Legault accuse les élites d’ignorer les préoccupations de la population

Le chef la Coalition avenir Québec, François Legault, juge que malgré sa fortune, il est resté près des gens de la classe moyenne.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef la Coalition avenir Québec, François Legault, juge que malgré sa fortune, il est resté près des gens de la classe moyenne.

Un « dérapage » comme celui de l’élection du populiste Donald Trump aux États-Unis pourrait survenir au Québec si les élites, que ce soit au Parti libéral du Québec et au Parti québécois, ou qu’il s’agisse de certains commentateurs dans les médias, continuent de faire fi des inquiétudes de la population, a prévenu le chef la Coalition avenir Québec, François Legault.

« Il y a des politiciens, des chefs qui regardent de haut les Québécois », a déploré François Legault qui réagissait, dans un point de presse, à la victoire de Donald Trump.

« M. Trump a eu plusieurs dérapages ; donc, ce n’est sûrement pas un modèle », a poursuivi le chef caquiste. « Si on veut éviter ce genre de dérapage, bien, il y a urgence d’écouter la population, d’écouter les préoccupations du peuple. Et actuellement il y a beaucoup de familles qui n’arrivent pas, et oui, ils veulent des baisses d’impôt, oui, aussi ils sont inquiets face à l’immigration. […] Mais on dirait que ni M. Lisée, ni M. Couillard, ne sont préoccupés par ces inquiétudes-là. »

La CAQ propose une baisse d’impôt immédiate de 1000 $ par famille, la réduction à 40 000 du nombre d’immigrants admis par an, l’instauration de tests linguistiques et de test « de valeurs » pour les immigrants et l’interdiction des signes religieux pour les agents de l’État en autorité. « Si on ne réussit pas canaliser les préoccupations des Québécois, si on n’arrive pas à encadrer, par exemple, l’intégration des immigrants, il y aura un risque de dérapage », a soutenu François Legault.

« C’est possible de répondre aux préoccupations de la population sans déraper, sans exagérer, sans être populiste, sans être simpliste », croit-il, en soulignant que c’est ce que la CAQ tente de faire.

François Legault juge que malgré sa fortune, il est resté près des gens de la classe moyenne. « Je viens d’un milieu populaire. Chez nous, on n’avait pas d’argent et je suis toujours resté connecté avec le vrai monde. Et actuellement, le vrai monde, il n’en peut plus. Il y a comme un ras-le-bol. »

3 commentaires
  • Normand Pleau - Inscrit 9 novembre 2016 19 h 51

    Dérapage

    Le dérapage dont parle M. Legault serait-il le fait d'élire la CAC?

  • Pierre Bernier - Abonné 10 novembre 2016 00 h 04

    Impératif de transparence ?

    « C’est possible de répondre aux préoccupations de la population sans déraper, sans exagérer, sans être populiste, sans être simpliste » !

    Encore faut-il que le parti s’applique à reconnaitre les inquiétudes fondées au sein des diverses composantes de la société (individus, groupes d’appartenance, entreprises) et éclaircir avec elles ce qui peut être réglé par un État fédéré.

    Et non pas promettre comme s'il s'agissait d'un État qui dispose de tous les instruments d'un État indépendant.

  • Patrick Daganaud - Abonné 10 novembre 2016 10 h 10

    C'EST CELUI QUI LE DIT QUI L'EST...

    Legault accuse les élites COMME Trump les accuse...