le contraire. Toutefois, j'aimerais souligner qu'il est co-porte-parole d'une formation politique (contrairement à Mme Fournier).

    • Johanne St-Amour - Inscrite 19 juin 2017 10 h 27

      Oui, d'accord, M. Nadeau-Dubois est co-porte-parole, il a mené avec Léo Bureau-Blouin et Martine Desjardins le printemps érable, mais justement il n'est que co-porte-parole.

      Mais peut-être que les médias cherchent un «sauveur» comme Francine Pelletier qui le compare à Bernie Sanders!!! Ou encore à Emmanuel Macron, parce qu'il est jeune et a déboulonné les partis traditionnels en France.

      Assurément, M. Nadeau-Dubois ne pouvait pas dire qu'il ne voulait pas être premier ministre!

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 juin 2017 11 h 16

      @ Mme St-Amour

      « Oui, d'accord, M. Nadeau-Dubois est co-porte-parole, il a mené avec Léo Bureau-Blouin et Martine Desjardins le printemps érable, mais justement il n'est que co-porte-parole »?

      Mme Saint-Amour, M. Nadeau-Dubois est un des co-porte-paroles de QS.

    • François Guay - Abonné 19 juin 2017 11 h 44

      On vous parle de changer de contracteur, de passer le chantier à une autre équipe, et vous voudriez qu'on braque les projecteurs sur un petit tournevis tout neuf! Voyons!

    • David Cormier - Abonné 19 juin 2017 12 h 54

      Oui, je trouve aussi que Catherine Fournier ne reçoit pas toute l'attention qu'elle devrait dans les médias, surtout si on compare avec le petit communiste de Gouin. À titre d'exemple, le soir de l'élection à la direction du PQ, on voyait divers intervenants prendre la parole sur Radio-Canada devant les militants qui étaient réunis dans la salle où se déroulait la soirée. Quand Mme Fournier s'est présentée au micro, elle a rapidement été coupée pour laisser la parole à Patrice Roy et une autre de ses grandes et profondes analyses...

    • Benoît Landry - Inscrit 19 juin 2017 18 h 19

      @ David Cormier, vous avez raison, lors de la victoire de Catherine Fournier , j'avais hâte de l'entendre lorsque Radio Canada était en direct au local électoral, mais un organisateur local a pris la parole pendant plusieurs minutes, pour ensuite céder la parole à Jean-François Lisée pendant plusieurs minutes aussi. Ces deux mecs étaient tellement fier de la victoire de la jeune femme, qu'ils ne laissaient pas parler ... alors après 10 bonnes minutes, Radio-Canada est parti . Claude Ryan avait aussi cette attitude de croire que les réseaux étaient à son service

    • Johanne St-Amour - Inscrite 19 juin 2017 19 h 32

      M. Boulanger, je sais très bien que Nadeau-Dubois est co-porte-parole de QS! Ma phrase était mal formulée.

      J'ai parlé des trois personnes qui ont «mené» le printemps érable, et souligné qu'on n'avait pas fait autant de «publicité» à M. Bureau-Blouin et Mme Desjardins lorsqu'ils sont entrés en politique.

      Et justement, M. Nadeau-Dubois n'est que co-porte-parole. Bien entendu, on voit que les partisans de QS seraient probablement prêts à passer par dessus leurs sévères principes pour porter Nadeau-Dubois au bureau de premier ministre et laisser tomber l'autre porte-parole.

      J'ai l'impression que les médias semblent partis pour faire avec la «sanctification» de Françoise David, quelque chose de semblable avec Nadeau-Dubois: mais au lieu d'une sanctification, on semble s'enligner pour une glorification (sans preuves)!

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 juin 2017 22 h 20

      Les faits rapportés par Benoît Landry au sujet de Catherine Fournier sont rigoureusement exacts.

      Loin de la mettre en valeur, de lui donner droit au chapitre et de laisser Catherine Fournier s'exprimer. Le PQ n'a fait que l'utiliser pour tenter de rajeunir l'image d'un parti dont la moyenne d'âge des membres est toujours de 61 ans.

      Le Parti québécois était ainsi à des années lumières du droit de parole que QS a donné et donne toujours à GND.

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 juin 2017 08 h 35

      @ Saint-Amour

      « Bien entendu, on voit que les partisans de QS seraient probablement prêts à passer par dessus leurs sévères principes pour porter Nadeau-Dubois au bureau de premier ministre et laisser tomber l'autre porte-parole »?

      Mme St-Amour, sur quoi vous vous appuyez pour affirmer cela? Quant au poste de premier ministre, je ne connais pas les statuts de QS à cet égard, mais je serais étonné qu'ils permettent d'avoir deux co-premiers ministres. Pour votre part Mme St-Amour, connaissez-vous les statuts de QS à cet égard? La façon dont vous vous exprimez dans votre commentaire laisse entendre que vous vous y connaissez.

  • Claire Dufour - Inscrite 18 juin 2017 18 h 49

    Il en rarisse large le petit tintin Dubois

    Il faut donner une chance au coureur. Mais quand ledit coureur se berne de déclarations sans fondement, de manipulation et de manque flagrant de compétence, je n'approuve pas. Je vais relire ce texte publié car l'émotion a pris le dessus suite à ces afirmations. Peut-être trouverais-je un élément digne de mention mais j'en doute. Il ya trop de GND dans ce monde...