Québec solidaire gruge des appuis au Parti québécois

Gabriel Nadeau-Dubois
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois

À gauche, il était attendu un peu comme le messie, et le miracle semble se produire.

L’entrée en scène politique pour Québec solidaire de l’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois se mesure concrètement par une hausse spectaculaire des intentions de vote pour cette formation.

QS passe à 14 % des voix possibles dans tout le Québec, selon un sondage réalisé pour Le Devoir par la firme Léger. Il s’agit d’un bond de cinq points depuis janvier. Aux élections de 2012, QS a fait le plein de 8 % des suffrages exprimés.

La progression se fait au détriment du PQ, qui recule de 4 parts, de 29 % à 25 %. Les libéraux trônent encore en tête à 34 % (+2) des intentions de vote. La CAQ est à 23 % (+1).

Le buzz solidaire s’arrime à plusieurs semaines de visibilité accrue et positive pour QS. Par exemple avec la couverture du retrait de la vie politique de Françoise David, députée de Gouin, que M. Nadeau-Dubois veut maintenant remplacer à l’Assemblée nationale. La cofondatrice de QS est une figure politique très respectée du Québec, y compris par ses adversaires.

La lutte menée par l’autre députée de QS Manon Massé pour éviter l’élimination de la carte électorale de sa circonscription montréalaise de Sainte-Marie–Saint-Jacques a aussi été très relayée médiatiquement. La question du sondage sur les intentions de vote parlait d’ailleurs de « Québec solidaire de Manon Massé », puisqu’elle en est la porte-parole par intérim.

Les réponses favorables au parti de gauche ont donc augmenté de 55 % en quelques semaines. La formation bondit aussi pour la première fois au-dessus du seuil des 10 % dans toutes les régions du Québec. Six points seulement séparent maintenant le PQ (22 %) et QS (16 %) dans la région de Montréal.

« Les libéraux attirent entre 31 et 35 % des intentions de vote dans les sondages depuis presque deux ans, fait observer Christian Bourque, vice-président directeur de Léger. Dans les faits, leur avance est plus significative, puisque le PQ, la deuxième formation, recule de quatre points. On peut aussi penser que les votes gagnés par QS viennent du PQ. Il semble y avoir un vase communicant entre les deux formations. »


Tous des traîtres

Gabriel Nadeau-Dubois, souvent surnommé GND, a annoncé le jeudi 9 mars qu’il briguera l’investiture pour QS dans la circonscription de Gouin, laissée libre par la retraite de Françoise David. En seulement cinq jours de politique active, la jeune recrue de 26 ans a aussi permis à QS de recruter plus de 4000 nouveaux membres, ce qui correspond à une augmentation de 40 % de ses effectifs.

Le sondage révèle par contre que la figure réputée la plus radicale du Printemps érable de 2012 divise toujours la population. Le quart (23 %) des Québécois a de lui une opinion « plutôt favorable », mais une personne sur trois (33 %) dit le contraire. Un peu plus (37 %) disent ne pas assez le connaître pour se prononcer.

À la conférence de presse annonçant sa candidature, M. Nadeau-Dubois avait accusé la classe politique qui gouverne depuis trente ans d’avoir « trahi le Québec ». La formule a scandalisé d’anciens politiciens, dont l’ex-premier ministre Bernard Landry. Elle a tout de même fait mouche auprès d’une majorité de Québécois, selon le sondage.

Au total, 50 % des répondants se disent d’accord avec l’énoncé suivant : « Il faut sortir la classe politique qui nous gouverne depuis 30 ans, car elle a trahi le Québec. » Les trois quarts (74 %) des partisans de QS l’appuient, trois caquistes sur cinq (60 %), mais aussi 56 % des péquistes. Par contre, seul le quart (26 %) des libéraux se disent tout à fait (6 %) ou plutôt d’accord (20 %) avec la formule lapidaire.

Voici d’autres révélations du coup de sonde national :

Insatisfaction. Le pourcentage des électeurs insatisfaits du gouvernement Couillard grimpe encore, passant de 62 à 65 % en trois mois. Au total, 71 % des francophones se déclarent « très » ou « plutôt insatisfaits », et seulement 3 % d’entre eux se disent « très satisfaits ».

Changement. En plus, deux électeurs sur trois (63 %) souhaitent un changement de gouvernement aux prochaines élections et une personne sur cinq (20 %) pense le contraire. Plus d’un jeune sur quatre (28 %) ne sait pas quoi répondre devant cette alternative. Le PLQ au pouvoir n’est perçu comme la formation incarnant le changement que par 2 % de la population. Les trois autres partis (PQ, CAQ et QS) sont à égalité de ce point de vue avec environ le quart des voix favorables. « Une volonté de changement se manifeste, mais aucune formation n’incarne clairement ce changement », résume le vice-président Christian Bourque. « Il y a une division des voix, encore plus grande maintenant avec la montée de QS. »

Leaders. Qui ferait le meilleur premier ministre du Québec ? Les chefs des trois partis restent à peu près à égalité (selon la marge d’erreur) dans la perception populaire avec des scores de 18 % (Couillard), 17 % (Lisée) et 14 % (Legault). Manon Massé reçoit 7 % des appuis.

Indépendance. Le Non l’emporterait à 64 % à un référendum sur la souveraineté. Les francophones sont contre la sécession à 56 %. Les 45-54 ans (69 %) et les 18-24 ans (66 %) constituent les groupes d’âge les plus opposés à l’option.

Alliance. Les trois quarts (73 %) des péquistes et moins de la moitié (43 %) des solidaires souhaitent que les deux partis forment une alliance électorale. C’est un peu déjà le cas dans la circonscription de Gouin, où le PQ n’opposera aucun candidat à Gabriel Nadeau-Dubois, ce qui pourrait lui faciliter le chemin vers l’Assemblée nationale à l’élection partielle, pour laquelle aucune date n’est encore fixée.


Sondage Léger-Le Devoir réalisé en ligne du 13 au 16 mars 2017 auprès de 1006 personnes. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.

72 commentaires
  • Jacques Lamarche - Abonné 18 mars 2017 01 h 57

    Le Québec français doit s'unir! L'évidence même!

    Le désastre appréhendé va arriver! Les libéraux continueront à régner, la CAQ à progresser!

    Le Québec progressiste (40% du vote) aura reculé tellement il sera encore plus également divisé! Une alliance doit être signée!

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 10 h 00

      "Le Québec français doit s'unir!.." - Jacques Lamarche

      Ce n'est pas le Québec français qui doit s'unir.

      Ce sont les progressistes de tous les horizons du Québec qui doivent se regrouper derrière Québec Solidaire pour combattre les néolibéraux du PQ du PLQ et de la CAQ.

      Remplacer des néolibéraux anglais par des néolibéraux français ne nous avancera à rien.

      Le problème le plus important au Québec n'est pas la langue.

      C'est l'économie.

      Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 18 mars 2017 10 h 06

      Lors d'un sondage, les répondants indiquent leur préférence influencée fortement par l'actualité immédiate.

      Lors d'une élection générale, il y a ceux qui votent pour le parti qui correspond à leur valeur; mais très nombreux sont ceux qui votent pour éviter de réélire le parti au pouvoir qu'ils ont enduré avec peine.

      La dernière élection fédérale en est un bon exemple... Combien ont voté PLC en vue de se débarasser du gouvernement Harper?

      Tant que nous serons pris avec ce système électoral uninominal à un tour, le vote stratégique, qui se dessine à la dernière minute, sera toujours décisif sur le résultat final.

      Pour ce qui est de ce sondage, il faut conclure que le Québec progressiste a tout un travail pédagogique à faire et une sérieuse réflexion à engager s'il ne veut pas se retrouver divisé et en position d'opposition et de contestation donnant bien peu de place à l'avancement de ses positions. Les idées progressistes méritent mieux...

      Quelques pas en avant ne sont-il souhaitables à l'immobilisme dans l'attente d'une victoire totale... Espérons que le réalisme saura éclairer un grand nombre à sortir de la partisannerie inconditionnelle.

    • Jean Richard - Abonné 18 mars 2017 10 h 22

      Le PQ ne veut pas se joindre à QS, il veut que QS se joigne à lui. Dit autrement, le PQ ne veut pas changer son cap d'un seul degré, ce cap bien engagé vers le centre-droite, mais voudrait que QS change le sien.

      Si QS devait mettre le cap à droite pour rejoindre le PQ, il trahirait son électorat progressiste.

      Le Québec, en toute démocratie, a encore besoin d'un parti à gauche, d'un parti progressiste. Le bloc PLQ-PQ-CAQ n'a rien d'un tel parti.

    • Benoit Toupin - Abonné 18 mars 2017 11 h 09

      Pourquoi parler d'un bloc PLQ-PQ-CAQ et associer ce qui n'est pas semblable. Le message de certains militants QS qui essaient bien facilement de faire cette association PLQ-PQ-CAQ, ne tient pas la route.

      Dans tous ses mandats, le PQ a mis en place des politiques progressistes, la protection du territoire agricole, la loi sur l'assurance automoblie, l'équité salariale, la politique des CPEs etc. Oui il a fait face à des situations difficiles sur le plan budgétaire, étranglement budgétaire quand le gouvernement Chrétien a réglé son déficit sur le dos des provinces, ralentissement économique, mais cela ne lui a jamais fait oublié son souci pour les politiques progressistes et la protection des gens.

      Plusieurs de ses politiques ont été affaiblies par les années PLQ et la CAQ me semble prête à sabrer dans la capacité progressiste de l'État en réduisant ses moyens financiers.

      L'héritage du PQ ne peut être ignorée; il ressemble à une sorte de progressisme ancré dans la réalité: la réalité de l'environnement fiscal nord-américain et la mondialisation. Cette réalité déplait à la gauche contestataire; mais ils vivent dans ce monde et la création d'un monde trop en marge de la réalité mondiale ne sera pas sans les effets négatifs que ceux-ci préfèrent ignorer. Ils ont à faire la preuve que nous omettons de leur demander.

      J'attend toujours qu'on m'indique une quelconque idée progressiste chez le PLQ et la CAQ qui nous offrent la gestion au quotidien sans mieux et une réduction de la capacité de l'État. Alors que le PQ s'efforcent de trouver le juste équilibre réaliste il faudrait au moins qu'on ne les disqualifie pas sans attendre, et ce par pur partisannerie ou par cynisme.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 18 mars 2017 11 h 17

      La face cachée de ce sondage, c’est que grâce à GND, le pourcentage des intentions de vote indépendantiste (PQ + QS) passe de 35% à 39% en quatre mois.

      Les partis politiques ne sont que des outils et le référendum n’est qu’un moyen. Le but, c’est le bienêtre du peuple québécois en le libérant du colonialisme canadien.

      On nous dit que l’option indépendantiste est morte. Que les jeunes ne s’y intéressent pas. Et voilà que cette option fait un bon de 4% en trois mois, que des milliers de personnes adhèrent à QS et qu’est-ce qu’on voit ? Des lecteurs du Devoir qui se désolent.

      Ce qui manque au Québec, c’est un tribun de la trempe de Michel Chartrand et de Pierre Bourgault. GND est aussi à gauche que le premier et aussi indépendantiste que le second. Il débute un changement des mentalités qui sera profitable à tout le mouvement indépendantiste.

      Mais est-ce que, pour l’instant, l’affaiblissement du PQ au profit de QS est un phénomène durable ? Doit-on s’en inquiéter alors que les élections approchent ?

      Ne nous énervons pas. Ce n’est qu’un premier sondage. J’attends avec plaisir la suite.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 11 h 47

      À Benoit Toupin,

      "Dans tous ses mandats, le PQ a mis en place des politiques progressistes"-Benoit Toupin

      Il faut bien que le PQ en concède une à gauche de temps en temps pour mêler les cartes même si la plupart remontent à Mathusalem quand on sait que le PQ =

      Coupures dans l'aide sociale; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux sans services et sans suivi; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangères en 2013; appui au passage du pétrole sale bitumineux d'Enbrige*; rejet de Pharma-Québec; inaction et éternels louvoiements sur la question nationale, augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro; politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 17,000 employés.es en Santé et en Éducation; attaque aux syndicats et coupures de 20% salaires de la fonction publique par René Lévesque ; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert; 2 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNS-Lavalin; deux arrestations par l'UPAC dont l'attaché politique de Pauline Marois; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux : maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité et coupures dans l’aide sociale entre 2012 et 2014.

      Comme parti de l'opposition qui fait en gros la même chose que le Parti libéral quand il est au pouvoir. Le Parti québécois est même intrinsèquement devenu une entrave à la démocratie en usurpant la place d'une véritable alternative politique aux libéraux.

      * Référence :

      "Le PQ et le grand projet canadien, le pétrole" - Le Devoir, 23 février 2013

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      .

    • Benoit Toupin - Abonné 18 mars 2017 14 h 28

      Bon! le "copier coller" pour la 38 ième fois sans nuance, sans contexte...

      Je vous invite à dresser votre liste pour le PLQ; évidemment, la partisannerie vous interdit de le faire... Je suis certain que nombreux sont les membres de QS capables de plus d'objectivité et d'analyse.

      Je vous le redis; vous nuisez grandement à l'image de QS...

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 18 mars 2017 16 h 06

      « Le problème le plus important au Québec n'est pas la langue. C'est l'économie ». C.Montmarquette

      Comme ça si jamais GND était élu, il ferait lui aussi ses discours en anglais…

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 16 h 26

      Benoit Toupin,

      " Le "copier coller" pour la 38 ième " - Benoit Toupin

      38 fois.. Presque pas exagéré.

      Et plutôt que de vous en prendre aux redites M. Toupin. Expliquez-nous donc en quoi ces arguments sont faux?

      Secundo, je n'aurais pas à me répéter si les péquistes ne cessaient de répéter qu'ils sont progressistes, alors que de mon point de vue, ils ne le sont pas.

      Tercio, à moins que vous ne sachiez pas lire, je mentionne clairement sous cet article, que QS combat les néolibéraux du PQ, du PLQ et de CAQ, ce qui comprend les libéraux.

      Quant à vos affables conseils, non seulement je ne me fierais pas trop sur les conseils d'un adversaire pour modifier mon argumentaire, mais les chiffres démontrent clairement que vous avez tord, puisque le sondage d'aujourd'hui démontrent que Québec Solidaire progresse et ce, dans toutes les régions du Québec et approche même les 5000 nouveaux membres.

      Comme nuisance..

      Mettons que c'est le genres de nuisances qui ne me dérangent pas trop, merci.

      Christian Montmarquette

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 20 h 50

      À Benoit Toupin,

      " (le PQ) a fait face à des situations difficiles sur le plan budgétaire, étranglement budgétaire quand le gouvernement Chrétien a réglé son déficit sur le dos des provinces" - Benoit Toupin

      Ce commentaire tombe mal, puisque j'ai été moi-même candidat de la gauche aux élections provinciales du Québec durant cette période et que je connais cette excuse par coeur.

      Car malgré le pelletage du déficit fédéral dans la cour du Québec, le gouvernement de Lucien-Lucide Bouchard avait trouvé les moyens d'accorder des baisses " récurrentes" d'impôts de plus de 4,5 milliards par année aux plus favorisés pendant qu'il coupaient dans les médicaments à l'aide sociale et imposait des parcours obligatoire à l'emploi exactement comme le Parti libéral vient de la faire avec sa loi 70.

      Christian Montmarquette

    • Gaetane Derome - Abonnée 18 mars 2017 21 h 17

      M.Lamarche,

      Il ne faut pas paniquer a cause des sondages ces temps-ci surtout.Comme on l'a vu dernièrement,les sondages et les analystes se trompent et quand vient le moment du vote,le peuple vote a sa manière.
      Je ne crois pas que la gauche de QS aura la faveur de la classe moyenne surtout celle des régions.Les travailleurs ne comprennent pas ce langage de la gauche.Et encore moins celui de M.Nadeau-Dubois...Désolant que Radio-Canada essaie de populariser ce jeune homme et QS au détriment des autres partis politiques,et tout ceci avec l'argent des contribuables.

    • Jacques Lamarche - Abonné 19 mars 2017 03 h 14

      M. Montmarquette, les forces progressistes sont francophones. Les anglophones et les allophones, massivement, rejettent les partis indépendantistes. Nous sommes condamnés à nous unir, sinon eux continueront à nous en imposer!

      Ce qui ressort du sondage et des commentaires, surtout des vôtres, outre le clivage doctrinaire qui laisse croire que QS ferait du Québec un paradis sur terre, c'est le sentiment de rejet, qui va jusqu'à la détestation et à l'aversion, de l'âme péquiste au sein de la grande famille
      québécoise. Même Gabriel Nadeau-Dubois, avec le gracieux concours de Radio-Canada, joue dans ces eaux-là! Assez honteux!! ! La trahison, depuis un demi-siècle, vient bien davantage de tous ceux qui ont fait barrage aux forces d'affirmation de tout un peuple et persistent à le diviser! Alors qu'il urge de le rassembler!

      C'est désolant de vous entendre prêcher la vertu du haut des estrades de la révolution; sur le terrain des vaches, dans la pratique, vous auriez péché vous aussi sous les feux nourris de l'ennemi et seriez aujourd'hui accusés de mille délits! Bien facile de faire la leçon quand l'on a les deux pieds fixés dans l'opposition! S'il vous plaît, cessez cette guerre de démolition! Il faut se parler, se pardonner et se réconcilier entre gens d'une même nation, entre amis d'un même pays!

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mars 2017 07 h 26

      Corrigé.

      À Gaétane Derome,

      "Désolant que Radio-Canada essaie de populariser ce jeune homme et QS"-Gaétane Derome

      Les résultats de ce sondage pourtant fort attendu par QS, ne sont même pas passé au Téléjournal d'hier soir. Alors qu'ils ont diffusé un compte-rendu de l'élection de Martine Ouellet au Bloc québécois.

      - Satisfaite, Mme Derome?

      Christian Montmarquette

      .

    • Benoit Toupin - Abonné 19 mars 2017 16 h 28

      A Monsieur Montmarquette,

      Il serait possible et relativement facile de contredire votre argumentaire... Parce que le bilan que vous faites de la gouvernance péquiste n'en est un. Vous pigez cà et là des éléments des politiques, sans prendre en compte l'ensemble des politiques, les mesures compensatoires, le but visé, les motifs et le contexte des politiques.

      Parce que vous êtes incapable de reconnaître que la grande majorité des politiques structurantes sur le plan social sont l'oeuvre du Parti Québécois.

      Parce que vous vous refusez de traiter le PLQ avec les mêmes critères.

      Parce qu'un bilan politique, pour être valable, doit considérer les actifs, les passifs et le solde des progrès réels. Je ne dit pas que tout est parfait... La politique est l'art du possible.

      Et finalement parce qu'il s'agit du passé et que nous avons à construire l'avenir. Je dois en conclure que vos arguments sont biaisés et surtout instrumentalisés, ne vise pas la recherche de justice et de vérité du propos mais le dénigrement instrumentalisé à des fins partisannes...

      Est-ce que l'honnêteté, la justice et l'éthique n'est qu'une question monétaire? Ne doit-elle pas être aussi intellectiuelle?

      Et pourquoi vous nuisez à QS... Parce que vous donnez l'image de la détestation instrumentalisée, bêtement partisanne et visiblement malhonnête sur le plan intellectuel. Que cette détestation ne vise pas les politiques quelqu'en soit le parti responsable mais exclusivement un seul parti où étrangement se trouve la clientèle que vous considérez accessible à QS. Ce faisant vous donnez l'image d'une façon prédatrice de faire de la politique ce qui n'est pas très relevé et aligné avec les idéaux de QS, j'imagine...

      Tous les partis politiques ont l'obligation de se ré-inventer pour se rapprocher des attentes du peuple, des besoins des plus fragiles, du progrès collectif et du partage juste des ressources. J'espère que vous ne nierai pas les efforts actuellemnt entrepris au PQ.

      .

  • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 05 h 02

    Je ne comprends pas...


    Je ne comprends pas comment il se fait qu'un parti comme QS dont tant de péquistes n'ont cessé de dire que Québec Solidaire était parti fédéraliste puisse gruger ainsi des votes au Parti québécois.

    Christian Montmarquette

    • Pierre Robineault - Abonné 18 mars 2017 10 h 16

      Et moi non plus. Comment fait-on pour savoir si une personne qui, sans lui avoir demandé si elle s'était ou se serait avouée favorable au PQ lors d'un sondage précédent, s'est montrée cette fois favorable au QS, pour affirmer comme le titre l'indique que "QS gruge des appuis au PQ ?
      Et si comme par hasard elle était passée de la CAQ au QS, sans qu'on ne le sache? Le problème de l'interprétation des sondages loge dans l'utilisation du pourcentage. Le pourcentage a baissé dans trois partis, celui d'un quatrième a augmenté, ces résultats ne nous permettent pas d'affirmer que ce dernier a grugé les appuis de tel parti en particulier. On a bien sûr le droit d'y penser et même d'y croire, sauf que ...

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 18 mars 2017 12 h 44

      Dis-moi comment tu penses et je te dirai quelle langue tu parles.

      C’est évident que tous ceux qui pensent avec leur tube digestif auront tendance à voter QS.

    • Normand Carrier - Abonné 18 mars 2017 14 h 15

      Monsieur Montmarquette agit comme s'il était dans le siège du conducteur alors qu'il est le quatrième selon le sondage .... C'est certe un progrès dont il faudra a moyen terme vérifier la solidité mais cet ajout représente un coussin sur le siège , rien de plus , rien de moins ...... Le PQ a ajouté 15,000 membres lors de sa dernière campagne a la chefferie pour atteindre 89,000 membres plus que tous les autres partis réunis mais il faut interdire tout pétage de bretelles car cela ne garantie en rien de remporter l'élection en 2018 .....

      Mais ce coussin ajouté sur le siège peut contribuer a garder les libéraux au pouvoir et contribuer a faire de QS un allié objectf du PLQ ......

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 14 h 22

      À Richard Génois Chalifoux,

      "C’est évident que tous ceux qui pensent avec leur tube digestif auront tendance à voter QS." - Richard Génois Chalifoux

      Une remarque assez méprisante merci, et qui démontre combien - contrairement à ce qui se dit plus haut - nombre de péquistes ne sont plus progressistes.

      Quand on sait qu'il y a plus de 400,000 personnes qui font la queue aux banques alimentaires chaque mois au Québec dont plus de 100,000 enfants. Certains auraient intérêts à penser davantage avec leur estomac qu'avec leur porte-feuille*.

      Christian Montmarquette

      *Référence :

      Financement des partis politiques - Alerte aux prête-noms - Le Devoir

      Le DGEQ a découvert près de 13 millions de dollars en financement sectoriel, une pratique plus répandue que ce que l’organisme soupçonnait.

      7,3 millions $ de fraudes au PLQ
      2 millions $ de fraudes au PQ
      Et 800,000 $ de fraudes à la CAQ

      Québec Solidaire : 0,00 $ fraude

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/374823/al


      "

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 18 mars 2017 15 h 39

      En quoi la pertinence serait-elle obligatoirement méprisante?

      En ce qui me concerne, voter pour un missionnaire au carré rouge libéral comme Nadeau-Dubois ou un curé de campagne à la feuille d’érable canadienne comme Couillard, c’est du pareil au même et GND est aussi indépendantiste que la grand-mère de John A. Macdonald.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 16 h 45

      "C'est certes un progrès dont il faudra a moyen terme vérifier la solidité." - Normand Carrier

      Cela fait plus de 15 ans que ça se prépare M. Carrier.

      Et malgré le mépris et les mauvaises langues, Québec Solidaire est un phénomène irréversible.

      Si vous êtes un véritable progressiste et avez le coeur à gauche pour défendre vos concitoyens les plus démunis.es, dont des milliers sont des enfants.. Appuyez donc QS au lieu de le combattre.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mars 2017 19 h 54

      À Richard Génois Chalifoux,

      "Un missionnaire au carré rouge libéral comme Nadeau-Dubois" Richard Génois Chalifoux

      Désolé, mais affirmer que les électeurs et les électrices de QS "votent avec leur tube digestif", plutôt qu'avec leur jugement, leurs valeurs et leurs convictions.. Oui, c'est très méprisant.

      Et c'est vous qui vous placez du côté des libéraux en méprisant de la sorte les carrés rouges et GND qui ont tant combattu le gouvernement Charest.

      Les péquistes qui nous répètent ad nauseam que le plus important c'est de sortir les libéraux, devraient se garder une petite gêne et avoir un minimum de respect et de reconnaissance pour celui qui leur a pratiquement servi leur victoire sur un plateau d'argent en 2012, et qui plus est, aura mené un des plus formidables combats contre le Parti libéral de l'Histoire du Québec, au lieu de passer leur temps à le dénigrer.

      Christian Montmarquette

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 19 mars 2017 13 h 05

      @ C. Montmarquette

      Et ce sont aussi les carrés rouges qui ont reporté au pouvoir les libéraux de Couillard en 2014.
      Pour le parti libéral du Québec, QS veut dire Québec Salutaire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mars 2017 17 h 19

      À Richard Génois Chalifoux ,

      "Ce sont aussi les carrés rouges qui ont reporté au pouvoir les libéraux de Couillard en 2014."- Richard Génois Chalifoux

      Vous êtes donc disposé à contredire sans rire Jean-François Lisée lui-même qui a admis lui-même aux débats télévisés du Devoir, que le PQ avait perdu le pouvoir parce que 350,000 électeurs péquistes ne se sont pas donné la peine de voter pour leur propre parti en 2014?

      - Votre affirmation m'apparait bien téméraire, M. Chalifaoux.

      Parce que le PQ a fait son pire score électoral depuis 1970 en 2014 et tout le monde le sait.


      Christian Montmarquette

  • Jean-Marc Simard - Abonné 18 mars 2017 05 h 21

    Ils sont fous ces Québécois

    Ils sont fous ces Québécois...71% sont insatisfaits de la gouvernance PLQuiste, mais la majorité est prête à les reporter au pouvoir...Et on continue à diviser le vote francophone...C'est désespérant...Pourtant nous savons tous que l'union fait la force...Qu'est-ce qui empêche donc cette union de se réaliser? Tout simplement les égos excentriques des partis et de leurs leaders qui croient tous avoir le meilleur programme de gouvernance québécoise, qui savent tous ce qui mènera le Québec vers le paradis, qui pensent tous véhiculer le bon message messianique...Pourtant l'on sait tous pourquoi ils se combattent tant pour avoir droit aux banquettes du pouvoir...Tout simplement parce que ce pouvoir est payant, surtout quand il est sous l'influence des oligarchies...Et pendant ce temps la gouvernance libérale va continuer à gangréner l'essor de la vie politique et économique du Québec...Vraiment désespérant...

    • Jean-Charles Morin - Abonné 18 mars 2017 17 h 40

      "Qu'est-ce qui empêche donc cette union de se réaliser?"

      En reportant à chaque élection le projet d'indépendance aux calendes grecques, la direction du PQ a démobilisé une partie de son électorat, qui s'est repositionné suivant un axe gauche-droite.

      Cela explique l'entrée sur la scène politique de QS et de la CAQ.

      Le seul projet pouvant réunir les francophones est celui de l'indépendance nationale. Tant que l'axe gauche droite aura préséance dans la tête des électeurs sur l'axe indépendance-fédéralisme, l'union autour du projet d'indépendance ne se fera pas.

      QS et la CAQ feront tout pour ignorer l'enjeu de l'indépendance et ramener le débat à des thèmes socio-économiques car leur existence même en dépend. Quand au PQ, sa fascination actuelle pour le patinage de fantaisie exaspère bien du monde, dont moi-même.

      À mon avis, seule la proposition par le PQ d'une élection référendaire en 2018 pourrait ramener les brebis égarées à gauche et à droite. Car attendre que QS et la CAQ convergent et se rallient d'elles-mêmes sans l'indépendance à la clef revient à croire au Père Noël.

  • Jacques Lamarche - Abonné 18 mars 2017 05 h 44

    Le Québec a changé! L'identité s'est étiolée.

    Il faut bien réaliser que depuis vingt ans au moins, les sources de fierté et d'attachement à notre passé, à la langue notamment, se sont taries et que le discours souverainiste a cessé de circuler. Parler d'indépendance suscite aussitôt, autour de soi, des réactions d'intolérance!

    La machine politico-médiatique canadienne a terni l'image de notre identité (repli, islamophobie, nostalgie, ...) et poli celle d'une culture ouverte sur autrui et les Etats-Unis. Un fossé identitaire n'a cessé de grandir entre les grand-parents et leurs petits-enfants. Les jeunes ne veulent plus d'un pays! La CAQ leur suffit!

    Quand la propagande de Radio-Canada dit que la différence entre le Québec et le ROC s'amenuise, il s'agit d'une réelle tendance qu'elle entretient et nourrit! Celle de devenir moins français et davantage américain et canadien! L'armée journalistique des Desmarais y travaille depuis des décennies! Si quelqu'un a trahi le pays, Gabriel Nadeau-Dubois oublie toute la force de l'ennemi!!!

    Les morceaux de ce qui reste de notre identité doivent être vite resoudés si existe encore la possbilité de reprendre le pouvoir et renverser une tendance qui menace notre histoire!

  • Normand Carrier - Abonné 18 mars 2017 07 h 01

    Qui sera susceptible de gagner ce marathon ?

    Nul doute que QS et GND ont profités de toute la visibilité requise durant les derniers mois et cela a eu un impact certain sur les sondages ...... GND profite de ce buzz mais la difficulté est de le maintenir et de le faire croitre ....

    Le PLQ profite de sa base immovible d'anglophones et d'allophones qui lui donne un applui inconditionnel quelque soit le résultat du travail effectué par ce gouvernement qui ne cesse de faire des bourdes et gère affreusement ses crises .....

    La prochaine élection sera un véritable marathon et ne ressemblera en rien a un sprint et ce dernier sondage indique une volonté de changement très fort dans la population pour se débarrasser du gouvernement Couillard ......

    Tout indique que les électeurs jetteront leur dévolu sur le parti et le chef susceptibles de battre les libéraux en campagne électorale .... Ce parti devra ratisser large et avoir la confiance des électeurs par son programme , sa maturité , son sens de responsabilité , son expérience a gouverner , son intégrité , son humanisme et sa volonté de réduire les écarts de richesse entre riches et pauvres de notre société ......

    Inutile de dire que le recrutement de bons candidats jouera un rôle primordial sur les résultats de la prochaine élection et les différents débats cristalliseront les opinions .... L'expérience des chefs et leurs qualités de bons débatteurs seront très importantes .....

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 19 mars 2017 07 h 59


      «GND profite de ce buzz mais la difficulté est de le maintenir et de le faire croitre ..» (N. Carrier)

      Le faire "croître" où le faire "croire"?

      Tout un "buzz" effectivement et toute une technique de marketing, diluée en petites doses, pour vendre un parti politique que même les solidaires ne semblent pas trop acheter d'après ce sondage du 18 mars 2017! L'important est de lire entre les lignes...

      Un peu gênant tout de même quand 32% des solidaires connaissent pas ou peu GND (q. no 9) ou pire encore quand 39% des sondés solidaires ne se sentent pas "incités" à voter pour leur parti s'il est représenté par GND (q. no 11)!

      Et pour couronner le tout (q. no 10) lorsque 43% des solidaires veulent former une alliance électorale (contre 26% qui n'en veulent pas) avec le Parti Québécois!

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mars 2017 20 h 49

      À Jeanne M. Rodrigue,

      Si vous appréciez les statistiques Mme Rodrigue, permettez-moi de vous rappeller celles qui sont justement publiées sous votre nez dans le présent article:

      50% des Québecois sont d'accord d’accord avec GND pour dire: "Qu'il faut sortir la classe politique qui nous gouverne depuis 30 ans, car elle a trahi le Québec.." dont une majorité (56 %) de péquistes.

      56% des péquistes sont d'accord avec Gabriel Nadeau-Dubois...

      - Que dites-vous de ça, Mme Rodrigue?

      Il me semble que ça contraste pas mal, sinon, contredit carrément ce qu'on entend sur cette tribune, non?

      Christian Montmarquette

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 20 mars 2017 00 h 11

      Concernant la trahison des 30 dernières années, la bêtise était si grosse que l'ancien leader étudiant dut reculer en "clarifiant" ses propos, vendredi dernier sur son site Facebook: «Quand je parle de trahison, cela ne veut pas dire que rien de bon n'a été fait depuis 30 ans, encore moins que tous les députés ont individuellement été des traîtres. Plusieurs avancées ont été faites, des gens honnêtes se sont impliqués. Ce que je déplore, c'est d'avoir promis mer et monde d'une élection à l'autre et d'avoir finalement renoncé...»

      La nouvelle et jeune députée péquiste, de la circonscription Marie-Victorin, Catherine Fournier, 24 ans lui a bellement répondu en soulignant à juste titre: «Ce sont des propos graves. De laisser sous-entendre que le Parti québécois et le Parti libéral, c’est la même chose».

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2017 08 h 57

      À Jeanne M. Rodrigue,

      Votre réponse ne change strictement rien au fait que 50% des Québécois
      et 56% des péquistes sont d'accord avec l'énoncé initial de GND.

      Comme dit l'adage..

      Les chiffres ont la tête dure.

      Christian Montmarquette