Franciser sans diviser

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Afin de ne pas diviser la population québécoise, le Parti québécois de Jean-François Lisée larguera une bonne partie des éléments du projet de loi 14 du gouvernement Marois visant à renforcer la loi 101, ne retenant que l’essentiel aux yeux du chef péquiste : soumettre les entreprises de 25 à 49 employés à la Charte de la langue française.

« Je veux des victoires. Je ne veux pas avoir raison sur tout. Il faut choisir ce qui est le plus productif, ce qui va donner plus de résultats pour le français », a affirmé Jean-François Lisée au cours d’une entrevue éditoriale au Devoir où il a présenté les mesures pour renforcer la langue française contenues dans la nouvelle « proposition principale » du parti. Ce nouveau programme, qui remplace la proposition principale adoptée en 2011 sous Pauline Marois, sera présenté au Conseil national du PQ samedi à Québec.

« Il y a des mesures qui peuvent avoir du sens, qui peuvent se démontrer mais qui donnent très peu de rendement, de résultats, mais beaucoup de division », a souligné le chef péquiste.

Il en veut pour exemple une disposition du projet de loi 14 qui aurait enlevé le statut de municipalités bilingues à celles qui ne comptaient plus un nombre suffisant de citoyens anglophones. Ce droit institutionnel, octroyé au moment de l’introduction de la Charte de la langue française en 1977, est « un symbole », estime Jean-François Lisée, puisqu’une municipalité qui n’a pas de statut bilingue peut tout de même choisir de s’adresser en anglais à ses habitants, comme c’est le cas de Montréal. « Le coût politique d’enlever ce symbole n’est absolument pas compensé par un gain net dans la francisation au Québec. »

 

 

L’autre mesure coercitive que Jean-François Lisée veut abandonner, c’est de retirer aux militaires francophones basés au Québec le privilège d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. « Est-ce qu’il faut dépenser du capital politique pour quelques centaines de personnes ? » s’est-il demandé en répondant par la négative. « Il faut choisir ses combats. »

Remettre en question le droit des étudiants francophones ou allophones, issus de l’école française, de fréquenter le cégep anglais est du même ordre. Là encore, « le rendement n’est pas assez grand par rapport à la division que ça provoque ». Cette mesure figurait dans la proposition principale de 2011, mais elle avait été écartée par le gouvernement Marois.

Pour renforcer la présence du français au Québec, la clé, selon Jean-François Lisée, c’est d’augmenter le nombre de Québécois qui parlent le français par la sélection des immigrants et en exigeant que les étudiants qui fréquentent le cégep anglais ou les universités McGill, Concordia ou Bishop aient une bonne connaissance du français.

Le facteur le plus important pour l’avenir du français au Québec, c’est la composition linguistique de l’immigration, estime Jean-François Lisée. Ainsi, tous les immigrants que sélectionne le Québec, qui sont issus de l’immigration dite économique, y compris leurs conjoints ou conjointes, devront posséder une connaissance intermédiaire ou avancée du français avant même de débarquer au Québec. C’est une condition « éliminatoire », a-t-il dit. Quant aux réfugiés, ils devront s’inscrire à un cours pour apprendre le français tout en étant rémunérés pour ce faire. Un échec n’entraînera toutefois pas leur expulsion, comme le propose la Coalition avenir Québec. Enfin, le droit à la francisation pour tous sera inscrit dans la loi.

En matière d’enseignement, Jean-François Lisée a signalé que de 25 % à 30 % des Québécois anglophones âgés de 18 à 40 ans se disent unilingues anglais. « Il faut que tous nos diplômés au cégep, y compris les anglophones, démontrent une capacité linguistique en français pour avoir du succès dans le monde du travail », a-t-il fait valoir. Le PQ propose d’instaurer une épreuve uniforme de français dans tous les cégeps, français ou anglais. Les cégépiens anglophones seraient incités à suivre une session dans un cégep francophone.

De même, pour contrer l’attrait du cégep anglais chez les étudiants provenant des écoles francophones, les cégeps français seraient appelés à leur fournir un « parcours » d’anglais enrichi qui pourra comporter une session dans un cégep anglais.

Les universités anglophones seraient invitées à faire de la connaissance du français une condition d’obtention du diplôme pour leurs étudiants québécois. En outre, elles pourraient offrir une initiation au français aux étudiants de l’extérieur du Québec.

La proposition principale veut faire du français la langue de l’État, des municipalités et des organismes publics et parapublics. Le droit de vivre et de travailler en français serait inscrit dans la Charte des droits et libertés. « Il faut tourner le dos au bilinguisme institutionnel », juge le chef péquiste. Mais il veut tout de même éviter « le rationnement de l’exception » qui permet aux citoyens de recevoir des services en anglais.

L’article 1

L’article 1 de la nouvelle proposition principale est rigoureusement fidèle à la position défendue par Jean-François Lisée lors de la course à la chefferie : un engagement à ne pas tenir de référendum sur l’indépendance dans un premier mandat et à ne pas consacrer de fonds de l’État pour faire la promotion du projet. « Je ne veux donner aucune prise à l’adversaire, a-t-il dit. Je veux être d’une clarté absolue. Pendant quatre ans, on va être dans le Canada. » Mais son gouvernement défendrait les intérêts du Québec bec et ongles. « On ne fera pas la promotion de l’indépendance comme gouvernement. On va le faire comme mouvement. Mais comme gouvernement, on va redonner de l’adrénaline à la nation. »

Ces éléments de la proposition principale vont faire l’objet de débats parmi les militants péquistes. « C’est une certitude », a prédit Jean-François Lisée. Les membres du parti disposeront du nouveau programme cet automne à leur congrès.

31 commentaires
  • Roger Blais - Abonné 12 janvier 2017 02 h 26

    La clé de voûte

    La langue française sera mieux servie encouragée qu'imposée, c'est une langue forte qui attire par elle-même et donc en créant un environnement propice et facilitant aux nouveaux arrivants et aux citoyens anglophones et allophones, on obtiendra de meilleurs résutats. Posséder une deuxiéme et une troisième langue est une fierté qu'on doit faciliter et encourager au Québec simplement.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 janvier 2017 09 h 24

      C'est une langue forte qui attire par elle-même?

      Là-dessus, j'ai des doutes, M. Blais. Venez-vous, régulièrement, à Montréal?

    • Claude Bariteau - Abonné 12 janvier 2017 13 h 33

      Il n'y a pas de clé de voûte, mais seulement une question de base à ne pas éviter, ce que fait l'angle d'approche du chef du PQ.

      La langue française est la langue officielle du Québec. Dès lors il est incongru qu'il y ait des échappatoires pour qu'elle ne soit pas appropriée er utilisée par les habitants du Québec, ce qui exclut les gens qui n'ont pas le Québec comme lieu de résidence. Sur cette base, des règles s'imposent.

      La première concerne la formation. L'obtention d'une attestation d'études, quel que soit le niveau (maternelle, primaire, secondaire, collégiale et universitaire) implique que les résidants inscrits dans des institutions financées par le Québec témoignent à chacun d'eux d'une maîtrise de la langue française.

      La seconde a trait aux échanges entre Québécois et Québécoises. Le recours à la langue française, si la première règle est appliquée, ira aller de soi dans le commerce, les services puplics et les entreprises avec un certain contrôle.

      Cela étant, le recours à d'autres langues, évidemment la langue anglaise, fera sens avec les touristes, l'embauche temporaire d'une main-d'oeuvre d'appoint mais aussi dans la formation des étudiants et des étudiantes et tous les services offerts aux habitants pour qui la première règle n'a pas été exigée antérieurement.

      Ce sont là des règles simples, qui se justifient, car elles vont dans le sens de la loi de l'État du Québec ayant fait de la langue française la langue officielle.

      Il me semble que c'est l'alignement à privilégier. En ce sens, l'approche du chef du PQ ferait sens si elle comprenait des exigences concernant les attestations d'étude dans les institutions financées par le gouvernement du Québec, y compris celles dites post-secondaires.

      Le fait que le gouvernement fédéral finance celles-ci ne change rien, car elles opèrent au Québec et ne sauraient échapper aux règles de base.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 12 janvier 2017 15 h 34

      Roger Blais écrit : « La langue française sera mieux servie encouragée qu’imposée »

      Croire à l’attrait irrésistible d’une langue est un mythe.

      Rappelez-vous que même l’anglais a été imposé aux Métis et aux minorités francophones du Canada par l’abolition des écoles françaises et la punition des écoliers qui parlaient français entre eux. Quant aux peuples qui parlaient une langue autochtone, c’est le kidnappage de leurs enfants dans des pensionnats anglophones qui les a anglicisés.

      Si on tient compte des émissions de télévision et de radio, des films, des pièces de théâtre, des chansons, des romans, des bandes dessinées et des livres de poésie, le cout des moyens utilisés pour rendre notre langue attrayante peut être évalué à plusieurs centaines de millions de dollars annuellement.

      Peut-on faire mieux ? Il serait tentant de répondre cette lapalissade selon laquelle on peut toujours faire mieux. Mais en réalité, nos créateurs sont déjà acclamés partout à travers le monde. Il nous faut donc reconnaitre qu’on pourrait difficilement faire mieux.

      Pour un peuple de huit-millions de personnes, cet effort promotionnel en faveur du français est herculéen.

      Et pourtant, de 2006 à 2011 (date du dernier recensement publié), la proportion de Francophones a reculé de 1% sur l’ile de Montréal et presque autant dans ses banlieues.

      Une telle diminution, en aussi peu de temps, est extrêmement préoccupante. Voilà pourquoi je ne partage pas votre jovialisme béat.

    • Roger Blais - Abonné 12 janvier 2017 16 h 02

      Oui je vais à Montréal M. Boulanger. Ceci dit, il est vrai que la situation de Montréal est celle qui doit nous préoccuper le plus car c'est là où le français est le plus fragile.

      Cependant quand je parle de langue forte, je pense à la place du français dans le monde. Elle se serait hissée au 3e rang des langues parlées dans le monde comme le rapportait Le Figaro en décembre dernier, devancée seulement par l'anglais et le mandarin (réf.

      Ainsi donc je suis tout à fait en accord avec M. Lisée lorsqu'il dit que le facteur le plus important pour l’avenir du français au Québec, c’est la composition linguistique de son immigration. Quand on considère l'arrivée des nouveaux immigrants à des niveaux de 50,000 par année, le salut du français au Québec passe par l'immigration francophone.

  • Yves Côté - Abonné 12 janvier 2017 03 h 36

    Le seul moyen d'unir...

    Le seul moyen d'unir les Québécois, donc de les souder les uns aux autres au-delà de toute partisanerie politique, c'est de proposer un projet de République avant-gardiste et respectueux de notre culture française de langue, de notre environnement et des ressources naturelles (non-renouvelables comme renouvelables) qui s'y trouvent, de notre enracinement nord-américain, de nos origines multiples, de notre volonté à éduquer notre jeunesse, des Droits de l'Homme et de l'égalité de faits des hommes et des femmes.
    Le reste n'est selon moi que de la petite bière pour endormir, ou garder anesthésiés, ces Québécois qui depuis un demi-siècle n'en finissent pas d'accoucher d'une grossesse politique trop longue.
    Encore une fois, le PQ ne sait ici tristement que réduire l'expression politique formelle d'un peuple d'individus qui sont déjà libres depuis longtemps.
    Quand donc nous donnerons-nous des chefs(fes) dont l'envergure qui dépassera cette partisanerie politique-là qui ne cesse de nous réduire au silence par manque d'ambition ?
    Le défaitisme, comme aujourd'hui celui de Monsieur Lisée, n'est pas selon moi une avenue d'actions acceptable.
    A bon entendeur, salut !

    Et Vive le Québec libre !

  • Clifford Blais - Inscrit 12 janvier 2017 05 h 37

    Pas de référendum

    Le Canada n'a pas eu besoin de faire de référendum pour faire son indépendance de l'Angleterre. Il n'a eu besoin que de quelque grand séducteur tel John A. Macdonald et Pierre E. Trudeau. Le Québec a plus de chance de négocier un nouveau pacte confédératif avec les provinces et les territoires du Canada que de gagner un référendum sur une éventuelle indépendance quelconque.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 janvier 2017 07 h 51

      C'est le Royaume-Uni qui a offert aux dominions leur indépendance (l'Angleterre n'existe plus en tant que pays depuis... 1707).

    • Jean-François Trottier - Abonné 12 janvier 2017 08 h 03

      Je ne comprends pas du tout votre intervention, monsieur Blais, aussi j'apporte mes réflexions historiques au sujet de ce qui a mené à l'indépendance canadienne, espérant que vous approfonfiez un peu:

      Une relative indépendance du Canada était souhaitée par Victoria et ses conseillers, pour au moins deux raisons.
      La première était de lâcher du lest envers les francophones pour éviter un glissement définitif vers les USA sans pour autant perdre le contrôle puisque la majorité venait à ce moment de passer du côté anglophone.
      La seconde était financière, le Canada devenant la pierre d'angle de l'édifice des paradis fiscaux voulus par Victoria elle-même pour permettre à ses banques de prendre le relais quant à la toile tissée tout autour du globe par son Empire.
      De ce point de vue, J.A. MacDonald a été un bon serviteur et pas grand chose d'autre. Quant à Trudeau... ce faux intellectuel sans âme, clinquant et pétaradant ne mérite que le mépris mais, bon , il a bien servi ses amis Torontois.

      Jamais au grand jamais le Canada n'acceptera de réouvrir le dossier constitutionnel, à cause de ses propres illusions à la limite du racisme : on a cru que c'est le débat constitutionel des années '60, '70 et '80 qui a mené aux velléités d'indépendance du Québec, comme si cette idée ne pouvait venir de ce "peuple de pense-petit" que sont les Québécois.
      Donc les Canadians ne parleront plus jamais de constitution, et combattront par tous les moyens le moindre geste (comment disent-ils ? ah oui!) "crypto-séparatiste".
      Une démonstration en est la détestable loi sur la clarté, carrément une déclaration de guerre envers un pays qui n'existe pas encore, faut le faire!
      Je vous rappelle au passge que les négociations de 1984 avaient été ouvertes suite à un référendum au Québec, et qu'elles n'ont servi en fin de compte qu'à sortir le Québec des négociations.
      Le Canada s'est construit pour les finances sur un racisme larvé autour des Québécois-Métis et des Premières Nations.

    • Clifford Blais - Inscrit 12 janvier 2017 12 h 50

      Merci M. Sylvain Auclair pour votre information sur le Royaume-Uni qui existe depuis 1707 et l'Angleterre depuis ... Alfred le 1er vers les 900 quelques après J.C.; l'Angleterre existe toujours, demandez au gens du pays de Galles, de l'Écosse et de l'Irlande, la notion de pays, je vous l'accorde peut changer selon le sens que l'on veut y donner. Et savez vous pourquoi le Royaume Uni a offert officiellement l'indépendance aux Dominions comme si personnes aux Dominions désiraient l'indépendance des Dominions. Cela a pris le sacréfice de bien des canadiens durant la Première Guerre Mondiale pour reconnaitre que des Dominions avaient atteint leur maturité. Un certains premier ministre canadien, il y a justement cela très longtemps, s'est venté d'être le premier citoyen au Canada à recevoir sa citoyenneté canadienne. Croire que les Dominions ont reçcu leur indépendance parce qu'il ne l'ont pas négocier est ujn peu faible, je crois...

    • Clifford Blais - Inscrit 12 janvier 2017 13 h 03

      M. Jean-François Trottier, j'apprécie beaucoup le temps que vous prennez pour écrire vos commentaires. Voyez-vous, en médecine générale il est bon de dire jamais, jamais. Ce n'est pas parce que qulequ'un croit qu'un chose est impossible qu'elle l'est. J'aime bien la langue hébreux car le mot impossible n'existe pas.

      Tout fonctionne selon une mathématique. Il s'agit de comprendre qu'elle mathématique peut générer une action et si cette mathématique devient faisable en fait, vous seriez surpris combien des gens ont été surpris par telle dynamique et à commencer par bien des partisants du Parti Démocratique Américain.

      Comprendre l'enjeux de vos adversaires, viser sur les points commun avec vos adversaires et un jour vous aurez peut-être une évolution vers ce que vous recherchez. Il n'y aura pas de révolution de mon vivant au Canada, j'ai déjà 60 ans, mais je sais que le Québec que je connais aujourd'hui et le Canada, ne sera pas le même, car les populations changes avec le temps et les ennemis jurés de la Première Guerre Mondiale et de la Deuxième, tel la France et l'Allemagne, se partage un gouvernement confédéré à Bruxelles, sans avoir perdues pour autant leur souveraineté. Tout pays de l'Union Européenne peut décider de quitter cette union. Le protocole de sécession exite et ils ont eu la brillante idée de s'entendre sur le sujet avant de l'exercé. Merci encore de votre rappel historique, il fut bien apprécié.
      P. Clifford Blais, md

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 janvier 2017 14 h 01

      Tout ce que je veux rappeler, c'est qu'il n'y a plus de royaume d'Angleterre, suite à sa fusion avec l'Écosse, puis avec l'Irlande. À chaque fois, d'ailleurs, on changerait le drapeau...

      En passant, l'indépendance des Dominions à précédé d'une quinzaine d'années la création d'une citoyenneté canadienne.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 12 janvier 2017 05 h 42

    Bref !

    « Il faut tourner le dos au bilinguisme institutionnel » (Jean-François Lisée, PQ)

    Bien sûr que certes, mais comment ?

    Bref ! - 12 jan 2017 -

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 janvier 2017 09 h 18

      M. Lisée me donne l'impression de vouloir ménager la chèvre et le chou en soutenant vouloir tourner le dos au bilinguisme institutionnel tout en voulant éviter le rationnement de l'exception qui permet aux citoyens de recevoir des services en anglais. Cela ressemble drôlement à dire une chose et son contraire pour tenter de faire consensus.

  • Pierre Schneider - Abonné 12 janvier 2017 06 h 25

    Enjeu référendaire

    Monsieur Lisée a beau promettre de ne pas tenir de référendum s'il était élu, les libéraux ont déjà commencé leur campagne publicitaire pour que la prochaine élection porte encore sur un éventuel référendum menant à la sécession du Québec.

    Veux, veut pas, toutes les élections sont référendaires dans la province de Québec depuis 1970.

    Le PQ a beau vouloir parler de bonne gouvernance, sa raison d'être pour exercer un pouvoir efficace à tous les niveaux passe par l'Indépendance et par tous les pouvoirs rapatriés au Québec.

    Rappelons en passant qu'un référendum n'est fait qu'à titre consultatif. Et qu'une majorité d'élus de l'Assemblée nationale pourraient refuser de se prêter à la mascarade du serment obligé d'allégeance à la Reine avant de procéder à une déclaration ferme de souveraineté nationale.

    Ça, c'est quand on sera grands.