Québec solidaire : Fontecilla ne se représentera pas comme porte-parole en mai

Andrés Fontecilla a succédé à Amir Khadir au poste de président et porte-parole de QS en 2013.
Photo: Annick MH de Carufel Archives Le Devoir Andrés Fontecilla a succédé à Amir Khadir au poste de président et porte-parole de QS en 2013.

Jugeant que Québec solidaire est à la veille d’un « point tournant de son histoire », le coporte-parole de Québec solidaire Andrés Fontecilla tirera sa révérence à la fin de son mandat, en mai, pour permettre à la relève de prendre sa place et de se faire connaître en vue des élections générales de 2018.

« C’est important d’offrir de nouvelles figures publiques aux progressistes du Québec. Cela a commencé en quelque sorte avec le départ de Françoise David, l’une des cofondatrices de notre parti, et cela ouvre la porte à un renouvellement encore plus marqué de nos figures », a expliqué M. Fontecilla en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

La formation politique aura donc prochainement deux nouveaux porte-parole, qui seront élus le 21 mai au terme du congrès du parti, qui se tient du 19 au 22 mai. La campagne pour les aspirants-porte-parole se déroulera du 5 avril au 19 mai.

Selon M. Fontecilla cela permettra de renouveler les représentants du parti et de ses idées à temps pour 2018.

« Les élections, c’est dans assez longtemps, mais il faut se préparer. Le renouvellement de nos figures publiques ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut que ça se fasse longtemps à l’avance pour que la population du Québec apprenne mieux à connaître nos porte-parole », a-t-il soutenu.

Place à la relève ?

Andrés Fontecilla admet que la relève de Québec solidaire est encore peu connue, mais elle est bien présente et elle est d’une grande qualité, insiste-t-il.

« Il y a une relève qui va s’annoncer et petit à petit, les gens vont voir le sérieux de notre option politique et ils vont être tentés de se lancer avec nous », a-t-il prédit.

Selon M. Fontecilla, il s’agit du bon moment pour laisser la place à d’autres puisque Québec solidaire vit une période charnière. « Je suis convaincu que nous sommes à la veille d’un point de bascule pour notre option politique. Il y a de belles choses qui se préparent en ce moment », a-t-il dit.

Il estime que le recul du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) sur l’abolition de la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques — une cause portée par sa collègue solidaire Manon Massé — est « prémonitoire » sur le rôle de Québec solidaire dans l’échiquier politique québécois.

Élection dans Laurier-Dorion

M. Fontecilla choisit aussi de se retirer pour pouvoir se consacrer pleinement à la circonscription de Laurier-Dorion, dans le nord de Montréal, où il entend briguer l’investiture à l’occasion des prochaines élections générales. Québec solidaire avait fait une percée importante en 2012 et en 2014 dans cette circonscription.

« La tâche de président et porte-parole fait en sorte que j’ai été carrément aspiré par ces fonctions nationales. Ça me donnait beaucoup moins de temps pour la tâche essentielle de me faire connaître dans Laurier-Dorion », a-t-il indiqué.

« À la fin de mon mandat, j’entends consacrer une bonne partie de mon temps à me faire davantage connaître, même si je suis quand même déjà assez connu », a-t-il ajouté.

Aux élections de 2014, Andrés Fontecilla avait tout de même remporté plus de 27 pour cent des voix contre candidat libéral de l’époque dans Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, qui avait obtenu 47 % du vote. L’ancien candidat à la direction du Parti québécois, Pierre Céré, avait terminé en troisième place avec plus de 15 % des voix.

Au scrutin de 2012, la course avait été plfus serrée entre M. Fontecilla, qui avait reçu environ 24 % du vote, et le péquiste Badiona Bazin, qui s’était classé deuxième avec un peu plus de 26 %. Gerry Sklavounos avait été élu avec 34 % du vote populaire.

2 commentaires
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 3 mars 2017 19 h 04

    Y aura-t-il convergeance dans Laurier-Dorion ?

    Voila la question?

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 mars 2017 21 h 03

      "Y aura-t-il convergence dans Laurier-Dorion?" - Jean-Pierre Grisé

      Le PQ convergera avec sa propre convergence, s'il se retire de Laurier-Dorion pour ne pas aider le PLQ et son chic Gerry Sklavounos à faire gagner les libéraux comme en 2014. Alors que le PQ est arrivé 3e avec 15% du vote et QS 2e avec 27% du vote.

      Christian Montmarquette