Québec solidaire sur la défensive... et le PQ déçu

Aux solidaires déçus, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a ouvert bien grands les bras.
Photo: Clement Allard La presse canadienne Aux solidaires déçus, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a ouvert bien grands les bras.

« Là, les libéraux vont gagner », dit un électeur en laissant tomber un juron bien senti. Gabriel Nadeau-Dubois se fait rattraper sur le terrain par la décision des délégués de Québec solidaire de rejeter toute négociation d’alliances stratégiques avec le PQ.

Le nouveau porte-parole de QS a dû justifier le refus opposé au PQ lors d’un « café des indécis » dans la circonscription de Gouin mardi soir.

L’éducation, « c’est ça qui me fait vibrer » par-dessus tout, explique sereinement le candidat solidaire — tantôt appelé « Gabriel », tantôt « Monsieur Nadeau-Dubois » — à une quinzaine d’électeurs rassemblés dans le fond du Bistro Mousse Café. Une première question. Une deuxième question. Puis, une voix s’élève. « Il faut faire des compromis pour que les libéraux dégagent », lance un homme, après avoir pris soin de se décrire comme un « social-démocrate pur et dur ».

« Le gouvernement libéral a coupé environ 1 milliard de dollars en éducation. [En raison de votre refus de négocier des pactes], il y aura encore un gouvernement libéral après les prochaines élections générales. Je ne sais pas ce que Manon met dans ses pogos ! » déclare un autre, assis face à Gabriel Nadeau-Dubois. Il met en garde contre un excès de confiance la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, qui se voit déjà derrière les commandes du pouvoir à compter de l’automne 2018. « La marche est haute. »

L’homme demande à Gabriel Nadeau-Dubois d’expliquer pourquoi une nette majorité des 700 délégués de QS s’est opposée dimanche à l’idée de discuter d’ententes stratégiques entre le PQ et QS, alors que les sympathisants solidaires appuieraient à hauteur de 87 % une « alliance électorale » PQ-QS, selon un sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal publié la veille. « Il y a quelque chose qui ne marche pas. Ta salle était paquetée ? » a-t-il demandé, avant de déplorer la virulence de certains commentaires tenus par des délégués à l’égard du PQ : « PQ, xénophobe », « PQ, néolibéral ». « Il y a eu beaucoup d’agressivité envers le PQ. Pourtant, c’était sans doute le parti avec qui vous aviez le plus d’affinités. Moi, je ne comprends pas, je ne comprends pas. »

« Vous avez le droit d’être fâché », rétorque Gabriel Nadeau-Dubois à moins d’une semaine de l’élection partielle. Après avoir qualifié de « légitime » et de « démocratique » la « décision de principe et d’idées » prise par le congrès de rejeter les appels du pied du PQ, il invite les personnes attablées autour de lui à ne pas « présumer » des retombés d’éventuelles alliances électorales PQ-QS. Les électeurs ne sont pas des « pions » qui voteront QS s’il n’y a pas de candidat du PQ et vice versa, fait-il valoir. « On ne le saura jamais, vous me direz. »

Un autre, qui dit d’emblée avoir voté pour lui lors du vote par anticipation afin de lui permettre de promouvoir ses idées indépendantistes et progressistes à l’Assemblée nationale, reproche aussi à QS de casser du sucre indûment sur le dos du PQ. « Le PQ est un parti qui a beaucoup agi pour le Québec. Il ne faut pas l’oublier. […] Arrêtons de juger le Parti québécois juste sur la charte. Je suis tanné ! »

« [Il faut] être solidaires. L’union fait la force », ajoute une électrice. Les échanges au Bistro Mousse Café sont animés, mais respectueux. QS a raté une occasion en or de tirer vers la gauche le PQ, poursuit une autre. « Là, tabarnak, les libéraux vont gagner… ou la CAQ ! » s’exclame une femme, « découragée ».

M. Nadeau-Dubois cherche alors à tempérer les propos tenus par ses camarades lors du congrès de QS, puis relayés dans les médias. « Le PQ, c’est un parti qui a fait de grandes choses », lâche-t-il.

Sur le terrain, l’impact de la décision des délégués de couper court à toute discussion avec le PQ est marginal pour QS, ont répété tout au long de la journée des membres de l’équipe de campagne de M. Nadeau-Dubois au Devoir.

C’est faux, soutient la candidate d’Option nationale Vanessa Dion, croisée par Le Devoir lors d’une opération « porte-à-porte » sur la rue d’Iberville plus tôt dans la journée. « Il y a beaucoup de gens au Parti québécois qui sont fâchés. Ça va jouer dans leur vote lundi prochain », dit-elle. Afin de soi-disant favoriser les efforts de convergence avec QS, le PQ s’était abstenu de présenter un candidat dans Gouin. Au lendemain d’une rupture PQ-QS, Mme Dion croise les doigts afin que les sympathisants péquistes se rallient à sa candidature.

Appel de Lisée

Aux solidaires déçus, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a ouvert bien grands les bras. « Il y a de la place pour vous chez nous. On voulait que Québec solidaire fasse partie de la solution. Ils n’ont pas emprunté ce chemin-là. Et donc, le seul parti de gouvernement qui a la capacité de porter à l’élection de l’an prochain des idées progressistes, des idées environnementalistes, c’est le Parti québécois », a-t-il lancé, au terme d’un caucus spécial de quatre heures organisé en pleine semaine de relâche.

Devant les médias, le chef s’est présenté entouré de toute son équipe : « Ils sont avec moi maintenant », a-t-il souligné, quand on lui a demandé si son leadership avait été mis à mal par cette tentative ratée d’allier les forces solidaires et péquistes. « On vit une déception et on franchit une étape, mais regardez-nous bien rebondir. »

Jean-François Lisée, dont le parti récolte 23 % des intentions de vote dans les derniers sondages, s’est dit content d’avoir tendu la main à QS, à qui il a reproché — lui aussi — d’avoir des intérêts partisans. « Québec solidaire a pris la décision de s’isoler, a pris la décision de l’intransigeance », a-t-il dénoncé. « On espérait que Québec solidaire serait à la hauteur du moment historique. Ils ont fait un autre choix », a-t-il dit plus tard.

101 commentaires
  • Marie Nobert - Abonnée 24 mai 2017 02 h 30

    De l'indépendance à l'interdépendance!? De l'indifférence à... (!)

    Toutes les recettes sont bonnes. Digestes?! Pas certain. Bref. Les délégués ne font pas de «la politique». Ils font de l'«action politique». Grosse nuance. Grosse fatigue.

    JHS Baril

  • André Hamel - Abonné 24 mai 2017 02 h 59

    Ils n'auront plus mon vote

    Sauf en une occasion, depuis la fondation du parti, j'ai voté Québec solidaire.

    C'est fini. Ils n'auront plus mon vote.

    • Louise Collette - Abonnée 24 mai 2017 08 h 50

      Et vous n'êtes sûrement pas le seul, cette décision va leur faire très mal.
      Grave erreur de leur part.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 11 h 18

      À Louise Collette,

      "Cette décision va leur faire très mal." - Louise Collette

      C'est plutôt qu'un parti de gauche inclusif comme QS s'associe avec un parti de droite identitaire comme le PQ qui aurait fait mal à Québec Solidaire, et tout le monde le sait dans nos rangs.

      Jamais des péquistes qui détestent QS de manière épidermiques comme on le voit tous les jours sur le Web et ici même au Devoir, n'auraient pu se résoudre à voter QS, même avec la Convergence.

      Québec Solidaire n'y perd donc strictement rien à se tenir loin du Parti québécois, bien au contraire. Il consolidera sa base électorale en lui montrant qu'il sait se tenir debout face à ces chants de sirènes péquistes et n'est pas monnayable pour des votes.

      Québec Solidaire n'avait donc rien à gagner dans ce piège-à-ours tendu par le PQ. Tout comme les citoyens et les citoyennes du Québec n'ont rien à gagner à remplacer éternellement les libéraux rouges du Parti libéral par les libéraux bleus du PQ ou de la CAQ.

      Une fois que QS aurait fait campagne pour l'expliquer clairement aux électeurs et aux électrices du Québec, Ils et elles pourront enfin faire un choix éclairé plutôt que de se fier aux faux semblants du pseudo-progressisme du Parti québécois.

      Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 24 mai 2017 13 h 08

      Monsieur Hamel!
      Si vous n'avez voté qu'une fois pour QS! Qu'est-ce que cela change pour vous, pour QS et pour votre parti! Les décisions des congrésistes de QS leur appartiennent... et pour votre part continuez d'appuyer le parti de votre choix!
      Pour ma part, voyez-vous, la décision de QS de garder ses distances du PQ a produit l'effet contraire. J'ai toujours voté pour le ou la candidate de QS de ma circonscription... même si chaque fois la droitière Maltais du PQ se faisait élire et ré-élire. Et ben, croyez-moi, si par malheur les congrésistes de QS avaient accepté des "petits pactes" et que cela aurait eu comme effet de laisser la place vide d'un ou une candidate solidaire dans Tâchereau, jamais je n'aurais voté pour le ou la candidate péquiste qui a à son actif: avoir manigancé avec le maire de Québec pour la construction de l'éléphant blanc, l'amphitéâtre de Quebecor. Et deuxièmement, d'avoir fait adopter un programme de nouvelles coupures chez les assisté.es sociaux afin de complaire au programme d'austérité Marois-Marceau.
      PQ-PLQ... du pareil au même.

    • Paul de Bellefeuille - Abonné 24 mai 2017 14 h 47

      Heureusement qu'il y a les étiquettes pour nous "aider" à donner notre opinion sans trop faire d’efforts. On se campe sur sa position et le tour est joué. Il y a le diable d'un côté et dieu de l'autre bord. Il y a le bien et le mal. Très manichéen. On se donne le beau rôle et on campe l'autre dans le méchant de service. Bon cop, bad cop! Je vous laisse le soin de choisir votre camp. Disons qu'une analyse socio-politique sérieuse en prend pour son rhume. On est tellement bien quand on se sait porteur de la vérité et de la vertu. On se place dos à dos et on se regarde comme des chiens de faïence. Et pendant ce temps le premier ministre Couillard aiguise ses patins dans un aréna en Israël en prévision de la prochaine élection. Il est de très bonne humeur notre PM, arborant fièrement son chandail des canadiens de Montréal, à l'autre bout du monde.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 mai 2017 16 h 29

      Monsieur Montmarquette,
      À mon sens, QS n'est pas inclusif. Ses militants voient les immigrants comme des étrangers à jamais étrangers, et non pas comme des Québécois comme les autres, avec les mêmes droits et les mêmes obligations.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 18 h 07

      À André Hamel ,

      "Ils n'auront plus mon vote" - André Hamel

      Je ne crois pas que ce soit votre petit vote qui change beaucoup de chose au large mouvement qu'il est en train de se créer autour de Québec Solidaire M. Hamel.

      Pour paraphraser l'adage comme on dit..

      Un de perdu.. 400 de retrouvés...

      Christian Montmarquette

      Référence:

      « Près de 400 nouveaux membres chez Québec solidaire depuis son congrès»

      Parmi ceux-ci, environ les trois quarts ont signé leur carte de membre après le vote qui a mis fin à un avenir commun possible entre QS et le PQ, a précisé Keena Grégoire, agent de développement de Québec solidaire. - Huffingtonpost, 25 mai, 2017.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 18 h 20

      À Sylvain Auclair,

      "Ses militants voient les immigrants comme des étrangers à jamais étrangers.." - Sylvain Auclair

      Je vois mal comment on peut voir "des étrangers" (déjà ça.. ce sont des citoyens.nes du Québec comme les autres..) plus étrangers qu'un PQ prêt à leur faire perdre leurs emplois dans la fonction publique parce qu'ils ne s'habillaient pas comme les autres?


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 18 h 48

      Correction de la date de référence de mon dernier commentaire:

      « Près de 400 nouveaux membres chez Québec solidaire depuis son congrès» - Huffingtonpost, 23 mai, 2017.

      Et non le 25 mai.

  • Pierre Cousineau - Abonné 24 mai 2017 05 h 37

    Plus je le regarde aller, plus GND me rapelle, sauce gauchisante, Mario Dumont. Propulsés sous les projecteurs, l'un lors de la crise étudiante, l'autre lors de la crise constitutionnelle, ils se sont crus mûrs pour assumer une position de chef.

    Les projecteurs ont montré au grand jour en fin de semaine le dérapage de la supposée représentativité parfaite de la démocratie selon QS. Alors qu'un sondage montrait le matin même l'appui massif des membres autant de QS que de ceux du PQ à une convergence électorale, pour l'assemblée QS, que dalle. Sans surprise maintenant, tout le monde s'interroge sur qui vraiment contrôle, en coulisse, ce parti.

    De voir Manon Massé refuser de se brancher d'un bord ou l'autre, refusant de faire campagne, incapable de choisir, à la remorque de la sagesse suprême de l'assemblée QS et proclemer que la route est ouverte vers le pouvoir en 2018, eh bien!!!

    Lors du débat à la porte-parolerie de QS organisé par Le Devoir le 12 mai dernier, quelques minutes furent consacrées à l'économie. GND racontait, qu'en compagnie de Manon Massé, il avait concocté une solution à la crise du bois d'oeuvre et qu'une façon de la circonstruire c'était d'obliger le construction non-résidentielle à remplacer 80 % des matériaux qu'elle utilisait par du bois. Que se passe-t-il avec l'industrie des charpentes métalliques. les cimenteries? Et GND de dénoncer l'obssession des gouvernements avec le libre-échange et " les exportations, les exportations, les exportations". Quelle est la position de QS sur la question des déficits gigantesques de la balance commerciale du Québec qui sont à la source des politiques d'austérité ?

    L'argent pour la nationalisation des mines et de la foresterie, pour remettre Bombardier entre les mains de ses travailleurs, on l'emprunte? Et ces mesures drastiques dès la prise du pouvoir pour circonscrire la consommation, quel effet sur les revenus de l'État? La dette ?

    Les paradis fiscaux? Autres choses?

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 24 mai 2017 10 h 48

      Vous avez raison M. Cousineau. Alors il faut se mettre à questionner Q.S. sur l'aspect économique.

      En partant, les gens de Q.S. doivent comprendre que la pensée magique pour créer de l'argent ça n'existe pas. La pensée magique du créditiste Réal Caouette qui croyait qu'il ne s'agissait que d'en imprimer davantage, c'est faux.

      Il faut que Nicolas Marceau du Parti Québécois pose des questions à nos amis de Q.S., ah non c'est vrai depuis leur congrès ils se sont déclarés nos ennemis. Alors je me reprends.

      Il faut que Nicolas Marceau, ou par exemple le journaliste Gérald Fillion, posent des questions économiques à nos ennemis M. Massé et G. Nadeau-Dubois. La transparence...la transparence!

      C'est bien beau promettre et promettre des résultats messianiques, mais comment vont-ils financer cela?

    • Pierre Cousineau - Abonné 24 mai 2017 15 h 59

      M.Mailhot, je ne considère pas les gens de QS comme des ennemis. Mais je partage votre avis sur le grand bien que pourrait retirer Manon Massé et GND à fréquenter Nicolas Marceau. Je l'ai observé lors de commissions parlementaires. Il sait analyser l'économie, le ficelage des projets de loi de nature économique des libéraux. Ses questions sont pénétrantes.

      Lors du débat du 12 mai dernier dans les locaux du Devoir, Robert Dutrisac, après énumération des principaux engagements économiques de Qs, demandait s'ils seraient réalisés dans un premier mandat

      Manon Massé de répondre " Tout ça dans un mandat vous savez bien comme moi que ça s'peut pas. Revisiter le capitalisme en quatre ans...!!" Et elle continue en s'interrogeant sur le sentiment de peur que provoque "la dimension socialisante de leur programme économique".

      Sincèrement Mme Massé, il y a de quoi. Nationaliser des industries cycliques comme les mines et la forêt, c'est perdre son temps et son argent. Travailler sur la réglementation et la fiscalité est beaucoup plus efficace.

      Quand QS, parti écologique, s'élève contre le projet de train électrique de 6 milliards $ (à ce jour), je lui donne une note parfaite, car à mon sens, toute la construction législative qui a précédé l'annonce de ce projet et le nouveau projet de loi 137 mènent à moyen terme à la privatisation du transport en commun à Montréal à l'immense profit des amis de la famille libérale. C'est leur mode d'opération en tout. Par des constructions législatives tordues.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 18 h 42

      À Pierre Cousineau,

      "Les projecteurs ont montré au grand jour en fin de semaine le dérapage de la supposée représentativité parfaite de la démocratie selon QS" - Pierre Cousineau

      Ce n'est pas parce que des électeurs de Québec Solidaire sont en désaccord avec une décision de Québec Solidaire sur des centaines d'autres qu'ils sont nécessairement en désaccord avec l'ENSEMBLE du programme et des valeurs et du projet de de Québec Solidaire.

      Cette manière complètement rigide, étriquée et intransigeante de voir la politique de Jean-François Lisée, n'est en fait qu'une manipulation pour tenter de s'accaparer l'électorat de Québec Solidaire sur le résultat d'une seule décision du Congrès.

      Dans la vraie vie, on ne largue généralement pas un parti politique sur seule position. Mais sur un ensemble de facteurs et de prises de position, dont la convergence ne représente qu'un seul élément, et qui plus est, sur une question de plomberie électorale et même pas sur une question de projet ou de programme.

      S'il fallait être en accord avec tout ce que dit et fait un parti politique avant d'y adhérer M, Cousineau..

      Il faudrait créer un parti politique par électeur.


      Christian Montmarquette

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 24 mai 2017 05 h 44

    … on est « tanné » !

    « Le PQ est un parti qui a beaucoup agi pour le Québec. (…) Arrêtons de juger le Parti québécois juste sur la charte. Je suis tanné ! » (un autre, et pro-Nadeau-Dubois, Bistro Mousse Café) ; « On espérait que Québec solidaire serait à la hauteur du moment historique. Ils ont fait un autre choix » (Jean-François Lisée, chef, PQ)

    Effectivement, qu’on l’aime ou selon, le PQ, avec ou sans sa Charte des Valeurs (des « voleurs » ?, diront certains), est cette seule Formation politique qui a osé faire quelque chose pour l’indépendance éventuelle du Québec du Canada (ce pays si loin et si proche de nulle-part), et ce, d’une manière sociale-démocratique (se rappeler de la réaction de René Lévesque, au terme du premier référendum) … pendant que QS n’existait même pas !

    De plus, et compte tenu de son « rejet » historique de dimanche dernier, QS n’a d’autre choix que de libeller, à l’attention de l’électorat 2018, un programme politique équilibré-éclairé, et de l’expliquer sans cachette !

    De ce qui précède et maintenant, passons à autre chose car …

    … on est « tanné » ! - 24 mai 2017 -

  • Robert Lauzon - Abonné 24 mai 2017 06 h 21

    Le petit nombril

    QS n'a de solidaire que le nom. Quand la solidarité est nécessaire, QS se replie et s'admire son tout petit nombril.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 10 h 18

      À Robert Lauzon,

      "QS n'a de solidaire que le nom" - Robert Lauzon

      Québec Solidaire n'est pas solidaire des partis de droite provincialistes comme le PQ. Il est solidaire des luttes sociales et environnementales, et d'un parti de gauche indépendantiste comme Option nationale.

      QS n'est pas le PQ du tout et son contraire.

      Il y a une cohérence de valeurs et de choix politiques dans notre parti.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 24 mai 2017 11 h 23

      Le mal est fait. Si QS continue à refuser toutes les alliances tactiques avec les partis « impurs », il va demeurer pour 30 ans un aiguillon émoussé.

      Je me méfie de l’hypocrisie de Québec solidaire en général et en particulier en rapport avec l’indépendance du Québec. Je suis un socialiste de coeur et d'esprit, appréciant le modèle social québécois, mais QS ne m'apparait pas honnête ni réaliste dans son discours et ses actes.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 24 mai 2017 20 h 08

      Lisée avait toutes les possibilités du monde de dire et de montrer qu'il est fièrement progressiste et non un "lucide" austère, écologique plutôt que soumis aux dictats du pétrole, etc.
      Si le PQ a eu peur de taxer un tout petit peu plus les riches durant Marois, et qu'il sera sous Lisée timide devant Power corporation, soumis devant Monsanto, et complaisant avec Canadian Malartic, à genoux devant Bombardier ... et bien PLQ-PQ, bonnet-blanc, blanc-bonnet.

    • Robert Lauzon - Abonné 24 mai 2017 21 h 04

      Christian
      La myopie partisane dont vous faites grand étalage démontre votre grande propension à vous regarder le nombril.

      Mon propos ne vous permettra sûrement pas d'enlever ces oeillères qui font ce que vous êtes mais en présence d'un désastre aussi important et dommageable qu'est l'œuvre des PLQuistes envers les acquis sociaux auxquels il me semblait que vous teniez, il aurait été plus pragmatique, intelligent et souhaitable que les participants du désormais malheureux congrès 2017 donnent à vos instances la possibilité de discuter de stratégies électorales.

      Vous avez manqué une occasion en or de faire avancer votre idéal en faisant entendre votre voix dans le débat. QS a manqué une opportunité qui ne se représentera probablement de sitôt.

      Il faut parfois choisir la moins pire des options et sortir du marasme pour faire ne serait-ce qu'un pas en avant.

      J'espère que la vision que vous avez de votre noeud ombélical vous emplit de joie car il semble être votre horizon à court, moyen et long terme.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mai 2017 22 h 28

      À Robert Lauzon,

      Vous êtes mais en présence d'un désastre... Votre grande propension à vous regarder le nombril.. Vous avez de votre noeud ombélical vous emplit de joie.. - Robert Lauzon

      À l'image du PQ,

      Votre arrogance et votre condescendance finira par planter le dernier clou de tombe d'un parti qui a définitivement fait son temps.

      Depuis qu'il est devenu chef du Parti Québécois, le parti de Lisée a perdu en moyenne un point par mois pour arriver à 23% des intentions de vote derrière la CAQ à 26%.

      Il reste 16 mois avant les élections générales.

      Si la tendance se maintient et que le PQ continue à perdre 1% par mois, il va se retrouver à 7% le 1er octobre 2018.

      Vous devriez vous occuper de votre parti au lieu d'insulter vos adversaires. D'autant plus que les électeurs n'apprécient pas tellement ce genres de bassesses et ce lançage rancunier et irrespectueux de boue en public.

    • André Hamel - Abonné 25 mai 2017 16 h 11

      Un pogo, même dégelé, ce n'est pas une tête à Papineau me semble-t-il M. Montmarquette.

      André Hamel

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 25 mai 2017 17 h 12

      @ M. Montmarquette
      QS, solidaire de quoi sans aucun pouvoir et ce n'st pas demain qu'il en aura.