La ministre se dit inquiète

Selon la ministre Lucie Charlebois, le transfert de la ligne 1-866-APPELLE vers les Centres intégrés de la santé et des services sociaux (CSSS) serait lié à des problèmes d’efficacité.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Selon la ministre Lucie Charlebois, le transfert de la ligne 1-866-APPELLE vers les Centres intégrés de la santé et des services sociaux (CSSS) serait lié à des problèmes d’efficacité.

Les inquiétudes soulevées par les Centres de prévention du suicide (CPS) quant à la centralisation de la ligne d’urgence 1-866-APPELLE préoccupent la ministre déléguée à la Santé Lucie Charlebois.

« On est au point où j’entends tellement de choses que j’ai demandé un état des lieux complet dans toutes les régions, je veux savoir partout ce qui se passe », a déclaré la ministre en entrevue au Devoir.

Plusieurs CPS s’inquiètent du transfert de la gestion de la ligne 1-866-APPELLE vers les Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Les appels transiteraient dès lors par la ligne 811 qui traite l’ensemble des urgences en santé.

Beaucoup de changements touchent le CISSS de l’Estrie qui doit bientôt hériter des appels de nuit des CPS des Laurentides et de Lanaudière en plus de l’ensemble des appels du CPS de sa région. « Nous ne comprenons pas en quoi cette décision pourra bénéficier à la clientèle », a dénoncé la vice-présidente du Regroupement des centres de prévention du suicide (RCPS) pour tout le Québec, Lynda Poirier, lors d’une conférence de presse le 16 mars.

Les CPS disent avoir une expertise en prévention de suicide que les CISSS n’ont pas et s’inquiètent de la qualité du suivi et des services offerts aux personnes à la suite de l’appel.

Or, du côté du ministère de la Santé, on fait valoir que certains CPS basculent déjà leurs appels de nuit vers d’autres CPS et qu’ils souhaitent avoir un seul organisme responsable par région.

Régions différentes

Selon la ministre, le transfert de la ligne serait lié à des problèmes d’efficacité de la gestion comme ce fut le cas en Outaouais avant que les appels soient gérés par le CISSS. Or, dans Lanaudière, on dit vivre une réalité tout à fait différente. « Je ne vois aucun lien entre ça et notre région », a expliqué la directrice du CPS Joyce Lawless en entrevue au Devoir. « Le service est assuré, la qualité est là. Jamais on n’a eu de renseignement voulant qu’il y ait des services inadéquats la nuit. On ne peut pas se prononcer sur d’autres régions. »

1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 28 mars 2017 06 h 49

    Parlant prévention du suicide

    Plus vite les personnes légèrement ou moyennement atteintes par les maladies du cerveau pourront placer leur demande d'aide médicale à mourir dans leurs Directives médicales anticipées, moins de celles-ci se suicideront, demanderont de l'aide au suicide, espèreront de leurs proches un «meurtre par compassion».

    Agissez maintenant. Compassion oblige ! Tout comme la crédibilité.