La ministre Vallée s’excuse d’avoir consulté sa tablette

La ministre Stéphanie Vallée
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La ministre Stéphanie Vallée

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a offert ses plus plates excuses pour s’être changé les idées sur sa tablette durant l’étude de la loi spéciale pour forcer le retour au travail des juristes de l’État au petit matin mardi.

« Vers 3 h 45 la nuit dernière, je suis devenue très fatiguée. Plutôt que de quitter le Salon Bleu et aller prendre un café, j’ai choisi de rester afin d’écouter la suite des débats sur l’adoption du principe du projet de loi 127. J’ai pris un gros cinq minutes pour regarder ma tablette. Je m’en excuse », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

Des membres de l’association Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ), qui se trouvaient dans les gradins du Salon bleu durant la nuit, avaient aperçu la ministre « empoigner son iPad et [se mettre] à jouer à un jeu qui ressemblait en tout point de vue à Bubble Crush » durant le débat sur le coup de force législatif de son collègue Pierre Moreau consistant à forcer les juristes à reprendre le travail, dès « 8 h 30 le mercredi », tout en les invitant à « poursuivre avec diligence et bonne foi, pendant une période maximale de 45 jours, la négociation », a expliqué le porte-parole syndical François Desroches-Lapointe sur les ondes du 98,5 FM mardi.

Cette « scène désolante » a contribué à exacerber le climat de tension entre le millier d’avocats et de notaires qui sont retournés comme prévu au boulot mercredi matin — certains pour la première fois depuis le 24 octobre dernier — et les cadres du ministère ou de l’organisme dans lequel il travaille. Le retour au travail sera « épouvantable », appréhendait le président de LANEQ, Jean Denis.

 

2 commentaires
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 1 mars 2017 13 h 35

    Avis aux députés de l'Assemblée nationale du Québec.

    ...Les jeunes au secondaire doivent laisser leur téléphone au vestiaire ou le fermer en entrant en classe...et malheur à celui qui manquera à la règle.
    Il serait de bon aloi que les députés/ministres fassent de même.

  • Pierre Schneider - Abonné 1 mars 2017 15 h 50

    La comédie humaine

    Débattre d'un projet de loi en pleine nuit, alors qu'on sait bien que le gouvernement fera ce que bon lui semble, est-il un indice de la vitalité de notre système ? Je ne le crois pas du tout. Ces vieilles coutumes, incrustées dans nos moeurs, sont beaucoup plus ridicules que précieuses.