Ménard veut prendre de l'expérience

Laval — Le candidat à l'investiture du Bloc québécois dans la circonscription de Marc-Aurèle-Fortin, à Laval, Serge Ménard, n'en fait pas un mystère: l'idée de se joindre au Bloc québécois ne lui a jamais effleuré l'esprit jusqu'en novembre dernier, lorsque des militants lavallois lui ont indiqué qu'une nouvelle circonscription était libre.

«C'est une chose à laquelle je n'avais jamais pensé», a-t-il indiqué d'emblée au cours d'une conférence de presse hier.

«Je n'ai pas décidé d'aller au Bloc et ensuite de me chercher une circonscription. Ça m'a pris un certain temps à me faire à l'idée», a candidement ajouté celui qui a été député de Laval-des-Rapides, à l'Assemblée nationale, de 1993 à 2003, quand les électeurs en ont décidé autrement.

Ce n'est qu'en décembre, qu'il a partagé ses intentions politiques avec le chef du Parti québécois, Bernard Landry, et avec celui du Bloc, Gilles Duceppe.

M. Ménard a expliqué vouloir se lancer sur la scène fédérale parce que «c'est l'endroit où je pourrais être le plus utile pour les prochaines années à la cause qui a animé toute mon action politique».

Il y voit une étape transitoire, d'une durée de cinq ou six ans.

«J'espère que le Parti québécois va reprendre le pouvoir aux prochaines élections et qu'il y aura un référendum dans un temps raisonnable par la suite et que nous le gagnerons. J'aurai acquis cinq ou six ans d'expérience dans les domaines de compétence fédérale. J'aurai appris le fonctionnement de la machine fédérale», a-t-il avancé.

«Avec d'autres du Bloc, nous pourrons présenter une équipe aux Québécois prête à exercer les compétences fédérales comme une vraie nation», a-t-il renchéri.