Le dépotoir nucléaire de Chalk River, une menace pour les Québécois, dit Ouellet

Le dépotoir projeté par Laboratoires nucléaires Canada serait situé à Chalk River, en Ontario, à un kilomètre de la rivière des Outaouais.
Photo: Fred Chartrand La Presse canadienne Le dépotoir projeté par Laboratoires nucléaires Canada serait situé à Chalk River, en Ontario, à un kilomètre de la rivière des Outaouais.

Le Bloc québécois s’oppose à l’aménagement d’un nouveau dépotoir de déchets nucléaires sur le site des Laboratoires de Chalk River.

Ce projet « insensé » constitue une « grave menace » pour l’environnement et les Québécois qui dépendent de l’eau potable de la rivière des Outaouais, selon la chef du parti, Martine Ouellet.

Le dépotoir projeté par Laboratoires nucléaires Canada serait situé en Ontario, à un kilomètre de la rivière des Outaouais. Il pourrait accueillir environ un million de mètres cubes de déchets radioactifs jusqu’en 2070.

Martine Ouellet doute que ce dépotoir soit sécuritaire particulièrement en cas d’inondations comme celles de la semaine dernière. Elle craint une fuite de déchets radioactifs qui pourrait contaminer l’eau potable de millions de Québécois.

« Ce site-là se retrouve dans un marais, donc ce n’est pas très haut. Imaginez qu’il y ait une inondation concernant le site de déchets nucléaires, on parle alors à ce moment-là de contamination radioactive de la rivière des Outaouais », a affirmé Martine Ouellet.

« La rivière des Outaouais se jette dans la rivière des Mille-Îles, elle se jette dans le fleuve Saint-Laurent », a-t-elle ajouté.

 
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Martine Ouellet doute que ce dépotoir soit sécuritaire particulièrement en cas d’inondations comme celles de la semaine dernière.

Le Bloc québécois entend soumettre un mémoire à la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Il a jusqu’au 17 mai pour le faire.

Martine Ouellet, qui est également députée indépendante à l’Assemblée nationale, a souligné que son parti allait se faire entendre autant à Ottawa qu’à Québec.

« J’ai eu l’occasion de questionner le ministre [de l’Environnement du Québec] David Heurtel concernant le dossier du dépotoir de déchets nucléaires, a-t-elle indiqué. Ce qu’il nous a dit, c’est qu’il était déjà en préparation d’un plan d’urgence en cas de catastrophe.»

« Mais je pense qu’avant de préparer un plan d’urgence en cas de catastrophe, il faudrait s’assurer que ce site-là ne soit pas à cet endroit-là. C’est l’un des pires endroits, près d’une source d’eau potable, pour installer un site de déchets nucléaires. »

Un rapport sur les impacts environnementaux préparé pour les Laboratoires de Chalk River identifie un faible risque pour les eaux de surface et les eaux souterraines.

Les audiences publiques dans le cadre de l’évaluation environnementale doivent avoir lieu en janvier 2018. La construction du dépotoir débuterait dès que les autorisations seraient émises pour qu’il puisse être utilisé dès 2020.

10 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 15 mai 2017 12 h 10

    Un faible risque?

    Donc il y a risque. Encore une fois, tout ça pour l'Ontario. Non mais au-delà des motifs politiques sournois, peut-on imaginer une seule seconde un faible risque? Dans faible risque il y a le mot risque. Je considérais un accident nucléaire dans ce contexte dit faible, un geste hautement criminel.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 15 mai 2017 12 h 27

    Bravo,Martine Ouellet.

    Ceci apportera de l'eau au moulin du Bloc Québécois.
    Ottawa devrait essayer de construire ce dépotoir pres de la frontiere des Etats-Unis.
    Ottawa en plus de nous ignorer,vla qu'il veut polluer nos eaux avec ces déchets et tantot ce sera avec un pipeline comme un serpent qui siffleura sous nos pieds et nos
    rivieres.La,ca va faire ,y a toujours ben des imites.

  • Danielle Houle - Abonnée 15 mai 2017 12 h 42

    Ne pas lâcher svp!

    Merci Mme Ouillet pour votre intelligence citoyenne. Merci de protéger nos cours d'eau. On est plusieurs à être avec vous!

  • Monique Duchesne - Abonnée 15 mai 2017 12 h 44

    Pourquoi tant s'acharner sur nos cours d'eau?

    À observer les décisions politiques de ces dernières années au Québec et au Canada, il semble que les projets douteux doivent toujours être à proximité quand ce n'est pas carrément dans l'eau (pipelines et autres bébelles des compagnies). Pourquoi?

  • Pierre Lalongé - Abonné 15 mai 2017 13 h 14

    Impossible!

    Il est hors de question que ce projet aille de l'avant.
    Il en va de la sécurité du peuple québécois, rien de moins.

    Quel autre parti que le Bloc Québécois pourrait mener ce combat!