Le premier défi de Québec solidaire, celui de l’adaptation

Gabriel Nadeau-Dubois appelle à un regroupement avec Option nationale.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois appelle à un regroupement avec Option nationale.

Québec solidaire devra s’adapter à l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois et vice-versa, fait valoir le président sortant du parti politique de gauche, Andrés Fontecilla.

M. Fontecilla a tenté de désamorcer les craintes de certains membres de longue date de voir l’ex-figure de proue de la grève étudiante du printemps 2012 faire main basse sur QS. « Il n’y a aucune perte de contrôle [du] parti [qui est appréhendée]. Gabriel arrive de façon humble à Québec solidaire », a-t-il déclaré après l’annonce de la candidature de « GND » au poste de porte-parole masculin ainsi qu’à l’investiture dans la circonscription de Gouin. Celle-ci est vacante depuis le retrait de Françoise David de la scène politique à la mi-janvier. « Il va y avoir une adaptation mutuelle », a poursuivi M. Fontecilla, aux côtés des députés Manon Massé et Amir Khadir. « Mais c’est surtout Gabriel qui va s’adapter à Québec solidaire, à notre culture. Il nous connaît. »

M. Nadeau-Dubois s’est procuré sa carte de membre de QS — « le seul parti où [il est] chez [lui] » — quelques minutes à peine avant une conférence de presse courue par de nombreux journalistes, militants et employés de QS. L’homme de 26 ans a promis aux militants de QS de « procéder à un véritable renouvellement » de leur parti politique avec eux. « Je ne serai pas le P.K. Subban de la politique. Je vais jouer en équipe », a-t-il lancé, provoquant le rire dans la Maison-des-Marins.

M. Nadeau-Dubois n’entend pas pour autant jouer les figurants à QS. D’ailleurs, il a insisté jeudi sur la nécessité d’« envisager dès maintenant une union » entre QS et Option nationale, et ce, pour chasser du pouvoir la « classe politique [qui] a trahi le Québec ». « Le Parti québécois et Québec solidaire ne partagent pas les mêmes principes fondamentaux. Ce n’est pas pour rien que ces deux partis-là évoluent en parallèle. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas s’entendre de manière ponctuelle, bien sûr, je ne l’exclus pas. Mais, toute fusion, toute union politique derrière un programme commun, ça me semble impossible », a-t-il précisé.

M. Nadeau-Dubois s’est présenté comme un « chef en puissance », profitant notamment de la grande notoriété publique qu’il a acquise lors du « Printemps érable », selon le titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l’UQAM, Bernard Motulsky. « Il arrive dans le parti avec des éléments de programme. Comment cela va être reçu par les gens qui militent ? Ça va être intéressant de voir son apprentissage de la vie politique », a-t-il indiqué au Devoir.

Pas une course à la chefferie

À l’instar de tous les candidats à l’un des deux postes de porte-parole, M. Nadeau-Dubois s’est vu offrir l’aide de membres de la permanence de QS ainsi qu’un montant de 1200 dollars, afin de lancer sa campagne. « On se met à leur service », a expliqué la coordonnatrice des communications, Eve-Marie Lacasse.

Il avait choisi une salle de la Maison-des-Marins : « un endroit qui est chargé d’histoire », qui de surcroît offre une vue imprenable sur le port de Montréal. « Pour moi, c’était important que ce soit un lieu qui reflète les ambitions que j’ai pour Québec solidaire, qui sont vraiment de répandre son influence politique sur l’ensemble du territoire québécois », a-t-il souligné.

Les candidats aux postes de porte-parole ne sont pas assujettis aux règles concernant le financement et le contrôle de leurs dépenses de campagne prévues dans la Loi électorale, a fait valoir Mme Lacasse. Ainsi, l’excédent de dépenses sera assumé par M. Nadeau-Dubois. « Ce n’est pas une course à la chefferie. » En effet, QS n’a théoriquement pas de chef, mais bien un président et deux co-porte-parole.

L’impact de l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois dans les rangs de QS a été immédiat. Plus de 600 personnes ont mis la main sur une carte de membre, alors que d’autres ont effectué un don, dans les heures qui ont suivi sa sortie médiatique. « C’est plus d’un nouveau membre par minute. C’est exceptionnel ! » se réjouissait une employée de QS en soirée.

Battage médiatique. Rapidement, la candidature de GND s’est hissée au premier rang du « top-3 » des nouvelles Québec d’Influence communication, et ce, avant même que l’ex-porte-parole de la CLASSE n’atterrisse sur les plateaux de télé, dont celui de l’émission de grande écoute Tout le monde en parle.

« À Québec solidaire, on n’a jamais été très fort sur les sauveurs, mais c’est sûr qu’un activiste enraciné dans la communauté québécoise comme Gabriel l’est depuis maintenant cinq ans et plus, je pense que ça amène un vent de fraîcheur », a conclu la députée Manon Massé.

39 commentaires
  • Jacques Lamarche - Abonné 10 mars 2017 02 h 09

    Bienvenue, monsieur!

    L'homme est remarquable! Le coeur aussi profond que la pensée!

    Après l'avoir entendu à un colloque organisé par le PQ à Longueuil, il y a deux ans, tous furent vivement impressionnés par la force de la personnalité, la justesse du props, la largeur du champ de vision. Il est remarquable!

    Par contre, il importe de s'interroger sur ses aptitudes sur le plan tactique et pragmatique! Son premier geste parle d'une fusion avec Option Nationale. C'est un bon signe! Le deuxième, à mon sens, doit viser l'union avec le PQ! Il le faut, tout le monde le sait!

    En choisssant QS, le brillant jeune homme force le PQ à se positionner nettement vers la gauche, et non l'inverse, si M. Lisée veut vraiment une réunification des forces souverainistes! Et sortir du gouffre identitaire dans lequel l'a plongé la terrible défaite sur la chartre! Alors tout le visage péquiste se trouverait une nouvelle beauté! Il faut le souhaiter! Mais François Legault pourrait avoir plus de glace pour patiner!

    • Claude Richard - Abonné 10 mars 2017 13 h 33

      "Et sortir du gouffre identitaire dans lequel l'a plongé la terrible défaite sur la chartre!" Êtes-vous sérieux monsieur Lamarche? Depuis quand défendre une identité mène-t-il dans un gouffre?

      Votre remarque participe d'une sorte de culpabilisation collective que les Québécois et le PQ n'ont pas à subir. Bien que, malheureusement, plusieurs péquistes s'y associent.

      Encore une fois la charte, pour parler d'elle, était parfaitement défendable. Elle reflétait une laïcité républicaine tout à fait légitime. De grands humanistes comme Guy Rocher, Jeannette Bertrand, etc. l'appuyaient. Et près de 70% des Québécois étaient d'accord avec elle.

      D'ailleurs, l'"identitaire" ne se résume pas à la charte. On pourrait parler de la promotion et de la valorisation du français, de la mise en valeur de notre histoire, de la protection du patrimoine, etc. Est-ce qu'il faut penser que tout cela gît au fond du "gouffre"?

      Vous nous avez habitués à des interventions plus pertinentes monsieur Lamarche. De grâce, retombez sur vos pieds.

    • Jacques Lamarche - Abonné 10 mars 2017 15 h 06

      Vous m'avez mal compris, M. Richard! J'aurais dû expliciter!

      La chartre avait mon appui, mais l'adversaire, vu sa force de frappe médiatique et une défense péquiste inadéquate, l'a utilisée pour faire mal paraître le parti, l'accusant, à tort bien sûr, d'être fermé et sectaire, xénophobe et islamophobe, ... Son image en prit un coup. Il faut voir comment Mme Pelletier et bien d'autres s'en remettent à ce débat pour discréditer l'approche péquiste en matière de défense de notre identité! Même le chef péquiste s'en est quelque peu dissocié!

      Une fusion, peut-être, aiderait à sortir des affres de ce noble projet qui a mal tourné! Tellement mal tourné que le PQ est déchiré sur la pertinence de le relancer!

      Désolé, monsieur, de vous avoir fait passer une mauvaise journée! Et toute mon amitié!

  • Daniel Bérubé - Abonné 10 mars 2017 03 h 24

    Effectivement,

    ça doit changer, et comme il dit, depuis 30 ans, nous sommes manipulé plus qu'autre chose par ces gouvernements, dans lequel le PQ a participé, de moindre importance, j'en conviens, mais les échanges étaient commencé... certains mauvais plis s'étaient mis en place.

    Nous arrivons à un tournant, où des décisions importantes seront à prendre d'ici très peu de temps, ne serais-ce que concernant l'arrivé des pétrolières Albertaines se voyant dorénavant tout permis avec les lois baillons de l'automne dernier et donnant pouvoir à une pétrolière d'exproprier un propriétaire avec lequel elle n'arrive pas a s'entendre !

    Les sécheresses se multiplient dans le monde, voir même ici en Amérique du Nord, dans l'ouest Américain voir même l'ouest Canadien ! Nous sommes ici au Québec dans les endroits ayants les plus grandes réserves d'eau potable: c'est un devoir de voir à les conserver intactes sous toutes les formes, car n'oublions pas: l'eau c'est la vie. Alors ces pétrolières, pas question qu'elles débutent leurs recherches.

    Les partis en place ces 30 dernières années sont trop près des pétrolières, et même si le PQ semble vouloir s'en éloigner, avec les promesses politiques d'aujourd'hui, des gestes doivent être attendu avant d'être considéré crédibles.

    Mr. Dubois, vous êtes ma dernière espérance dans le monde politique. Vous représenter la jeunesse, mais avec le savoir nécessaire à la situation actuelle: les changements climatiques, les dettes devenus à un stade de non possibilité de remboursement, les mains mise des marchés sur nos autonomies faisant que l'on dépend de plus en plus d'eux dans quantité de secteurs.

    La mondialisation a été mise en place plus pour favoriser les marchés que les peuples, au prix de l'environnement et de la surexploitation de quantité de ressources.

    Nous sommes un petit peuple, les changements sont donc plus facile à faire, profitons-en et libérons nous le plus possible des marchés mondiaux !

    • André Joyal - Abonné 10 mars 2017 08 h 01

      *Daniel Bérubé: GND= notre jeunesse des années 70 retrouvé. Oui, mais.

      Beaucoup de militants de QS sont des retraités comme vous et moi. Mais, contrairement à moi devenu plus pragmatique, voire lucide, ils entretiennent toujours leurs rêves de jeunesse.

      Pour eux, avec l’arrivée de GND dans leur parti est le début d'un temps nouveau. Mais je ne peux éviter de leur suggérer de relire Lénine, qui en 1920, a publié «La maladie infantile du gauchisme ».

      Avec le PQ nous pensions pouvoir tout changer. Une fois au pouvoir la réalité s’est imposée. Il fallait composer avec les circonstances. Ce que devra faire, nous ne le verrons pas de notre vivant, si QS un jour accède au pouvoir.

      QS me fait aussi penser au Parti travailliste brésilien, de Lula. Ce dernier dans les années 90 avait le même discours que Françoise et Amir. Or, pour vraiment avoir un chance de prendre le pouvoir, Lula a dû porter une cravate au sens propre comme au sens figuré en faisant de jolies courbettes devant le FMI Et la Banque Mondiale. On connait la suite : aujourd’hui Lula est susceptible de faire face à la justice.

      Oui, s’il est leader de QS dans 20 ans, GND, s’il aspire vraiment à diriger le Québec, devra utiliser un discours et mettre de l’avant une approche politique que lQS reproche au PQcondamne continuellement en s’en prenant au PQ. La réalité rattrapera bien QS à moins le parti se résigne à demeurer dans la marginalité en s’appuyant sur deux ou trois quartiers du Montréal francophone.

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 10 mars 2017 08 h 06

      M. Bérubé,

      Je vous rappelle que ça fait 14 ans que le PLQ est au pouvoir et que le PQ ne l'est pas.

      Et si l'on persiste à diviser le vote, le «petit peuple» va devoir subir ad nauseam le prolongement d'une gouvernance du PLQ.

    • Robert Beaulieu - Abonné 10 mars 2017 08 h 17

      Excellente nouvelle!
      Vous apportez de bons points M.Bérubé. L'arrivé d'un vrai progressiste sur la scène politique qui a une capacité d'influence indéniable, vas favoriser la prise de conscience de sa génération (entre autres), de l'urgence de s'impliquer plus activement à tous les niveaux.
      Comme à dit quelqu'un, si tu n'est pas participant à la table où se prennent les décisions, tu es sur le menu.
      Et pour compléter l'image, c'est le monde corporatif/financier qui organise les repas. Pour les citoyens, éventuellement, les miettes.
      M.Dubois à une capacité d'analyse hors du commun.
      Son implication citoyenne lui donne certainement la perspective nécessaire et le désir de travailler pour une plus grande participation aux prises de décisions importantes qui nous affectent tous.
      La science est sans équivoque. Nous changeons ou nous disparaissons.
      C'est le bien commun ou rien.

    • Serge Morin - Inscrit 10 mars 2017 08 h 58

      Il est né le divin sauveur.
      Vous lui en mettez vraiment trop sur les épaules.
      À quoi aura servi "Faut qu'on se parle"?

    • Gilles Théberge - Abonné 10 mars 2017 09 h 09

      Bien d'accord monsieur Bérubé pour dire que l'arrivée de GND est une chance. Une parmi d'autres.

      Mais dites-moi, comment va-t'il bloquer l'arrivée de l'oléoduc d'Énergie Est, de son sîège de député de l'opposition?

      Comment va-t'il transformer le mode de scrutin uninominal à un tiroir. De son sîège de député de l'opposition?

      Ce ne sont que deux exemples de raisonnements à court termes. Pendant ce temps Couillard qui est ravi de l'arrivée de Gabriel ne se peut plus d'applaudir

      Moi je ne crois pas que GND va faire ce qu'il a promis. Ce qu'il va faire, c'est contribuer à faire réélire le parti libéral.

      Hélas alors que ce qui urge maintenant, c'est de battre ce gouvernement avant qu'il ai démantelé toutes nos institutions.

    • Claude Bariteau - Abonné 10 mars 2017 10 h 45

      Il m'est difficile de partager votre enthousiasme concernant l'adhésion de GND à QS bien que je sais, comme vous, qu'il faille stopper au Québec le transport par pipeline du pétrole des sables bitumineux.

      Le premier motif de son adhésion à ce parti est son rejet du libre-échange sans dire ce qu'il propose pour revoir l'économie du Québec. Ça m'est alors apparu plus un choix idéologique des années 1970, contraire au demeurant aux idées de Parizeau dont il se dit en concordance sans préciser lesquelles.

      Un choix qui faisait d'ailleurs guère sens sauf chez des militants et des partis d'extrême gauche qui, à la suite de révolutions armées, ont pu instituer une dictature pour mettre en place leur thèse anti-libre-échange, que partagent des membres de QS.

      Le deuxième est son objection d'ostraciser les femmes à propos de leurs pratiques religieuses. Là, vraiment, je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Dans l'espace public au Québec, ce n'est pas le cas, ce qui ne veut pas dire que des femmes, comme des hommes, ne soient pas objet de pressions de la part de fanatiques, ce qui n'a rien à voir avec les promoteurs d'une laïcité exprimée dans la fonction publique qui respecte, lorsque c'est justifié, des choix individuels.

      Le troisième est la pratique de coupures pour équilibrer des budgets. Il y a bien des façons de faire pour corriger les baisses de revenu de l'État québécois. Il faudra que GND dévoile sa recette, car il n'y a pas que celle de QS, mais bien d'autres dont certaines furent mises de l'avant par Jacques Parizeau et que pourrait développer Martin Aussant.

      Le temps fera son oeuvre. On verra alors si GND s'est vêtu du manteau de QS ou est parvenu à en créer un nouveau en intégrant ON, un parti promoteur de l'indépendance d'abord, mais aussi en se disant proche des idées de Sanders, un démocrate désireux de corriger les dérives socio-économiques aux États-unis en misant sur l'action des citoyens et des citoyennes plutôt que sur des idéologies qui l'

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mars 2017 12 h 28

      À Claude Bariteau,

      "Le premier motif de son adhésion (GND) à ce parti est son rejet du libre-échange (...) contraire au demeurant aux idées de Parizeau" - Claude Bariteau

      Jacques Parizeau : « Plus près de Québec Solidaire que du Parti québécois

      Concernant les traités de libre-échange, Jacques Parizeau, avait publiquement fait son mea culpa et remis en doute sa position le soir même de la fondation de QS en février 2006 sur les ondes de Radio-Canada.

      Parizeau s’était aussi carrément placé du côté des solidaires, lorsqu’il avait qualifié de manière cinglante de «déclinologues» les Lucides du «Manifeste pour un Québec lucide» lancé par Lucien Bouchard, dans son livre «La Souveraineté du Québec» publié en 2009. Tout comme il avait préconisé la nationalisation des banques à «Tout le monde en parle» en 2008, autre point de convergence de Parizeau avec le programme de QS.

      Avant de nous quitte, l’ancien premier ministre critiquait sévèrement l’épouvantail de la dette nationale pour justifier les politiques d’austérité adoptées autant par le PQ que par le PLQ et avait appuyé comme le propose QS la gratuité scolaire qu’il considérait lui aussi comme « réaliste» dans les pages mêmes du Devoir du 12 février 2013.

      De plus, dans la dernière entrevue de sa vie accordée à Michel Lacombe à Radio-Canada, Parizeau avait, tout comme les Michel Chartrand et Léo-Paul Lauzon et Cie, vertement dénoncé la soumission béate de nos gouvernements face aux agences de notation Moodys’ et Standard & Poor’s, sans compter la manière aussi cavalière qu’indécente dont nos aînés sont abandonnés à eux-mêmes et négligés par l’État.

      Dans un texte fort éloquent, Michel David rappelle que Jacques Parizeau s’était même joint à la marche des femmes contre la pauvreté aux côtés de Françoise David en 1995.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mars 2017 12 h 43

      À André Joyal,

      «La maladie infantile du gauchisme » - André Joyal

      Au PQ on recrute des jeunes...

      Mais chez QS, c'est de la gauche infantile..

      Quelle belle logique...

      Alors que la véritable maladie, M. Joyal, c'est le libéralisme et le néolibéralisme du PQ et du PLQ, et même de la CAQ réunis qui la répand, et largement.

      Quand on sait que la pauvreté délibérément entretenue par ces trois partis de droite à des fins idéologiques et électorales engendre plus de 17 milliards de coûts de santé par année au Trésor public du Québec (chiffres gouvernementaux du CEPE). En plus d'être une attaque directe aux droits humains les plus fondamentaux.

      Dans les circonstances, comment pouvez-vous être aussi condescendant avec des gens et une organisation qui luttent contre ça?

      Et essayer de foutre bêtement Québec Solidaire créé uniquement à partir de groupes de gauche dans le même sac qu'un PQ fondé à partir de la fusion d'un parti de droite comme le Ralliement national de Gilles Grégoire avec le MSA pour justifier les politiques antisociales du PQ, relève de mon point de vue de l'abus intellectuel en plus d'un procès d'intentions en règle.

      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 10 mars 2017 16 h 11

      Monsieur Montmarquette, ce que vous me rappelez des propos de Jacques Parizeau n'a rien à voir avec l'abandon du libre-échange mais d'un refus, disans manière Sanders, de laisser le champ libre aux pratiques politiques des des promoteurs du champ-libre pour le monde des affaires.

      Et, tout compte fait, vos propos rejoignent le sens de mon commentaire.Aussi, vous devriez aviser monsieur GND que les positions de monsieur Parizeau ne visaient pas à mettre fin au libre-échange au sein du Québec mais, plutôt, de ne pas faire de la politique en se soumettant au milieu des affaires, mais en mettant de l'avant des politiques qui neutralisent les abus mais surtout mettent de l'avant des programmes chers aux socio-démocrates, ce qui est différent, vous devez le savoir, des programmes des partis radicaux de gauche.

      GND n'a pas fait ces nuances lors de sa conférence. Il s'est plutôt campé dans une position socio-économique qui annonce une orientation à lilles lieux de celle prônée par Parizeau, aussi par Aussant, mais, bien sûr, pas par Bouchard, ni Marois, qui, en économie raisonnaient comme des amateurs appeurés.

      Valoriser l'État, ce n'est pas une affaire idéologique, ni une fin en soi. Il importe que l'État le soit pour répondre aux attentes et aux problémes vécus par les citoyens et les citoyennes et que des moyens soient mis de l'avant pour contrer les dérives. C'est ce que cherchent les citoyens et les citoyennes det, Parizeau, sous cet angle, avait leur attention.

      Cela dit, que Parizeau ait fait écho à des points soulevés par QS et ait manifesté son accord dans certains cas ne veut pas dire qu'il s'était éloigné du PQ, qu'il n'a jamais quitté, mais qu'il trouvait que des dirigeants du PQ avaient pris des orientations contraires aux visées qui ont marqué l'histoire de ce parti.

  • Christian Montmarquette - Abonné 10 mars 2017 05 h 12

    Je suis « déjà » adapté !

    Personnellement, je suis « déjà » adapté !

    Bonne chance et bon vent Gabriel !

    Et surtout, merci pour ta contribution!

    Un vent de fraicheur et d'espoir souffle désormais sur Québec Solidaire!

    Solidairement !

    Christian Montmarquette

    • Claude Richard - Abonné 10 mars 2017 13 h 44

      "Vent de fraîcheur", hum!

      Parlons de son premier faux pas. J'ai reçu hier de GND un long courriel me demandant de l'appuyer. Or, il a tiré mon nom de la liste des inscrits au mouvement Coule pas dans ma cour. Ce mouvement est non partisan. De quel droit GND se sert-il des listes de Coule pas dans ma cour pour une opération essentiellement partisane? Cela dénote une éthique fort discutable.

      Si le PQ s'était servi de cette liste, combien de commentateurs et d'adversaires lui seraient tombés sur le dos. Si GND commence déjà à fair fi des règles de bienséance politique, il est plutôt mal parti.

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 10 mars 2017 13 h 52

      @ C Montmarquette

      Quand je lis " Un vent de fraicheur et d'espoir souffle désormais sur Québec Solidaire! " est-ce que le "désormais" signifie qu'avant il n'y avait ni fraicheur ni espoir ? C'est pas gentil ça !
      Il n'y a pas de sauveur suprême mais......quand même un "chef en puissance "....

      Pierre Leyraud

    • André Joyal - Abonné 10 mars 2017 14 h 11



      «Un vent de fraicheur et d'espoir souffle désormais sur Québec Solidaire!»

      Bien dit: SUR QS.

      Pour ce qui est de la suite des choses: on peut toujours rêver .

      J'attends toujours qu'un «solidaire» me donne un exemple de parti de gauche qui a fait une politique de gauche, en Occident, en prenant le pouvoir.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mars 2017 18 h 52

      Vent de fraicheur..

      Plus de 1000 nouvelles adhésions en 24 heures à Québec Solidaire..

      Les chiens aboient.. La caravane passe..

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 10 mars 2017 06 h 41

    … GND !

    « À Québec solidaire, on n’a jamais été très fort sur les sauveurs, mais c’est sûr qu’un activiste enraciné dans la communauté québécoise comme Gabriel l’est depuis maintenant cinq ans et plus, je pense que ça amène un vent de fraîcheur » (Manon Massé, députée, QS)

    Un des sauveurs ou pas d’humanités, un activiste enraciné ou passionné et selon, GND, avec son arrivée à QS, et sachant piloter une équipe de cause, ressemble moins à un « vent de fraîcheur » qu’à un cerf-volant capable de frayer un chemin de citoyenneté-liberté, même au-travers d’ouragans (Printemps érable … .) et de soleils (Michel Chartrand, Françoise David, piliers de QS, A) !

    Bien qu’il se sente « chez-lui », le principal défi de QS et de GND, outre les questions entourant l’adaptation de parti, restera de mutualiser les approches-visions politiques de parti et de peaufiner, ce qu’on appelle, la « voie-volonté du peuple », et ce, en matière de sources crédibles et de leur actualisation socio-politique !

    De ce défi principal, souhaits de bienvenue à QS …

    … GND ! - 10 mars 2017 –

    A Bien que nous soyons membre d’aucun parti ni de mouvement politiques, et saluant l’implication active des Françoise et des Michel au sein du peuple du Québec, il est comme honorable d’observer l’arrivée de GND, et ce, tout en sachant maintenir notre réserve essentiellement portée sur les fondements idéologiques de ce parti qui, populaires et progressifs certes, exigent quelques éclaircissements, adoucements ou quelques retouches !

  • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 10 mars 2017 06 h 49

    Presque pas démagogue...

    Selon Mon Sieur Gabriel Nadeau-Dubois, "les politiciens ont trahi le Québec"

    René Lévesques avec la nationalisation de l'électricité, Camille Laurin avec la loi 101, Jacques Parizeau avec un référendum presque gagné, Bernard Landry avec la Paix des Braves, Pauline Marois avec les CPE à prix modique...

    Mon Sieur Gabriel Nadeau-Dubois vous accuse d'êtres des TRAÎTRES, rien de moins.

    La démagogie de gauche serait-elle plus acceptable que la démagogie de droite?

    • Daniel Bérubé - Abonné 10 mars 2017 12 h 42

      Je ne savais pas qu'il y avait moins de 30 ans que René Lévesque avait nationnalisé l'électricité... et... n'étaits-ce pas René Lévesque lui-même qui a dit qu,un parti politique ne devrait jamais duré plus de 20 ans ?

      Les idées neuves arrives généralement dans des "nouveaux partis"; quel âge a le PQ ? Quel âge a Québec Solidaire ?

      A voir les évènements nécessaire pour vous faire crier le mot "traîtres", les conservateurs aimeraient vous avoir dans leur rang, et quand le mot environnementaliste sera dit, tous ensemble: TRAÎTRE ! Voir même terroriste !

    • Gilles Théberge - Abonné 10 mars 2017 14 h 18

      Quel âge a le parti libéral monsieur Bérubé...?

    • Daniel Bérubé - Abonné 10 mars 2017 17 h 05

      Gilles Théberge: Ha ?? Es-ce que le PLQ est plus jeune que QS ?? Je ne savais pas ! Vous suivez plus la politique que moi ! Alors: votons PLQ ! Pour que QS gagne les élection, que le PQ prenne le pouvoir et que la CAQ dirige enfin !