Transport en commun: Labeaume lance une nouvelle consultation

Régis Labeaume
Photo: Yan Doublet Régis Labeaume

Huit ans après la consultation sur le Plan de mobilité durable, Régis Labeaume lance une nouvelle consultation sur le transport en commun à Québec.

« C’est une occasion à ne pas rater », a dit le maire de Québec en conférence de presse mardi, en ajoutant qu’il y avait des « milliards de dollars de disponibles » en provenance des gouvernements du Québec et du Canada. « Si une partie de cet argent ne vient pas à Québec, elle ira ailleurs au Canada. Il ne faut pas laisser cette chance historique », a-t-il dit.

La ville de Québec « a besoin d’un système de transport en commun structurant », a-t-il soutenu en signalant que le projet de service rapide par bus (SRB) était bel et bien mort et qu’il souhaitait travailler « sur de nouvelles bases ».« On se met dans la posture mentale où il n’y a plus de projet », a insisté le maire.

Mis de côté il y a un mois, le SRB était l’aboutissement d’une vaste consultation tenue il y a huit ans à Québec sur la mobilité. Or ce projet faisait face depuis ces derniers mois à une vive opposition à Québec depuis l’entrée en scène du projet d’un coûteux troisième lien entre les deux rives.

La nouvelle consultation se déclinera en quatre séances les 6, 7 et 10 juin. Suivront une consultation en ligne cet été, la présentation de mémoires à la fin d’août, une tournée du Réseau de transport (RTC) dans les arrondissements et la tenue d’un sommet international sur le sujet en septembre.

Le comité consultatif qui fera le suivi de l’exercice sera présidé par le maire lui-même. Il inclut en outre l’homme d’affaires Pierre Dolbec, la spécialiste des transports Catherine Morency, l’urbaniste Serge Fillion, le directeur d’Accès Transports viables, Étienne Grandmont, le président de Vivre en ville, Alexandre Turgeon, et l’urbaniste Érick Rivard. « Tous ceux qui ont exprimé leur opinion dans les derniers mois, on les attend », a dit le maire.

5 commentaires
  • André Mainguy - Inscrit 23 mai 2017 17 h 30

    Consultation sur le transport en commun à Québec.

    Je crois que la formule Labeaume respecte la population, à l'exemple de se qui se fait régulièrement en Suisse, ce qui fait de ce pays un model de démocratie à suivre.

    Le Canada devrait proposer le model Suisse aux Canadiens, un model qui unis la population. Dans certains cas on gagne et d'en d'autres, on perd.. Avec le sentiment d'avoir eu notre mot à dire.

  • Éric Alvarez - Inscrit 23 mai 2017 19 h 24

    Une occasion déjà ratée

    Comment prendre au sérieux le maire alors qu'il n'a absolument rien fait pour le transport en commun en 10 ans. Les seuls projets de transport auxquels on a vraiment senti qu'il croyait furent les élargissements d'autoroutes et l'ouverture de la Côte Gilmour à l'année...

    Bref, des consultations avant tout électorales. En décembre, retour au tout à l'auto.

  • Pierre Desautels - Abonné 24 mai 2017 08 h 31

    Avancez en arrière.


    Une belle initiative, mais le principal obstacle est la population de Québec, qui, en grande partie, n'aime pas le transport en commun et préfère le tout-à-l'auto.

  • Jean Richard - Abonné 24 mai 2017 10 h 00

    Structurant ?

    Structurant ? Ce mot placé dans chaque phrase du discours fait moderne, fait savant. Or, depuis que les promoteurs ont compris l'importance des transports en commun, ils ont misé sur les pouvoirs magiques de cette vertu attribuée aux réseaux de transport.

    Après tant d'années à avoir entendu ce structurant par ci, structurant par là, on commence enfin à remettre en question cette pensée magique et on découvre l'envers de la médaille : trop de projets de transports, souvent très coûteux, ont été conçu (et parfois réalisés) en vue du développement (souvent suburbain) et non pas pour améliorer la mobilité urbaine et la qualité de vie dans les quartiers existants. On en a un bel exemple avec le REM à Montréal.

    Dans bien des villes la demande en transports collectifs dépasse largement l'offre. Or, comme avec le REM à Montréal, on ne cherche pas à ajuster l'offre à la demande. On cherche plutôt à créer une nouvelle demande en mettant l'offre devant. On n'en parle pas souvent, mais dans bien des cas ça a mené à l'échec.

    Une ville comme Québec est déjà structurée, y compris sa banlieue à perte de vue (même s'il s'agit d'une structure anarchique, quasi invertébrée). Il ne reste plus qu'à y adapter un réseau de transport collectif digne de ce nom.

  • Emile Depauw - Abonné 25 mai 2017 19 h 05

    emile depauw abonné

    Nos politiciens devraient tous lire les écrits de Tony Seba de Stanford University USA
    En 2025 tous les véhicules seront autonomes, électriques...80% des autoroutes et parkings deviendront inutiles.Lisez ce que ce spécialiste prévoit et vous constaterez que nous faisons fausse route en chouchoutant autos, pétrole et construction de nouvelles autoroutes. Lire:The telegraph tuesday may 16 2017 TRANSPORTATION