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Couillard nie toute ingérence

Le premier ministre Philippe Couillard
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le premier ministre Philippe Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard a nié, jeudi, toute ingérence de son cabinet dans les enquêtes de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Couillard a reconnu que des échanges sont établis entre son personnel politique et les policiers, mais seulement lors de nominations, pour des vérifications de sécurité.

« Jamais, jamais il n’y a quelque communication entre mon cabinet et les forces policières au sujet de l’enquête, a-t-il dit en chambre. Il y a, comme c’est normal que ce soit le cas, des contacts pour les vérifications de sécurité qui entourent les nominations de membres du Conseil des ministres, ce qui est tout à fait régulier, normal. »

Liens suspects

Plus tôt, les partis de l’opposition se sont inquiétés des liens qui pourraient exister entre le bureau du premier ministre et le corps policier.

Leurs propos ont été inspirés par les allégations d’un ex-entrepreneur en construction, Lino Zambito, au sujet d’échanges entre l’UPAC et l’entourage de M. Couillard. M. Zambito a affirmé que les enquêtes de l’UPAC sont bloquées. Selon l’ex-homme d’affaires, le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, a des conversations fréquentes avec le directeur de cabinet du premier ministre, Jean-Louis Dufresne.

En point de presse, jeudi, le chef péquiste, Jean-François Lisée, a évoqué l’hypothèse que le bureau de M. Couillard soit en position de « caller les shots ». « Les allégations qui sont là aujourd’hui ouvrent des pistes [laissant entendre] que c’est peut-être le cas », a-t-il dit.

10 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 11 novembre 2016 01 h 17

    S'IL NIE, C'EST OUI.

    Selon les habitudes qu'il nous a données, si Couillard nie, c'est que cela a lieu.

  • Jean-Marc Simard - Inscrit 11 novembre 2016 01 h 29

    Je ne sais pourquoi, mais...

    Je ne sais pourquoi, mais j'ai tendance à croire davantage un Lino Zambito qu'un Philippe Couillard...Allez donc savoir pourquoi ? Probablement qu'après avoir naivement jouer le jeu de la Commission Charbonneau, après avoir dit toute la vérité sur ses manigances mafieuses passées, et après avoir purgé 2 ans moins 1 jour en prison communautaire chez lui, je suis persuadé que ce qu'il a avoué à la dite Commission était conforme à la vérité, et que ce qu'il dit aujourd'hui est aussi conforme à la vérité... Présentement, Monsieur Zambito n'a plus rien à perdre à la clamer cette vérité...Il a déjà tout perdu, entreprise, anciens amis, famille, richesse, tandis que Couillard et les petits amis PLQuistes ont encore tout à perdre...D'où leur entêtement à continuer à nier et à ériger en grossiers mensonges le récit des fastes manigances passées d'un Couillard, d'un Bibeau ou d'un Charest...Le PLQ reste pour moi le pire parti de mafioso jamais vu au Québec à se croire immunisé contre toute initiative de faire sortir la vérité...Mais j'ai de petites nouvelles pour eux...Il est déjà trop tard pour essayer de la cacher cette vérité...Tôt ou tard, car elle va éclater et ce plus vite que l'on pense...Ce que Lino Zambito a d'ailleurs déjà commencé à faire...Que j'ai hâte que le chat sorte enfin du sac ! Les PLQuistes n'en ont plus pour longtemps à être au pouvoir...À la prochaine grande séance électorale, au prochain changement de gouvernement , le nouveau pouvoir devra obligatoirement nous la faire connaître cette vérité tant camoufflée, et enfin porter des accusations et emprisonnés les vrais coupables du gâchis libéral...Leur faire payer le grand complot qu'ils ont fomentés contre l'essor d'un Québec viable et prospère...IL est grand temps...

  • hugo Tremblay - Inscrit 11 novembre 2016 05 h 44

    La preuve

    Le fameux commisaire de la commission Charbonneau, n'était-il pas une taupe du PLQ?
    On ne l'a compris qu'à la publication du rapport!

  • Jean-François Trottier - Abonné 11 novembre 2016 07 h 25

    Pas besoin d'ingérence, voyons!

    Le simple fait que le dirigeant de l'UPAC soit nommé par celui qui dirige l'appareil gouvernemental, tout autant que l'agenda législatif, les nominations de tous les ministres et encore bien plus, reste une mascarade un peu risible. Demandez à une araignée si elle contrôle sa toile!

    La transparence, M. Couillard, est le contraire du chèque en blanc. C'est une reddition de compte au jour le jour. Aucun gouvernement n'en a été aussi loin que le vôtre depuis 116 ans.

    Passer son temps à nier à droite et à gauche n'est pas de l'ouverture. Vous êtes opaque comme une tache.

  • François Dugal - Inscrit 11 novembre 2016 07 h 56

    La bonne nouvelle

    Monsieur le premier ministre prêche la bonne nouvelle : écoutons-le avec le respect dû à son rang.

    • Louis Fallu - Abonné 11 novembre 2016 09 h 53

      Le respect se mérite....Alors