Infrastructures: le PQ veut une Banque du Québec

Le porte-parole du Parti Québécois en matière de finances, Nicolas Marceau
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le porte-parole du Parti Québécois en matière de finances, Nicolas Marceau

Le Parti québécois (PQ) demandera ce mercredi au gouvernement libéral de rapatrier une partie du budget fédéral consacré à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) afin que le Québec puisse mettre sur pied sa propre banque. Frustré de voir la BIC s’installer à Toronto, le critique de l’opposition officielle en matière de finances, Nicolas Marceau, souhaite que le Québec se prévale de son droit de retrait. « Si on prend la part de la population du Québec au Canada, disons 23 %, ça fait environ 8 milliards qu’Ottawa transférerait au Québec, qui, lui, l’injecterait dans les infrastructures du Québec », a-t-il suggéré, dans un entretien avec Le Devoir. Les élus libéraux n’ont pas souhaité commenter la proposition. Le PQ reproche au gouvernement libéral d’avoir « échoué » dans sa tentative de convaincre Ottawa d’établir la BIC à Montréal. Le gouvernement Trudeau a annoncé le 8 mai que la banque aura pignon sur rue à Toronto

Le Parti québécois (PQ) demandera ce mercredi au gouvernement libéral de rapatrier une partie du budget fédéral consacré à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) afin que le Québec puisse mettre sur pied sa propre banque.

Frustré de voir la BIC s’installer à Toronto, le critique de l’opposition officielle en matière de finances, Nicolas Marceau, souhaite que le Québec se prévale de son droit de retrait.

« Si on prend la part de la population du Québec au Canada, disons 23 %, ça fait environ 8 milliards qu’Ottawa transférerait au Québec, qui, lui, l’injecterait dans les infrastructures du Québec », a-t-il suggéré, dans un entretien avec le Devoir.

Les élus libéraux n’ont pas souhaité commenter la proposition. Le PQ reproche au gouvernement libéral d’avoir « échoué » dans sa tentative de convaincre le gouvernement fédéral d’établir la BIC à Montréal.

Le gouvernement Trudeau a annoncé le 8 mai que la banque aura pignon sur rue à Toronto, puisque cette ville « a su établir une réputation d’excellence sur la scène internationale à titre de centre du financement des infrastructures ». La décision a déçu le gouvernement Couillard, qui rappelait quelques semaines auparavant que l’idée de la BIC a pris naissance au Québec.

Le projet de Banque de l’infrastructure du Québec que compte proposer le PQ financerait « essentiellement » des projets québécois, a affirmé Nicolas Marceau. « Plutôt que de nous dire à la fin de l’année “Voilà, on vous envoie votre chèque et vous êtes des pas bons”, moi, j’aimerais mieux qu’on nous donne des investissements structurants qui permettent de développer plus rapidement et plus fortement l’économie du Québec », a-t-il déclaré.

2 commentaires
  • Danielle Houle - Abonnée 17 mai 2017 16 h 00

    D'accord avec Marceau!

    Excellente idée/stratégie!

  • Claude Bariteau - Abonné 17 mai 2017 18 h 32

    Quêter, c'est quêter.

    L'idée, qui paraît une brillante idée, révèle que le Québec doit quêter pour que ses impôts lui servent. Ce n'est pas ainis qu'on construit quelque chose de valable. Pour construire le Québec pays, il fut en avoir une vision claire et articulée.

    Jacques Parizeau en avait une, exception faite de la création d'un régime politique républicain, qui va plus loin qu'une révision du mode de scrutin. Sa vision impliquait la succession des pouvoirs du Canada au Québec, une présence internationale, une armée, des délégations et une refonte de l'économie pour s'activer au sein de l'ALÉNA.

    Macron en a une pour la France d'aujourd'hui. Il en manque une, aussi un leader de la trempe de Macron, pour créer le pays du Québec plutôt que de patauger, les partis provinciaux aidant, dans des routines qui endorment parce qu'elles conduisent à faire et défaire selon les contextes.

    Le Québec s'est fait lors de la révolution tranquille financé en grande partie par un retour d'impôt, un niveau de dépenses peu élevé et l'activation de son économie dans le cadre des Trentes glorieuses. Depuis, le robinet s'est fermé et les ressources font défaut pour maintenir les gains d'hier, car il y a plein de contournement et autant d'intéressés à créer des services parallèles à ceux de l'État. L'État défait et promet des économies pour les mieux nantis.

    C'est ça qui tue un peuple. Alors, quêter, oublions ça. Imaginons plutôt ce qui pourrait se faire au sein d'un pays plutôt qu'au sein d'une banale province.