Les adversaires du PLQ s’intéressent à Yves Francoeur

<p>Yves Francoeur est au coeur de l’actualité politique depuis ses affirmations de jeudi dernier, quand il a déclaré que des enquêtes concernant deux députés libéraux auraient été bloquées après avoir été transmises au DPCP.</p>
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir

Yves Francoeur est au coeur de l’actualité politique depuis ses affirmations de jeudi dernier, quand il a déclaré que des enquêtes concernant deux députés libéraux auraient été bloquées après avoir été transmises au DPCP.

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), Yves Francoeur, est devenu un candidat d’intérêt pour les partis d’opposition à Québec — et même pour le Bloc québécois.

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, ne « ferme pas la porte » à la possibilité d’accueillir Yves Francoeur dans ses rangs. La Coalition avenir Québec aimerait quant à elle « jaser de politique avec lui ».

Même son de cloche du côté du Bloc québécois : sa chef, Martine Ouellet, « aurai[t] un intérêt à discuter politique avec lui ». À Québec, seul Québec solidaire n’a pas réfléchi à la question.

C’est une personne qui, d’après ce qu’on voit, a du cran, a de la crédibilité, et donc c’est une personne de valeur.

 

Yves Francoeur est au coeur de l’actualité politique depuis près d’une semaine. Il a lancé un premier pavé dans la mare jeudi dernier, quand il a affirmé que des enquêtes concernant deux députés libéraux auraient été bloquées après avoir été transmises au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Mardi, il a soutenu avoir été approché par les libéraux pour se présenter dans la circonscription actuellement détenue par Robert Poëti, Marguerite-Bourgeoys, aux prochaines élections. Le Parti libéral a nié avoir entrepris des démarches formelles auprès du représentant du syndicat.

Aucun des partis d’opposition n’a dit avoir tenté une approche auprès d’Yves Francoeur. « Mais c’est une personne qui, d’après ce qu’on voit, a du cran, a de la crédibilité, et donc c’est une personne de valeur », a reconnu Jean-François Lisée. « Mais on va le laisser terminer l’ensemble de ses enquêtes avant de réfléchir à cette possibilité-là », a-t-il ajouté.

« Est-ce que M. Francoeur nous intéresse ? C’est certainement quelqu’un qui, dans l’espace public, vient de faire sa marque », a aussi déclaré le député caquiste Éric Caire. « Ceci étant dit, avant de décider si quelqu’un est candidat dans une formation politique, encore faut-il s’assurer que cette personne-là partage nos points de vue, partage nos objectifs, partage notre vision du Québec », a-t-il ajouté, avant d’admettre que « ce serait très certainement intéressant de rencontrer M. Francoeur et de jaser de politique avec lui, si le coeur lui en dit ».