«Refroidissement» au sein du mouvement souverainiste

La présidente des OUI Québec, Claudette Carbonneau, en conférence de presse jeudi après-midi
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La présidente des OUI Québec, Claudette Carbonneau, en conférence de presse jeudi après-midi

Le mouvement indépendantiste québécois amorce une nouvelle « période de refroidissement », constate avec regret la présidente des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau.

Québec solidaire a renié la signature de ses deux représentants à la Table de concertation des OUI Québec, Andrés Fontecilla et Monique Moisan, au bas de la « Proposition de travail sur une modalité commune d’accession à l’indépendance » : le point d’aboutissement de mois d’âpres négociations entre les quatre principaux partis politiques indépendantistes.

« Manifestement, je ne serais pas ici seule si l’entente tenait », a-t-elle déclaré sur un ton navré à l’occasion d’une conférence de presse jeudi après-midi.

L’ex-présidente de la CSN a ainsi dévoilé en catastrophe l’« entente historique » intervenue intervenue entre le Parti québécois, Québec solidaire, Option nationale et le Bloc québécois le 10 avril dernier. Celle-ci prévoyait notamment la mise sur pied, au lendemain de l’élection d’une majorité de députés indépendantistes, d’une Assemblée constituante chargée d’élaborer un projet de Constitution d’un Québec indépendant qui serait par la suite soumis par référendum à la population québécoise.

« C’est une entente dont on demeure particulièrement fiers. […] C’est la première fois dans notre histoire que l’on va remettre dans les mains du peuple québécois le soin de s’exprimer et même de rédiger une Constitution qui répond à ses valeurs, à ses aspirations », a lancé Mme Carbonneau, visiblement contrariée de la tournure des événements depuis la fin du congrès de QS, lundi.

Les représentants des quatre partis indépendantistes s’étaient engagés à soumettre la « Proposition de travail » à leurs délégués lors de leur congrès respectif en 2017 (PQ, QS, ON) et en 2018 (BQ). « On a bien expliqué qu’il s’agissait d’une entente de principe, il ne s’agit pas de déposséder les congrès et les délégués des formations politiques de leur pouvoir de se prononcer là-dessus », a expliqué Mme Carbonneau à la presse.

C’est la première fois dans notre histoire que l’on va remettre dans les mains du peuple québécois le soin de s’exprimer et même de rédiger une Constitution qui répond à ses valeurs, à ses aspirations

 

Désaveu

Or, le comité de coordination de QS a désavoué 10 jours plus tard les signatures de M. Fontecilla et de Mme Moisan, demandant de laisser la proposition de travail « sur la table ». Du coup, l’entente n’a pas été soumise aux quelque 700 délégués solidaires réunis à l’UQAM le week-end dernier. Ne cédant pas à la panique, Mme Carbonneau a cru qu’elle serait présentée aux délégués au congrès de l’automne. Elle avait tort.

En effet, M. Fontecilla a expliqué mercredi à Radio-Canada que « le comité trouvait qu’il y avait un écart entre la proposition des OUI Québec et ce qu’il fallait faire ».

La sortie médiatique de l’ex-président et co-porte-parole de QS a laissé Mme Carbonneau abasourdie. Aujourd’hui, « on comprend qu’il y [avait] un problème d’envergure sur l’entente », a-t-elle indiqué jeudi. « [L’ex] porte-parole d’une organisation sent le besoin de dire à la presse qu’il a mal interprété son mandat et qu’il y a “des écarts”. Écoutez, c’est pas tous les jours qu’on voit ça », a fait remarquer l’ex-chef syndicale.

La porte-parole féminine de QS, Manon Massé, a soutenu jeudi que « la délégation qui représentait QS aux OUI Québec a mal évalué la situation en signant de bonne foi la proposition de travail ». « En raison de certains écarts et parce que d’autres débats étaient prioritaires, nous reconnaissons qu’il y a eu un certain imbroglio dont nous devons assumer la responsabilité dans ce dossier », a-t-elle affirmé par voie de communiqué.

La chargée de mission du PQ pour les relations avec la société civile, la participation citoyenne et la convergence, Véronique Hivon, ne se satisfait pas de cette version des faits. M. Fontecilla et Mme Moisan « avaient signé [l’entente de principe] le 10 avril, après [l’]avoir pourtant validé[e] auprès de leur instance de direction nationale, comme tous les autres partis », a souligné l’avocate dans un message sur sa page Facebook.

Si d’aventure les délégués de QS convenaient d’entériner la « Proposition de travail » des OUI Québec, ils devraient préalablement prévoir dans leur programme que l’Assemblée constituante aurait le mandat de rédiger la Constitution d’un Québec indépendant. Plusieurs, y compris Manon Massé, ont exprimé de fortes réticences à contraindre l’Assemblée constituante — qui serait élue au suffrage universel, selon le programme de QS — à proposer à tout prix à la population de sortir le Québec de la fédération canadienne. Les anglophones et les personnes racisées participeraient-ils aux travaux de l’Assemblée constituante si ses conclusions étaient écrites d’avance ? s’interrogent-ils. Chose certaine, l’abandon de l’Assemblée constituante dite ouverte — à laquelle le porte-parole masculin Gabriel Nadeau-Dubois s’est dit favorable — faciliterait grandement la fusion entre QS et Option nationale. Une pierre, deux coups.

Confiance ébranlée

Pour l’heure, le lien de confiance entre QS et les autres membres de la Table de concertation des OUI Québec est rompu, note froidement la présidente des OUI Québec, Claudette Carbonneau. « Ce qui est grave, ce n’est pas la grosseur des différends, mais… ce qui est un ingrédient absolument essentiel, c’est de pouvoir compter sur le fait qu’on te donne l’heure juste, que chacune des parties a l’heure juste par rapport à la position de l’autre, et aussi que tout le monde est en réelle recherche de solution », a-t-elle fait valoir.

À ses yeux, les partis politiques sont condamnés à s’entendre s’ils veulent assurer la concrétisation du projet de pays du Québec. « Malgré les soubresauts d’aujourd’hui, je suis absolument convaincue — et c’est le coeur même de la mission des OUI Québec — qu’il faudra un jour ou l’autre se rasseoir. On doit ça, je pense, au projet d’indépendance. Et, à ma connaissance, il n’existe aucun pays à travers le monde qui a réussi son indépendance sans s’assurer d’une vaste coalition de l’ensemble des indépendantistes », a-t-elle conclu.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, et la députée de Joliette, Véronique Hivon, réagiront à l’échec de la Table de concertation des OUI Québec vendredi matin. « Je pourrai enfin m’exprimer, à titre de négociatrice du Parti québécois, à ce sujet. J’ai très hâte de pouvoir le faire », a mentionné Mme Hivon jeudi soir.

L’entente de principe entre les forces souverainistes

« Fondée sur le principe de souveraineté populaire », la démarche d’accession à l’indépendance du Québec préconisée par les OUI Québec comprend :

l’adoption d’une loi fondamentale transitoire qui servira de cadre légal au Québec et qui balisera sa démarche vers l’indépendance ;

la mise en place d’une Assemblée constituante chargée d’élaborer un projet de Constitution d’un Québec indépendant à la suite d’une vaste consultation publique ;

une consultation référendaire qui permettra aux Québécoises et aux Québécois de se prononcer tant sur le statut politique du Québec que sur le projet de Constitution d’un Québec indépendant élaborée par l’Assemblée constituante.

La composition de l’Assemblée constituante assurerait une représentation « équitable » de la société. Au moins 50 % des participants seraient des femmes. La représentativité des régions administratives, des groupes sociaux, de la diversité ainsi que de la minorité anglophone historique serait aussi garantie.

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43 commentaires
  • Raynald Rouette - Abonné 25 mai 2017 16 h 48

    Assez de tergiversations!


    Il faut repartir sur la base des résultats du référendum de 1995.

    Qs a été fondé uniquement pour nuire au Parti Québécois et au Bloc!

    «Les adversaires capitalistes et fédéralistes ne s'y trompent pas. Depuis 40 ans, c'est le PQ qu'ils ont dans leur mire, et depuis 1990 c'est aussi le Bloc. Ils ne travaillent pas sur la marge. Ils visent juste et sans répit. La structure! Mais Françoise David ne semble pas de cet avis».

    De Pierre Vadeboncoeur, dans un texte intitulé «DÉRAPAGES». L'Action nationale, mai 2006. Il faut lire l'intégral, qui est d'actualité plus que jamais.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 19 h 32

      Raynald Rouette,

      "Qs a été fondé uniquement pour nuire au Parti Québécois et au Bloc!" - Raynald Rouette

      Pas "pour nuire" au PQ M. Rouette.

      Pour "prendre le pouvoir, et ce, autant que le PQ, le PLQ et la CAQ veulent prendre le pouvoir.

      - Rentrez-vous bien ça dans la tête.

      Et plus les gens nous connaissent sans l'entrave des calomnies de nos adversaires.

      Plus ils nous appuient.

    • Colette Pagé - Inscrite 25 mai 2017 21 h 21

      Comme un hirondelle ne fait pas le printemps, croyez-vous vraiment Monsieur Montmarquette que ce sondage encourageant permet à QS d'espérer prendre le pouvoir ? Pour vous convaincre du contraire sortez du microcosme de la métropole.

      Vous constateriez qu'en région QS n'a pas le vent dans les voiles et ce n'est pas l'arrivée du duo atypique de porte-parole qui changera la donne.

      Nombreux sont les souverainistes décus des manifestions oratoires de détestation du PQ lors du dernier congrès comme si c'était le parti à abattre en laissant la voie libre au PQ.

      Quelle manque de vision ! Quelle absence de stratégie.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 mai 2017 22 h 49

      « Plus personne ne lit plus vos copier-collés depuis longtemps » depuis que monsieur Cyr ne lit plus vos commentaires.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 22 h 58

      "Plus personne ne lit plus vos copier-collés depuis longtemps"- HC

      De UN : Ce commentaire n'est pas un "copier-collé".

      De DEUX: Pourquoi monsieur Cyr se donne-t-il tant de peine pour combattre des commentaires que les gens ne lisent pas?

      ...lol!...

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 06 h 24

      À Hermel Cyr au Devoir :

      - Vous en voulez un fait qui a la tête dure M. Cyr?

      Jean-Martin Aussant a claqué la porte du PQ et Jacques Parizeau a traité le PQ de "champs de ruines" parce que cela fera plus de 28 ans que le PQ n'aura pas eu de référendum au programme en 2022 et que le PQ avait abandonné ses deux valeurs fondamentales, soit, l'indépendance et la sociale démocratie.

      Secundo, Michel David a manqué d'analyse, car plutôt "Oui-Québec" qui a saboter la démarche et trahi QS alors qu'il n'y avait pas d'entente, puisqu'elle n'avait pas encore reçu l'aval du CCN et que la dite Entente avec Oui-Québec devait être traitée dans un Congrès ultérieur.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      "L'entente des souverainistes est mise sur la glace" - Journal Metro, 25 mai 2017

      «De l’aveu même du Parti québécois, qui a relégué à un second mandat la question d’un référendum sur la souveraineté, ces pactes électoraux n’avaient pas l’objectif de faire l’indépendance, expose Mme Massé. On parle de deux choses très distinctes! C’est pourquoi nous avons remis à un congrès ultérieur tout débat sur la question des modalités d’accession à l’indépendance.» - Manon Massé

      http://journalmetro.com/actualites/national/114457

      .

    • Jean-François Trottier - Abonné 26 mai 2017 06 h 35

      Merci, M. Cyr!

      En fait je me demande depuis longtemps quelle sont les VRAIES motivations de ce monsieur qui, clairement, passe sa vie à rédiger et prend un espace si exagéré dans ces pages qu'il est le principal rédacteur du Devoir!

      Il n'ajoute jamais quoi que ce soit à un débat. Ne veut que les clore. Pour un défenseur d'un censé "parti d'idées", il représente surtout une forme de dictature populaire qui a fait tant de mal depuis un siècle. En fait il me fait peur et c'est pourquoi je lui réponds régulièrement : pas question de laisser passer les absolutismes et leurs arguties.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 10 h 15

      "Il représente surtout une forme de dictature populaire.." -Jean-François Trottier

      Hahaha!

      C'est sûr qu'en revendiquant un scrutin proportionnel que le PQ a rayé de son programme en 2011 qui risque de produire des gouvernements de coalitions que QS cherche la dictature!

      Votre émotivité mine votre sens de la réalité.

      lol!

    • André Joyal - Inscrit 26 mai 2017 10 h 32

      Le représentant de Québec «Solitaire», habitué à fournir ses nombreux commentaires, me rappelle le PCF du temps de G.Marchais .On sait que ce dernier se complaisait dans la critique, très à l'aise dans l'opposition, ne souhaitant surtout pas les responsabilités du pouvoir.

      Notre commentateur aime prendre l'exemple de Cuba étant donné son système de santé, effectivement, supéreur (pas difficile) au nôtre. À notre âge c'est important d'être bien soigné, mais de là à rêver au socialisme dans un seul pays, c'est un rêve que je ne caresse pas.

    • Michel Blondin - Abonné 26 mai 2017 11 h 13

      Aussi, il faut relire la décision du PLQ, pas si lointaine, d'abandonner leurs intentions de ravir le comté de Manon Massé.

      La nuisance de QS est solidaire de la leur.

      Ce congrès est un vrai révélateur! Les intentions de malveillance contre le PQ se sont cristallisées et le vote tellement clair. Ils deviennent des faits indubitables.

    • Serge Morin - Inscrit 26 mai 2017 12 h 07

      Bien d'accord avec vous , M Rouette
      Épuisé de cette vaine bataille et écœuré de tant de mauvaise foi, je fais table rase pour un bon moment.
      Je quitte même ce journal que j'ai supporté pendant plus de 30 ans.
      Je le laisse à son chroniqueur numéro un : CM

  • Patrick Boulanger - Abonné 25 mai 2017 17 h 45

    Bizarre

    Bizarre cette histoire de désaveu de la part de QS. J'ai hâte d'en savoir davantage là-dessus, car toute cette histoire n'est pas claire pour moi. À suivre...

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 08 h 13

      À Patrick Boulanger,

      "Qui sera le champion de la "pureté souveraniste" ?

      "J'ai hâte d'en savoir davantage là-dessus, car toute cette histoire n'est pas claire pour moi..." - Patrick Boulanger

      Les péquistes s'appliquent à en faire tous un plat pour continuer de nuire au 2e plus gros parti indépendantiste au Québec. Et ceci, alors qu'il ne s'agissait que d'un "texte de travail" auquel le CCN de QS n'avait pas donné son aval. QS a donc choisi de remettre la question dans un Congrès ultérieur, alors que le PQ a repoussé le référendum jusqu'en 2022.

      Mais où étaient donc le drame et l'urgence?

      Sinon que d'essayer celui d'essayer de jouer sans cesse sur cette question de la "pureté-souverainiste" entre QS et Parti québécois pour tenter de décrédibiliser QS sur ses convictions indépendantistes?

      - Mais qui sera donc le champion de la "pureté souveraniste" au Québec?? ...nous répètent en sous-texte les péquistes..

      Certainement pas le PQ qui aura retiré le référendum de son programme durant 28 ans en 2022! ..lol!!

      Christian Montmarquette

    • Hélène Gervais - Abonnée 26 mai 2017 08 h 21

      Ce n'est pas clair pour moi non plus; j'y perds mon latin à vrai dire. La seule chose que je constate cependant, c'est que le parti libéral se claque dans les mains bien fort et continue à faire ce qu'il veut, que la CAQ prend de plus en plus de place et que les partis souverainistes baissent partout. Plutôt que de s'unir pour faire un pays du Kébek, tous se désunissent.

    • Patrick Boulanger - Abonné 26 mai 2017 09 h 27

      @ M. Montmarquette

      M. Montmarquette, pourquoi me parlez-vous du pureté souverainiste, de drame et d'urgence? Ce n'est pas le propos de mon message.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 mai 2017 10 h 23

      "La seule chose que je constate cependant, c'est que le parti libéral se claque dans les mains." - Hélène Gervais

      Je vois mal comment les libéraux pourraient se claquer dans les mains quand on sait que QS vient de leur prendre 7% dans leurs intentions de vote et qu'ils sont à leur plus bas dans les sondages.

      Un pied devant l'autre et chaque chose en son temps Mme Gervais. Il est faux de croire que les libéraux son indélogeables.

      Mais encore faudrait-il avoir une politique et une opposition efficace pour les déloger. Et ce n'est pas avec un PQ et une CAQ qui endossent la même idéologie néolibérale que les libéraux qu'on réussira à passer le PLQ à la moulinette. Le premier pas à faire est de mettre QS au moins à l'opposition.

  • Sylvain Bolduc - Inscrit 25 mai 2017 18 h 33

    Quand mauvaise foi rime avec

    Sabotage!

    Que dire de plus après avoir vu le cirque solitaire du week-end dernier?

    Bon débarras et je souhaite honnêtement que les prochains sondages démontreront comment le peuple et les 90% d'électeurs de QS sont aussi écoeurés des gauchistes intransigeants et les libéraux...

  • Robert Beauchamp - Abonné 25 mai 2017 18 h 58

    Le masque

    Je ne me tromperai sûrement pas en prétendant que Mme David est issue d'une famille libérale donc fédéraliste et de une. Et n'a -t-elle pas non plus convié les citoyens à voter NPD au lieu du Bloc? Et de deux, encore fédéraliste. Elle est sûrement omniprésente en coulisse. Modifier une position en cours de négo c'est une chose, mais renier un engagement aec d'autres partenaires? Vive Québec Solitaire.
    Ils n'ont pas fini de tenter de nous expliquer l'inexpliquable ad nauseam...

    • Hélène Paulette - Abonnée 26 mai 2017 09 h 52

      Pour quiconque a suivi la fameuse marche "du pain et des roses" il était assez clair que le mouvement féministe a le même problème que le PQ. Il doit ratisser large...

  • Yves Larochelle - Abonné 25 mai 2017 19 h 15

    TAPER DANS LE MILLE

    Je ne peux qu'admirer votre lucudité et votre perspicacité, M.Rouette. Je connais beaucoup d'hommes d'affaires et de politiciens fédéralistes qui depuis leur quasi défaite de 1995 n'ont qu'une seule obsession: laminer le PQ en créant à gauche QS et à droite la CAQ pour mieux l'écraser par la suite. Et ces capitalistes et fédéralistes dont vous parlez ne font pas dans la dentelle. Ils sont prêts aux pires turpitudes et abominations pour rayer de la carte ceux qu'ils ou elles appellent les perpétuels «losers nationaleux» Ils ne travaillent pas sur la marge, ils tapent dans le mille et qu'importe les dégâts et les outrages qu'ils infligent à notre démocratie. il faut èa tout prix écraser l'infâme. Est-ce que le jeune Dubois-Nadeau est conscient des stratégies machiavéliques que trament ces hypocrites et perfides fédéraleux à l'encontre de notre démocratie québécoise? J'aimerais,Monsieur, qu'il y ait plus de gens lucides comme vous, prêts à démasquer une fois pour toute ces faux jetons de la politique et ces fossoyeurs de notre démocratie.