Aide à Bombardier: une raison de faire l’indépendance

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

L’aide apportée par Ottawa à Bombardier est nettement insuffisante aux yeux du chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, qui y voit un argument de plus pour réaliser l’indépendance du Québec.

« À quoi ça sert exactement d’être dans ce pays-là si, quand notre industrie aérospatiale […] demande de l’aide [elle] n’est pas écoutée ? » a-t-il demandé dans un point de presse mercredi. « Je pense qu’on serait mieux de faire l’indépendance. »

Le chef péquiste reproche au gouvernement fédéral de s’être contenté de prêter de l’argent à l’entreprise au lieu d’investir et de partager le risque comme l’a fait le gouvernement du Québec.

Comme négociateur, Philippe Couillard a fait la démonstration qu’il était un pee-wee, un amateur

 

Le fédéral s’est engagé à prêter 372,5 millions à Bombardier pour soutenir les activités de recherche et développement des programmes CSeries et Global 7000. En 2015, le gouvernement du Québec avait quant à lui acheté une participation de 49,5 % au programme CSeries, l’équivalent de 1 milliard. Il espérait qu’Ottawa double la mise.

Jean-François Lisée reproche au gouvernement fédéral d’avoir été beaucoup plus généreux envers l’industrie automobile ontarienne qu’envers Bombardier, un « fleuron québécois ». « Le gouvernement canadien a décidé de prendre notre argent et d’investir 10 milliards de dollars. […] Ils ont pris le risque. »

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