Lisée tente de courtiser à nouveau les solidaires

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s’est montré confiant d’être sur la bonne voie pour l’unification de son équipe.<br />
 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s’est montré confiant d’être sur la bonne voie pour l’unification de son équipe.
 

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a invité Québec solidaire à réfléchir encore quelques jours avant de refuser définitivement son offre d’alliance pour une élection partielle à Montréal.

En concluant une réunion spéciale de son caucus, M. Lisée a expliqué que son offre tient toujours, d’ici au déclenchement de la campagne attendu sous peu, pour tenter de ravir la circonscription de Verdun aux libéraux.

« Je suis attentif à ce qu’ils disent, mais je leur demande de réfléchir quelques jours, a-t-il dit en conférence de presse. Nous, on serait prêts à annoncer un candidat du PQ dans Verdun demain, mais on préfère garder quelques jours de plus pour voir si nos partenaires peuvent reconsidérer leur position, parler à leurs électeurs et voir s’ils peuvent prendre cette main tendue. »

Le PQ propose à Québec solidaire et au Parti vert une investiture commune pour désigner un candidat dans Verdun qui, s’il est élu, siégerait comme indépendant à l’Assemblée nationale.

Le Parti vert a fermé la porte à cette proposition tandis que QS a invité les péquistes, samedi, à se rallier à la candidate qu’ils ont déjà choisie pour les représenter, une option rejetée dimanche par le chef du PQ.

Un sondage du PQ montre que sans alliance, les libéraux vont gagner Verdun, tandis qu’un front commun du PQ et de QS serait au coude-à-coude avec eux.

Pour la deuxième fois depuis l’élection de M. Lisée, les députés se sont réunis en caucus, cette fois à Victoriaville, dans la circonscription d’Arthabaska, où doit se tenir aussi bientôt une élection partielle.

Hivon de retour

La rencontre a été l’occasion pour la députée de Joliette, Véronique Hivon, de faire son retour, après avoir dû abandonner la course à la direction pour des raisons de santé, en août.

Mme Hivon a été reconfirmée dans ses fonctions de porte-parole à la justice, mais également de responsable de la convergence des partis souverainistes.

Aux côtés de son chef en conférence de presse, Mme Hivon a affirmé que la convergence cible également les progressistes, dont le Parti vert, à qui M. Lisée a également tendu la main, en vain, dans Verdun.

« Il n’y a rien de fermé pour ce qui est de voir si les progressistes peuvent travailler ensemble, a-t-elle dit. Tout gain pour les progressistes, toute idée progressiste et tout recul du gouvernement absolument épouvantable avec lequel nous devons composer, va être un gain pour les Québécois. »

Selon Mme Hivon, la réponse de QS n’empêche pas la possibilité de discuter d’une candidature commune dans Verdun. « Avoir un gain dans Verdun, sous une forme ou une autre, ce serait une excellente nouvelle de pouvoir avoir un candidat, un député progressiste de plus et un libéral de moins », a-t-elle dit.

Unité

Un peu plus d’une semaine après son élection, M. Lisée a dit être certain d’être en bonne voie vers l’unification de son équipe.

« J’aimerais vous dire oui, politiquement, a-t-il dit. On est presque là parce qu’il y a eu des répartitions de tâches, la majorité des gens ont eu ce qu’ils voulaient, d’autres n’ont pas eu exactement ce qu’ils voulaient. »

M. Lisée a confirmé qu’il donnait suite à son engagement de mandater Martine Ouellet, son adversaire dans la course, pour la rédaction d’un guide questions-réponses sur le projet indépendantiste pour expliquer notamment les enjeux des frontières, de la citoyenneté et des régimes de retraite.

Mme Ouellet a expliqué une nouvelle fois qu’elle se range derrière le choix des militants, qui ont choisi la stratégie de M. Lisée pour un référendum après 2022, plutôt que la sienne qui visait le prochain mandat.

« Voici une façon de mettre les jalons pour que le Québec se transforme de province à pays, a-t-elle dit. Donc c’est pour ça que j’ai accepté avec plaisir de travailler à cette initiative que j’ai moi-même proposée. »

Le député Maka Kotto, qui appuyait M. Cloutier durant la dernière course, a été élu par acclamation au poste de président du caucus, après le désistement de son collègue André Villeneuve, qui était dans le camp Lisée.

À son arrivée au caucus, Mme Hivon a déclaré dans un échange avec la presse qu’elle a eu le feu vert de son médecin pour reprendre toutes ses activités, après s’être retirée à la fin d’août.

« C’est sûr que c’est un deuil, d’arrêter en plein milieu une course, une aventure qui était très forte », a-t-elle dit.

Mme Hivon a affirmé qu’elle est demeurée neutre, après son retrait, pour permettre aux députés et militants qui l’appuyaient de faire leur choix librement.

Trois députés sont allés dans le camp Lisée, un seul dans celui d’Alexandre Cloutier, que Mme Hivon avait appuyé lors de la course précédente, en 2015.

« Il ne faut rien y voir du tout, sauf une volonté de neutralité », a-t-elle dit.

51 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 16 octobre 2016 11 h 42

    Comment élire un progressiste dans Verdun

    Corrigé.

    Si le PQ est honnête dans sa volonté de faire élire un progressiste dans Verdun, et que Lisée est est vraiment sincère dans sa volonté d'une représentation proportionnelle à l'Assemblée nationale..

    Que le PQ se retire de Verdun et appelle à voter Québec Solidaire qui est en déficit de représentation de plus de 6 députés au Québec à cause d'un mode de scrutin inéquitable et infecte comme le nommait René Lévesque.

    Christian Montmarquette

    • Michel Barbeau - Abonné 17 octobre 2016 11 h 50

      Le dogmatisme n'aidera jamais QS.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2016 15 h 19

      "Le dogmatisme n'aidera jamais QS." - Michel Barbeau

      Vous avez raison.

      Le PQ devrait abandonner son dogme du déficit zéro et ses politiques toxiques d'austérité.

      Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 octobre 2016 19 h 48

      Vous avez tout à fait raison Monsieur Montmarquette. La meilleure façon qu'aurait Lisée de démontrer une volonté de rapprochement avec QS, ce serait d'aller dans le sens que vous dites: donner son appui à la candidate Véronique Martineau dans Verdun.

      Malheureusement, l'approche vicieuse et anti-démocratique de Lisée contredit le discours de "convergence" qu'il tient devant les medias. Le projet de Lisée, pour le moment, n'est pas d'unifier la gauche et moins encore de libérer le Québec de l'hégémonie économique des transnationales, de la droite fédéraliste ou du pouvoir de l'État canadien!

      C'est évident que le but de Lisée est d'arriver à unifier SON PARTI d'ici 2018, de marginaliser les dissidents et occuper le même siège de Couillard! ... 2022 et les promesses référendaires! C'est loin!

  • Mario Jodoin - Abonné 16 octobre 2016 12 h 16

    Font-ils exprès?

    Le PQ sait très bien que la position officielle de QS sur les alliances ne peut être modifiée qu'en congrès. Or le congrès a rejeté ce type d'alliance. Tant que cette position ne sera pas modifiée (ce qui est loin d'être certain), les porte-parole de QS ne peuvent pas accepter la proposition du PQ. Comme le PQ le sait, qu'elle est sa véritable intention en faisant une proposition qu'il sait impossible à accepter par QS?

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 octobre 2016 06 h 58

      Peut-être que la proposition de M. Lisée s'adresse d'abord aux électeurs en général (et non spécifiquement aux membres de QS pour que ce parti se rapproche du PQ)?

    • Renaud Guénette - Inscrit 17 octobre 2016 07 h 02

      Pourtant. lors de la création d'Option Nationale, l'exécutif local de QS avait décidé de ne pas présenter de candidat face `a Jean-Martin Aussant dans Arthabasca. ON en fît de même dans le comté de Thérèse David. Je crois que c'est aux membres de chaque circonsription de décider et non un congrès qui est loin des préoccupations locales. L'excuse du congrès me parait un peu faible.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 octobre 2016 08 h 44

      Vous faites erreur, monsieur Jodoin. Lisée ne propose pas une alliance mais de ne pas présenter de candidat pour laisser la place à un indépendant...

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 octobre 2016 08 h 51

      @ M. Guérette

      M. Guérette, êtes-vous certain que la décision de ne pas présenter un candidat solidaire contre M. Aussant venait de "l'exécutif local"? C'est possible, mais j'en doute!

    • Renaud Guénette - Inscrit 17 octobre 2016 09 h 56

      À Patrick Boulanger.
      Si Option nationale a conclu une entente avec Québec solidaire pour ne pas présenter de candidats dans Gouin et vice-versa dans sa propre circonscription, il souligne que ce sont les associations locales qui ont pris cette décision. réf.: http://ruemasson.com/2012/08/28/jean-martin-aussan

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2016 10 h 36

      Renaud Guénette,

      "L'excuse du congrès me parait un peu faible..." - Renaud Guénette

      - Hahaha!

      C'est sûr que les péquistes considère qu'une décision de Congrès n'est qu'une excuse, alors que c'est la plus haute instance du parti!

      Non seulement les chefs du PQ ne respecte leur engagements électoraux".! Ils ne respectent même pas leurs décisions de Congrès!

      - Sociaux-démocrates les péquistes?

      - Allôôô!!!!!!!!!! ...démocratie!!

      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 octobre 2016 10 h 37

      @ Mme Paulette

      Mme Paulette, ce que vous dites dans votre commentaire c'est, à mon sens, une forme d'alliance entre le PQ, QS et le PV.

    • Renaud Guénette - Inscrit 17 octobre 2016 11 h 13

      @ Patrick Boulanger.

      Option nationale a conclu une entente avec Québec solidaire pour ne pas présenter de candidats dans Gouin et vice-versa dans sa propre circonscription, il souligne que ce sont les associations locales qui ont pris cette décision.

      Ceci est un extrait de l'entrevue donnée par monsieur Aussant au journal local Rue Masson le 28 août 2012 lors de la campagne électorale.

    • Frank Jette - Abonné 17 octobre 2016 12 h 42

      Autant je peux voir une offre stratégique du PQ dans cette offre, autant je peux voir une belle excuse de QS de refuser une offre et de dire qu'ils doivent consulter leur membres.

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 octobre 2016 13 h 49

      @ M. Guénette

      M. Guénette, vous faites parler un politicien (M. Aussant) dans votre commentaire. Mais bon... il dit peut-être la vérité.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 17 octobre 2016 16 h 36

      Fions-nous a la santé electoral des gens de Verdun qui ont vu de pres le cafouillage du député Daoust aux transports pour logiquement élire un député du PLQ .

    • Raymond Labelle - Abonné 17 octobre 2016 21 h 41

      Si la proposition de JFL est bien d'avoir un candidat unique indépendant, il s'agit d'une proposition assez proche de celle qui avait été faite par Amir Khadir en avril 2016 (détails ici, texte de M. Khadir lui-même:
      http://www.ledevoir.com/non-classe/469112/des-idee

      Or, il s'agit des premières élections depuis que M.Khadir a fait cette proposition.

      La proposition de M. Khadir est plus développée et précise, n'est pas tout à fait identique à celle de JFL, mais relève d'un esprit semblable - il devrait y avoir du potentiel pour une entente.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 octobre 2016 10 h 48

      À Raymond Labelle,

      "Il devrait y avoir du potentiel pour une entente.." - Raymond Labelle

      Autant le Congrès de QS que l'Association QS-Verdun ont catégoriquement rejeté cette Convergence qui ne sert qu'à cultiver une ambiance de hargne contre QS en vue des élections et faire passer le PQ pour un progressiste au grand coeur et non à combattre les libéraux

      En résumé, la proposition-bidon de Lisée n'est qu'une pure stratégie électorale. Puisque Lisée l'a lancée comme un ballon dans les médias sans même parler à QS et en sachant très bien que QS la refuserait, puisque c'est une décision réaffirmée par trois Congrès de Québec Solidaire.

      Il faut aussi noter que la proposition de "candidature sociale" d'Amir n'était qu'à tiitre personnelle.

      Et à mon avis, en tant que figure de proue de Québec Solidaire, Amir aurait du s'abstenir de dévoiler son vote, comme dans le cas de son appui au NPD Alexandre Boulerice dans Rosemont La Petite Patrie pour ne pas semer de confusion. Alors qu'il appuyait aussi Marina Mourani du Bloc dans Auhutsic.

      En fait, Amir applelait à voter pour la candidature la plus progressiste quelle qu'elle soit dans chaque circonscription pour combattre la droite conservatrice de Harper le plus possible.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      " Par exemple, Khadir souhaite la réélection de Maria Mourani dans Ahuntsic, mais voterait pour le NPD Alexandre Boulerice «souverainiste et progressiste», note-t-il, dans Rosemont-La-Petite-Patrie, même s’il adore le bloquiste Bernard Bigras." - Jean-François Lisée, L'Actualité, 28 avr. 2011

  • Colette Pagé - Inscrite 16 octobre 2016 15 h 41

    Expérience souhaitable dans Verdun ?

    Curieusement au lieu de démontrer de l'ouverture pour le choix d'une ou d'un candidat commun dans Verdun en suggérant des modalités pour matérialiser cette initiative QS dans la précipitation veut imposer son choix. Se pourrait-il que cette décision soit un prétexte pour une fois encore rejeter toute entente.

    Pourquoi avant de procéder à ce choix ne pas tenir un sondage commun dans Verdun pour connaître le parti qui aurait le plus de chances de battre le candidat libéral et par la suite sur cette base procéder à l'élection du candidat indépendant
    choisi par les deux formations.

    Pourquoi ne pas profiter de l'occassion qu'offre l'élection dans Verdun pour travailler ensemble ?

    Quant au Parti vert qui lors des élections précédentes a obtienu moins de 1 % du vote, ses dirigeants sont bien mal placés pour répondre Niet. Dans un contexte visant par la présentation d'un candidat indépendant à battre le Gouvernement libéral ce parti est une nuisance.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 octobre 2016 15 h 55

      À Claude Gélinas - Corrigé :

      "QS dans la précipitation veut imposer son choix. Se pourrait-il que cette décision soit un prétexte pour une fois encore rejeter toute entente." -Claude Gélinas

      - Il faudra le répéter combien de fois, aux péquistes, pour qu'ils comprennent?

      QS n'est pas un "parti-de-cheufs" comme le PQ, le PLQ ou la CAQ où le boss du parti peut renverser une décision de Congrès comme Marois qui avait biffer l'Article Un du PQ de sa seule petite initiative. Mais un parti "démocratique" dirigé "pas sa base" où les représentants ne "DIRIGENT PAS" le parti, mais sont des "PORTE-PAROLE" qui représentent les décisions des Congrès et des Conseils nationaux.

      Or, non pas UN mais TROIS Congrès de QS ont rejeté toute alliance avec le Parti québécois jusqu'ici et jusqu'à nouvel ordre, les représentants de QS, doivent respecter les décisions prises "démocratiquement" par la base du parti.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Fortin - Abonné 16 octobre 2016 17 h 48

      « Quant au Parti vert qui lors des élections précédentes a obtenu moins de 1 % du vote [...] »

      Il y a une autre option, Monsieur Gélinas, soit que le candidat vert devienne celui des trois partis qui le supportent ensuite durant la campagne. Ainsi, personne n'aurait à marcher sur son orgueil ou sur ses intérêts partisans et tous feraient œuvre utile en organisant intelligemment l'opposition au PLQ.

      De plus, le Parti vert rejoint les revendications environnementales de QS et celles du PQ; il n'y a donc pas incompatibilité idéologique et un soldat de plus sur le dossier Énergie Est ne peut qu'être bienvenu.

    • Pierre Fortin - Abonné 16 octobre 2016 18 h 40

      Autre remarque,

      Quelle parti peut perdre à voir la population reconnaître, à défaut d'un gouvernement fonctionnel à son écoute, qu'une opposition organisée répond mieux à ses attentes?

      On a beau parler de convergence, il faut pourtant qu'elle se concrétise à un moment ou un autre cette convergence; et, avant d'engager les partis dans une générale, la bataille de Verdun — sans jeu de mots — est le terrain idéal pour une expérimentation in vivo.

    • Bernard Morin - Abonné 16 octobre 2016 19 h 23

      Parce que les nombreux fédéralistes de QS réfractaires à toute alliance avec des souverainistes n'auraient d'autre choix que de se rabattre sur le NPD Québec. Or les la direction de QS ne peut se permettre de perdre 25% à 30% de ses membres.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2016 11 h 12

      À -Bernard Morin,

      "Les nombreux fédéralistes de QS .." -Bernard Morin

      À noter ici, que ce sont "des électeurs" et non "des membres" et du programme de QS dont M. Morin parle.

      Et encore plus à noter, que ce sont les électeurs, les membres et le programme du PQ qui sont objectivement fédéralistes puisque sans référendum au programme depuis 22 ans, et qui le seront pour 28 ans jusqu'en 2022!! avec le PQ-Lisée.

      Et ça, c'est si jamais le PQ gagne, non seulement les élections de 2018, mais qu'il doit refaire ce tour de force en 2022..!

      - Comme dit l'adage populaire..

      " Avec des si.. On va à Paris... Et avec ça, on reste là!"

      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 octobre 2016 12 h 19

      @ M. Morin

      M. Morin, les membres d'un parti politique, ce sont ceux qui ont leur carte de membre du parti. Quant aux électeurs d'un parti politique, ce sont ceux qui votent pour ce parti. Cela étant dit, je ne pense pas qu'il y a des données disponibles sur le positionnement des membres de QS par rapport à la question nationale.

  • Christian Montmarquette - Abonné 16 octobre 2016 16 h 21

    Comment élire un progressiste dans Verdun

    Si le PQ est honnête dans sa volonté de faire élire un progressiste dans Verdun. Et que Lisée est vraiment sincère dans sa volonté d'établir une représentation proportionnelle à l'Assemblée nationale..

    Que le PQ se retire de Verdun et appelle à voter Québec Solidaire qui est en déficit de représentation de plus de 6 députés au Québec à cause d'un mode de scrutin inéquitable et infecte comme le nommait René Lévesque.

    Christian Montmarquette

    • Pierre Fortin - Abonné 17 octobre 2016 11 h 29

      Monsieur Montmarquette,

      Bien sûr qu'il y a un déficit de représentation avec notre mode de scrutin inéquitable, comme il y a surreprésentation du parti au pouvoir avec seulement 30% du suffrage. La distorsion s'applique dans les deux sens.

      On doit cependant reconnaître que dans le contexte actuel, le refus ou l'incapacité d'articuler une véritable convergence des oppositions fait en sorte que, consciemment ou non et malgré toutes les bonnes intentions, QS se retrouve, par son refus de collaborer, dans la situation d'allié circonstanciel du PLQ. Ça aussi peut s'appeler de la convergence.

      Si la politique est l'art du possible, alors il faut parfois savoir mettre de l'eau dans son vin. Quelles que soient les raisons qu'on invoque pour converger ou ne pas converger, cela ne changera pas la situation conjoncturelle dans laquelle baignent tous les partis.

      Le défi de la convergence consiste à organiser une opposition réelle des partis qui représentent après tout 70% des votes. Il est possible de trouver un terrain d'entente permettant une position commune tout en préservant les différences idéologiques de chacun.

      Quand on veut ...

    • Michel Barbeau - Abonné 17 octobre 2016 11 h 55

      Un candidat(e) progressiste sous bannière indépendante qui profite de l'organisation conjointe de deux partis me semblait une belle solution pour faire avancer les idées que l'on défend.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2016 15 h 31

      "QS se retrouve, par son refus de collaborer, dans la situation d'allié circonstanciel du PLQ." - Pierre Fortin

      Cessez donc de dramatiser.

      Verdun est une forteresse libérale, et selon "To Close, To Call", même avec cette foutue de convergence, l'alliance PQ-QS ne reçoit que 35% d'appuis, alors que PLQ se maintient à 46%.

      D'autre part, c'est le PQ qui a tué dans l'oeuf sa propre convergence en éjectant le scrutin proportionnel de son programme en 2011, alors que la proportionnelle est dans le programme de Québec Solidiare depuis sa fondation.

      Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 17 octobre 2016 16 h 51

      Oui,M.Fortin "Quand on veut ,on peut."Mais quand on veut pas,on peut pas. Ou encore quand on peut pas,on veut pas. Donc c'est un cul-de-sac. Et qui croyez-vous qui rie dans sa barbe....se disant :quel groupe mou !!!

  • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 17 octobre 2016 05 h 49

    Et pendant ce temps, QS qui se prétend démocratique, laisse impunément un parti démolisseur agir à la guise, ce PLQ qui a été élu avec moins de 40% des votes.

    • Jean-Sébastien Garceau - Inscrit 17 octobre 2016 22 h 34

      Démocratique à l'interne ou à l'externe ?
      Et pourquoi attaquer QS et pas la CAQ si on suit votre raisonnement?
      Ou le partie démolisseur tout simplement, soit le PLQ?
      Ou n'importe quoi d'autre comme, je ne sais pas moi ... l'intelligence des électeurs ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2016 23 h 09

      1) Le PLQ a été élu avec 50% des votes dans verdun en 2014.

      2) Le PQ est aussi démolisseur du Québec que le PLQ avec son dogme du déficit zéro; ses budgets d'austérité et l'appui au traité commercial de libre-échange de Lisée.

      - CQFD