Le DGEQ prêt à reconsulter le public sur le redécoupage électoral

La députée solidaire Manon Massé, dont la circonscription est menacée, conteste le projet de refonte de la carte.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir La députée solidaire Manon Massé, dont la circonscription est menacée, conteste le projet de refonte de la carte.

Le directeur général des élections du Québec (DGEQ), Pierre Reid, est ouvert à de nouvelles consultations publiques sur la carte électorale.

M. Reid a déclaré mardi qu’il faudrait toutefois que les parlementaires modifient la Loi électorale pour le lui permettre.

Le DGE a reçu dans ses bureaux la députée de Québec solidaire (QS) Manon Massé, qui conteste le projet de refonte de la carte. Cette deuxième mouture ferait disparaître sa circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, à Montréal.

Devant les représentants de la presse parlementaire, Mme Massé a remis à M. Reid une pétition signée par 14 000 personnes qui réclament des consultations publiques supplémentaires.

La députée a ensuite expliqué qu’elle souhaite déposer un projet de loi qui permettrait au DGE de prolonger sa procédure, qui devrait autrement être conclue dans 10 jours.

QS a inscrit mardi au feuilleton de l’Assemblée nationale un préavis intitulé Loi concernant la suspension du processus de délimitation des circonscriptions électorales.

Dans un bref échange avec les journalistes, M. Reid a expliqué qu’il avait reçu 2000 commentaires exprimant du mécontentement envers son projet, qui ferait également disparaître une circonscription en Mauricie.

« À chaque refonte il y a des situations où il y a des mécontentements, disons qu’on en a reçu près de 2000 jusqu’à présent », a-t-il dit.

M. Reid, qui préside la Commission de la représentation électorale (CRÉ), un organisme indépendant, a affirmé qu’il analysera les commentaires sans parti-pris. « On se base sur les critères que la loi nous donne et je le répète, pour les auditions, j’ai entendu, la commission est ouverte, mais pour ça il faut modifier la loi », a-t-il dit.

La semaine dernière, M. Reid avait affirmé que les délais légaux, qui permettraient des consultations sur sa dernière mouture, étaient expirés.

2 commentaires
  • Stéphanie Deguise - Inscrite 14 février 2017 15 h 46

    Ne vendons pas la peau de l'ours...

    ..., mais c'est déjà un début!

  • Christian Montmarquette - Abonné 14 février 2017 17 h 11

    Il faut 4 fois plus de votes à Québec Solidaire qu'au Parti libéral pour obtenir un siège


    Saviez-vous que, comme le mentionnait Marie-Claude Bertrand membre du Conseil d'administration du Mouvement démocratie nouvelle (MDN) dans un récent commentaire au Journal de Québec...

    - Qu'il faut 4 fois plus de votes à Québec Solidaire qu'au Parti libéral pour obtenir un siège à l'Assemblée nationale?

    En effet, pour parvenir à faire élire un député Québec Solidaire doit recueillir 105,700 votes, alors que la CAQ doit en recevoir 44,350, le PQ 35,000 et le PLQ, lui, seulement 25,000?

    C'est totalement antidémocratique et inacceptable.

    Alors qu'un mode de scrutin proportionnel rétablirait l'équilibre dans la représentation en accordant des sièges de compensation aux divers partis politiques.

    Le gouvernement libéral s'obstine de manière tout à fait partisane à ne pas rejoindre le consensus actuel pour que chaque voix compte. Alors qu'au Québec, la démarche est engagée depuis fort longtemps et que la proportionnelle compensatoire est pour ainsi dire à portée de main.

    D'ailleurs, une entente pour un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire régional été signées entre le PQ, QS, la CAQ, Option nationale et Parti vert du Québec le 7 décembre dernier à l'Assemblée nationale .

    Reste aux libéraux à bouger.

    Et une pression citoyenne serait importante et nécessaire pour faire avancer le dossiers.

    D'autant plus que le fer est chaud et la population mobilisée avec le refus de Justin Trudeau de respecter sa promesse sur la question du changement de mode de scrutin.

    Christian Montmarquette