Le député Sklavounos prend congé

<p>Le député Sklavounos avait déjà annoncé la semaine dernière qu’il se retirait du caucus du Parti libéral <em>«</em><em> </em><em>par respect envers </em>[s]<em>es collègues</em><em> </em><em>».</em></p>
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

Le député Sklavounos avait déjà annoncé la semaine dernière qu’il se retirait du caucus du Parti libéral « par respect envers [s]es collègues ».

Au centre de la tourmente depuis des allégations d’agression sexuelle portées à son endroit par Alice Paquet, le député Gerry Sklavounos a annoncé au président de l’Assemblée nationale qu’il se retire temporairement de l’Assemblée nationale sur l’avis de son médecin.

« Afin de ne pas entraver le processus d’enquête en cours, j’ai dû faire le choix difficile mais nécessaire de ne pas commenter davantage la situation. » Il écrit en outre qu’il considère avoir agi avec respect. « Je ne peux que réitérer que je considère avoir toujours agi dans le plus grand respect des personnes que j’ai côtoyées et que je souhaite par-dessus tout que la lumière soit faite rapidement. Ceux qui me connaissent sauront faire la part des choses. »

Dans sa lettre le député souligne « que la présente situation [l’a] grandement affecté ».

« Sur la recommandation de mon entourage, j’ai consulté mon médecin, qui m’a prescrit un congé afin de pouvoir faire face à la situation au meilleur de mes moyens, avec l’appui de ma famille. »

Dans une lettre officiellement déposée devant l’Assemblée nationale et datée du 26 octobre, le député de Laurier-Dorion n’indique pas son intention de se retirer définitivement de la vie politique. « L’équipe de mon bureau de comté […] permettra de faire avancer les dossiers des résidents de Laurier-Dorion durant mon absence ».

Copie de la lettre a aussi été déposée devant Jacques Saint-Laurent, le commissaire à l’éthique et à la déontologie.

Le député Sklavounos avait déjà annoncé la semaine dernière qu’il se retirait du caucus du Parti libéral « par respect envers [s]es collègues ».

Alice Paquet a rencontré les enquêteurs de la police mardi à la suite des propos qu’elle a tenus à l’égard des agissements allégués du député.

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11 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 27 octobre 2016 12 h 03

    Avec solde?

    Il se retire sans rémunération ou si le billet médical lui permet d'être payé? C'est vrai que l'on ne manque pas de médecins complaisants dans ce parti. J'exagère? Allons donc! Si peu!

  • Bernard Terreault - Abonné 27 octobre 2016 13 h 27

    Rumeur

    Je souligne que ceci n'est qu'une rumeur, une supputation. Il y a deux semaines que Couillard aurait dû déclencher des élections partielles dans quatre circonscriptions; dans le cas de St-Jérôme, ça va faire six mois sans député! Et presque autant dans les autres. Ça veut dire pas d'élection avant le 5 décembre. Pourquoi le statège libéral tarde-il tant? On chuchote que c'est qu'il s'apprèterait à démissionner un autre député du côté de Laurier-Dorion.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 27 octobre 2016 13 h 30

    « par respect envers [s] es collègues »

    ... masculins.

  • Gilles Théberge - Abonné 27 octobre 2016 15 h 54

    Député....?

    Est-ce que quelqu'un peut croire, que ce mec peut encore être député...?

    Même si il n'y a pas de procès ou même si un éventuel procès tournait court, sa réputation sulfureuse le suivra. Toujours.

    Non, «haro» sur le Sklavounos!

    Telle est la réalité de la vie...

  • Michel Lebel - Abonné 27 octobre 2016 17 h 23

    La présomption d'innocence!


    À écouter et lire certains commentaires dans les médias, le député Sklavounos devrait démissionner immédiatement. Il y a une atmosphère de lynchage dans l'air. Pas très joli! Exit la présomption d'innocence. Son avis médical serait évidemment du bidon. Le tribunal populaire à la Mao en a décidé. Vraiment pas jolie cette déferlante!

    M.L.

    • François Dugal - Inscrit 27 octobre 2016 22 h 07

      Proverbe amérindien
      "Il n'y a pas de fumée sans feu".

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 28 octobre 2016 06 h 03

      Mononcle Marcel Aubut non plus ne peut être poursuivis en justice, mais ce fut justice de l'enlever d'où il était.
      La Justice ne peut condamner un comportement, son bras n'est pas assez long; seuls les gens peuvent le faire.
      La Justice ne peut condamner une «nuisance publique», seul les gens peuvent le faire.
      Y a pas encore de loi contre harasser les femmes, mais y a toujours ben un maudit boutte.
      La Justice se doit d'être aveugle, mais... pas les gens.

      La honte et la peur peuvent effectivement rendre «malade», c'est très dur sur les nerfs, demandez aux victimes, elles peuvent en devenir complètement déconfites.

      La seule déferlante qui me préoccupe est cette série de femmes que cet homme a pu croiser dans sa vie et la trace laissée par ce mauvais souvenir.

      Bonne journée.

      PL

    • Marc Therrien - Abonné 28 octobre 2016 17 h 54

      @ M. Dugal Attention à la fumée sans feu.

      Il ne suffit pas de voir de la fumée pour déclarer qu'il y a un feu, car ça pourrait aussi être de la brume où un gaz qui s'échappe. Il faut donc que ça sente aussi la fumée pour reconnaître qu'il y a peut-être un feu. Il faut donc parfois pousser un peu plus loin l'analyse avant de conclure, car "les apparences sont souvent trompeuses" ou encore comme on dit en anglais "on ne peut pas juger un livre seulement à partir de son quatrième de couverture".

      Marc Therrien