Québec solidaire bombe le torse devant le PQ

«Je suis convaincu, en fait, qu’il doit y avoir une unité des forces progressistes et indépendantistes au Québec», a déclaré Alexandre Cloutier. 
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne «Je suis convaincu, en fait, qu’il doit y avoir une unité des forces progressistes et indépendantistes au Québec», a déclaré Alexandre Cloutier. 

La progression de Québec solidaire (QS) amorcée depuis l’entrée en scène de Gabriel Nadeau-Dubois témoigne de l’importance de miser sur l’« unité des forces progressistes et indépendantistes », croit le député péquiste Alexandre Cloutier, qui a insisté lundi sur l’importance de mettre sur pied une « convergence fonctionnelle » entre les deux partis.

Un sondage dévoilé samedi par Le Devoir indique que QS a fait un bond de cinq points depuis janvier dans les intentions de vote. L’augmentation s’est faite au détriment du Parti québécois (PQ), dont les appuis ont chuté de quatre points au cours de la même période.

« Ça ne me dit rien de nouveau, si ce n’est que notre volonté de vouloir travailler en collaboration, remplacer le gouvernement libéral, et on aura amplement le temps, au cours des prochains mois, de voir de quelle façon on peut en arriver à une convergence fonctionnelle avec les autres formations politiques », a déclaré Alexandre Cloutier, en réaction aux résultats du sondage, mené tout juste après l’arrivée en politique de Gabriel Nadeau-Dubois. « Je suis convaincu, en fait, qu’il doit y avoir une unité des forces progressistes et indépendantistes au Québec. »

Chez Québec solidaire, la lecture des résultats du sondage a été toute autre. Les nouveaux chiffres pourraient plutôt motiver le parti à rester sur ses positions, a laissé entendre le porte-parole Andrés Fontecilla.

« Les derniers sondages nous apportent de très bonnes nouvelles. Notre option politique est en pleine croissance, à Montréal et ailleurs au Québec. Nous considérons que nous avons d’excellentes chances de gagner plusieurs députations », a-t-il avancé.

Pour lui, il n’est pas question — pour le moment, du moins — de céder la circonscription de Laurier-Dorion, qu’il briguera pour une troisième fois. Son parti lorgne aussi Hochelaga-Maisonneuve. Le site Too Close To Call donne l’avance à QS dans ces deux circonscriptions : la première aux dépens des libéraux, et la seconde au profit des péquistes.

« Je crois sincèrement qu’avec ce sondage — et on verra si les prochains disent la même chose — le besoin d’une alliance est beaucoup moins important pour Québec solidaire. Si QS est vraiment à 14, 15 ou 16 % et le PQ, à 25 %, alors il n’a plus besoin du PQ », estime le fondateur du site de prévisions électorales, Bryan Breguet.

Selon lui, le coup de sonde est surtout positif pour le Parti libéral, qui récolte 34 % des intentions de vote, malgré un taux d’insatisfaction du gouvernement qui atteint les 65 %. « C’est hallucinant de le voir avec autant de chances de gagner alors que le taux d’insatisfaction est à 65 % ! s’étonne Bryan Breguet. C’est l’opposition qui n’arrive pas à s’arranger. »

Une bonne manière de « s’arranger », à son avis, serait de conclure des alliances « dans le 450 », ces banlieues montréalaises où les votes solidaires ont permis à la Coalition avenir Québec de se faufiler. « C’est le genre d’accord que je proposerais : je me retire d’Hochelaga-Maisonneuve et de Laurier-Dorion, j’offre quelques circonscriptions comme Verdun, mais je demande à Québec solidaire de retirer des candidats dans le 450 », suggère Bryan Breguet au PQ.

Québec solidaire décidera en mai, lors de son congrès, s’il envisage des pactes électoraux ou non. Entre-temps, il s’attend à ce que le PQ monnaie sa décision de ne pas présenter de candidat dans Gouin, et ce, même si cela ne lui a pas été demandé. « Nous, évidemment, on peut se demander s’il n’y avait pas une volonté, derrière cette offre-là, de réclamer, ou de s’attendre plutôt, à un désistement de Québec solidaire dans une autre circonscription, a déclaré Andrés Fontecilla. En général, en politique, la gratuité n’existe pas », a-t-il tranché. Pour sa part, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, a confirmé que son parti présentera un candidat dans Gouin.

31 commentaires
  • Jacques Lamarche - Abonné 21 mars 2017 03 h 59

    La convergeance, ce n'est ps assez! Il faut s'unifier!

    Imaginons que QS gagne encore cinq points et que le PQ en perde encore cinq! Le désastre serait achevé! Les souverainistes auraient environ cinq comtés! Difficile de manquer autant de lucidité!

    Les choses se passent comme si pour les solidaires, le PQ était le principal adversaire! Pourtant ... !

    Il faut espérer que le plan de GND vise l'unité en forçant Lisée à négocier et à plier dans le sens de son programme et de ses idées.

    De toute façon, un jour ou l'autre, le Québec français devra s'unir, sinon devant la formidable artillerie libérale et les puissants canons canadiens, il risque le déclin, puis la fin!

    Legault, Lisée et Nadeau-Dubois portent une responsabilité historique! Devant les dangers qui pèsent sur l'avenir de la terre de nos pères, ils doivent se parler et se réconcilier. Ils peuvent y arriver bien que les difficultés à surmonter soient fort élevées. Des verrous doctrinaires doivent sauter, des gros égos s'effacer, des objectifs communs s'imposer, une seule identité s'affirmer!

    • Jean Jacques Roy - Abonné 21 mars 2017 11 h 46

      "Les choses se passent comme si pour les solidaires, le PQ était le principal adversaire! Pourtant ... !" Jacques Lamarche

      C'est bizarre, j'aurais cru le contraire! QS, en raison de son programme anti-néolibéral se pose en adversaire aux 3 autres partis qui au contraire soutiennent les thèses et les mesures de la droite néolibérales et qui en prime ont soutenu et continue de soutenir l'exploitation et l'exportation du pétrole que ce soit en Alberta, en Gaspésie ou Anticostie!

      Et de ces 3 partis, n'est-ce pas le PQ qui accuse continuellement de lui enlever des votes.... Comme si les votes lui appartenait!

    • Claude Bariteau - Abonné 21 mars 2017 12 h 57

      Votre hypothèse peut devenir la résultante des élections de 2018, qui deviendront quelque chose comme un cauchemar.

      D'autres avenues sont imaginables : un PLQ minoritaire devant faire gouvernement seul, car la CAQ ne voudra pas danser le tango avec lui.

      Dans un tels cas, l'idée d'un gouvernement péquiste de remplacement perd toute portée et son chef sera contesté.

      Avec le BQ de retour en force sur la scène canadienne et des décisions éventuelles concernant Énergie Est, au Québec le temps sera venu à revoir les alignements surtout si, sur la scène internationale, l'Écosse ou la Catalogne, voire les deux, deviennent des pays indépendants.

      C'est dans un tel contexte qu'apparaissent de nouveaux leaders. En d'autres termes, il y aura, selon cette hypothèse, une réfléxion non pas pour remplacer un gouvernement corrompu, mais pour doter le peuple québécois d'un pouvoir politique qui lui fait défaut.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 21 mars 2017 14 h 16

      "...dans un tel contexte qu'apparaissent de nouveaux leaders. En d'autres termes, il y aura, selon cette hypothèse, une réfléxion non pas pour remplacer un gouvernement corrompu, mais pour doter le peuple québécois d'un pouvoir politique qui lui fait défaut." Claude Bariteau

      Votre analyse me semble tout à fait appropriée, considérant la tendance qui se dessine de rupture avec "l'ordre économique" qui s'était imposé depuis les années 90. Déjà, se fait sentir l'appel pressant de la nécessité "d'un pouvoir politique nouveau",au Québec comme ailleurs.

      La question qu'on aura de plus en plus à se poser: " Quels sont ou quelle est la nature des changements qui s'imposent?" Par exemples, QUE FAUT-Il faire si le modèle économique est devenu périmé au point d'amplifier les écarts sociaux, si les pouvoirs du secteur financier et des transnationales dominent les pouvoirs de l'administration publique, si les services publiques (santé et éducation) sont de plus en plus en deça des besoins sociaux?

      Pour trouver des solutions à ces problèmes complexes et des réponses à bien d'autres questions, il me semble qu'il faut éviter certains raccourcis. Par exemple, laisser croire qu'il suffirait de défaire Couillard et le PLQ, et le remplacer par la CAQ ou le PQ ... Et dans le même ordre, ce n'est pas avec des aménagements "électauraux" PQ-QS pour déloger le PLQ qu'on abordera sérieusement les grandes réformes qui s'imposent pour le CHANGEMENT et pour mettre en chantier un solide projet pour l'indépendance économique et politique du Québec.

    • Benoit Toupin - Abonné 21 mars 2017 15 h 22

      Le néolibréralisme n'est pas l'affaire d'un parti ou d'un autre, mais une tendance de l'économie mondiale. Ce discours de certain militant de QS est complètement déconnecté et incorrect. On peut souhaiter changer les tendances néolibérales, mais la chose se fera pas à pas et avec les pressions sur les économies. Dire que quelqu'un est néolibérale ou ne l'est pas c'est comme dire que quelqu'un est estival ou hivernal au mois de juillet... Ca ne change rien à la température...

      Ce qu'il faut, c'est évaluer la stratégie de chacun des partis pour susciter de façon réaliste à protéger les citoyens et à préserver leur chance croissance de bien-être personnel et collectif; climatiser en espérant la température idéal, si je réfère à mon analogie...

      La gauche idéologique et finalement peu évolutive est une contestation du néolibéralisme, le contexte ambient. Mais elle n'a pas le monopole des solutions qui s'offrent pour prévenir les effets néfastes du néolibéralisme puisqu'elle propose essentiellement les mêmes solutions qu'avant l'aire néolibérale; une recette universelle, j'en doute.... La droite dogmatique souffre des mêmes caractéristiques.

      Il reste le pragmatisme, où le néolibéralisme comme contexte ambiant est reconnu comme mondial, et où la recherche innovatrice et la céativité se mettent en action pour transformer le contexte néolibérale (but à long terme) et pour protéger le bien-être citoyen et la capacité de l'état d'agir (but à court terme).

      Reconnaître la réalité, plutôt que distribuer les quolibets et entretenir la rivalité, me semble la voie à suivre pour arriver à des résultats.

      Nous sommes devenus maitre de la critique qui paralyse... Puissions-nous devenir maitre de l'analyse qui nous rend capable de faire un bilan exact et consolider nos efforts et notre créativité. J'invite à sortir des ornières qui nous mènent à l'inaction et la lutte fratricide; il est temps de cesser la veine constestation et d'agir ensemble en fonction de la réalité.

    • Benoit Toupin - Abonné 21 mars 2017 15 h 29

      Pour ce qui est de élections de 2018, dans le contexte de notre système uninominal à un tour, le vote stratégique peut déjouer tous les calculs.

      Si le niveau de dépit à l'égard du PLQ est élevé, un grand nombre d'électeurs choisiront de se débarrasser de ce gouvernement en optant pour celui qui offrent la plus grande sécurité tout en annoncant un changement raisonnablement prévisible. A ce jeux, tous les calculs et sondages, un an à l'avance, ne sont que pures et inutiles spéculations.

      Le tout se jouera dans les derniers jours de la prochaine campagne... Comme à la dernière élection fédérale...

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mars 2017 15 h 54

      À Benoit Toupin ,

      "Le néolibéralisme n'est pas l'affaire d'un parti ou d'un autre, mais une tendance de l'économie mondiale." - Benoit Toupin

      Vous me rappelez Margaret Thatcher !

      Et son ineffable.. " There is no alternative".

      Non Monsieur.

      On a toujours le choix.

      Mais comme on sait, avec un PQ incapable de s'assumer en adulte, ici comme ailleurs, c'est toujours de la faute des autres.

      Christian Montmarquette

    • Tristan Roy - Inscrit 21 mars 2017 17 h 57

      Ce sondage donne 60 députés à 93% de probabilité au Parti libéral du Québec. Oui l'insatisfaction est élevée, mais ça tend à prouver que les électeurs se plaignent beaucoup et agissent peu.

      Avec les réinvestissements du gouvernement Couillard et un budget équilibré probablement pour les deux prochaines années, les électeurs indécis ou flottants risquent de se porter encore plus vers les libéraux à la prochaine élection.

      Et ce n'est pas le spectacle des défections des meilleures éléments de la CAQ vers le PLQ ni les luttes fratricides et les discours doctrinaires des souverainistes de gauche qui vont attirer les électeurs...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 21 mars 2017 19 h 40

      @ Benoît Toupin. "Il reste le pragmatisme, où le néolibéralisme comme contexte ambiant est reconnu comme mondial..."

      Ainsi donc le "pragmatisme" pour composer AVEC la doctrine et les mesures de l'économie néolibérale... échapperait au dogmatisme... et ne relèverait pas d'une posture idéologiqu-idéologisante ?

      ???

    • Benoit Toupin - Abonné 21 mars 2017 22 h 37

      A M Montmarquette,

      Décidément vous n'avez pas compris... Oui il faut faire avec la réalité; ce qui ne veut pas dire qu'on soit satisfait et d'accord avec l'idélogie ambiante loin de là;elle me désole autant que vous...

      Quand on est un marché de quelques millions de personnes, il ne faut pas penser que l'on peut vivre en marge des environnements économiques et fiscaux sans en payer le prix; ce qui ne signifie pas qu'il soit impossible de protéger ses citoyens et adoter des mesures progressistes.


      A Monsieur Roy,

      Oui le pragmatisme s'éloigne de dogmatisme parce qu'il cherche le moyen le plus approprié et le plus efficace sur la base de l'analyse des alternatives sans se référer à ce que pense la droite ou la gauche; une approche rationelle qui évalue les options en regard de la réalité; le but demeurant le bien-être individuelle et collectif. Pas de recettes toutes faites, mais l'analyse et la créativité.

  • Jean Jacques Roy - Abonné 21 mars 2017 06 h 19

    L'ambiguité de l'appel à la convergence

    « Je suis convaincu, en fait, qu’il doit y avoir une unité des forces progressistes et indépendantistes au Québec. » dixit Alexandre Cloutier

    L'appel est beau et généreux! La question est de savoir qu'est-ce que les mots veulent dire dans la bouche de ceux qui les prononcent... et quel sens l'appel prend-il dans les oreilles qui l'écoute.

    • Bernard McCann - Abonné 21 mars 2017 09 h 10

      En effet, l'un des partis est davantage souverainiste, alors que l'autre est davantage progressiste. L'un des partis fait de la politique à l'ancienne, alors que l'autre veut changer la donne. Est-ce que ces éléments sont conciliables ? D'autant plus qu'une alliance entre les deux partis pourrait encore une fois alimenter, en mots et en votes, un certain parti au pouvoir depuis trop longtemps...

    • Gilles Théberge - Abonné 21 mars 2017 10 h 51

      Oui et pendant que vous «étrillez» les pattes de mouche messieurs, le parti libéral se sauve avec la victoire.

      Est-ce que vous voulez vraiment ça...?

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mars 2017 13 h 18

      À Gilles Théberge,

      "Pendant que vous «étrillez» les pattes de mouche messieurs, le parti libéral se sauve avec la victoire." - Gilles Théberge

      À mon avis, tout le a compris et depuis fort longtemps cet argument partisan.

      Ça commence à faire d'essayer d'empêcher les autres de réfléchir avec l'épouvantail libéral. D'autant plus que le PQ et la CAQ sont aussi des libéraux au sens politique du terme.

      Ce ne sont pas les libéraux qu'il faut sortir.

      C'est le libéralisme et ça comprend le PQ.

      Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 21 mars 2017 16 h 41

      "L'un fait de la politique à l'ancienne"

      Lequel? Est-ce le PQ s'est engagé sérieusement dans un renouvellement avec une transparence et une lucidité peu communes?

      Est-ce QS qui défend avec une image nouvelle des idées de gauche qui n'ont pas nécessairement évoluées?

      Peu importe, les deux sont sincères et à la recherche d'un meilleur bien-être individuel et collectif. Alors si les deux se réunissaient et cherchaient une manière innovante de satisfaire leur objectif commun...

      A défaut de s'entendre, la vision de la CAQ et du PLQ aura beau jeu; l'attente de la victoire totale de son idéal a ses limites et son inefficacité.

      Pour la question de la souveraineté, j'entend des opinions de QS qui dit: Pas d'un pays à moins que la vision de gauche fasse partie du projet. Alors en attendant, dans le Canada, vous aurez toujours le gouvernement fédéral que vous ne contrôlez pas et qui n'est pas souvent à gauche. Si la gauche veut un pays seulement s'il est selon sa vision, il faut accorder que les gens de droite peuvent vouloir la même chose; nous sommes là un dilemne démocratique bizarre et dans l'incohérence totale...

      L'indépendance est nécessaire pour disposer de toutes nos ressources dans l'élaboration de nos choix... C'est la seule vraie raison. Ensuite la démocratie fera le reste tantôt à gauche, tantôt à droite et plus souvent au centre selon le choix périodique des électeurs...

    • Benoit Toupin - Abonné 21 mars 2017 17 h 08

      Correction...

      Si la gauche veut un pays seulement s'il est selon sa vision, pourquoi démocratiquement, la droite n'aurait pas les même droit... Nous sommes là dans un dilemne démocratique assez bizarre et dans l'incohérence la plus totale.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mars 2017 17 h 31

      À Benoit Toupin,

      "Si la gauche veut un pays seulement s'il est selon sa vision, pourquoi démocratiquement, la droite n'aurait pas les même droit." - Benoit Toupin

      Ce que vous dites-là ne représente en rien ni le discours ni la position de Québec Solidaire, qui propose au contraire une Assemblée constituante non partisane pour concevoir le projet de pays.

      Le problème, c'est que notre point de vue et en regardant l'Histoire, Une coquille-vide ou un projet néolibéral de droite comme celui de l'Entente du 12 juin 1995 a raté et c'est le Non qui a gagné.

      Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 21 mars 2017 21 h 40

      "Si la gauche veut un pays seulement s'il est selon sa vision, pourquoi démocratiquement, la droite n'aurait pas les même droit."

      Monsieur Toupin, dans ce dernier commentaire tout comme dans le précédent, ne croyez-vous que vous prenez des raccourcis?

      Prenons d'abord LA gauche... Vous généralisez un peu vite en donnant à tous les courants de gauche la même vision, la même approche! Je vous fait aussi remarquer que ce ne sont pas tous les courants de gauche au Québec (courants politiques et courants sociaux) qui sont indépendantistes! Jusqu'à maintenant, au Québec, le statu quo fédéraliste est majoritaire... Il n'y donc rien de surprenant qu'on retrouve des courants de gauche "non-indépendantistes"... Car il y a aussi dans la gauche des courants "pragmatiques" dans une ambiance fédéraliste!!!

      Que dire des courants de gauche qui militent au sein de QS en particulier. C'est un parti qui conçoit l'indépendance politique du Québec comme un MOYEN stratégique pour activer et accélérer un processus multiforme d'émancipation sociale, économique et culturel. Ce parti croit que l'appel à une Constituante serait la démarche la plus démocratique souhaitable pour affirmer la souveraineté d'un peuple... appel qui s'effectuerait dans le cadre d'une mobilisation populaire ou d'une élection où les souverainistes prendraient le pouvoir et qui auraient le mandat de faire un tel appel.

      Où voyez-vous le dogmatisme dans une telle approche de consultation et de votes où les minorités et la majorité s'affrontent? À quel moment d'un tel processus "la droite" qui a entre les mains tous les pouvoirs de l'État en plus de la dictature économique pourrait-elle se plaindre d'être brimée dans ses droits?

      Quant à savoir si la gauche de QS, dans son programme, véhicule un projet de société et des propositions de changements! Il suffit d'écouter les interventions et motions des député.es QS. Ce que QS défend dans le Québec "fédéré", il le défend d'autant plus en vue d'un Québec à libére

    • Benoit Toupin - Abonné 21 mars 2017 22 h 45

      A Monsieur Montmarquette.

      Je ne dis pas que l'assemblée constituante proposée par QS n'est pas une bonne idée. Faut-il du même coup qualifier de coquille vide toute autre approche pouvant être proposée.

      Si on sort des quolibets. des qualificatifs et étiquettes toutes faites, et que nous cherchons les motivations communes, il y a certainement plusieurs façons de remplir la coquille...

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mars 2017 03 h 14

      À Benoit Toupin,

      "Faut-il du même coup qualifier de coquille vide toute autre approche pouvant être proposée." - Benoit Toupin

      Alors, permettez-moi de vous posez la question.

      Si ce n'est pas une coquille-vide..

      Mais quel est-il donc, le projet de société associé à l'indépendance au Parti québécois?

  • Hermel Cyr - Abonné 21 mars 2017 08 h 41

    "Québec solidaire bombe le torse devant le PQ"

    "La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf"

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mars 2017 12 h 24

      À Hermel Cyr,

      "La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf"- Hermel Cyr

      Quand on entend les sempiternelles lamentations péquistes.. Madame La Grenouille serait pourtant en mesure de faire perdre les élections et le pouvoir à Monsieur Le Boeuf.


      Christian Montmarquette

  • Jean Lapointe - Abonné 21 mars 2017 09 h 07

    Il y a encore de l'espoir.

    « Les derniers sondages nous apportent de très bonnes nouvelles. Notre option politique est en pleine croissance, à Montréal et ailleurs au Québec.» (Andrés Fonticella)

    A mon avis, il y a beaucoup de gens parmi ceux et celles qui auraient dit avoir l'intention de voter pour QS qui vont changer d'idée quand ils connaîtront mieux leur programme. Je doute fort par exemple qu'il y ait beaucoup de gens qui soient en faveur de plein de nationalisations.

    Je suis d'avis aussi qu'il y aura de plus de plus de gens qui vont regarder le Parti québécois d'un bon oeil quand ils prendront connaissance de ce que le parti ferait s'il était élu aux prochaines élections.

    C'est que j'ai le sentiment que le sentiment d'appartenance nationale est perçu de plus en plus positivement partout dans le monde y compris ici. Cela ne peut que favoriser l'idée de faire du Québec un pays indépendant politiquement autant qu'il peut l'être, ce qui voudrait sortir du carcan canadien dans lequel nous nous trouvons.

    Il ne faut pas trop se fier sur les sondages. Etant donné que la méfiance à l'endroit des gouvernants est très élevé ces temps-ci, il est fort probable qu'il y a beaucoup de gens qui ne disent pas vraiment ce qu'ils pensent quand on leur pose des questions et il y en a probablement plusieurs qui refusent de répondre parce qu'ils n'ont plus confiance aux maisons de sondage.

    Personnellement il y a longtemps que j'ai décidé de ne pas répondre aux questions des sondeurs parce que je me dis que ce que je pense et ce que je veux c'est de mes affaires, pas de leurs affaires à eux.

    Je réponds aux question qu'on me pose quand je sais à qui je m'adresse et ce à quoi serviront mes réponses.

    Je ne suis évidemment pas neutre et je ne tiens pas à l'être. Je veux que le Québec devienne un pays et j'appuie le Parti québécois.

    Et j'apprécierais que les intervenants fassent davantage connaître leurs positions au lieu d'être de simples gérants d'estrades.

  • Claude Gélinas - Abonné 21 mars 2017 11 h 16

    Se faire un devoir de lire le programme de QS.

    Des 372 000 personnes qui ont voté pour QS lors de la dernière élection il serait intéressant d'en connnaître le nombre qui ont lu son programme.

    Un programme qui selon Alain Dubuc s'apparente davantage au Venezuela d'Hugo Chavez : gratuités, nationalisations, création d'une Banque d'État, augmentation des effectifs de la fonction publique, etc

    Étant donné que QS ne sera jamais un parti de pouvoir, l'on peut bien rêver puisque toutes les promesses sont alors permises.

    Le plus étonnant c'est que jamais le programme de QS n'a jamais été soumis aux tests de la raison économique. Ce qui explique qu'aucun économiste ou dirigeant d'entreprise n'a jamais accepté de se porter candidat pour QS.

    Quant aux 30 dernières années, aux dires de GND qui n'étaient pas encore nés, elles auraient été catastrophiques.

    QS serait en augmentation dans les sondages.

    Ce qui pourrait permettre à QS de faire élire un maximum de 5 candidats. De cette prédiction, QS gonfle le torse alors que le résultat net en raison du fractionnement des votes souverainistes permettra à QS de faciliter la réélection du PLQ. Mais de celà, QS n'en a cure !

    Et vogue la galère au grand plaisir des fédéralistes.

    • Benoît Landry - Abonné 21 mars 2017 13 h 32

      «Un programme qui selon Alain Dubuc s'apparente davantage au Venezuela d'Hugo Chavez : gratuités, nationalisations, création d'une Banque d'État, augmentation des effectifs de la fonction publique, etc»

      L'avez-vous lu vous-mêmes ou bien vous vous fiez sur Alain Dubuc ?

    • Claude Gélinas - Abonné 21 mars 2017 18 h 27

      J'aurais souhaité vous transmettre le copier-coller des propositions de QS confirmant mes propos mais la visite du site rend impossible l'accès aux propositions.

      J'ajoute que c'est la première fois que je cite Alain Dubuc comme référence. Ce qui rasserez-vous ne deviendrea pas une habitude.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mars 2017 21 h 23


      "La visite du site rend impossible l'accès aux propositions." -Claude Gélinas

      - Vous n'avez pas du chercher fort.

      Il n'y a qu'à cliquer sur l'onglet du haut de page : "PROPOSISTIONS" en première page du site de QS, et toutes ces propositions sont publiques et accessibles.

      - Cm

    • Benoît Landry - Abonné 21 mars 2017 22 h 20

      M. Gélinas, gratuités, nationalisations, création d'une Banque d'État, augmentation des effectifs de la fonction publique, etc, pour vous cela veut absolument dire absolument Hugo Chavez ? Alors privatisation est-ce que cela veut absolument dire Augusto Pinochet ?