Plaidoyer pour garder le taux d’imposition réduit

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la moitié des entreprises québécoises comptent moins de cinq employés.
Photo: Source Modulex International Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la moitié des entreprises québécoises comptent moins de cinq employés.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) exhorte le gouvernement du Québec à maintenir le taux d’imposition réduit pour les plus petites entreprises.

À l’occasion du dévoilement de son plus récent budget, le gouvernement avait annoncé son intention de retirer ce taux aux entreprises dont les employés cumulent moins de 5500 heures de travail.

La vice-présidente de la Fédération, Martine Hébert, qualifie cette décision d’« inéquitable » et soutient qu’elle nuirait à la croissance économique.

Elle estime que ce changement représenterait une hausse de près de 50 % de l’imposition globale de certaines petites entreprises.

Mme Hébert souligne d’ailleurs que les répercussions se manifesteraient de manière encore plus marquée dans les régions, où ces petites entreprises « assurent le dynamisme ».

Selon la FCEI, la moitié des entreprises québécoises comptent moins de cinq employés.

Martine Hébert croit que le gouvernement cherche ainsi à contrer les stratagèmes fiscaux par lesquels certains professionnels profitent du taux d’imposition réduit sans avoir d’employés à leur charge.

« Si c’est ce qu’on veut éviter, qu’on s’attaque à ce problème-là directement, mais qu’on ne passe pas par la porte d’en arrière, venant happer au passage des milliers de petites entreprises […] », a-t-elle lancé, en entrevue avec La Presse canadienne.

La FCEI représente quelque 24 000 chefs de petites et moyennes entreprises du Québec (PME).

1 commentaire
  • Maryse Veilleux - Abonnée 9 janvier 2017 07 h 08

    Destruction du Québec jusqu'à la fin...

    Ce gouvernement cumule les âneries... il veut augmenter l'imposition de ces entreprises mais il ne s'attaque pas du tout aux paradis fiscaux.... cela devient de la schizophrénie politique.