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Les questions de diversité divisent les péquistes

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Clement Allard La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Les 400 délégués du Parti québécois ont refusé dimanche d’appuyer les propositions phares destinées à attirer plus de Québécois d’adoption et de jeunes contenues dans le rapport « Faire partie de la solution » de Paul St-Pierre Plamondon.

Après que l’exécutif national eut rejeté les appels de l’ex-candidat à la chefferie du PQ à réserver des postes dans les exécutifs de circonscription à des personnes issues de la diversité, les délégués d’un conseil national spécial ont voté dimanche contre une proposition édulcorée proposant de « favoris [er] la présence d’au moins une personne de la diversité » dans cette instance.

Selon un militant de Saint-Henri–Saint-Anne, le PQ a raté une occasion en or d’« envoyer un bon message d’ouverture », et ce, moins d’un mois après avoir été taxé par des membres de Québec solidaire de « porter en lui » la « bête » du racisme.

Je ne dirais pas qu’il y aura un quota [de candidats issus de la diversité] C’est un souhait. C’est un objectif.

Les délégués avaient été convoqués à Drummondville afin d’entériner la feuille de route d’accession vers l’indépendance avalisée par tous les membres des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec). Mais, entre-temps, Québec solidaire a renié sa signature au bas de l’entente de principe. Le PQ s’adapte à cette « nouvelle conjoncture politique », a souligné le président sortant du PQ, Raymond Archambault.

Dans ce premier Conseil national « post-convergence », la déléguée de l’exécutif péquiste de la circonscription de Vachon, Marie Imatta Pierre-Lys, a appelé ses confrères et consoeurs à battre la proposition de M. St-Pierre Plamondon, puis à déployer toute leur énergie à rédiger un « beau programme qui va inclure tout le monde » en vue des élections générales de 2018. « Avant tout, je me considère comme une Québécoise. Que je sois noire ou femme, mes intérêts sont comme [ceux] de toutes les autres personnes. Si je me présente à un poste de conseillère, [il ne faut] pas que je sois favorisée parce que je suis noire, mais par d’autres qualités que j’ai », a-t-elle déclaré lors du débat.

L’émissaire de l’exécutif de Berthier, Patrick Gaétan Parent, a aussi voté contre la proposition de l’exécutif national, estimant que le concept de « diversité » prête à différentes interprétations : il n’est pas seulement ethnoculturel. « La diversité, c’est beaucoup plus que ça. C’est pas juste d’être noir. Ça, ça se voit vite quand on est noir », a-t-il illustré, suscitant des rires amusés… et des rires gênés.

Le résultat du vote, à main levée, était flou. « Proposition rejetée », a pourtant lancé le président d’assemblée sous le regard ébahi de M. St-Pierre Plamondon. « Je pensais qu’il [le vote] avait passé », a-t-il dit dans un impromptu de presse dimanche soir. Il a attribué le rejet de sa proposition principalement à l’intervention de Mme Pierre-Lys. « Ç’a beaucoup influencé le débat. C’est une bonne nouvelle dans la mesure où quelqu’un issu de la diversité au sein du PQ nous dit : il n’y a aucun problème au Parti québécois sur le plan de la diversité », a-t-il affirmé à moins de 15 mois des prochaines élections générales.

Il ne se satisfait pas pour autant du refus opposé à cette proposition centrale de son rapport « Faire partie de la solution » par les délégués. D’ailleurs, l’avocat promet de revenir à la charge avec une proposition similaire au congrès national du PQ en septembre prochain. « Malgré les succès individuels que certains ont pu avoir […], on a de l’ambition, on veut plus de diversité. Donc, je continue à penser qu’il faut mettre des mesures pour favoriser des places à des Québécois d’adoption ou des Québécois issus de la diversité. »

Quotas ou pas, la volonté du PQ de recruter en grand nombre des Québécois issus de la diversité culturelle (16 % de la population québécoise) qui partagent à la fois ses « valeurs », ses « propositions » et son « objectif indépendantiste » est réelle, a fait valoir le chef du parti, Jean-François Lisée. Il s’est fixé dimanche l’« objectif » de présenter au moins 20 candidats issus des communautés culturelles (sur 125) aux prochaines élections générales. « Je ne dirais pas qu’il y aura un quota, a-t-il précisé. C’est un souhait. C’est un objectif. » Mais, chose certaine, ces candidats ne seront pas tous dépêchés dans des circonscriptions imprenables, a promis le chef péquiste.

40 ans

Les délégués du PQ ont aussi balayé l’idée d’imposer un quota de 33 % de membres âgés de moins de 40 ans dans les instances de la formation politique, comme le proposait M. St-Pierre Plamondon. Les délégués se sont toutefois dits favorables à l’idée de « favoriser » l’octroi d’un poste sur trois à des membres âgés de moins de 40 ans. « C’est moins ferme », a noté M. St-Pierre Plamondon en fin de journée.

Le PQ, qui compte 80 000 membres, est « en renouvellement profond », a répété M. Lisée comme un mantra. Pour preuve, le nombre de membres âgés de moins de 40 ans a bondi de 33 % depuis le début de l’année, a-t-il avancé.

Aux yeux de M. St-Pierre Plamondon, ces statistiques démantèlent les préjugés selon lesquels « le PQ est le parti d’une seule génération » et « l’indépendance n’intéresse pas les jeunes ».


Lisée attaque le «PL-CAQ»

Promesse électorale de taille. S’il est porté au pouvoir, le PQ déposera « le budget du virage vert » dans lequel il consentira des centaines de millions de dollars à la rénovation verte. « Demain, pour le coût d’un nouveau barrage de la Romaine, on pourrait investir en rénovation verte, libérer autant d’énergie et soutenir pendant des décennies plus de 60 000 emplois. La prochaine Baie-James, elle n’est pas dans le Grand Nord, elle est dans chaque maison, chaque immeuble, au coin de chaque rue », a fait valoir Jean-François Lisée dimanche, après s’en être pris aux « trois imagos du pipeline Énergie Est », c’est-à-dire le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à Ottawa, et les chefs libéral Philippe Couillard et caquiste François Legault, à Québec. « Le PLQ et la CAQ, qu’on va appeler, pour faire court, le PL-CAQ, sont prêts à contribuer à rendre irréversible le réchauffement climatique », a-t-il dénoncé, confiant à son équipe « le mandat de faire un inventaire exhaustif de toutes les mesures qui seront à notre disposition pour faire en sorte qu’avec le Parti québécois au pouvoir, Énergie Est ne voie jamais le jour ». Un gouvernement péquiste s’affairera également à « renvoyer au Moyen Âge » la loi 106, qui octroie un droit d’expropriation aux sociétés pétrolières. Le PQ s’imposera comme le « parti de la nation verte ».
34 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 12 juin 2017 01 h 19

    La citoyenneté avant l'ethnie!

    Il faudrait favoriser la citoyenneté d'abord et avant tout. Tous les Québécois, incluant les gens issus de la diversité, sont fondamentalement des citoyens-citoyennes. On n’a pas besoin de rechercher la couleur de la peau, l'âge, l'origine ethnique, la culture, ou la religion de la personne pour qu'elle soit élue. Il faudrait rechercher les idées progressistes des candidats telles que la réduction des inégalités, la distribution de la richesse, la gratuité scolaire, et les citoyens et l'environnement avant les profits.
    Il faudrait aussi entreprendre l'enseignement de la citoyenneté dans toutes les écoles et les CÉGEPS, pour que nos jeunes puissent comprendre leurs droits et leurs responsabilités envers la collectivité, au lieu de ce cours bidon d'éthique et de culture religieuse.

    • Philippe Hébert - Inscrit 12 juin 2017 09 h 18

      Bien d'accord avec vous, mais il serait préférable d'avoir l'enseignement de la citoyenneté au secondaire plutôt qu'au CÉGEP, puisque ce n'est pas tous le monde qui font des études supérieures.

      De plus, le cour que vous voudriez remplacer sur l'éthique et la culture religieuse est justement au secondaire, et non au CÉGEP.

    • Benoit Toupin - Abonné 12 juin 2017 09 h 22

      Le titre du texte de Monsieur Bélair Cirino est malheurement mal choisi. Ce n'est pas les questions de disversité qui divisent mais bien des considérations d'égalité citoyenne et surtout du droit des membres de choisir leur candidat sans critères imposés. Cela n'empêche en rien l'ouverture à tous en toute liberté et démocratie.

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 juin 2017 10 h 01

      Monsieur Toupin, le titre de Bélair Cirino est malheureusemnt délibéré...

    • Benoit Toupin - Abonné 12 juin 2017 11 h 16

      En plus du titre tendancieux et inexacte (voir plus haut), Monsieur Bélair Cirono rapporte que: "Les délégués avaient été convoqués à Drummondville afin d’entériner la feuille de route d’accession vers l’indépendance avalisée par tous les membres des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec)."

      Or l'ordre du jour sur le site du Parti québécois ne contient qu'une seule mention au sujet de OUI-Qubec soit: "Le point sur les travaux de OUI Québec et les pactes électoraux." Donc un point d'information.

      Les seules propositions soumises aux votes auraient portées sur "Oser repenser le Québec".

      N'étant pas présent, je ne peux confirmer le tout mais je doute...

    • Christiane Gervais - Inscrite 12 juin 2017 13 h 52

      Il faut donner un entraînement de gagnants à tous, que tous aient accès aux mêmes possibles, et ensuite que le meilleur ou la meilleure se démarque au fil d'arrivée, peu importe sa couleur, son origine, son lieu de naissance.

    • Michel Blondin - Abonné 12 juin 2017 13 h 59

      @M Toupin,
      Étant présent, je confirme:

      -Point d'information et
      -Propositions du conseil national au prochain congrès, en fonctions des statuts: "Oser Repenser le Québec", à débattre.
      Il est issu du document Faire partie de la solution.

      19 des 21 propositions ont été adoptées, modifées ou non.
      La proposition 11 rejetée a fait l'objet d'une discussion. Le mot diversité a semblé trop vague, incluant tout sans nuance. Et sur le point que, ce qui nous réunit, "on est tous des citoyens québécois".
      L'autre rejet concerne les statuts.
      Rien à casser du sucre!

    • Benoit Toupin - Abonné 12 juin 2017 15 h 14

      Je viens de voir que 19 des 20 propositions de "Oser repenser le PQ ont été adoptées... Alors pourquoi on ne parle que de celle qui a été remodelée...

    • Christiane Gervais - Inscrite 12 juin 2017 16 h 25

      Non mais, contrairement aux titres des médias, se peut-il que l'on ait refusé ces quotas parce que nous croyons, au Parti Québécois, qu'un Québécois de plusieurs générations ou un nouveau Québécois, s'ils s'impliquent, s'ils militent, s'ils se font connaître dans leur comté ont autant de chance l'un que l'autre, l'une que l'autre, de nous représenter à l'assemblée nationale et de devenir ministre dans un gouvernement péquiste?

    • Benoit Toupin - Abonné 12 juin 2017 16 h 27

      Merci Monsieur Blondin. La très grande majorité des médias ont suivi les mêmes ornières. Pourquoi?

      Faudra-t-il que les observateurs présents à un évènement deviennent les gardiens de faits?

      Les faits mis en évidence selon le contexte et la réalité d'un évènement, sans filtre caché, est-ce trop demander à nos médias?

  • Jean Jacques Roy - Inscrit 12 juin 2017 05 h 40

    Encore la feuille de route?

    "Les délégués avaient été convoqués à Drummondville afin d’entériner la feuille de route d’accession vers l’indépendance avalisée par tous les membres des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec)."

    1- L'exécutif du PQ était-il d'accord avec le contenu de cette fameuse feuille de route?

    Nous savons que "l'éxécutif" de QS a renvoyé ses délégu.es à OUI-Québec avec le mandat de refaire ses devoirs pour ajuster des concepts en concordance au programme du parti des solidaires.

    Monsieur Lisée et certains chroniqueurs du Devoir ont fait un procès d'intention à la direction de QS qui n'a pas jugé oportun de faire voter à son congrès, en mai 2017, une "feuille de route" qui demandait d'être amendée, et qui de toute façon étant ou n'étant pas acceptée, faisait une projection par rapport à un mandat électoral situé entre 2022 et 2026!

    Pour mieux éclairer le public, ne serait-il pas à propos de savoir qui a rédigé cette feuille de route? Si "l'exécutif" du PQ, par la voie de ses mandataires à OUI Québec (comité créé et dirigé par Madame Charbonneau (péquiste notoire)) était au courant, il est légitime de penser que la feuille de route en question compromet la direction du PQ, non celle de QS.

    2- Enfin, est-ce que les délégué.es péquistes rassemblé.es en Conseil ont-ils étudié cette "fameuse" feuille de route? L'ont-ils adoptée... amandée? Sera-t-elle un document majeur du congrès de l'automne du PQ!

    Bref, si le contenu du document de Oui-Québec était si parfait, si engageant pour mettre en marche le processus pour l'indépendance, pourquoi l'éxécutif, le Conseil National, le Congrès et les 80000 membres du PQ ne l'assume-t-il pas MAINTENANT? Si cette feuille fait l'affaire de ce parti... Personne ne l'empêche d'en faire ouvertement la promotion!

    Sinon, on pourrait penser que cette feuille n'aura été conçu que dans le but d'allumer un feu de paille et justifier l'immobilisme!

    • Jean-Yves Verreault - Inscrit 12 juin 2017 08 h 47

      Il serait sage de se garder une petite gêne quant à la feuille de route et au camoufflage de QS lors du dernier congrès de mai. Votre préoccupation à savoir si cette feuille de route a été discutée à Drummondville ou si elle le sera au congrès de l'automne est pour le moins risible. Il faudra bien un jour que les québécois comprennent que QS n'est pas un parti souverainiste et qu'il joue sur ce tableau par pur électoralisme.

    • Benoit Toupin - Abonné 12 juin 2017 09 h 45

      Mise au point. Les délégués n'ont pas été convoqués pour entériner la feuille de route d’accession vers l’indépendance avalisée par tous les membres des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec).

      Je vous invite à lire l'ordre du jour sur le site du Parti québécois: Celui-ci indique l'item: "Le point sur les travaux de OUI Québec et les pactes électoraux."

      Les seules propositions soumises aux votes portaient sur "Oser repenser le Québec"

      Sur une prémisse inexistante, votre critique perd sa pertinence.

    • Jean Jacques Roy - Inscrit 12 juin 2017 11 h 10

      @ Monsieur Toupin, merci pour ce renseignement qui corrige le reportage mediatique, où vous clarifiez que les délégués péquistes n'ont pas été convoqués pour enteriner la feuille de route d'accession vers l'indépendance... proposition, nous nous souvenons qui provient d'une instance indépendante (nous supposons) des différents partis.

      @ Monsieur Verreault. Quelle gêne faudrait-il y avoir à poser des questions!

      Monsieur Toupin qui semble connaître l'ordre du jour de convocation des délégué.es du Conseil national extraordinaire du PQ affirme que la question de la feuille de route n'a pas encore dépassé l'enceinte de l'exécutif du PQ et n'était même pas à l'ordre du jour du dernier CN!

      Or, en mai 2017, l'ordre du jour convoquant des délégué.es de toutes les régions ne portait nullement sur les propositions de OUI Québec!

      C'est donc étonnant, après tous les reproches que la direction du PQ a fait à l'exécutif de QS concernant cette feuille de route... que ce même exécutif fasse la promotion de la proposition de OUI Québec dans les medias, sans qu'aucune instance du PQ ne l'ait discutée et moins encore enterinée?

      Pourquoi, ce qui semblait si "anti-démocratique" - au point de faire l'objet de chroniques dans le Devoir - en accusant la direction de QS, pourquoi les directions unilatérales du PQ deviendraient-elles "démocratiques" lorsqu'eles proviennent en direct des directions du chef et de l'exécutif du PQ?

      Quelle gêne devrait avoir QS alors que ce parti a une position programmatique concernant l'accession à l'indépendance.... Alors que le PQ, hormis peut-être Lisée ou son éxécutif ou OUI-Québec, n'en n'a pas!

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 juin 2017 12 h 48

      @ M. Verreault

      « Il faudra bien un jour que les québécois comprennent que QS n'est pas un parti souverainiste et qu'il joue sur ce tableau par pur électoralisme » (M. Verreault)?


      M. Verreault, comment expliquez-vous que ON envisage la possibilité de fusionner avec QS, un parti fédéraliste, selon vous? ON est-il également fédéraliste, de votre point de vue?

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 juin 2017 13 h 18

      « Nous savons que "l'éxécutif" de QS a renvoyé ses délégu.es à OUI-Québec avec le mandat de refaire ses devoirs pour ajuster des concepts en concordance au programme du parti des solidaires. »?

      M. Roy, toute cette histoire de feuille de route chez QS n'est pas claire pour moi et pour bien du monde, je crois. Pouvez-vous m'indiquer EXACTEMENT sur quoi vous vous appuyez pour affirmer cela (ex. : articles; discours; sources personnelles; etc.)?

    • Jean Jacques Roy - Inscrit 12 juin 2017 19 h 50

      @ M. Boulanger. Je me base sur 2 déclarations en provenance des medias. L'une de la présidente de OUI Quebec, Claudette Charbonneau et l'explication de Manon Massé, co-porte parole de Québec Solidaire.

      Madame Charbonneau a expliqué que les délégué.es des différents partis représentés à Oui-Québec avaient pris un accord concernant une feuille de route en rapport à une éventuelle démarche pour l'accession à la souveraineté du Québec. Cette proposition de OUI-Québec, pour devenir effectivement une "démarche commune" devrait donc être présentée et discutée... et donc possiblement amendée par les Congrès de chacun des partis représentés à Oui-Québec.

      Manon Massé, pour sa part, a confirmé que la direction de QS, n'avait pas trouvé totalment acceptable la proposition émanant de OUI-Québec, se basant sur les positions adoptées sur la Constituante à un Congrès antérieur de QS.

      De là, et c'est une façon de dire, je déduis que la direction de QS a demandé à ses délégué.es de faire rapport à OUI-Québec et c'est en ce sens que ceux-ci devaient refaire leurs devoirs.

      Il n'y a donc rien de "dramatique" en cela. Madame Charbonneau, raison du tapage médiatique fait sur cette question, a décidé d'ajourner les travaux le temps que les esprits refroidissent. Et Manon Massé, de son côté, n'a rien affirmé qui irait dans le sens de désavouer les travaux de OUI-Québec et était d'accord que rien n'empêchait Oui-Québec de reprendre éventuellement ses pourparlers.

      C'est ce que j'ai compris. Et je ne vois rien d'anti-démocratique dans les rapports entre QS-OUI Québec et ses délégué.es.

  • Jocelyn Mercier - Abonné 12 juin 2017 06 h 38

    Diversité culturelle?

    Au Québec, il ne doit y avoir qu'une seule culture. La culture canadienne française. La paix sociale passe par l'assimilation des immigrés. Si le PQ est pour le multiculturalisme, alors le PQ n'est pas souverainiste. Ailleurs sur la planète, le multiculturalisme représente le conflit, la guerre civile. Ce que pensent les ennemis du Québec comme le PLQ, QS et la CAQ n'a aucun intérêt.

    • Luc André Quenneville - Abonné 12 juin 2017 08 h 56

      voilà le plus bel exemple qui explique ma défection au mouvement souverainiste et au PQ en particulier. Mon pauvre monsieur, la démographie du Québec a un score positif grâce à l'immigration (et c'est la même chose dans les 9 autres provinces). l'assimilation est la pire chose qu'on puisse souhaiter au Québec... tout est dans l'intégration (et pas en sens unique), la sauvegarde de TOUTES les cultures et de tout mettre en place pour améliorer le "vivre ensemble". On ne survivra que par cette diversité que vous décriez tant. C'est en ouvrant nos bras aux nouveaux arrivants que ceux-ci embrasseront la culture du pays d'accueil et, qu'à leur façon, ils deviendront les nouveaux ambassadeurs. Les Canadiens français, comme vous dites, ne se reproduisent pas, alors vous avez deux choix : le repli sur soi et mourir ou s'ouvrir aux autres et perdurer dans l'histoire de ce pays.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 juin 2017 09 h 31

      Et la culture liée aux Premières Nations au Québec, par exemple, comment la qualifiez-vous M. Mercier? Comme une vue de l'esprit? Comme une culture inexistante? Ou, peut-être, comme une culture indésirable qu'on devrait vite faire disparaître pour le bien de la nation québécoise? J'aimerais bien vous lire à cet égard.

    • Jean-Henry Noël - Inscrit 12 juin 2017 11 h 21

      Monsieur Quenneville, je vous mets au défi d'intégrer les habitants de Parc Extension, par exemple. Et il n'y a pas que ce quartier qui comprend uniquement des immigrés. La fracture est déjà faite. Les Québécois fuient Montréal, une ville d'étudiants et d'immigrés. Quant à la position de Madame Pierre-Lys, je dirai qu'elle ne parle qu'en son nom. De plus, si cette position fait l'affaire du PQ, c'est que le PQ ainsi déclame qu'il est un parti nationaliste et identitaire. Je pense que la majorité des Non-Québécois désapprouverait Madame Pierre-Lys.

  • Jacques Labonté - Abonné 12 juin 2017 07 h 13

    Le Parti Québécois rate son virage et prend le champ

    Madame Pierre-Lys déclare au congrès : " Si je me présente à un poste de conseillère, [il ne faut] pas que je sois favorisée parce que je suis noire, mais par d’autres qualités que j’ai. "

    La logique d'une telle déclaration est que s'il y a moins de 50% de femmes dans les positions de pouvoir, s'il y a moins de 33% de personnes issues des minorités dans les instances du pouvoir au PQ, c'est qu'elles sont moins intelligentes, moins compétentes que les hommes blancs. Un déni extraordinaire de l'existence du sexisme et du racisme systémique, typique du discours libéral !

    Je suis tellement heureux que Québec Solidaire ait refusé la convergence avec le Parti Québécois. En 2017 ! Ce n'est pas de l'histoire ancienne !

    Monsieur Saint-Pierre Plamondon, vous vous sentiriez probablement plus à l'aise à QS. Venez nous y rejoindre.

    • Michel Blondin - Abonné 12 juin 2017 09 h 17

      Monsieur Labonté,

      Prendre le contre pied des paroles d'une déléguée ne fait pas de cet énoncé une vérité. La logique propositionnelle qui accepte que la double négation donne une vérité est le fondement de votre déduction un peu étriquée. Dans cette situation, nous en sommes loin!

      Que QS soit multiculturaliste est un fait politique qui favorise la minorisation des francophones en s'associant aux même multiculturalisme des libéraux du Québec comme ceux du Canada.

      Si je comprend bien les paroles de Madame Pierre-Lys c'est que la qualité première d'un.e candidat.e n'est pas de faire partie d'une minorité mais d'être quelque chose comme une personnalité remarquable par des atouts autres.

      D'user de ce raisonnement pour l'appliquer à la question des proportions entre les hommes et les femmes en politique est presque une hérésie en déduction.

      Cette façon de voir de Madame Pierre-Lys est aussi compatible avec l'intention de proposer plusieurs personnes des minorités à la prochaine élection.
      Avec égard, l'interpréter différemment est une réflexion de virgule.

    • Antoine W. Caron - Abonné 12 juin 2017 09 h 48

      Votre "logique" ne m'impressionne pas. La principale raison du nombre relativement faible de néo-québécois au PQ est qu'ils se sentent moins interpellés par la possibilité de l'indépendance, et souvent peu enclins à renouer avec des bouleversements politiques après avoir quitté des pays en situation chaotique (sans parler de la vision "canadian" qui occupe la plupart de l'espace médiatque). Avec le temps, toutefois, ils sont de plusen plus nombreux à voir l'indépendance de façon positive, et c'est absolument essentiel à l'accession du Québec au statut de pays.

    • Philippe Hébert - Inscrit 12 juin 2017 09 h 52

      C'est une lutte au racisme systémique dans la fonction publique où tous les emplois sont protégés par des lobbys de syndicats et les ordres professionnels qu'on doit faire.

      La discrimination positive ne fait que creuser d'avantage de préjugés envers les minorités.

      Allez demander à tout vos amis issus de communautés visibles, et ils vous diront exactement la même chose que Madame Imatta Pierre-Lys. Ils veulent être jugés sur leurs compétentes, pas leurs apparences.

    • Luc Fortin - Inscrit 12 juin 2017 12 h 08

      Monsieur Labonté,

      Après avoir lu sur ce que sont les paralogismes, relisez-vous et faites une analyse logique de votre discours. Si vous faites cette démarche vous aurez une belle leçon à retenir et en resortirai grandi.

  • Pierre Schneider - Inscrit 12 juin 2017 08 h 56

    La division

    A-t-on écrit que le débat sur la convergence avait divisé Québec solidaire ?