Québec pourrait enterrer la hache de guerre avec Terre-Neuve

L’objectif est de parvenir à une entente pour mettre fin au processus judiciaire entamé par Terre-Neuve pour contester l’entente sur Churchill Falls, signée en 1969, jugée défavorable.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne L’objectif est de parvenir à une entente pour mettre fin au processus judiciaire entamé par Terre-Neuve pour contester l’entente sur Churchill Falls, signée en 1969, jugée défavorable.

Tous les scénarios sont sur la table pour « enterrer la hache de guerre » avec Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.-L.), incluant le litige historique entourant le contrat d’approvisionnement de Churchill Falls, a indiqué mardi le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Dimanche, le chef caquiste François Legault a affirmé qu’il était ouvert à utiliser l’entente sur Churchill Falls, contestée par T.-N.-L., pour obtenir des avantages supplémentaires qui incluraient la production de la centrale de Muskrat Falls, un projet plombé par des dépassements de coûts.

Dans une mêlée de presse à l’Assemblée nationale, M. Arcand a déclaré que plusieurs éléments, dont une renégociation possible de l’entente de Churchill Falls, étaient l’objet de discussions entre le premier ministre Philippe Couillard et son homologue terre-neuvien Doug Ball.

Selon le ministre, l’objectif est de parvenir à une entente pour mettre fin au processus judiciaire entamé par Terre-Neuve pour contester l’entente sur Churchill Falls, signée en 1969, jugée défavorable.

M. Arcand a expliqué que la « première étape » est « d’enterrer la hache de guerre » entre Québec et Terre-Neuve.


Entente en vue 
 

Concernant la possibilité que Québec renégocie l’entente sur Churchill Falls, M. Arcand n’a pas fermé la porte.

« Tout bon » deal « pour les Québécois, c’est quelque chose qu’on peut voir », a-t-il dit.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne, M. Arcand a ensuite expliqué qu’une entente hors cours devra intervenir avant de songer à toute possibilité de renégocier Churchill Falls.

« Une fois qu’on aura trouvé une solution à cette problématique, on pourra élaborer des scénarios, a-t-il dit. Mais les scénarios, on ne peut pas les élaborer tant qu’on est en cour. »

Terre-Neuve a récemment décidé de s’adresser à la Cour suprême dans un ultime recours pour contester un contrat d’approvisionnement conclu par Hydro-Québec avec l’entreprise qui exploite la centrale de Churchill Falls au Labrador, malgré des échecs devant des tribunaux inférieurs.

3 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 15 novembre 2016 17 h 41

    Incroyable

    Ces sbires sont prêts à brader l'entente historique rien que pour le plaisir... D'après vous, est-ce que Terre Neuve le ferait si l'entente était à son avantage ?

    Incroyable ce que ce ministre nous enfonce dans la gorge. Il est grand temps de congédier ce gouvernement toxique et malfaisant!

    • Patrick Daganaud - Abonné 16 novembre 2016 17 h 34

      Pas de crainte, Monsieur Théberge : le PLQ va nous récupérer le Labrador : ) ...

  • J-Paul Thivierge - Abonné 15 novembre 2016 17 h 58

    Hydro-Québec devra être reconnu expert pour règler et profiter de ce sauvetage.

    OK ; primo le Québec va faire confirmer que le bassin versant du grand fleuve Churchill est en territoire Québécois
    secundo ; le Québec va aider à finaliser Muskrat falls et son lien avec Terre-Neuve si Terre Neuve accepte de confirmer que le développement et l'exploitation d'une centrale hydroélectrique de 2300 MW de Gull Island sur le bas Churchills est de propriété Québécoise et exploité par Hydro-Québec
    tresio ; Que Nalcor pourra percevoir des tarifs raisonnables pour la production de l'énergie du bas Churchill tant que la cours internationale n'aura pas confirmer que ce territoire est au Québec.
    H-Q Trans-énergie pourra transporter l'énergie de Muskrat Falls
    au tarif du marché pour les quantités vendus par Nalcor...

    mais JAMAIS on n'acceptera de se soumettre aux conditions de Terre-Neuve
    ou du gouv fédéral sans validité juridique !