Québec solidaire veut sauver l’usine Christie de Montréal

Plus de 450 employés de l’usine montréalaise perdront leur emploi graduellement d’ici décembre 2017.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Plus de 450 employés de l’usine montréalaise perdront leur emploi graduellement d’ici décembre 2017.

Québec solidaire propose une implication de la Caisse de dépôt et placement du Québec et d’autres organismes comme les Fonds de travailleurs pour sauver l’usine Christie, de Montréal.

Plus de 450 employés perdront leur emploi graduellement d’ici décembre 2017, à la suite de l’annonce de la fermeture de l’usine, propriété de la multinationale Mondelez.

La députée Françoise David estime que Mondelez n’a aucun problème de profitabilité. Elle demande au gouvernement de l’obliger à ouvrir ses livres, ce qu’elle refuse jusqu’à présent.

Mme David suggère donc que la Caisse de dépôt et les Fonds de travailleurs soutiennent la reprise de l’usine et favorisent la mise sur pied d’une coopérative de travail.

S’il s’avérait toutefois qu’il n’y a plus rien à faire pour empêcher la fermeture, elle demande au gouvernement de fournir les services de travailleurs sociaux pour accompagner les salariés licenciés, comme ce fût le cas lorsque l’usine Electrolux avait fermé ses portes à L’Assomption.

Françoise David estime qu’il faut mettre fin rapidement à la « lente dégradation » du tissu industriel que vit l’est de la métropole depuis les années 1960.

4 commentaires
  • Christiane Gervais - Inscrite 18 décembre 2016 15 h 17

    A quel prix?

    Noble voeu, s'il en est mais peut-on croire que si cette usine était rentable, avait été mise à niveau année après année et non laissé tomber en désuétude que l'entreprise en aurait fermé les portes? Sûrement pas. Il aurait fallu sonner l'alarme avant d'être mis devant le fait accompli.

    Et puis, à moins d'être Bombardier, ce n'est pas dans l'air du temps de ce gouvernement post-Charest de sauver des entreprises pour sauver des emplois, le capital humain ouvrier compte bien peu pour ces élus, seuls les actionnaires ont leur oreille et "notre" argent.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 décembre 2016 08 h 29

      À Christiane Gervais ,

      " À quel prix?" - Christiane Gervais

      Un prix sûrement infiniment moins élevé que les 800 millions que le Parti québécois voulait donner aux multinationales étrangères pour réaliser le Plan Nord de Jean Charest.

      D'ailleurs, la prémisse de QS, c'est que cette usine elle n'a "aucun problème de profitabilité". Sinon, pourquoi refuserait-elle de rouvrir ses livres?

      Cela n'éveille-t-il pas vos soupçons?

      Ça ne serait pas la première fois que des usines rentables plaquent leurs employés.es pour aller s'ouvrir ailleurs afin d'augmenter leurs profits en laissant ceux et celles qui ont construit leurs fortunes sur le carreau au Québec.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      "Marois annonce des investissements de plus de 800 millions pour le développement du Nord" - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/377590/ma

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 décembre 2016 18 h 48

      ÀÀ Christiane Gervais,

      Vous avez raison, madame Gervais, de vous inquiéter de l'administration de l'argent publique. Par exemple, vous savez sans doute que le gouvernement paye 9,300$ tous les mois depuis 2013 pour le bureau privé de Jean Charest...

      Ou encore, que pensez-vous de l'augmentation de 34% aux médecins? Et de celle de 55% aux députés? Vous en êtes sans doute scandalisée! Et bien sûr, il y a ce fameux milliard trois cent millions donné à Bombardier...

      N'oublions pas les 3.5 milliards volés au Québec et enfouis dans des abris fiscaux!

      Comme vous pouvez le constater, madame Gervais, un coup de main aux honnêtes travailleurs et travailleuses de l'usine Christie afin qu'ils gardent le "privilège" de gagner leur vie, ne représente qu'une bien petite dépense.

      SB/cm

  • Philippe Hébert - Inscrit 19 décembre 2016 07 h 46

    Depuis quelques années déjà, les habitudes de consommations de la population changent.

    On peut le constater dans nos épiceries. De plus en plus de produits "bio" ou "grano" font leurs apparissions.

    On sait également que les aliments transformés perd d'année en année du terrain. Les québécois retournent aux souches de se faire eux même à manger, plutôt que de manger la scrap qu'on leur fournit rempli de sodium et autre.

    Combiné à ça le visage du Québec qui change drastiquement dût à l'immigration, on peut le constater surtout dans les épiceries montréalaises ou de plus en plus de produits disparaissent pour faire de la place à des produits "exotiques" ou d'importation.

    De plus, on apprennait il y a une semaine ou deux que la majorité des québécois maintenant se basaient sur les rabais de la semaine pour faire leurs épiceries, qu'ils attendent maintenant de plus en plus les spéciaux pour acheter leurs aliments. Signe que la marge de manoeuvre financière est mince.

    Depuis le début de l'année on voit les craquelins Christie toujours en rabais à 2$ aux 2-3 semaines dans les épiceries, et à prix régulier de 2$ chez Wal-Mart. Just saying... ça se vendait 3$ l'an dernier partout. Si les consommateurs veulent une baisse de 33% du prix courant en magasin, c'est clair que le prix d'achat du fournisseur sera plus bas. On coupe les revenus en quelques part, on coupe les employés.

    Et si on combine tous les efforts depuis des années du gouvernement et autres associations à faire manger mieux nos jeunes et la population en général...

    Je pose la question suivante, est-ce logicque d'essayer de maintenir une usine à junk food en vie pour des raisons d'emplois? On est dans le même dillemme que l'exploitation de l'amiante était en 2013 lorsque le PQ a dit non à une subvention pour la relance de la mine Jeffrey à Thedford-Mines.