Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé élus porte-parole de Québec solidaire

Les nouveaux co-porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les nouveaux co-porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois

Faits saillants du congrès de Québec solidaire

Convergence refusée

Les délégués de Québec solidaire ont rejeté dimanche toute négociation d'alliances stratégiques avec le Parti québécois.

Réactions

Le premier ministre Philippe Couillard a salué lundi cette décision de la formation de gauche, qualifiant ces scénarios d'alliances de « fumée ».

« Surpris ? », a demandé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, sur Twitter lundi avant-midi. Quelques heures plus tard, il écrivait sur ce même réseau social que le Parti québécois est « la seule force politique qui peut empêcher l'élection d'un gouvernement fédéraliste de droite en 2018 ».

Nouveaux co-porte-parole

Les délégués de Québec solidaire se sont aussi choisi deux nouveaux porte-parole. Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé ont été élus pour représenter la formation politique.

Pari gagné. Moins de trois mois après s’être procuré sa carte de membre, Gabriel Nadeau-Dubois se voit confier les responsabilités de porte-parole masculin de Québec solidaire.
 

Les délégués des associations locales et régionales l’ont effectivement préféré dimanche au militant de longue date de QS Sylvain Lafrenière.
 


Après avoir été chaudement applaudi, M. Nadeau-Dubois a promis de « faire entendre la voix de la justice sociale, la voix de l’autodétermination des peuples, la voix de l’égalité entre les femmes et les hommes, la voix des gens ordinaires, la voix des gens qu’on laisse dans l’ombre, la voix de tous ceux et celles qui sont réduits au silence », et ce, « là où il faut ».
 

Gabriel Nadeau-Dubois veut voir Québec solidaire donner naissance à un puissant mouvement populaire. Pour y arriver, le « parti des urnes et de la rue » essaiera de « nouvelles méthodes de mobilisation », et ce, après s’être libéré, en partie, du carcan institutionnel dans lequel il est engoncé au même titre que les autres formations politiques traditionnelles.

 

« Il faut bien sûr rassembler pendant les élections. Il faut aussi le faire entre les élections. Québec solidaire ne doit plus être un simple parti. Nous devons devenir un mouvement. Oui, il y aura encore des assemblées, des congrès parce que la démocratie a besoin de temps longs […] mais il nous faut aussi d’autres lieux, des nouveaux lieux pour canaliser l’indignation qui anime tant de nos concitoyens », a-t-il expliqué à un parterre de centaines de personnes.

 

« À chaque école en ruine, à chaque CPE affecté par l’austérité, à chaque scandale de corruption, à chaque mise à pied massive, à chaque catastrophe écologique, à chaque démonstration de racisme, à chaque décision imposée par un “boys' club”, nous devrons répondre par la bouche de nos militantes et de nos militants. », a-t-il ajouté.

 

L’ex-porte-parole de la CLASSE succède ainsi à Andrés Fontecilla, qui occupait le poste de porte-parole et président depuis quatre ans. « Place à la relève », avait lancé M. Fontecilla à l’approche du congrès.

​« Avec Gabriel, nous saurons vous donner bien d'autres printemps », a lancé aux délégués Manon Massé, qui a pour sa part été élue sans surprise au poste de porte-parole féminin. Un rôle avec lequel elle se familiarise depuis le départ de la vie politique de Françoise David en janvier dernier. La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques était la seule candidate en lice.
 


 

 

 

QS a le vent en poupe depuis l’annonce de la candidature de M. Nadeau-Dubois, à la fois au poste de porte-parole de QS et à l’investiture solidaire en vue de l’élection partielle dans la circonscription de Gouin. Environ 6000 individus ont grossi les rangs de la formation politique de gauche depuis le 9 mars dernier. L’effectif de QS atteint aujourd’hui 15 000 personnes, comparativement à 9000 personnes il y a deux mois et demi. Et les dons affluent. En effet, QS a amassé pas moins de 172 000 dollars depuis le début de l’année. L’effet « GND » ?
 

La salle Marie-Gérin Lajoie du pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM était bondée ce week-end à l’occasion du congrès de QS. Quelque 650 délégués — dont plusieurs nouveaux visages — y étaient rassemblés afin notamment de compléter le programme politique du parti politique, qui est sur l’échiquier politique depuis plus de 10 ans.

L’état-major de QS refusait de dévoiler publiquement les résultats des élections.
 


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17 commentaires
  • Tristan Roy - Abonné 21 mai 2017 11 h 54

    Pas besoin d'alliance QS-PQ

    Si les sondages suivants le confirment, la CAQ va émerger comme premier choix d'alternance aux libéraux. Une fuite des électeurs péquistes va alors prendre de l'ampleur. Ils vont se diviser entre les anti-libéraux à la CAQ et les souverainistes à QS. Le PQ va alors s'effondrer.

    • Michèle Cossette - Abonnée 21 mai 2017 12 h 45

      Et les libéraux resteront au pouvoir. C'est ce que vous voulez?

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 21 mai 2017 13 h 08

      Non pas besoin d'alliance PQ-QS.

      De toutes façons je ne crois pas au sondage d'hier. Ça été mal compris. Une alliance laissait croire aux répondants à une fusion des deux partis. Ce n'est pas du tout le cas. Ce serait simplement un accord pour ne pas se nuire dans quelques comtés. Pas du tout pareil, et ça changerait peu les choses. .

      Comme je le disais ailleurs, voici comment je vois la prochaine élection.

      Dans ces moments-ci, le P.L.Q. est considéré comme impopulaire, mais il est tout de même à 32%.

      En 2007, l'ancienne CAQ ( l'ADQ ) avait dépassé le PQ comme dans le sondage d'hier. En 2007 toujours, le PLQ avec 33% des voix avait alors remporté l'élection. CAQ plus PQ totalisait 59 %.

      Si une élection avait lieu aujourd'hui et que les résultats du sondage se concrétisaient, le PLQ aurait 32% des voix et les 3 autres partis se sépareraient les comtés restants avec 62% des voix. Le PLQ referait le coup de 2007 et remporterait.

      Bien plus, le P.L.Q. étant impopulaire ces temps-ci, il va se donner la chance par des politiques attirantes d'ici les élections de remonter sûrement au-dessus de 35% et même plus, alors ce sera dans la poche pour eux.

      Et comme le disent plusieurs analystes, le PLQ est là pour longtemps. Avec nos choix, faudra vivre avec ça, point.

      Pendant ce temps, nous pouvons nous battre entre partis de l'opposition pour grossir nos rangs respectifs, voire s'insulter, nous pouvons aussi former de nouveaux partis, le P.L.Q. en sort gagnant pareil, point final.

      Le P.L.Q. a une base électorale indéfectible qui lui assure un 30% en partant à cause de conditions connues. Après ça il regagne un 5-10 ou 15% avant les élections avec des promesses.

    • André Joyal - Abonné 21 mai 2017 14 h 32

      Bine sûr, Mme Cossette que les Solidaires vont être contents en 2018 avec la réélection du PLQ. Ils me font penser au PCF du temps de Pompidou-Giscard. En rien, G. Marchais souhaitait prendre le pouvoir: trop l'fun dans l'opposition. Oui,le duo GND-Massé va bien s'amuser.Pas nous,hélas!

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 21 mai 2017 14 h 37

      Ce que Tristan Roy semble prévoir et peut-être souhaiter, c'est l'effondrement du Parti Québécois.

      À chacun ses priorités en politique, ah les méchants péquisses!

  • Pierre Desautels - Abonné 21 mai 2017 11 h 58

    Bravo.


    Bravo à GND. C'est un jeune homme brillant. Il apporte un vent de fraîcheur à la politique québécoise.

    • Cyril Dionne - Abonné 21 mai 2017 18 h 13

      Pourquoi bravo à cette bande qui conjugue il y a deux siècles passés ? Tiens, nos illuminés d’une gauche dépassée se félicitent eux-mêmes. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil avec ce groupuscule de parti qui conjugue à 7% durant les élections et 10% ou plus dans les sondages. Le salaire minimum à 15$ de l’heure, c’est une catastrophe économique en devenir. En fait, tout le programme de Québec solidaire est un copié-collé de nos marxistes de Cuba. Être anti-néolibéraliste est bien, mais il faut s’assurer d’être capable de le remplacer par quelque chose d’autre encore plus viable. En plus, on ne peut pas être social-démocrate tout en enchaînant les refrains de la mondialisation sans borne et sans balise.

      Qu’est-ce que cela veut dire concrètement la socialisation des activités économiques ? Un système à la soviétique ? Le développement des économies sociales est bien pour les pays en voie de développement, mais pas pour les sociétés où les gens sont accoutumés à un niveau de vie occidental. La création d’emplois publics ne génère pas une économie forte, mais bien un gouvernement qui endette les générations benjamines à tous les jours.

      L’allusion à Bernie Sanders de la part de nos solidaires en fait sourire plusieurs. Le programme de Bernie Sanders est le même que les libéraux d’ici sans les assisses du libre-échange qui est un désastre économique pour la classe moyenne. Le programme économique de nos p’tits leaders de Québec solidaire nous rappelle bien mieux celui du Venezuela, oui, celui d’Hugo Chavez. Vous voulez vivre dans un pays marxiste ou l’inflation est rampante, le chômage est une plaie sociétale et la monnaie est dévaluée à tous les jours ? Il n’y a rien de gratuit dans ce bas monde et ce ne sont pas certains idéalistes utopiques qui ont été des privilégiés dans leur enfance qui vont nous apporter la bonne nouvelle. Le p’tit Nadeau-Dubois est un produit des écoles privées. Franchement.

  • Christian Montmarquette - Abonné 21 mai 2017 12 h 31

    Faire de Québec Solidaire un «parti-mouvement»

    Faire de Québec Solidaire un «parti-mouvement»

    100% d'accord avec Gabriel Nadeau-Dubois pour que Québec Solidaire devienne un «parti-mouvement».

    La démocratie ne se limite pas à voter aux 4 ans, mais doit s'incarner dans une action de tous les jours et une lutte constante.

    - Bon mandat à nos deux nouveaux porte-parole nationaux.

    Que la transmission des idées, des valeurs et des décisions de la base de Québec Solidaire inspirent leurs discours et leurs actions!

    Christian Montmarquette

    • Marcel Lemieux - Inscrit 21 mai 2017 17 h 21

      Heureux de partager cette journée magnifique porteuse d'espoir.
      Québec Solidaire pour un peuple sans discrimination et la protection de notre environnement .

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mai 2017 21 h 56

      "GND n'a rien inventé.." - Hermel Cyr

      - Personne ne dit ça.

      Depuis nos aubes en 2002 avec l'UFP que la gauche se dit un parti des urnes et de la rue..l'idée de l'Option A (et non de GND) soit de converger avec les groupes citoyens, syndicaux et communautaires, est de remettre à l'avant plan de nos stratégies d'actions politiques ce principe qui fait partie de nos valeurs depuis notre fondation.

  • Réal Ouellet - Inscrit 21 mai 2017 12 h 43

    Démocratie de pacotille.

    Quelle surprise...! Nadeau-Dubois a été élu par les média...

    • André Joyal - Abonné 21 mai 2017 14 h 33

      À chacun son Macron!

  • Jean Lapointe - Abonné 21 mai 2017 17 h 06

    Ce ne sont que des porte-parole

    D'habitude, il me semble, les porte-parole ne font que dire ce qui leur est demandé de dire. Ils sont donc nommés par ceux qu'ils représentent.

    Bizarrement chez Québec solidaire ies porte-parole sont élus. Je me demande bien en fonction de quels critères ils sont choisis. Un porte-parole doit pouvoir s'exprimer clairement mais ça ne demande pas de qualités particulières. Un porte-parole n'a pas n'est qu'un exécutant.

    Si ce ne sont que des porte-parole, je ne vois pas pourquoi Manon est si heureuse.

    GND lui est parti pour la gloire. Ça va être beau.

    Il y a de quoi trouver cela loufoque. Il me semble qu'étant donné le nombre de problèmes auxquels ils disent s'attaquer ils devraient être un peu plus sérieux. Ce ne sera quand même pas facile.

    Est-qu'ils font ça pour le fun?


    On dirait qu'ils ont gagné à Loto-Québec.

    Suis-je le seul à trouver tout cela étrange?