Québec solidaire dans la tourmente

Véronique Hivon et Jean-François Lisée ont dénoncé les agissements du «Politburo» de Québec solidaire.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Véronique Hivon et Jean-François Lisée ont dénoncé les agissements du «Politburo» de Québec solidaire.

À trois jours de l’élection partielle dans Gouin, Québec solidaire est plongé dans la tourmente causée par son rejet de l’entente des OUI Québec et les problèmes internes que cela a déterrés.

« Quand on a des problèmes internes, on n’a pas le goût de les étaler sur la place publique », a confié vendredi au Devoir l’un des membres du comité de coordination national (CCN) de Québec solidaire, André Frappier. Or, dit-il, « tout le monde a de la misère à comprendre pourquoi Andrés Fontecilla [le négociateur de QS] a signé l’entente ».

En matinée, le chef du PQ, Jean-François Lisée, avait comparé le CCN de QS au « Politburo » qui contrôlait tout au sein du parti communiste soviétique.

Le chef péquiste accuse ce comité d’avoir saboté l’entente signée par le président du parti Andrés Fontecilla et la militante Monique Moisan avec les autres partis souverainistes du groupe OUI Québec.

« Au Politburo, il y avait des gens de mauvaise foi, qui avaient un pouvoir prépondérant et qui ont roulé dans la farine les co-porte-parole, les militants de Québec solidaire, les membres de Québec solidaire, tout le mouvement indépendantiste. »

Visiblement très en colère, Véronique Hivon leur a reproché d’avoir « torpillé » une « entente sans précédent pour le mouvement indépendantiste au Québec ».

M. Frappier, l’un des membres influents de ce comité, réfute ces accusations. « Notre mandat, c’est d’appliquer les décisions qui sont prises par les membres en congrès ou en conseil national », dit-il. Le comité a néanmoins décidé de ne pas soumettre l’entente signée avec les OUI Québec à ces mêmes membres lors du Congrès. Selon M. Frappier, cela aurait été prématuré. « On voulait arriver à proposer quelque chose aux membres au moment où on aurait senti que c’était acceptable. »

Cet ancien syndicaliste est lui-même un opposant notoire à un rapprochement avec le Parti québécois. À la veille du Congrès, il avait d’ailleurs signé une lettre vitriolique dans Le Devoir contre le PQ. Quand on le lui fait remarquer, il rétorque que « ça, c’est [lui] », mais « qu’il y en d’autres qui ont appuyé la convergence et les échanges de comtés avec le PQ ». « On n’est pas un comité de coordination monolithique. »

À ses yeux, M. Fontecilla n’aurait tout simplement pas dû signer. Quant à Mme Moisan, il avance qu’on l’a moins blâmée parce qu’elle n’avait pas assisté aux réunions du Comité de coordination et n’était pas aussi au fait du dossier que M. Fontecilla. « On était très loin d’une entente », dit-il. « On ne voulait pas se mettre à faire un blitz à un mois du congrès. » QS s’opposait notamment à l’idée du PQ que les membres d’une Assemblée constituante soient nommés par l’Assemblée nationale. « Nous, on veut que ce soit une assemblée élue en totalité par la population. »

Joint en fin de journée par Le Devoir, M. Fontecilla a concédé que l’entente prévoyait que les membres de la constituante soient en partie élus et en partie nommés. Mais à ses yeux, cela était déjà un gain important. Refusant de critiquer ouvertement le comité, il a fini par concéder qu’une différence « d’interprétation » les séparait.

Si lui voyait dans l’entente un verre à moitié plein, le comité y voyait plutôt un verre à moitié vide, a-t-il concédé lorsqu’on lui a suggéré cette comparaison. « Je pensais qu’il y avait moyen d’améliorer cette entente et mon comité de coordination nationale considérait plutôt qu’il n’y avait pas de place à l’amélioration, a-t-il résumé. On pensait que si on nous envoyait négocier, c’était pour arriver à une entente. »

Il rejette en outre « les accusations gratuites » de Jean-François Lisée. « Il a un intérêt politique à s’essuyer les pieds sur notre dos », dit-il.

Des militants mécontents

Par ailleurs, les péquistes ne sont pas les seuls à être en colère contre le comité de coordination. « J’ai beaucoup de mal à comprendre que le CCN de Québec solidaire nous ait caché cette entente avant le vote sur les alliances », a dénoncé le militant et ex-candidat au poste de porte-parole masculin Jean-François Lessard.

« Il est difficile de ne pas voir, dans les agissements de l’exécutif et du CCN, un sabotage de la meilleure chance de faire l’indépendance qui se soit présentée […] depuis 1995. »

En entrevue, Manon Massé a défendu le comité en affirmant qu’il avait présenté un rapport sur les échanges avec les OUI Québec lors du Congrès.

Or ce rapport a été présenté longtemps après le vote sur les alliances, et ce, lors d’un huis clos médiatique. De plus, selon nos sources, il aurait été soumis en vitesse alors que beaucoup de membres étaient déjà partis. M. Frappier a expliqué que le comité ne voulait pas trop exposer l’erreur de M. Fontecilla.

Pendant ce temps, Jean-François Lisée et Véronique Hivon étaient sur toutes les tribunes vendredi pour inviter les militants solidaires à se rallier à eux. « Nous disons à ceux qui ont cru au Québec solidaire de Françoise David que ce Québec solidaire là, l’appareil n’existe pas. C’était un écran de fumée », a-t-il notamment déclaré.

Questionnée sur les défections au sein du parti, Mme Massé a parlé « d’un maximum de trente membres » ayant quitté le parti ces derniers jours. En entrevue, la députée a réitéré qu’il s’agissait d’un imbroglio et qu’elle comprenait que les gens « soient déçus ».

Elle a même tendu timidement la main au Parti québécois. « C’est une période où on va avoir à retisser des liens, apprendre à se faire confiance », a-t-elle dit en entrevue au Devoir. « Mais on a bien des dossiers pour le faire », a-t-elle dit avant d’ajouter que Québec solidaire allait « continuer à travailler avec tout le monde » pour « permettre au Québec d’avoir son indépendance ».

112 commentaires
  • Pierre Beaulieu - Abonné 26 mai 2017 11 h 42

    Politburo?

    Je dirais plutôt les intérêts clandestins du PLQ, leurs financiers.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 14 h 57

      « Politburo...» - Pierre Beaulieu

      En lançant de la sorte sur la place publique et de manière toute aussi irresponsable, abusive que gratuite des concepts comme "Parti communiste soviétique" et "politburos". Et ceci, alors que le Parti communiste du Québec loge au PQ et non à QS depuis des années. Lisée vient nous faire reculer 70 ans en arrière à l'époque du Maccarthysme et des chasses aux sorcières.

      Une telle enflure verbale est non seulement indigne d'un futur chef d'État, mais à l'image de son parti complètement incohérent, en plus d'attiser la haine et les préjugés.

      Mais alors.. - Que faisait donc Lisée et sa Convergence à insister de la sorte pour faire alliance avec un parti de infesté de communistes et leur permettre d'influencer le pouvoir?

      - Mais vous voyez bien que toute cette mise en scène de petite politique de lançage de boue ne tient pas la route.

      QS ne propose pas un régime totalitaire communiste quand i revendique le scrutin proportionnel qui engendre des gouvernements de coalition.

      Il est démocrate.. rien de plus.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      « Chefferie du PQ: même le Parti communiste du Québec appuie Pierre Karl Péladeau» - Le Huffington Post Québec 21/10/2014

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 16 h 48

      "(...) il revendique le scrutin proportionnel qui engendre des gouvernements de coalition." CM

      Lesquels (les gouvernements de coalition) exigent des partis une capacité de négocier, de mettre de l'eau dans son vin, et qui ne peuvent fonctionner lorsque, d'avance, une partie refuse de même envisager une entente...

      Dans un gouvernement de coalition il faut faire des concessions difficiles sur des politiques fondamentales en échange d'autres concessions difficiles de l'autre partie - dans l'alliance électorale, ET QS ET le PQ auraient eu une députation plus large que sans l'alliance.

      QS a échoué le test dans une situation où la négociation était beaucoup moins exigeante, et les concessions moins difficiles, que celles qui impliquent la participation à un gouvernement de coalition.

      Il est étonnant de voir un parti qui réclame à cor et à cri la proportionnelle, qui mène souvent à des gouvernements de coalition, refuser de même envisager la possibilité d'une entente strictement électorale mutuellement avantageuse avec un autre parti qui pourrait former le gouvernement.

    • Pierre Fortin - Abonné 26 mai 2017 18 h 44

      J'ai appris récemment que le PQ était raciste, qu'il était néolibéral ... et le voilà communiste.

      Eh Ben !

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 20 h 31

      À Raymond Labelle,

      Loin d'être une "main tendue" comme Lisée et vous-même tentez de le faire croire.. La Convergence machiavélique de Lisée était ce qu'on appelle "Une fourchette" aux échecs M. Labelle. Un double attaque, où quoi que fasse le joueur adverse, il perd une pièce.

      En conséquence..

      A) Si QS acceptait de converger, il reconnaissait du coup le PQ comme parti progressiste (ce qu'il n'est pas depuis belle lurette) et rendait sa propre pertinence inutile sur l'échiquier politique (à quoi bon deux partis progressistes au Québec? ..aussi bien se ranger derrière le plus gros, hein?)

      B) Et si QS refusait la Convergence péquiste, il passait pour sectaire et l'instrument de l'éternelle réélection des libéraux; une position à laquelle Lisée n'a pas manquer aujourd'hui même d'ajouter que le PQ est si à gauche et si progressiste, qu'il faut être un extrémiste soviétique du politiburo pour être à gauche du PQ.

      Voilà en survol le plan réel de notre grand stratège en chef du PQ qu'il avait mis en place dès le départ et dont je me suis personnellement chargé de démasquer afin que Québec Solidaire ne tombe pas dans ce véritable "piège-à-ours" tendu par le PQ.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Philippe Couillard a-t-il raison d'affirmer que les restrictions budgétaires du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard en 1997-1998 étaient pires que celles qu'il impose en 2015?

      - Vérification faite : oui.

      Radio-Canada, "L'Épreuve des faits, 7 AVRIL 2015

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 20 h 34

      À Pierre Fortin,

      Et bien moi, je viens d'apprendre que QS était doté d'un politburo..

      Une chance que Lisée me m'a dit!

      Parce que je suis membre fondateur de QS et je ne le savais pas!

      .

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 23 h 16

      M. Montmarquette, voir réponse à 26 mai 20h 46 et 20h50 - quant au sujet dont il est question.

      M. Toupin vous répond sur la question des restrictions budgétaires à (26 mai 22h50) et la met en contexte mais, quoiqu'il en soit, nous sommes en 2017 - QS n'est quand même pas pour refuser toute alliance avec le PQ pour l'éternité à cause du budget Bouchard de 1997. De toute façon, c'est une autre discussion.

    • Michel Thériault - Abonné 27 mai 2017 06 h 49

      "Et ceci, alors que le Parti communiste du Québec loge au PQ et non à QS depuis des années." - Christian Montmarquette

      Monsieur Montmarquette, ça fait des lustres que vous écrivez dans ces pages que le PQ est un parti de droite et néolibéral. Et là, coup de theâtre, c'est un parti communiste ! Ben coudonc...

      Remarquez que ça ne me touche pas vraiment car je ne voterai jamais pour le PQ, un parti qui ne fait la promotion de l'indépendance qu'à petites doses, pour ne pas "faire peur".

      Il reste donc Option nationale mais ce parti est encore malheureusement trop marginal quant aux intentions de votes.

      Enfin, tout ça n'est que du "blabla". Pendant ce temps, tous ces députés de tous les partis qui se chicanent sur la place publique ont une job à vie à l'Assemblée Nationale et peuvent nourrir leur famille. Si je voulais leur faire un procès d'intention, je dirais que c'est tout ce qu'ils veulent. L'indépendance ? Bof...

      Les anglos du ROC nous regardent et se bidonnent devant notre incapacité à s'organiser. Vu de l'extérieur, nous sommes franchement pathétiques.

      Le temps et la démographie jouent contre nous.
      Le fera-t-on un jour notre Pays ?

      Michel Thériault, apatride.

    • Sylvain Bolduc - Abonné 27 mai 2017 06 h 49

      @ M. Montmarquette

      Svp, continuez ainsi à défendre QS et de dénoncer le PQ comme vous le faites.

      Vous êtes vous-même en train de démontrer que le PQ a bien raison et au nom de tous les souverainistes je vous dis: MERCI ;-)

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 27 mai 2017 06 h 49

      M. Montmarquette,

      C'est QS qui s'est peintureluré dans le coin. À lui d'en subir les conséquences.

    • Jacques Lamarche - Abonné 27 mai 2017 08 h 41

      M. Montmarquette, vous confondez Lucien Bouchard et le PQ! Il s'agit de deux mondes, bien qu'à un moment dans l'histoire, ils purent cohabiter!

      Il a démontré plus d'une fois, depuis sa retraite, qu'il était bien peu ¨péquiste¨. Il faut arrêter de charrier! Cet homme, en dépit de tous ses mérites, est loin d'incarner l'âme du Parti québécois et d'avoir grandi son histoire!

    • Jean Richard - Abonné 27 mai 2017 09 h 32

      On transforme une averse en ouragan, une petite brise en tornade...

      Il nous manque quelque chose au Québec : des médias libres et indépendants, à défaut desquels il devient difficile d'y voir clair.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 10 h 41

      À Jacques Lamarche,

      "M. Montmarquette, vous confondez Lucien Bouchard et le PQ! Il s'agit de deux mondes.." - Jacques Lamarche

      Deux mondes?

      Au PQ..

      Plus ça change..


      "Le premier budget Marceau -La rigueur pour plaire aux marchés"- Le Devoir, 21 novembre 2012

      "Le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, a présenté un budget ascétique, carburant aux compressions et destiné à amadouer les marchés financiers."

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364519/la

      ,

    • Louise Nepveu - Abonnée 27 mai 2017 13 h 49

      M. Richard, on a Le Devoir comme média libre et indépendant et c'est une grande chance pour les Québécois! Le lisez-vous? Il n'a de complaisance pour aucun parti poltique et se fait volontiers très critique autant envers le PQ que le PLQ, la CAQ ou QS. Mais ces temps-ci, il est certain que QS a l'épiderme hypersensible. Il n'a qu'à s'en prendre à lui-même.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 13 h 53

      À Michel Thériault,

      "Ça fait des lustres que vous écrivez dans ces pages que le PQ est un parti de droite et néolibéral. Et là, coup de theâtre, c'est un parti communiste ! Ben coudonc..." - Michel Thériault

      Pour répondre à votre question, je vous dirais qu'Ici comme ailleurs, il reste malheureusement encore beaucoup de gens pour croire que le PQ pour un parti social-démocrate et souverainiste alors qu'il n'est ni l'un ni l'autre et que ses politiques le démontrent.

      Il était de plus, très incohérent pour le Parti communiste du Québec (PCQ) de soutenir le PQ au moment même où PKP, champion des lock-out, est devenu chef du Parti québécois.

      Ceci dit, tout ce que cela démontre est la démagogie décomplexée de Jean-François Lisée qui n'a pas hésité une seconde à associer QS au "politburo" du Parti communiste soviétique sur la base d'une erreur reconnue d'Andrès Fontecilla alors qu'il existe au sein même des rangs péquiste un parti communiste complet qui l'appui.

      - Est-ce qu'on devrait croire pour autant que le PQ est communiste? Mais bien sûr que non. Mais l'inverse est aussi vrai pour Québec Solidaire.

      C'est cette démonstration qu'il fallait comprendre, soit la démagogie de Lisée et non le communisme du Parti québécois même s'il fût lui-même déjà membre de l'Internationale socialiste.

      Quant au pays..

      Pour réussir à convaincre, il faudrait y mettre autre chose qu'un drapeau qui ne satisfait que les nationalistes identitaires, soit, de la substance M.Thériault.

      Une substance que les citoyens eux-même doivent y mettre afin que le projet d'indépendance soit à l'image de leurs espoirs et de leurs aspirations et non le projet d'une petite élite politique préoccupée de maintenir ses privilèges et ceux de leurs amis des élites économiques du 1%.

      Christian Montmarquette

      Référence:

      « Adhésion du Parti Québécois à l’Internationale Socialiste » :

      — Fédération des Québécois de Souche, 14 avril 2013

      .

    • Colette Pagé - Abonnée 27 mai 2017 15 h 18

      S'en prendre à l'ex PM Lucien Bouchard qui a contribué à amener le Québec le plus près de son indépendance c'est oublier l'histoire en plus d'être injuste.

      Il faudrait les voir ces solidaires au Gouvernement s'ils étaient confrontés à une crise économique ou à la menace d'une décote. Prompt à blâmer mais certain de ne jamais former le Gouvernement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 17 h 46

      "S'en prendre à l'ex PM Lucien Bouchard .." -Claude Gélinas

      - Vous parlez de ce Lucien Bouchard père des Lucides, avocat des pétrolières? Qui a tué le projet d'indépendance avec l'attente des conditions gagnantes qui a traité les Québécois de paresseux?

      Références :

      La paresse des Québécois - La Presse, 22 février 2012

      .

    • Yvon Hachey - Inscrit 27 mai 2017 23 h 52

      J'en ai ras le bol de ces hurluberlus de la gauche diversitaire mondialisée!
      Tout ce qu'ils écrivent est un tissus de conneries indigestes. Dogmatisme et extrémisme de «gauche», voilà ce qui les caractérise. Maintenant nous pourrons ajouter qu'ils sont incapables de respecteur leurs signatures, faisant passer leurs vils intérêts partisans avant l'intérêt de la nation.

  • Jean-François Trottier - Abonné 26 mai 2017 12 h 03

    Voilà. Enfin.

    Le PQ a été en période dépressive extrêmement longtemps. 22 ans pour être précis.

    Ça va faire. Il est grand temps que les enfantillages, tant de droite que de prétendue gauche, cessent. La lourdeur décisionnelle de QS, entre autre, en fait un instrument pour les spécialistes de la "dictature du peuple" dont les pires sont ceux qui sont au pouvoir et souhaitent saper tout effort de prise en charge en manipulant tout ce qui grouille et grenouille.

    Ne jamais sousestimer la "côté sombre" du PLQ. Jamais! La division de l'opposition est avant tout son oeuvre, depuis au moins 20 ans sinon plus.

    La joute qui consiste à être le plus démissionnaire que joue QS est finie.

    Finis les porte-parole. Ou bien ils se décident à parler en leur nom propre, ou bien ils partent. En politique, l'irresponsabilité n'a pas sa place. On n'a besoin depersonne pour "porter la parole" des déléguées. Suffit de lire les journaux.
    Les perroquets, c'est assez.

    La mise sur tablette de l'indépendance via une "assemblée constitutive" dont il ne ressortira rien, c'est assez. Que QS se dire fédéraliste et qu'on n'en parle plus puisque c'est le cas.

    Finie la défense unique de n'importe quelle minorité sauf la principale, francophone. Il ne suffit pas de la nommer, il faut prendre fait et cause en conséquence. Le sens des conséquences n'étant pas le fort de QS, il est temps que le traitement de faveur dont il a joui se termine.

    - Connaisssance nulle de la société à laquelle il s'adresse.
    - Connaissance nulle en matière d'économie.
    - Lâcheté dans son approche culturelle.
    - Fausseté dans son approche constitutionnelle.

    Sans oublier ses analyses faussées en matière de santé. Autant que de sortir le PLQ il faut faire le ménage dans cette gauche caricaturale où personne ne peut se reconnaître que les pisse-vinaigre et les provocateurs.

    Et toujours prêts a salir le mot "inclusion" en plus!

    • Pierre Michaud - Abonné 26 mai 2017 13 h 00

      On voit bien que votre genre démocratie ressemble bien plus a du totalitarisme que le pluralisme des parti politiques .!

    • Jean-François Trottier - Abonné 26 mai 2017 16 h 22

      Non, M. Michaud, je parle carrément de la dictature populaire, qui a pour nom démagogie et qui est utilisée à plein par QS depuis des mois sinon des années. C'est ainsi que leurs porte-paroles sont en fait des perroquets, au mieux des avocats d'une cause qui se décide hors d'eux. En tout cas, pas des politiciens, et QS ne fait pas de politique.

      Le seul point où les gens de QS sont ab-so-lu-ment redoutables, c'est sur les procédures de discussion et de vote interne. Pour ça, des champions!
      Il faudrait semble-t-il respecter LEUR agenda, LEUR vote, et se foutre du fait que la situation, elle, n'attend pas au prochain congrès : elle évolue, contraierement à ce que je puis voir de ce non-parti autant bloqué dans ses supposées idées que dans sa procédurite toussotante.

      Ce vote qui décide de tout a le mauvais augure de se faire à chaud et suite à des discussions directes. On est pile dans la très petite démagogie.

      À ce titre, soyez sûr que s'il avait fallu agir ainsi le Canada serait encore en faveur de la peine de mort. You bet. C'est aussi ÇA, la dictature populaire.

      Faut allumer des fois.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 26 mai 2017 17 h 15

      M. Trottier : c'est merveilleux : vous clairement trouvé tête à votre chapeau dans le centre, celui qui ne peut être accusé d'être extrême puisque c'est le centre ... Il n'y a pas d'extrémiste du centre voyons !
      Il n'y aucun abus de la majorité, puisque c'est la majorité ! (donc le standard acceptable)
      Le centre, c'est aussi le plus flou, le plus flottant, le plus ambigu des programmes.
      Machiavel peut-être ?
      Soyons donc, tour à tour pour les riches mais attentif aux pauvres et délaissés, convaincu de la mondialisation tout en achetant local, pour l'environnement dans une Cadillac, démocrate mais solide quand c'est le temps (l'époque appelle peut-être la solidité permanente ... ?), pour les logements sociaux tant que c'est similiares aux condos, laïque, mais avec droit d'accomodement pour laïque (donc ... religieux ?), etc.
      C'est bien similiaire à la stratégie Trudeau à propos du pétrole et de la réduction des GES : il n'y en a pas de problème : nous sommes le centre, le centre peut tout faire, même le tout et son contraire.

    • Pierre Fortin - Abonné 26 mai 2017 19 h 23

      Ça! C'est envoyé et bien envoyé!

      Mais ça risque de faire mal; il faudra faire attention aux ruades.

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 mai 2017 10 h 58

      M. Michaud :
      MA social-démocratie est fichtrement plus inclusive que celle de QS, qui passe tout son temps à condamner tout ce qui bouge. Je ne condamne que ceux qui prônent la dictature du peuple : QS.

      Dans MA social-démocratie il y a une place pour toutes les dérives, y compris les sociopathes qui ne croient qu'à l'initiative privée, parce qu'ils sont une force avec laquelle il faut compter. Mais le principal partenaire reste l'État.

      Pas chez vous : lisez votre épouvantable programme économique! Chavez, ou pire! Vous faites de l'exclusion pour raison quasi-religieuse, en tout cas morale!

      MA démocratie exge que j'accepte la possibilité qu'après l'étape de l'indépendance il soit possible que ma société choisisse d'élire un gouvernement néolibéral. Si ça arrive, je vais me battre pour le défaire évidemment.

      La démocratie de QS prend pour acquis que ce sera impossible. RE-LI-SEZ votre programme, c'est une histoire d'horreur!

      QS n'est pas social-démocrate, QS est dirigiste, moralement raide comme une barre et coincé dans sa langue de bois.

      La démocratie de QS est de la démagogie. Croire que le dernier mot, sur tout, revient au peuple, est de la puissante connerie. Imaginez comment le Québec aurait voté le 12 septembre 2001...

      C'est pour ça qu'il existe des politiciens et des mandats. C'est aussi pour ça qu'il est important que les politiciens soient responsables de leurs propres opinions et les fassent valoir en tout temps. Des porte-paroles, c'est de la pure foutaise. Ça correspond à forcer vos gens à dire blanc, penser blanc, être blanc jusqu'au trognon pour raison de "vote au congrès". De la m... Du soviétisme pensé par des manipulateurs. "On a le droit, on est les bons!" disent les Gi Joes en arrachant des têtes. C'est tout aussi puéril et très dangereux.

      Je devrais être flatté que vous me disiez centriste. Dans vos paroles règne une gentille odeur come si vous rêviez de me traiter de traître.

      Ne vous gênez pas. Vous vous calez tout seul

  • Colette Pagé - Abonnée 26 mai 2017 12 h 05

    Des sournois !

    Tel est le qualificatif utilisé par Denise Bombardier pour décrire les solidaires. Désormais pas de quartier !

    Terminé le ménagement de QS.

    En réaction , que le PQ n'hésite pas à mettre son organisation à faire battre GND. Ce serait une belle leçon à donner à cette étoile montante qui s'est fait le complice de cet échec.

    Quitte à le redire, ce travail de sape est l'oeuvre de Françoise David qui jadis sur toutes les tribunes diabolisait le PQ et démontrait sa détestation viscérale du parti.

    Partant delà, il est raisonnable de le penser, que cette humiliation du PQ devait être de la musique à ses oreilles tout en ayant la conséquence ultime de paver une voie royale à la réélection du PLQ.

    • Louise Collette - Abonnée 26 mai 2017 12 h 26

      Oui Monsieur !!

    • Réal Ouellet - Inscrit 26 mai 2017 17 h 44

      Je suis tout à fait d'accord avec vous à l'effet que ce qui arrive avec Québec Solidaire consitue le leg de Françoise David: la haine du PQ et Je présume qu'avec ce qui vient d'arriver, elle le haît encore plus.

    • Michel Bernier - Abonné 27 mai 2017 10 h 33

      Faut voir l'entrevue de Pierre Falardeau au Franc Tireur sur QS et Françoise David.
      https://m.youtube.com/watch?v=i3DW1IZXVQY

  • Jocelyn Roy - Abonné 26 mai 2017 12 h 05

    Sans commentaire M. Lisée.

    C'est dommage ce qui se passe ces jours-ci. En espérant que ça passe.

  • Stéphane Thellen - Inscrit 26 mai 2017 12 h 30

    Lisée sort son bazooka

    S'il fallait une preuve supplémentaire que le PQ travaille pour faire éclater la convergence.

    Des semaines que Lisée fait des sorties intempestives sur QS: c'était cousu de fil blanc qu'il allait faire porter le blâme sur les seules épaules de QS.

    Aujourd'hui, clairement, on voit clairement qu'il cachait un bazooka sous sa burqa !

    • Benoit Toupin - Abonné 26 mai 2017 13 h 06

      Vous vivez sur une planète que je ne connais pas; une planète qui me semble bien créative sur le plan de l'imaginaire.

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 13 h 20

      Ça fait des mois que le PQ fait du profil bas, avec la convergence en perspective. A accepté la constituante. N'a pas présenté de candidat dans Gouin. A poussé le programme à gauche. A été d'une politesse et d'un respect exemplaires (les dirigeants, dont JFL bien entendu, on ne peut pas contrôler toute personne qui intervient dans les médias sociaux), a mis à la convergence une de ses meilleures députées, Véronique Hivon. Le profil bas du PQ explique peut-être en partie quelques pertes au profit de QS - un sacrifice volontaire du PQ pour la convergence. Le PQ ruissellait de bonne foi dans la recherche de la convergence M. Thellen, même si ça n'était pas la perfection absolue.

      Pendant ce temps, provocations répétées de QS: accusations de trahison, dire que ne pas présenter de candidat dans Gouin est une ruse du filou JFL - aucune reconnaissance, litanie répétitive de la Charte - pourtant abandonnée par le PQ, litanie de PQ=PLQ=néolibéral), les dirigeants du PQ ont gardé quand même leur sang-froid.

      Et vous écrivez: "Des semaines que Lisée fait des sorties intempestives sur QS" - mais où étiez-vous donc pendant ces semaines? D'où vous vient cette perception?

      Désolé M. Thellen, QS a fait une grosse gaffe auto-destructrice, ça lui prendra du temps à s'en remettre, s'il s'en remet. Et moins vous reconnaîtrez que c'était une erreur, et plus vous tenterez de blâmer les autres, pire ça sera.

      Et en plus de se nuire, QS a raté l'occasion rare, unique, d'avoir beaucoup d'influence sur un parti de gouvernement, disposé à négocier avec lui. L'un des arguments de QS pour la proportionnelle: ça pousse à des gouvernements de coalition où chacun fait des compromis - QS ne semble pas encore prêt à ça - à son congrès il a rejeté la possibilité même d'une alliance.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 mai 2017 13 h 27

      Vous en avez fumé du bon comme on dit. Ainsi, Lisée aurait "fait des sorties intempestives sur QS"...

      Ce serait ça qui aurait justifié la haine et la rage de QS.

      Manifestement, on ne vit pas dans la même réalité.

      La vérité est plus simple. Et vous le savez très bien.

      Vous avez (QS) pris une très mauvaise décision.

      Vivez maintenant avec les conséquences de vos gestes monsieur Thellen

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 26 mai 2017 13 h 30

      M. Stephane Thellen écrit : «S'il fallait une preuve supplémentaire que le PQ travaille pour faire éclater la convergence...»

      M. Thellen arrive tout juste d'un voyage à l'étranger, assurément.

    • Jean-Marc Chauvette - Inscrit 26 mai 2017 14 h 09

      Classons ce commentaire dans la section "Faits alternatifs"!

    • Paul Doyon - Abonné 26 mai 2017 14 h 30

      Difficile de se montrer plus aveugle ou plus sourd.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 17 h 56

      À Raymond Labelle,

      "QS a fait une grosse gaffe auto-destructrice." - Raymond Labelle

      En plus d'être en complet désaccord avec l'ensemble de votre commentaire M. Labelle. Je vous informe que loin d'être une "main tendue" comme Lisée et vous-même tentez de le faire croire.. La Convergence machiavélique de Lisée était ce qu'on appelle "Une fourchette" aux échecs M. Labelle. Un double attaque, où quoi que fasse le joueur adverse, il perd une pièce.

      En conséquence..

      A) Si QS acceptait de converger, il reconnaissait du coup le PQ comme parti progressiste (ce qu'il n'est pas depuis belle lurette) et rendait sa propre pertinence inutile sur l'échiquier politique (à quoi bon deux partis progressistes au Québec? ..aussi bien se ranger derrière le plus gros, hein?)

      B) Et si QS refusait la Convergence péquiste, il passait pour sectaire et l'instrument de l'éternelle réélection des libéraux; une position à laquelle Lisée n'a pas manquer aujourd'hui même d'ajouter que le PQ est si à gauche et si progressiste, qu'il faut être un extrémiste soviétique du politiburo pour être à gauche du PQ.

      Voilà en survol le plan réel de notre grand stratège en chef du PQ qu'il avait mis en place dès le départ et dont je me suis personnellement chargé de démasquer afin que Québec Solidaire ne tombe pas dans ce véritable "piège-à-ours" tendu par le PQ.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Philippe Couillard a-t-il raison d'affirmer que les restrictions budgétaires du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard en 1997-1998 étaient pires que celles qu'il impose en 2015?

      - Vérification faite : oui.

      Radio-Canada, "L'Épreuve des faits, 7 AVRIL 2015


      ,

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 20 h 46

      Cher CM.

      - QS peut accepter une alliance électorale et se vanter ensuite d'avoir mis de la pression sur le gouvernement pour le pousser à gauche - ou minimalement le forcer à ne pas faire de niaiseries. QS se trouvait en position de force pour d'éventuelles négociations - aurait pu exiger, par exemple: - réforme du mode de scrutin, mettre tous les moyens de l'appareil d'État provincial pour combattre Énergie Est, salaire minimum à 15$. On pourrait trouver d'autres exemples.

      - QS aurait pu ensuite dire, de façon convaincante, que sa présence était essentielle pour ces réalisations. De plus, il l'aurait finalement obtenue sa réforme électorale lui donnant à l'avenir plus de place.

      Maintenant 3 possibles:

      - un gouvernement du PLQ,

      - un gouvernement de la CAQ,

      - un gouvernement du PQ qui ne doit rien à QS.

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 20 h 50

      La proposition d'alliance électorale était mutuellement avantageuse - les deux formations auraient nécessairement eu plus de représentation que sans l'alliance. C'est, pour le PQ, augmenter la probabilité de former le gouvernement - ce qui d'ailleurs aurait mis QS dans une excellente posture de négociation.

    • Benoit Toupin - Abonné 26 mai 2017 22 h 48

      Philippe Couillard à tort d'affirmer que les restrictions budgétaires du gouvernement Bouchard de 1997-98 étaient pires que celle de 2015 parce qu'en 2015 le niveau du déficit anticipé était une pure invention de l'esprit pour faire accepter l'austérité.

      En 1997-98, le gouvernement fédéral de Jean Chrétien avait réduit de 4,5 milliards les transferts fédéraux pour le Québec, ce qui plaçait le gouvernement Bouchard dans une impasse financière nécessitant des décisions extrêmement difficile. Ce qui n'a pas empêcher ce gouvernent de mette, en place, les CPE, l'équité salariale etc...

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 23 h 18

      À Benoit Toupin,

      Et évidemment, il faudrait croire un militant péquiste davantage qu'une analyse objective journalistique.

      D'ailleurs, en pleine compressions budgétaires et malgré les compressions fédérales le PQ-Bouchard dans un esprit tout à fait caquiste avait trouvé les moyens de réduire les impôts des mieux nantis de 4,5 milliards par année! Cherchez l'erreur? Même à cette époque le PQ avait déjà mis en place ce système d'austérité sélective dénoncé par Josée Legault.

      Et encore bien plus récemment et qui démontre que PQ = PLQ jusque dans l'utilisation même des mots:

      "Le premier budget Marceau -La rigueur pour plaire aux marchés"- Le Devoir, 21 novembre 2012

      "Le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, a présenté un budget ascétique, carburant aux compressions et destiné à amadouer les marchés financiers."

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364519/la

      Au PQ..

      Plus ça change..

    • Raymond Labelle - Abonné 27 mai 2017 09 h 21

      Dommage que QS n'ait pas profité de sa position favorable de négociation pour éviter de possibles dérives budgétaires du PQ. QS aurait pu aussi exiger le retour de la taxe sur le capital et d'autres mesures.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 10 h 58

      À Raymond Labelle,

      "Dommage que QS n'ait pas profité de sa position favorable de négociation pour éviter de possibles dérives budgétaires du PQ." -Raymond Labelle

      Par chance que QS ne se soit pas associé au Parti québécois pour lui servir de caution de gauche alors qu'il ne l'est pas en risquant du même souffle de mettre sa propre existence en péril en continuant de mêler l'électorat en renforçant l'illusion de parti social-démocrate du PQ qui fait stagner le Québec depuis des décennies. D'autant plus qu'il est loin d'être certain que cette alliance aurait produit les résultas escomptés.

      Si les citoyens.ne du Québec veulent un gouvernement de gauche, ils n'ont qu'à voter avec leur coeur et leur tête pour Québec Solidaire. Surtout qu'il est désormais de notoriété publique que le Parti québécois est reconnu non seulement pour clignoter à gauche dans l'opposition et gouverner à droite au pouvoir... Mais qu'il ne respecte même pas son propre programme et ses propres engagements électoraux.

      Comme dit l'adage.. On a pas deux fois l'occasion de faire une première bonne impression.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 27 mai 2017 11 h 03

      Déficit 0 Bouchard une erreur? Peut-être, voire probablement mais En partie, complètement? Dans quelle mesure? Mérite étude, réflexion, temps et discussion. Mais la discussion est suffisamment difficile comme ça - svp ne pas trop dévier du sujet, surtout par un autre sujet complexe - danger qui nous guette toutes et tous lorsque la discussion devient trop émotive.

      Même la question de l'affaire de la signature/désignature de la feuille de route et de sa révélation/non révélation au Congrès de QS devrait être vue comme une question séparée de celle de l'alliance électorale.

      D'ailleurs, l'article ici commenté porte sur l'histoire de la feuille de route... je m'y recentre dans une autre intervention.