Gabriel Nadeau-Dubois officiellement candidat dans Gouin pour QS

Depuis l’arrivée de Nadeau-Dubois, Québec solidaire (QS) semble porté par une vague de sympathie sans précédent.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Depuis l’arrivée de Nadeau-Dubois, Québec solidaire (QS) semble porté par une vague de sympathie sans précédent.

C’est devant une foule gonflée à bloc que la candidature de Gabriel Nadeau-Dubois à l’élection partielle de la circonscription montréalaise de Gouin, dont la date n’est pas encore fixée, a été confirmée, sans surprise, dimanche soir.

Ce dernier succède ainsi à l’ancienne députée Françoise David qui était d’ailleurs présente pour lui passer le relais lors d’un événement réunissant quelques centaines de personnes à l’école secondaire Père-Maquette.

Le candidat de 26 ans a été élu par acclamation puisqu’aucune autre personne ne briguait ce poste. Depuis l’annonce de l’entrée en politique de Nadeau-Dubois au début du mois de mars, Québec solidaire (QS) semble porté par une vague de sympathie sans précédent.

Au cours des dernières semaines, ce ne sont pas moins de 5000 nouveaux membres qui se sont ajoutés au rang des militants du parti qui, jusqu’alors, en comptait environ 10 000. Et, selon les organisateurs de la soirée d’investiture, de nouvelles cartes de membres ont continué à se vendre dimanche soir.

Au-delà de l’image

Bien connu depuis la crise étudiante de 2012, Gabriel Nadeau-Dubois polarise. « C’est quelqu’un qu’on adore ou qu’on déteste, souligne Marie Lauzon, une militante du parti. Il y a des gens qui se souviennent de 2012 et qui l’ont malheureusement encore en travers de la gorge. »

Elle-même se souvient très bien des événements de ce chaud printemps. « Au début, j’étais sympathisante, mais je ne sortais pas dans la rue. C’est ce jeune étudiant, avec ses idées et déclarations articulées, qui m’a convaincue. »

La résidente de la circonscription de Laurier-Dorion — où l’actuel co-porte-parole Andrés Fontecilla défendra à nouveau les couleurs de QS aux élections de 2018 — souhaite toutefois que le jeune homme politique réussisse à se faire entendre. « J’espère vraiment que les gens passeront par-dessus cette image polarisante et qu’ils accepteront d’écouter ce qu’il a à dire. »

Miser sur l’éducation

Gabriel Nadeau-Dubois a profité de son investiture pour annoncer les couleurs de sa future campagne qu’il entend faire sur le terrain. Au cours des prochains mois, et des prochaines années s’il est élu dans Gouin, il souhaite porter les dossiers de l’éducation à l’Assemblée nationale. « Si on veut comprendre ce que les libéraux veulent faire, on a qu’à regarder dans quel état sont nos écoles publiques, a-t-il indiqué. Entre 2010 et 2015, le Parti libéral a coupé près d’un milliard de dollars en éducation. Ça, ce sont des milliers d’enfants qu’on abandonne. »

S’il est élu, M. Nadeau-Dubois entend travailler très fort pour redonner au système d’éducation public ses lettres de noblesse. Il estime également qu’il est plus que temps que le gouvernement cesse de financer le réseau des écoles privées à « même les fonds publics ».

Gabriel Nadeau-Dubois se présente également comme co-porte-parole de QS. Il espère endosser ce mandat au côté de Manon Massé, députée solidaire dans la circonscription de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Les deux nouveaux co-porte-paroles seront connus au terme du congrès du parti en mai prochain.


 
60 commentaires
  • Jean Jacques Roy - Abonné 27 mars 2017 01 h 42

    GND polarise le débat. C'est ce qu'il faut.

    On n'aime ou on n'aime pas ce que DIT Gabriel Nadeau Dubois. Ce n'est pas une question d'image. Si une "image polarisante" de GND, c'est malheureusement une image déformée, c'est celle que ses adversaires lui fabriquent. Les adversaires de la gauche, de QS et de GND, au lieu de débattre des idées préfèrent démoniser l'adversaire politiques.

    C'est le programme de GND et de QS que les partis ou les courants droitiers du Québec n'aiment pas. Cependant, ce que la droite néolibérale du PLQ, de la CAQ et du PQ craint particulièrement, c'est la vague qui risque de se former derrière ce jeune dirigeant de gauche et de QS.

    Si les vents tournent, c'est signe que les jeunes générations et que les mouvements sociaux veulent entrer dans l'arène politique. C'est aussi le signe que ce sont les IDÉES et le courage politique de ce jeune dirigeants et de son parti qui risquent de polariser les débats. Ce qui est sain et souhaitable. Ce sont en effet la force des idées et l'action collective combinées qui, dans certaines conjonctures, permettent de contester le statu quo pour changer l'ordre établi!

    Il ne faut pas craindre la polarisation des idées...

    • Marcel Lemieux - Inscrit 27 mars 2017 09 h 15

      J'aime la justesse de votre commentaire monsieur. Vous osez exprimer ce que plusieurs pensent.
      Merci Monsieur.

    • Anne-Marie Courville - Abonnée 27 mars 2017 11 h 05

      Il va trouver le monde de la politique active difficile et parfois on a le goût de changer son orientation. Il a du chemin à parcourir pour atteindre sesfins. A-t-il choisi le bon parti, on peut en douter...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 27 mars 2017 13 h 48

      Madame Desjardins. Si vous avez aux côtés de GND, le dirigeant du mouvement étudiant qui a mis en branle le Québec en 2012, vous connaissez très bien les convictions sociales et politiques de ce jeune homme.

      Dans ce cas, vous savez fort bien que Gabriel en 2012 et même avant ne voulait rien savoir ni du PLQ, ni de la CAQ et rien non plus du PQ. Rien ne laisse croire que ses convictions politiques et sociales n'aient changé! De plus, est-ce que depuis le règne éphémère Marois-Drainville-Marceau le PQ aurait changé! Serait-il soudainement devenu "social-démocrate" et "souverainiste-inclusif" avec l'arrivée de JFL?

      Personne ne doute, Madame Desjardins, que la politique active soit exigeante et difficile, plus encore pour les jeunes personnes qui doivent souvent sacrifier une carrière. J'imagine que pour une jeune femme, dans un monde fondamentalement masculin, le poids et les conséquences se font davantage ressentir. Espérons donc que vous-même et Gabriel, dans des options divergeantes, vous puissiez tenir le coup pour participer activement aux débats et aux changements de société qui s'annoncent.

    • Gaetane Derome - Abonnée 27 mars 2017 14 h 58

      Certains électeurs n'oublieront pas qu'il était le leader de "La Classe" lorsqu'ils vont aller aux urnes...
      Je suis bien contente qu'il ne soit pas au PQ.Il ne faut pas qu'il soit au pouvoir un jour.QS ne le sera jamais car ce parti ne sort pas de Montréal.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 27 mars 2017 16 h 00

      Tout est relatif. Les absolutistes semblent avoir de la difficulté à comprendre cette notion de la réalité. Il est possible de faire son possible, mais il est impossible de faire l'impossible. Et parfois, on se trompe. En politique, l'essai-erreur fait partie de la réalité. C'est facile d'être un gérant d'estrade ou un critique ou une belle-mère.

      Durant son histoire, le PQ a fait la preuve plus souvent qu'autrement qu'il était social-démocrate. Non seulement dans la théorie intellectuelle, mais aussi dans le vécu de l'exercice du pouvoir.

      Le QS n'a jamais eu le pouvoir et ne l'aura probablement jamais. Alors, c'est facile de faire des grandes déclarations et de pourfendre tous ceux qui ne pensent pas exactement comme eux.

      Le qs passera à l'histoire comme un parti qui a pratiqué systématiquement une stratégie de division du vote.

      Je suggèrerais, ici, un sujet de thèse de doctorat en politique ou en sociologie dont l'un des chapitres porterait sur le nombre de fois que qs a dénigré le PLQ par comparaison au nombre de fois qu'il a descendu le PQ.

      Une telle analyse démontrerait, je crois, l'utilisation machiavélique d'une stratégie très courante dans l'histoire de la petite politique : diaboliser et attaquer le parti où on peut aller chercher des votes.

      Avec tout le respect que je porte à un des leaders du mouvement étudiant de 2012, je ne suis pas sûr qu'il rende service à la cause indépendantiste du Québec en disant des énormités comme celle du «30 ans de trahison». C'est une fausseté insultante pour tous ceux qui ont donné jusqu'à leur vie au projet de naissance du pays du Québec.

    • André Joyal - Inscrit 27 mars 2017 21 h 33

      @Monsieur JJ Roy: vous confondez Martine Desjardins, avec Mme C. Desjardins. Vous ne devez pas être un lecteur du JdeM...

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mars 2017 08 h 41

      À Gaétane Derome,

      "Certains électeurs n'oublieront pas qu'il (GND) était le leader de "La Classe" lorsqu'ils vont aller aux urnes. Je suis bien contente qu'il ne soit pas au PQ" - À Gaétane Derome

      Cela me semble très ingrat, quand on sait que Gabriel Nadeau-Dubois a été le leader d'un des plus grands mouvement de l'Histoire du Québec qui ait combattu les libéraux lors de grève du Printemps érable, alors qu'il aura fortement contribué à sortir le gouvernement libérale de Jean Charest permis au Parti québécois de gagner les élections en 2012.

      En fait, cette LA CLASSE, que vous semblez tellement mépriser, a fait une plus puissante opposition aux libéraux que tout ce que le PQ est parvenu à faire durant des années. Puisqu'après 10 ans de mandat libéral le PQ usait toujours son fonds de culotte sur les bancs de l'opposition et n'était toujours pas parvenu à sortir les libéraux du pouvoir.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mars 2017 12 h 57


      "Je suggèrerais, ici, un sujet de thèse de doctorat en politique ou en sociologie dont l'un des chapitres porterait sur le nombre de fois que qs a dénigré le PLQ par comparaison au nombre de fois qu'il a descendu le PQ." - Jean-Pierre Marcoux

      C'est totalement faux.

      Et il suffit d'une simple visite sur le site de QS pour constater que 80% à 90% des actualités et communiqués de Québec Solidaire attaquent le Parti libéral et non le PQ.

      Christian Montmarquette

    • Gaetane Derome - Abonnée 28 mars 2017 17 h 08

      M.Montmarquette,

      Sachez que j'étais plutôt heureuse quand j'ai vu les étudiants se dégourdir et se tenir debout lors de ce fameux "Printemps Erable" mais je n'étais pas en accord avec les gestes de violence cependant(d'un coté comme de l'autre).
      Mais depuis ce temps qu'est-ce font ces jeunes pour se tenir debout? Cela n'aura duré qu'un printemps en effet,puisqu'il paraît que la majorité des jeunes ne veulent pas de la souveraineté..Des enfants rois comme M.Nadeau-Dubois qui a été dans les écoles privés et se permet maintenant de les dénigrer,voila ou nous sommes rendus..La gauche caviar..Les travailleurs ordinaires,les professionnels,ceux qui ont des PME sont trop réalistes et pragmatiques pour embarquer dans ce parti.Et ce sont eux qui paient la majorité des impôts qui font vivre l'Etat.Alors il faut faire attention a ne pas dénigrer ces personnes qui ne voteront pas QS.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mars 2017 22 h 48

      À Jean-Pierre Marcoux,

      "QS n'a jamais eu le pouvoir et ne l'aura probablement jamais." - Jean-Pierre Marcoux

      À mon avis, vous errez en zone hasardeuse M. Marcoux.

      Parce qu'avec près de 15 ans sans interruption dans l'opposition; le pire score du PQ en 40 ans en 2014; un moyenne d'âge de 61 ans; une stagnation des intentions de votes autour des 25% entre 2014 et 2017 même face à un gouvernement odieux.. Il est bien probable que le PQ ne le reprendra jamais, le pouvoir.

      D'autant plus qu'il se fait pomper des votes à gauche par QS et des votes à droite par la CAQ et qu'il est désormais dépourvu l'argument souverainiste pour justifier son existence.

      L'histoire retiendra peut-être même que c'est Jean-François Lisée dans tout son électoralisme, qui aura finalement été le fossoyeur du Parti québécois.

      Christian Montmarquette

  • Jacques Lamarche - Inscrit 27 mars 2017 04 h 17

    Il faut le répéter! Il faut s'unir!

    Sans la réunification, tous, à gauche, mordront la poussière! Il n'est pas besoin d'être actuaire pour prédire une défaite des plus amère!

    Toutefois, pour avoir parlé du PQ en termes de trahison, san tenir compte de la puissance de l'opposition, Gabriel semble peu habité par un esprit de coalition, davantage animé par des sentiments de compétition.

    Il y a lieu de se poser mille questions sur ses intentions! L'avenir de tout un peuple est suspendu à l'orientation qu'il donnera à sa mission!!! C'est dire tout l'espace qu'il occupe, pour l'instant, dans l'opinion!!!

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mars 2017 09 h 30

      À Jacques Lamarche,

      "Il faut le répéter! Il faut s'unir!" - Jacques Lamarche

      « L'alliance de la "de drette" identitaire..»

      Alors qu'une l'alliance de la gauche de Québec Solidaire avec la droite du PQ serait contre-nature. Une alliance de ces deux partis de la "de drette" nationaliste identitaire entre la CAQ et le PQ serait au contraire beaucoup plus naturelle!

      - D'autant plus, que Mononc' Legault a déjà été "Méniss" péquiste!..

      Ah ! ...que de belles retrouvailles en perspective!

      - Ne trouvez-vous pas, Monsieur Lamarche?

      Les péquistes ne sont quand même pas s'associer avec ce QS de Couillard truffés d'islamos-cryptos-fédéralistes-communistes qui travaillent si fort à maintenir le Parti libéral au pouvoir quand même!

      Christian Montmarquette

    • André Joyal - Inscrit 27 mars 2017 10 h 08

      «L'avenir de tout un peuple est suspendu à l'orientation qu'il donnera à sa mission!!!»

      Allons! Il ne faut quand même pas exagérer. Oui, bienvenue à GND dans le grand club du débat public, hors de tout doute il exercera un rôle très utile, mais il ne faut pas voir en lui le Messie qui nous sortira de notre médiocrité collective.

    • Alain Roy - Abonné 27 mars 2017 10 h 13

      Il faudrait cesser nous tenir le discours de se rallier au PQ. Nous n'allons pas faire ça. Le PQ représente un parti ayant une option indépendantiste molle et qui applique plusieurs principes d'économie dignes des néo-libéraux. Depuis Luncien Bouchard, nous voyons très bien ce qu'est devenu le PQ. La liste serait plutôt exaustive.

      Donc, oui, je suis prêt à m'allier avec bien des gens mais ce ne sera pas avec la CAQ, ni le PQ. Je préférerais m'allier au PLQ tant qu'à ça, devenir un être individualiste cherchant à se garnir d'un beau réseau de contacts pour améliorer MON sort personnel plutôt que celui du bien commun.

      Donc, oubliez ça. Pas de PQ ni pour GND, ni pour la grande majorité des membres de QS. Alliez-vous donc à nous plutôt que de défendre un parti moribond empêtrer dans une mauvaise logique calculatrice pour déterminer le jour du prochain référendum...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 27 mars 2017 11 h 25

      Monsieur Lamarche, vous avez raison de dire qu'il faut que se produise un regroupement des forces politiques qui poursuivent les mêmes objectifs.

      Pour que cela s'effectue - et je reprend l'idée avancée dans le dernier texte de Monière paru dans ce journal - il faut que les partis opposés aux libéraux fédéralistes exposent et actualisent leurs projet politiques. Monière visait particulièrement le PQ, lui reprochant de se contenter d'appeler à la convergence avec le mantra de battre Couillard.

      L'image qui s'est formée autour de GND (comme celle qui il y a quelques années s'était formée autour de Amir), laisse l'impression qu'il serait un personnage qui, par son talent, aurait formé le mouvement de contestation social et politique émergent. Pour ma part, sans nier les grandes qualités de ce jeune adulte et ses mérites personnels, je crois plutôt que GND est le "résultat" ou plutôt une des expressions d'un courant social et politique qui a émergé au Québec, contestataire des dictats imposés par le néolibéralisme et autres forces d'oppressions.

      La revendication des années 70 pour l'indépendance politique du Québec et qui a donné naissance au parti Québécois, était perçue par la majorité, comme le lévier pour défendre et donner priorité à la langue et à la culture francophone. Dans ce contexte où le " Québec capitaliste " est prospère et que se développe l'industrie culturelle et qu'émergent surtout les institutions financières, la grande industrie et les PMI... les "progressistes" souverainistes sont loin d'être "anti-capitalistes. Au contraire, les courants de gauche socialistes (du Québec) seront marginalisés non seulement au sein du PQ, mais aussi au sein des manifestations des grandes centrales syndicales dites progressistes comme la CSN.

      Cette période du Québec a changé. Les enfants du 21ième siècle et ceux des années 90 le savent. QS et l'élection d'Amir Kadir en 2008 et le printemps érable de 2012 marquent cette rupture.

    • Jacques Lamarche - Inscrit 27 mars 2017 13 h 35

      J'insiste, la réunification est nécessaire pour que le Québec françophone reprenne le pouvoir! C'est tout ce qui est dit! Pourquoi faudrait-il qu'elle se fasse autour du PQ? Si GND crée un vaste mouvement, rien n'interdit que le regroupement se fasse autour de lui! Mais si QS, le PQ et la CAQ font cavalier seuls, le PLQ pourra encore et encore s'imposer! Il faut être uni devant une telle force de frappe ennemie!

      Des verrous doctrinaires doivent sauter, des clivages identitaires s'effacer! Tous les gens de bonne volonté doivent se parler! La tâche est considérable, mais la situation me paraît l'exiger!

      Ce point de vue n'est pas péquiste! Il est souverainiste! Il recherche le véhicule le plus réaliste! Aussi, M. Roy, je m'associerai à celui qui nous permettra d'aller le plus loin! Mais, d'abord il faut s'entendre et faire front commun devant un adversaire aussi bien armé! Est-ce trop demandé que les responsables daignent se parler?

    • Jacques Lamarche - Inscrit 27 mars 2017 15 h 02

      M. Joyal, l'avenir du peuple dont GND est un clé se limite à ce qui peut se passer au cours des cinq ou six prochaines années. Après, la donne pourra changer! Toutefois l'importance que l'on peut lui attribuer varie selon le regard que l'on porte sur notre société et l'urgence des maux à soigner! J'estime qu'il urge de bouger dans l'unité!!

    • Gaetane Derome - Abonnée 27 mars 2017 15 h 09

      M.Lamarche,

      Je suis souverainiste aussi mais je pense que QS ne l'est pas.N'est-ce pas M.Khadir qui a dit:"L'indépendance peut-être mais pas nécessairement..".
      Par ailleurs,pour mettre le PLQ dehors il suffirait que les partis d'opposition s'allient tous ensemble,et ce malgré leurs différence.Cela se fait dans d'autres pays pourquoi pas au Québec?

    • Pierre Michaud - Inscrit 27 mars 2017 18 h 10

      Jacques Lamarche : C'est bien beau de s'unir mais si le PQ se comporte en amiral en chef de la convergence en tassant QS ca vient de finir la cette convergence. De toute facon QS a un programme bien a lui avec un projet de société bien déféni. Jusqu'a date je suis assez satisfait du débat chez QS laissant grande place aux priorités du Québec sois l'éducation et l'acces a une éducation de qualité et ce uniquement au publique . Cette nouvelle orientation de l'éducation c'est du jamais vus au Québec de prioriser l'éducation publique avant toute chose.

    • Pierre Michaud - Inscrit 27 mars 2017 18 h 21

      A ma connaissance on est une des seule province au Canada qui continuons a financer le secteur privé de l'éducation et ce au détriment du secteur publique qui en aurais grandement besoin actuellement car il y a pleins d'exemples ou l'on a coupé des services aux éleves en difficultés,l'aide aux devoirs..!

    • André Joyal - Inscrit 27 mars 2017 21 h 47

      @M.Michaud:au masculin il faut écrire «public».

      J'en profite pour demander aux membres de QS quelle importance ils accordent à la souveraineté?
      À mes yeux, ce doit être le cadet de leurs soucis.QS me rappelle le PCF des années 60-70: parler beaucoup du communisme, mais fallait surtout pas songer à prendre pouvoir; on est trop bien dans l'opposition.Facile alors d'avoir un programe de go-go-gauche.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mars 2017 09 h 08

      Corrigé.

      À André Joyal,

      "J'en profite pour demander aux membres de QS quelle importance ils accordent à la souveraineté?" - André Joyal

      Au lieu de consacer votre temps à dispenser des cours de français au Devoir, M. Joyal. Pourquoi ne lisez-vous pas tout simplement le programme de Québec Solidaire facilement accessible sur le Web? - Êtes-vous à ce point dépourvu de moyens? D'autant plus que la gauche politique est indépendantiste depuis 1994 au Québec.

      Et plutôt que de répéter sans cesse cette même question qui est en fait une attaque déguisée pour tenter de jeter un doute sur les convictions indépendantistes de Québec Solidaire. - Demandez donc aux péquistes quelle importance ils accordent à la souveraineté? Puisqu'ils sont capables de soutenir un PQ qui n'aura pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022.

      Quant au programme de "go-go-gauche" comme vous le dites si respectueusement...

      Apprenez que le PQ vient justement d'inclure dans sa proposition principale qui servira de base à son nouveau programme, trois éléments du programme de Québec Solidaire soit: le revenu minimum garanti; Pharma-Québec et le renforcement de la loi anti-briseurs de grève, sans oublier le Salaire minimum à 15$ de l'heure et le scrutin proportionnel encore deux positions importantes de QS.

      Dans les circonstances, allez-vous vous mettre à traiter aussi le PQ de "go-go-gauche" M. Joyal?

      Christian Montmarquette

      Référence :

      La nouvelle croisade - Michel David

      "Dans l’élaboration de la « proposition principale », qui servira de base à son nouveau programme, le PQ a fait de louables efforts pour se rapprocher des positions de QS, qu’il s’agisse du revenu minimal garanti, de Pharma-Québec ou encore du renforcement de la loi anti-briseurs de grève."

      Source :

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/494999/la

      "

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mars 2017 05 h 45

      Woups..

      Silence radio de Monsieur Joyal à ma dernière réplique.

      Devrait-on en comprendre que vous n'y trouvez rien à redire Monsieur Joyal?

      Christian Montmarquette

  • Christian Montmarquette - Abonné 27 mars 2017 05 h 59

    L'Éducation, l'antidote au libéralisme


    Gabriel Nadeau-Dubois a bien raison de mettre l'accent sur l'éducation pour sa prochaine campagne.

    Parce que ce ne sont pas les libéraux qu'il faut sortir du gouvernement, c'est le libéralisme. Et tant que les gens manqueront d'éducation, ils continueront de voter contre leurs propres intérêts et pour des partis comme le PQ, le PLQ ou la CAQ qui défendent les intérêts du 1% de l'élite économique au détriment du 99% des gens ordinaires.

    Et quand on sait que plus de 50% des citoyens du Québec sont des analphabètes fonctionnels qui ne parviennent pas à comprendre ce qui est écrit dans les journaux. Comment espérez-vous vivre dans une démocratie digne de ce nom avec des gens qui élisent leurs députés.es sur la tête qu'il fait sur une pancarte ou de la couleur de sa cravate?

    La pauvreté.. Mère de l'ignorance..

    À noter qu'un des facteurs qui influence fortement le taux d'analphabétisme est la pauvreté, comme le mentionne Maryse Perreault, p.-d.g. de la Fondation pour l'alphabétisation dans cet extrait d'un article du Devoir :

    « Plus l'écart entre les riches et les pauvres est grand, plus il y a une concentration des richesses et plus le taux d'analphabétisme est élevé, relève Maryse Perreault. En comparaison, les États-Unis comptent 53 % de niveau 1 ou 2, alors que les champions de l'alphabétisation sont les pays scandinaves, avec 66 % de la population qui atteint au moins le niveau 3.» - Maryse Perreault

    Comme quoi, les néolibéraux savent très bien ce qu'ils font en coupant sansn cesse dans l'éducation afin de produire les ignorants dont ils ont besoin pour se faire élire et maintenir ce régime abusif d'abuseurs du peuple en place.

    Christian Montmarquette

    Référence :

    * « L'analphabétisme au Québec - Un fléau pour toute la société » - Le Devoir

    http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l

    • Pierre Michaud - Inscrit 27 mars 2017 18 h 17

      Tres bon commentaire . C',est vraie que si il ya une lacune au Québec c'est bien l'Éducation et en particulier le secteur publique sur qui les premieres coupes d'austérité frappent tout le temps le secteur publique tout en épargnant le secteur privé. A tous les ans on voit le secteur publique de l'éducation se faire couper son budget mais on augmente celui du privé . Ca fait des décennies que ca fonctionne ainsi. Il est a peu pres temps de prioriser dabord et avant tout le secteur publique tout en cessant de financer celui du privé. GND a frappé dans le mille hier durant son discours et j'espere revoir ce discours lors de la prochaine campagne électorale.

    • Benoit Toupin - Abonné 27 mars 2017 20 h 23

      Je trouve un peu suffisant et bien peu raisonnable d'associer le vote des autres partis que QS à un manque d'éducation. Le vote basé sur des éaluations superficielles existe chez tous les partis, incluant QS.

      Bien sur qu'il faut combattre l'analphabétisme et favoriser l'éducation, mais à voir certains des arguments formulés, il m'arrive de constater que la partisannerie peut altérer le bon jugement et mener à des blocages inutiles et néfastes. Ça aussi c'est vrai pour tous les partis, incluant QS.

      Cette manie de déclarer moins songés les opinions des autres, ne donne pas une discussion très relevée; elle ne sert qu'à susciter la rivalité puérile entre ceux qui pensent comme soi et les autres. Mais l'argumentaire est souvent faible et fondé sur des impressions, des procès d'intention et de faits tronqués.

      Il y a des gens intelligents et bien intentionnés dans tous les groupes politiques, probablement en proportion égale. Il y a des partisans crasses et prêts au jugement les plus gratuits dans tous les groupes politiques, probablement en proportion égale...

      Le jour où cette réalité sera acceptée, il deviendra possible de dire pourquoi chacun opte pour une position différente et peut-être seront nous capable de trouver des lieux communs qui permettent de résoudre nos préoccupations au lieu de se chamailler et distribuer des qualificatifs gratuits et inappropriés...

      J'ai écrit ce commentaire parce que je suis outré du mépris que certains textes peuvent véhiculer.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mars 2017 00 h 16

      À Benoit Toupin,

      " Je suis outré du mépris que certains textes peuvent véhiculer." -Benoit Toupin

      Outrez-vous tant que vous vous voudrez.

      Autant le PQ que le Parti libéral ont abandonné les plus pauvres à un filet social de misère. Pire encore, ces deux partis de droite on coupé dans l'aide sociale à tour de rôle à chacun de leur mandat.

      Sachant que la pauvreté est un grand facteur d'analphabétisme. Il est clair que les néolibéraux du PQ et du PLQ entretiennent délibérément une ignorance politique qui favorise la réélections de gouvernements démagogiques.

      Quand on pense que ça fait plus de 40 ans que le Parti québécois nous répète qu'il ne peut jamais rien faire à cause du fédéral.. Et que le pauvre peuple, lui, y croit.. C'est dire à quel point peu de gens disposent de l'éducation nécessaire pour décoder toutes les couleuvres que ces politicards et portent-queues des grandes entreprises leur font avaler.

      - Qui a dit l'indépendance d'abord et la gauche et la droite ensuite?

      Certainement pas la gauche, Monsieur.

      Et c'est moi qui est outré, quand on sait que le Québec gère plus de 100 milliards par année et qu'il en donne 10 par année à des banques et des entreprises riches déjà à craquer. Alors que de l'autre main 'il abandonne des centaines de milliers de ses propres concitoyens dont plus de 100,000 enfants dans misère.

      - Tu parles d'un nationalisme !

      - Des nationalistes de parades qui se foutent de la gueule de la nation pour lécher les bottes des élites économiques.


      Christian Montmarquette

  • Richard Lépine - Abonné 27 mars 2017 08 h 10

    Subventions à abolir

    "Il estime également qu’il est plus que temps que le gouvernement cesse de financer le réseau des écoles privées à « même les fonds publics »." Oui, certes mais il ne faut pas oublier toutes les subventions à caractère religieux qui sont accordées à certains collèges privés prestigieux. Ces cadeaux doivent aussi être retirés. Je n'ai rien contre l'école privée mais je pense qu'elle doit vivre selon ses propres moyens.
    Richard Lépine

    • Anne-Marie Courville - Abonnée 27 mars 2017 11 h 09

      Il est temps de retirer les subventions aux écoles privées et religieuses.
      Le PQ aussi a ce retrait à son programme depuis longtemps.

    • Benoît Landry - Inscrit 27 mars 2017 12 h 52

      @ Mme Desjardins «Il est temps de retirer les subventions aux écoles privées et religieuses.
      Le PQ aussi a ce retrait à son programme depuis longtemps.» et pourtant cela a fait des propositions que Qs avançait à M. Drainville lors du débat sur la charte. Cela aurait été logique que État qui se dit laïc ne subventionne pas les écoles privées religieuses principalement quanc le réseau public n'ont pas le droit à ses éducations religieuses. Pourquoi alors le PQ a-t-il refuser ces propositions ?

    • Gaetane Derome - Abonnée 27 mars 2017 15 h 13

      C'est drôle tout de même que quelqu'un comme M.Nadeau-Dubois qui provient justement des écoles privées est si sévère avec celles-ci...;)

    • Benoit Toupin - Abonné 27 mars 2017 20 h 48

      Il a quelques 300 écoles privés au Québec; une majorité d'entre elles recoivent des subventions représentant environ 60% des allocations allouées aux élèves du secteur public. Plus de 125000 élèves fréquentent l'école privé. Tous les enfants allant au privé ne sont pas de familles fortunées.Le système public n'a pas la capacité d'accueillir ces 125000 élèves.

      En ce sens le privé fournit des établissements et des formations pour lesquels l'État n'a pas à débourser autres ressources que les subventions.

      Au fil des ans, les données montrent qu'il s'est créé un désiquilibre en faveur du privé. De plus le privé pratique la sélection des élèves, entrainant une concentration des élèves présentant des besoins particuliers dans le secteur public.

      Proposer un retrait des subventions au privé me semble injuste et improductif puisqu'il ferait exploser les coûts du privé, déplacer la clientèle vers le public au delà de sa capacité d'accueil; il entrainerait des fermetures etc, tout celà sans rien ajouter ni à la quantité ou à la qualité de l'offre. Les fermetures devraient être suivies d'investissements public pour acquérir ce que nous avons déjà.

      A mons avis, il faut réviser le mode de financement du privé pour rétablir un équilibre sain et juste entre le privé et le public; il faut que le privé et le public utilisent les mêmes critères d'accueil et se répartissent également les élèves présentant des besoins particuliers; il faut laisser une place égale au privé et public pour des programmes de surdouance, etc.

      Espérons que les politiciens éviteront les positions faciles à vendre. La question, comme tant d'autres, mérite une analyse sérieuse et rigoureuse des faits et des alternatives.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mars 2017 17 h 17


      À Benoit Toupin,

      "À mons avis, il faut réviser le mode de financement du privé.." - Benoit Toupin

      À mon avis, il faut réviser le mode de scrutin, afin que Québec Solidaire augmente son rapport de force et nous débarrasse de tous les néolibéraux qui nous arnaquent en Éducation comme tout le reste depuis 30 ans au Québec.

      Christian Montmarquette

  • Raynald Rouette - Abonné 27 mars 2017 08 h 25

    Une hirondelle ne fait pas le printemps


    Dans toute l'histoire du Québec ses prolétaires ont été considérés que sous les gouvernements du Parti Québécois, un parti «social-démocrate».

    Oui, le PQ a été mal dirigé depuis le départ de Jacques Parizeau, mais ce n'est une raison pour le répudier comme le fait Québec Solidaire.

    Ce faisant les prolétaires de QS s'auto-peinturent eux-mêmes et font reculer de façon irrémédiable les acquis politiques et sociaux de tous les québécois.

    • Alain Roy - Abonné 27 mars 2017 11 h 14

      Évidemment, le PQ est le seul sauveur de l'humain québécois.

    • Gilles Théberge - Abonné 27 mars 2017 12 h 48

      Non monsieur Roy.

      Mais le PQ fait partie de la solution, que ça vous plaise ou non!

    • Jean Jacques Roy - Abonné 27 mars 2017 15 h 07

      Monsieur Rouette. Lorsque vous dites que le PQ au gouvernement a considéré "les prolétaires" du Québec, vous êtes-vous demandé si l'establishment qui dirige le PQ a considéré les québécois et québécoises SALARIÉ.ES autrement qu'une clientèle électorale!

      Même si les gouvernements péquistes ont imité les libéraux en remplissant les poches de grasses subventions les grosses entreprises, les bourgeois ont continué d'être fédéralistes et ils votent pour le PLQ et la CAQ.

      Dans une logique électoraliste, le PQ a fait le choix de flatter les directions du mouvement syndical. La façon la plus rentable pour l'establishment péquiste de conserver une large clientèle électorale parmi le "prolétariat" a consisté à établir des relations très étroites avec les directions du mouvement syndicat, au plus haut niveau des centrales FTQ et CSN.

      L'époque des fronts communs combatifs et des dirigeants syndicaux en prison est chose d'un lointain passé. La FTQ et à la CSN sont devenus des centrales qui parlent le langage des "affaires" depuis qu'ils jouent dans la cours des grands. Nos grands représentants du "prolétariat" participent maintenant au conseil d'administration de la Caisse de dépôt! De plus, ils ont aussi des préoccupations qu'ils partagent avec les capitalistes et le patronat: Fonds de Solidarité ou Fonds d'Action obligent!

      Sous la tutelle des Centrales syndicales affairistes, le langage et les pratiques ne sont plus les mêmes. Oui, il y a une loi anti-scabs! Mais le patronnat a-t-il besoin de faire venir des "scabs" lorsqu'on donne le nom de grève des arrêts de travail de 10 minutes ou de 1 heure! Et si, comme ce fut le cas avec la grève des journalistes de l'empire Québecor, on laisse poirotter durant des mois et des mois les grévistes et que l'Empire Péladeault poursuit impunément sa production!

      Non, le PQ au gouvernement a suivi le "modèle" libéral pro-patronal! La différence: les dirigeants syndicaux ont été des ami.es et des collaborateurs du PQ.

    • Pierre Michaud - Inscrit 27 mars 2017 18 h 24

      Je ne suis pas sur que ca que le PQ fait partie de la solution car quand il a pris le pouvoir le PQ a pris pleins de réfromes de l'éducation et toutes ce fut un échec lamentable.

    • Benoit Toupin - Abonné 27 mars 2017 21 h 55

      Pas si sur que le PQ a mal fait depuis le départ de Monsieur Parizeau. Un article récent de l'actualité affirmait qu'un premier ministre avait sauvé le Québec et que c'était Lucien Bouchard. On lui en met beaucoup sur le dos, mais on oublie les circonstances et le contexte d'étranglement financier que Jean Chrétien avait imposé; et malgré cela, il a permis avec Mme Marois de procéder à la mise en place du système des garderies, une mesure sociale des plus importantes... Bel exploit pour un méchant néolibérale de droite... Qui a fait mieux depuis...

      Durant le dernier mandat du PQ, minoritaire, ne l'oublions pas et de très courte durée, ils ont tout de même, entre autre, épurer le financement politique. On lui reproche sa quête du déficit zéro; en passant 90% des votants la voulaient...

      On reproche aux partis qui ont assumé le pouvoir de soutenir l'économie à coup de subventions. Que font les états environnants. Deux choix; vous passer sous la table ou vous défendez votre monde. Il semble que certains voudraient se tenir loin de cette façon de faire. Et l'économie des régions ne doit pas être une préoccupation? Peuvent-ils au lieu de qualifier l'un et l'autre de "néolibérale" ce qu'ils ont à proposer? L'action est souvent plus complexe et exigeante que la critique.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mars 2017 01 h 12

      À Jean Jacques Roy

      Très éloquent, M. Roy,

      Évidemment, il y en aura toujours pour rappeler l'histoire des CPE, qui, faut-il le rappeler est le résultat d'une lutte populaire menée à coups de pressions des parents sur les gouvernements, et alors que le PQ doit en concéder une gauche de temps en temps, histoire de mêler les cartes et de préserver son image.

      Des CPE que seule la classe moyenne a désormais les moyens de se payer et dont les frais à 5$ devaient être abolis, et n'ont au contraire jamais cessé d'augmenter.

      On aura beau nous vanter les mérite du progressisme du Parti québécois.. Il n'en demeure pas moins que durant cette même période du PQ-Bouchard.. Nos grands sociaux démocrates du Parti québécois coupaient dans les médicaments à l'aide sociale et la prestation de 500$ à 400$ par mois avec les mêmes méthodes que la Loi 70 actuelles des libéraux.

      Où est la cohérence politique d'un PQ qui prétend créer des CPE pour lutter contre la pauvreté des femmes, et qui coupe dans l'aide sociale de l'autre main en laissant les "boubous-macoutes" du Parti libéral en place qui entraient de force dans les logements des femmes les plus pauvres pour vérifier s'il n'y avait pas un homme dans le but de leur couper leurs prestations?

      Non, s'il est une ligne conductrice au Parti québécois, elle est la même que le Parti libéral et depuis belle lurette.

      Dogme du déficit zéro et politiques d'austérité.

      Voilà le véritable crédo et le véritable fil conducteur de ces deux partis de droite, qui gavent les banques et les entreprises multinationales à coups de milliards d'une main, pendant qu'il coupent dans les services publics pour ouvrir la porte au privé de l'autre.

      Christian Montmarquette