Un sondage confirme la tendance favorable à la CAQ et aux alliances électorales

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a promis de ne pas tenir de référendum durant le premier mandat d'un éventuel gouvernement péquiste. 
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a promis de ne pas tenir de référendum durant le premier mandat d'un éventuel gouvernement péquiste. 

Face à un gouvernement libéral toujours impopulaire, la Coalition avenir Québec (CAQ) devance le Parti québécois (PQ) et incarne de plus en plus la volonté de changement dans les intentions de vote.

Selon un sondage Léger réalisé pour Le Devoir et Le Journal de Montréal, la CAQ, avec 26 % des volontés électorales exprimées, dépasse le PQ, qui en récolte 23 %. Les libéraux se situent à 32 % et Québec solidaire à 13 %.
 

 

La CAQ progresse ainsi de quatre points depuis le dernier sondage de Léger, en mars. Le PQ et le PLQ perdent deux points chacun.

Les électeurs se disent aussi prêts à appuyer une alliance entre deux des partis d’opposition, voire les trois, pour battre le PLQ aux prochaines élections. Tous ces choix donneraient un gouvernement majoritaire non libéral.

« On constate un mouvement de l’opinion publique, résume Jean-Marc Léger, directeur de la firme de sondage. Les plaques tectoniques commencent à bouger alors que nous entrons dans la période préélectorale. […] Les électeurs insatisfaits des libéraux cherchent une solution de remplacement et c’est la CAQ qui la représente. » Les prochaines élections auront lieu avant le 1er octobre 2018.

La tendance se comprend mieux quand on se rappelle que le Parti québécois devançait la Coalition par 9 parts (30 % à 21 %) en mai 2016. Autrement dit, en un an, en considérant les marges d’erreur, leurs positions se sont inversées.

Ce retournement peut être rapporté au départ de Pierre Karl Péladeau comme chef du PQ, le 2 mai 2016. La formation est depuis dirigée par Jean-François Lisée, qui a promis de ne pas tenir de référendum durant le premier mandat d’un éventuel gouvernement péquiste.
 

M. Lisée cherche aussi à s’allier avec QS, formation en congrès ce week-end à Montréal où la question de l’alliance sera débattue par les délégués. Le sondage leur donne du grain à moudre.

Les questions soumises explorent trois regroupements stratégiques possibles : par paires (PQ-QS et PQ-CAQ) ou à trois (PQ-QS-CAQ). À tout coup, la coalition électorale bat les libéraux :

PQ-QS. Cette alliance entre solidaires et péquistes récolte 39 % des votes possibles contre 29 % aux libéraux, laissant 24 % aux caquistes. Les régions (44 %) la favorisent davantage que Québec (30 %) et Montréal (34 %). L’option récolte en plus la faveur d’autant de péquistes que de solidaires, soit 87 % des électeurs identifiés à l’une ou l’autre formation. Bref, les militants sont pour et la solution semble gagnante, sur papier.

PQ-CAQ. Cette voie rapporte 46 % du poids des urnes, en laissant 33 % au PLQ et 12 % à QS. Un même nombre de péquistes l’appuie (87 %) et 71 % des caquistes. Fait plus surprenant, 30 % des solidaires optent aussi pour ce choix de centre droit, ce qui donne une idée de leur volonté d’en finir à tout prix avec les libéraux.

PQ-QS-CAQ. Cette triple alliance donne une écrasante majorité de 54 % au mastodonte antilibéral. Le PLQ conserve alors 36 % des voix. Ce rapprochement à trois peut sembler contre nature. Pourtant, en France, c’est un peu le pari que vient de réussir le président Emmanuel Macron en formant un gouvernement centriste.

Une masse de mécontents

Bons joueurs, les sondeurs ont soumis d’autres alliances théoriques à leur échantillon. L’hypothèse d’une coalition de centre droit entre caquistes et libéraux récolte 40 % des intentions de vote contre 35 % au PQ. Le rapprochement QS et Option nationale gonfle à peine les résultats des solidaires, qui rafleraient 18 % des voix.

L’enquête confirme encore la forte insatisfaction face au gouvernement. Seulement 4 % de la population se dit très satisfaite du gouvernement dirigé par Philippe Couillard. La masse des mécontents rassemble deux électeurs sur trois, soit 62 %.

Le gouvernement obtient par contre une bonne note pour sa gestion de la crise des inondations, avec 56 % de répondants satisfaits. Les chiffres ne varient pas entre les villes et les régions ou en fonction de la langue.

François Legault gagne en popularité. Il augmente de 7 points son choix comme « meilleur premier ministre » potentiel, passant de 14 % à 21 % des faveurs depuis mars.

Une liste de priorités souhaitables des partis politiques a finalement été soumise aux électeurs. Les Québécois veulent qu’aux prochaines élections les formations misent sur les sujets suivants : l’accès à un médecin et la réduction de l’attente aux urgences (38 %) ; la réduction des taxes et des impôts (28 %) ; la création d’emplois (21 %) ; une meilleure gestion des programmes gouvernementaux (20 %). M. Léger souligne que les trois derniers choix sont plutôt associés à la CAQ.

Et quoi encore ? Le partage plus équilibré de la richesse attire 17 % et la lutte contre la corruption, 16 % des choix. L’embauche d’enseignants pour améliorer le système d’éducation récolte 12 % et la promotion de la langue, de la culture et de l’identité québécoise tombe à 9 %. Fait à noter, la souveraineté ne faisait même pas partie des choix soumis.

Méthodologie

Le sondage par Internet a rejoint 999 Québécois ayant le droit de vote entre les 15 et 18 mai 2017 dans toutes les régions du Québec. Un échantillon probabiliste semblable aurait une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 %, dans 19 cas sur 20. Les données finales ont été pondérées selon des statistiques du recensement de 2011.

28 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 20 mai 2017 07 h 56

    Je ne comprends pas l'analyse qu'en fait radio Canada ce matin. Mais c'est comme d'habitude ils prennent le titre et font du millage là-dessus !

    On voit bien en lisant l'article si l'on veut vraiment se débarrasser du PLQ de Couillard que l'alliance la plus prometteuse, c'est PQ/QS

    J'espère que les membres de QS vont enfin comprendre, et vont mettre de côté la dialectique mortifère qui les cantonne dans l'opposition!

  • Christian Montmarquette - Abonné 20 mai 2017 08 h 01

    61% des Québécois ne veulent pas d'alliance PQ-QS


    À 39% d'appuis pour une coalition PQ-QS..

    Si je comprends bien, il y a donc 61% Québécois qui ne veulent rien savoir de la Convergence de Lisée..?

    C'est bin pour dire.. hein..?

    Tout dépend de la manière dont on tripote les chiffres dans les sondages pour leur faire dire ce qu'on veut bien..

    Christian Montmarquette

    • Gilles Bonin - Abonné 20 mai 2017 15 h 13

      Et avec 29% pour les libéraux dans ce cas de figure, c'est 71% des québécois qui ne veulent pas des libéraux, ça vous va aussi ce point de vue?

    • Raymond Labelle - Abonné 20 mai 2017 18 h 24

      61% de l'électorat voterait donc pour des partis fédéralistes de centre-droit (CAQ-PLQ), alors que l'alliance PQ-QS pourrait former un gouvernement majoritaire avec 39% des voix grâce aux distorsions de l'uninominal à un tour.

      Vivement la proportionnelle?

    • Pierre Simard - Inscrit 21 mai 2017 01 h 29

      Puisque vous demandez la pureté intégrale à autrui, svp, prêchez par l'exemple.

      Cette affirmation que 61% ne veulent pas de cette alliance est... pas très "pure". En effet, vous semblez oublier que 29% du vote libéral (de ce dernier sondage) est libéral contre vents et marées et ce, même si c'était une plante fanée sur le bulletin de vote, sans compter les caquistes de la droite profonde qui ne veulent rien avoir à faire avec QS de près ou de loin. En gros, ce n'est pas 61% des gens qui ne veulent pas cette alliance mais simplement du monde qui s'en balance.

      Il existe le proverbe suivant : Les chiffres ne mentent pas mais les menteurs savent chiffrer.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mai 2017 03 h 58

      "Vivement la proportionnelle?" - Raymond Labelle

      Absolument, parce que:

      1) Ça mettrait justement un terme au vote stratégique.

      2) Parce que rien ne vaut la justice et l'équité démocratique.

      Tous les partis élus devraient être en mesure d'influencer les décisions du gouvernement dans la proportion des votes reçus.

      Si QS avait le nombre de députés.es qu'il mérite actuellement, soit entre 10 et 14 députés.es.. Sa progression ne serait pas si lente et il serait beaucoup plus en mesure de contrecarrer les politiques de droite en alertant et en mobilisant les citoyens.

      D'ailleurs, QS devrait de plus en plus devenir un parti-mouvement et un parti de la rue pour combattre sur le terrain et avec les citoyens et les mouvements sociaux les politiques de droite.

      Il est malsain que tout le pouvoir politique soit à l'Assemblée nationale. Il importe que QS mette en action la souveraineté populaire.. La souveraineté du peuple.. Et déjà si QS disposait du nombre de députés qu'il mérite.. Beaucoup de choses changerait au Québec. J'en suis profondément convaincu.

      Il n'est pas nécessaire d'être au pouvoir pour changer les choses. Il faut juste le pouvoir nécessaire et les bonnes idées.

    • Marc Tremblay - Abonné 21 mai 2017 04 h 31

      Oui, mais la majorité des péquistes et des solidaires veulent d'une alliance entre le PQ et QS.

    • Colette Pagé - Abonnée 21 mai 2017 12 h 25

      Ce qui réduit la crédibilité de QS dans sa critique virulente du PQ repose sur le fait que QS n'a jamais dirigé le Québec.

      Que dire notamment de cette critique tout azimut de la jeune étoile montante Gabriel Nadeau-Dubois désormais co-porte-parole de QS portant sur les désastreuses décisions des élus remontant aux 30 dernières années.

      Sans nuance , par cette condamnation ex-cathedra, tout le monde est mis dans le même bain.

      Confrontés à l'exercice du pouvoir et à la menace des agences de cotation de réduire le taux d'emprunt du Québec qu'aurait décidé QS ?

      Réduire les budgets, augmenter les impôts et viser l'équilibre budgétaire ou laisser aller les choses quitte à augmenter le fardeau des impôts et la dette ?

      Décisions difficiles pour un parti dont la gratuité est devenue la marque de commerche alors que le programme décourage de nombreux candidats potentiels soucieux du partage la richesse et de la promotion justice sociale mais également de l'équilibre budgétaire.

      Pour le dire autrement quelle crédibilité ont Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé lorsqu'ils parlent d'économie et de finances publiques ?

      Et en dehors de Montréal que peut espérer QS alors qu'avec le support organisationnel du PQ QS pourrait faire une meilleure récolte.

      Maintenant que décidera QS en regard d'une alliance stratégique avec le PQ ? La rejeter aurait comme conséquence de permettre au PQ ou à la CAQ d'être élu.

      En revanche, QS peut considérer, comme un mirage, que le parti a le vent dans les voiles et qu'il peut seul gagner la prochaine élection ou ajouter 0,04% des voix en faisant alliance avec ON.

      Je ne parierai pas sur la sagesse de cette option.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mai 2017 13 h 00

      À Claude Gélinas,

      "Confrontés à l'exercice du pouvoir.." - Claude Gélinas

      Cessez donc de nous ressasser ce viel argument.

      Le PQ de 1976 a été un très bon gouvernement, tout comme le Parti libéral de Jean Lesage d'ailleurs.

      Or donc, ce n'est pas "l'exercice du pouvoir" qui corrompt les partis politiques. C'est "l'USURE" du pouvoir.

      Et en ce sens, le Québec doit se débarrasser ses vieux partis usés et inféodés aux intérêts des entreprises et des ptites élites économiques pour le remplacer par du véritable sang neuf.

      Comme le disait si bien Lord Action: "Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument."

      À cette sage citation nous pourrions ajouter celle-ci:

      "Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent, et pour les mêmes raisons." — Sir George Bernard Shaw

      Devrais-je aussi ajouter cellecde René Lévesque pour vous convaincre M. Gélinas?

      "Les partis appelés à durer vieillissent généralement assez mal. Ils ont tendance à se transformer en églises laïques, hors desquelles point de salut et peuvent se montrer franchement insupportables.

      À la longue, les idées se sclérosent, et c’est l’opportunisme politicien qui les remplace. Tout parti naissant devrait à mon avis inscrire dans ses statuts une clause prévoyant qu’il disparaîtra au bout d’un certain temps.

      Une génération? Guère davantage ou sinon, peu importe les chirurgies plastiques qui prétendent lui refaire une beauté, ce ne sera plus un jour qu’une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer.» — René Lévesque

      Christian Montmarquette

    • André Joyal - Abonné 21 mai 2017 14 h 39

      Tripoter les chiffres,M. Montmarquette,c'est exactement ce que vous faites quand vous ne faites pas du copier-coller de vos messages précédents.

      Combien parmi vos 61% sont tout à fait indifférents à cette alliance aujourd'hui, et qui pourrait ne pas l'être dans un an?

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mai 2017 15 h 17

      À Claude Gélinas,

      "En revanche, QS peut considérer, comme un mirage, que le parti a le vent dans les voiles et qu'il peut seul gagner la prochaine élection ou ajouter 0,04% des voix en faisant alliance avec ON."- Claude Gélinas

      La nouvelle est déjà parue.

      QS non seulement proposera une fusion à ON. Mais la somme des parties est beaucoup plus grande que le tout, puisque les appuis à cette fusion font atteindre les intenstions de votes QS-ON à 18% dans les sondages.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mai 2017 15 h 20

      À Claude Gélinas,

      " Se pourrait-il que confronté aux mêmes problèmes, si QS avait été au pouvoir, il aurait été obligé malgré son programme de choisir sans enthousiasme les mêmes remèdes." - Claude Gélinas

      Malheureusement non, Monsieur Gélinas.

      J'ai été candidat aux élections du Québec de 2003 et je connais cette histoire par coeur.

      Pendant que le PQ-Bouchard imposait sont déficit zéro aux plus pauvres et dans les services publics, il trouvait du même souffle les moyens de réduire les impôts de 4,5 milliards récurrents par année à la classe la plus nantis au Québec.

      C'est toujours une question d'administration publique et d'équité fiscale ces histoires.

      Je pourrais vous en parler longtemps..

      Mais, les politiques d'austérité ont toujours été des politiques "d'austérité sélectives" et encore aujourd'hui avec le gouvernement Couillard.

      Les gouvernements de droite serrent la ceinture aux plus pauvres, aux gens ordinaires et aux services publics, pour donner de l'autre mains aux plus riches et aux entreprises.

      Alors que les partis de gauche proposent de faire le contraire et de répartir la richesse au lieu de la concentrer dans les mêmes poches des riches et des élites économiques.

      Il n'y a donc pas de dogme et ni d'obligation d'un côté comme de l'autre.

      Ce sont des choix politiques différents.

      Tout simplement.

      .

  • Patrick Boulanger - Abonné 20 mai 2017 08 h 32

    Rapprochement inutile?

    « Le rapprochement QS et Option nationale gonfle à peine les résultats des solidaires, qui rafleraient 18 % des voix. »?

    Pour ceux qui trouvent le rapprochement entre QS et ON inutile, voici une donnée qui indique le contraire : 18%.

  • Benoit Toupin - Abonné 20 mai 2017 09 h 30

    La démocratie à tâtons

    Finalement le plus grand défaut du Parti québécois est d'avoir déjà gouverné... Le non-essayé à la cote chez bon nombre d'électeurs...

    Dommage pour les centaines de bénévoles qui passent des fins de semaines en congrès à évaluer studieusement les propositions de leurs collègues en vue de bâtir un programme qui répond aux besoins d'aujourd'hui; les programmes et les idées deviennent secondaires.

    Le cynisme est en train d'induire des réflexes simplistes chez les électeurs; la démocratie de l'essayage, la démocratie à tâtons...

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mai 2017 10 h 33

      Corrigé.

      À Benoit Toupin,

      "Finalement le plus grand défaut du Parti québécois est d'avoir déjà gouverné." - Benoit Toupin

      Je vais vous surprendre en vous disant que le PQ des premières années, et en particulier le PQ de 1976, a été un très bon gouvernement qui a adopté nombre de très bonnes lois, dont...

      - La loi de la protection et du zonage des terres agricoles;

      -Les caméras dans l'Assemblée nationale;

      - La la loi relative au financement des partis politiques, adoptée en 1977, qui limite les contributions financières des particuliers. en interdisant aux entreprises de souscrire aux caisses des partis politiques;

      - La nationalisation de l'Assurance automobile par Lise Payette

      - La Loi 101;

      - La nationalisations des parcs ZEC (Zone d'exploitations contrôlés); etc.

      Or donc,

      Ce n'est pas d'être au pouvoir qui constitue le défaut du Parti québécois. Mais le fait qu'il ait tourné le dos à se maintenir comme "parti du peuple" pour devenir aussi libéral que le Parti libéral lui-même et défendre les intérêts des entreprises au détriment des intérêts du peuple.

      Ce qui a engendré la nécessité de la création de Québec Solidaire, afin de combler le vide politique laissé à gauche par le virage à droite du Parti québécois qui s'est opéré depuis le milieu des années 80' et s'est carrément incrusté en doctrine de parti avec le PQ de Lucien Bouchard en 1996 avec ses incessantes attaques au modèle Québécois; son dogme du déficit zéro et ses politiques d'austérité identiques au Parti libéral.

      Christian Montmarquette

    • Tristan Roy - Abonné 20 mai 2017 10 h 36

      Vous pensez que c'est la faute des électeurs stupides? Votre parti va sûrement connaitre beaucoup de succès avec ce genre d'attitude...

    • Louise Collette - Abonnée 20 mai 2017 10 h 50

      Vous avez raison mais il m'arrive de me demander si ce ne serait pas la solution, épuisée que je suis, physiquement et surtout moralement, du gouvernement en place. Survivre à un autre quadriennat avec ce même gouvernement m'apparaît tout à fait au-dessus de mes forces, je ne blague pas ici là, c'est la triste vérité et quelques personnes dans mon entoutrage réagissent comme moi, les Québécois veulent un changement, c'est ce qui semble apparaître dans les sondages.
      Enfin, qui vivra verra.

    • Benoit Toupin - Abonné 20 mai 2017 16 h 17

      A Monsieur Roy,

      Si votre réponse s'adresse à mon commentaire, sachez que vous interprétez faussement mes propos. Ce n'est pas que je mette en doute le jugement des électeurs; tous les partis ont une offre qui mérite considération; et tous les électeurs ont leurs raisons qui motivent leur choix.

      Cependant rien, sur la base des idées et des programmes ne justifie des changements significatifs et brusques dans leur choix actuel; les positions des uns et des autres n'ont pas changées significativement.

      J'en arrive à la conclusion que les allégeances sont volatiles et que dans l'immédiat, plusieurs voudraient peut-être simplement essayer du "neuf"; façon d'exprimer leur impatience.

      Je nous souhaite d'attendre et d'évaluer l'offre de chacun avec réalisme. Le cynisme ne se guéri pas dans l'impatience mais bien dans la rigueur et la patience.

      Et je me demande ce que l'on peut reprocher au PQ, comme je pourrais me demander ce qu'il y a de neuf chez tous les partis. Et j'en arrive à la conclusion qu'en réaction au cynisme bon nombre préférerait quelqu'un qui n'a jamais gouverné.

    • Colette Pagé - Abonnée 21 mai 2017 12 h 35

      Monsieur Montmarquette doit être remercié pour avoir rappelé les décisions importantes du PQ.

      En revanche, Monsieur Montmarquette est généralement très sévère pour les années Bouchard alors que le Québec, il faut le rappeler, était confronté à une situation économique désastreuse et que les agences de notation menaçaient d'augmenter les taux d'intérêt.

      Que faire ?

      Se pourrait-il que confronté aux mêmes problémes, si QS avait été au pouvoir, il aurait été obligé malgré son programme de choisir sans enthousiame les mêmes remèdes.

  • François Beaulé - Abonné 20 mai 2017 10 h 24

    Lisée a déjà perdu son pari

    Il croyait attirer suffisamment d'électeurs en reportant un très hypothétique référendum sur la souveraineté après l'élection de 2023.

    De toute évidence, cela ne fonctionne pas. Le PQ est maintenant dépassé par la CAQ. Et les déclarations de son chef pour positionner clairement le parti à gauche ne satisfont pas QS. Alors que ce dernier cherche à récupérer les indépendantistes.

    La CAQ est elle nettement à droite, ce qui rend difficile une alliance avec le PQ.

    Le PLQ se dirige donc vers une victoire en 2018. Les autres hypothèses sont de pures illusions.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 20 mai 2017 15 h 19

      Je suis d'accord avec vous. Le Parti libéral du Québec se dirige vers une victoire.

      Dans ces moments-ci, il est considéré comme impopulaire, mais il est tout de même à 32%.

      En 2007, l'ancienne CAQ ( l'ADQ ) avait dépassé le PQ comme dans ce sondage-ci Le PLQ avec 33% des voix avait alors remporté l'élection. CAQ plus PQ totalisait 59 %.

      Si une élection avait lieu aujourd'hui et que les résultats du sondage se concrétisaient, le PLQ aurait 32% des voix et les 3 autres partis se sépareraient les comtés restants avec 62% des voix. Le PLQ referait le coup de 2007 et remporterait.

      Le P.L.Q. étant impopulaire ces temps-ci, il va se donner la chance par des politiques attirantes de remonter sûrement au-dessus de 35% et même plus, alors ce sera dans la poche.