Lisée se fait dire non par QS et ON

Après avoir pris trois jours pour « décompresser », Jean-François Lisée s’est affairé mardi à discuter avec les autres candidats à la direction du PQ.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Après avoir pris trois jours pour « décompresser », Jean-François Lisée s’est affairé mardi à discuter avec les autres candidats à la direction du PQ.

Le neuvième chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, essuie un premier revers. Québec solidaire et Option nationale lui ôtent tout espoir de voir un candidat « progressiste » commun au PQ, QS et ON tenter de ravir la circonscription de Verdun à la prochaine élection partielle.

La démission du ministre Jacques Daoust constitue « une grande opportunité pour la convergence », avait fait valoir M. Lisée durant la course à la direction du PQ. Il invitait les « progressistes » de toutes allégeances politiques à « [se] présenter en front uni contre les libéraux » en désignant un « candidat commun ». Le député de Rosemont redoutait de voir la candidate libérale profiter de la division du vote « progressiste » comme l’a fait l’ex-caquiste Dominique Anglade dans Saint-Henri–Sainte-Anne en novembre 2015.

Or, l’état-major de Québec solidaire exclut tout pacte électoral jusqu’à nouvel ordre de ses membres. L’élection de M. Lisée à la tête du PQ n’y changera rien. « Il n’est pas question de faire des alliances électorales », a affirmé la responsable des relations publiques, Élise Tanguay. « C’est sûr, sûr, sûr. » Les membres de QS seront appelés à trancher sur la possibilité de conclure des « alliances électorales » avec d’autres formations politiques lors du prochain congrès, en mai 2017, a-t-elle précisé.

Le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, balaie du revers de la main tout projet d’alliance électorale avec le PQ tant et aussi longtemps qu’il gardera en veilleuse le projet de pays du Québec. « S’il proposait de faire l’indépendance, ce serait autre chose. [Avec M. Lisée], le PQ met le couvercle sur la marmite. Il n’est pas une alternative [attrayante] à quoi que ce soit », a-t-il affirmé. Cela dit, l’élection de M. Lisée compliquera drôlement les travaux des Organisations unies pour l’indépendance du Québec (OUI Québec), qui ont élaboré une « feuille de route commune » vers l’indépendance, a-t-il poursuivi.

Pour le PQ, « il est impossible de faire une entente » avec ON, a indiqué sans ambages M. Lisée mardi soir, tout en soulignant à gros traits que le parti politique dirigé par M. Zanetti recueille 0,8 % des intentions de vote. En revanche, le nouveau chef péquiste entend redoubler d’efforts afin de trouver un terrain d’entente avec QS. « Vous êtes une vraie force politique. N’essayons pas de nous nuire. Essayons de nuire aux libéraux », a-t-il déclaré sur les ondes de TVA mardi soir.

En vue du scrutin de 2018, Jean-François Lisée semble miser sur la convergence progressiste, plutôt que la convergence indépendantiste, pour arracher le pouvoir aux libéraux.

Exécutif de Verdun divisé

Quatre membres de l’exécutif du PQ dans Verdun ont claqué la porte au lendemain de l’élection de M. Lisée vendredi soir, y compris la vice-présidente Geneviève Lajeunesse et le secrétaire Frédéric Dénommé. « Je ne peux pas entériner un plan axé sur la gouvernance provinciale », a affirmé le conseiller-jeune démissionnaire, Étienne Forest, courroucé par la promesse de M. Lisée de ne pas tenir un référendum sur l’indépendance dans un premier mandat. « Ça fait de quoi. Mais ce n’est pas ça qui va nous empêcher de fonctionner », a dit le président de l’exécutif, André Julien, dans un entretien téléphonique avec Le Devoir. D’ailleurs, M. Julien a « quelques propositions à faire » à M. Lisée en vue de la sélection du candidat qui défendra les couleurs du PQ dans Verdun. « Cette fois-ci, on a une chance de gagner », a-t-il conclu, se montrant optimiste.

« Décompresser » et « rééquilibrer »

Après avoir pris trois jours pour « décompresser », M. Lisée s’est affairé mardi à discuter avec les autres candidats à la direction du PQ — Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Paul St-Pierre Plamondon — ainsi que Véronique Hivon. Il a qualifié les entretiens de « très productifs ». « Nous redevenons des amis », a-t-il souligné dans un impromptu de presse.

Le nouveau chef a réitéré mardi sa volonté de « rééquilibrer » ses propositions en matière de laïcité, et ce, de concert avec son ancien rival Alexandre Cloutier. M. Lisée en avait surpris plus d’un en faisant la promotion d’une campagne d’affichage dans laquelle l’État exprimerait « sa préférence pour l’absence de tout signe affichant une conviction [religieuse ou politique par exemple] chez ses salariés ». « Comme candidat, j’avais fait des propositions — évidemment, j’y tiens. Mais maintenant, je suis chef du Parti québécois. Donc, il faut que je trouve un point d’équilibre entre mes propositions et celles d’Alexandre par exemple », a-t-il soutenu.

Le nouveau chef s’affaire aussi à former son équipe d’officiers, son cabinet fantôme, et à réfléchir à des ajustements au sein du personnel de l’aile parlementaire du PQ. « Il n’y aura pas de grand chambardement », a précisé l’attachée de presse de M. Lisée, Chantal Huot.

« Être candidat, il y a une grande liberté. Être chef, il y a une grande responsabilité », a soutenu M. Lisée.

Couillard nuit à sa propre crédibilité, dit le chef du PQ

Philippe Couillard devrait être plus tolérant envers ceux qui ne partagent pas ses idées, a rétorqué le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, après que le premier ministre l’eut accusé de prôner un « nationalisme d’assiégés et de peureux ». En tenant de tels propos, M. Couillard nuit à sa propre crédibilité, juge le chef nouvellement élu.

Ces paroles sont préoccupantes pour le débat démocratique, a déclaré M. Lisée lors d’une mêlée de presse à Montréal, mardi après-midi. « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec lui qu’on est membre de partis populistes européens », a-t-il poursuivi d’un ton calme.

Cela nuit à sa propre crédibilité, a ajouté M. Lisée, avant de qualifier le ton du premier ministre d’« arrogant ».

M. Lisée avance que ses positions qui ont mené aux commentaires de M. Couillard sont tout à fait raisonnables. Il suggère d’abord que les seuils d’immigration soient déterminés par le vérificateur général. Ce faisant, le processus serait dépolitisé, estime-t-il.

De plus, il est d’avis que tous les néo-Québécois doivent maîtriser le français, avant ou après leur arrivée au pays.

Finalement, il estime que le Québec doit avoir une discussion — à l’instar de plusieurs démocraties en Europe, a-t-il souligné — sur le port du voile intégral dans l’espace public.

M. Couillard avait soutenu, quelques heures à peine après l’élection du chef du PQ, que ces positions étaient proches de celles soutenues par des partis d’extrême droite en Europe et qu’un Québec sous la gouverne de M. Lisée serait replié sur lui-même. Le PQ serait alors un parti d’exclusion et de fermeture, selon lui.

Lisée rencontrera le premier ministre français vendredi

Québec — Le chef péquiste Jean-François Lisée tiendra sa première rencontre avec un leader international à titre de chef de l’opposition officielle, vendredi, alors qu’il s’entretiendra avec le premier ministre de France, Manuel Valls, en visite au Québec.

La rencontre aura lieu à Québec, en marge du premier caucus de la députation péquiste depuis l’élection du nouveau chef, vendredi dernier.

Le premier ministre Valls sera en visite officielle au Canada jeudi et vendredi, et il s’entretiendra d’abord avec le premier ministre Justin Trudeau, à Ottawa jeudi, avant de discuter avec le premier ministre Philippe Couillard, le lendemain à Québec.

Mardi, malgré l’invitation en ce sens de la part des journalistes, M. Couillard n’a pas voulu préciser sa pensée sur le type de nationalisme privilégié par M. Lisée.

Samedi, il avait soulevé la controverse en affirmant que M. Lisée préconisait un nationalisme d’assiégés et de peureux, replié sur lui-même et parent avec les partis populistes européens réputés d’extrême droite.

« Tout a été dit » sur le sujet, a-t-il brièvement commenté, mardi, sans s’arrêter, alors qu’il quittait les lieux d’une activité publique.

Questionné à savoir s’il pouvait nommer les partis populistes auxquels il associait M. Lisée, il a répondu : « Tout ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est l’économie et l’emploi. »
La Presse canadienne
110 commentaires
  • Pierre Schneider - Abonné 12 octobre 2016 06 h 10

    Solution anti-libérale rejetée

    Ce que proposait Jean-François Lisée, si j'ai bien saisi, c'était la tenue de primaires indépendantistes afin de désigner un candidat commun pour battre les libéraux. Le refus des solidaires et des onistes parle par lui-même. Ils rejetent le convergence efficace.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 12 octobre 2016 09 h 55

      Ce n'est effectivement pas parce qu'un gars raisonnable se présente au micro que les enragés vont désenrager.
      Pour les partis divisifs à tout crin, un homme qui veut unifier, ce n'est pas vraiment leur porte parole.
      Y a un prix à vouloir rester «dans la marge» et c'est d'être marginal.

      PL

    • Gilles Théberge - Abonné 12 octobre 2016 10 h 29

      QS va toujours refuser une alliance avec le PQ, quoi qu'il advienne.

      Ces gens-là aiment être dans l'opposition. Ça leur permet de déchirer leur chemise et leur robe sur la place publique à volonté.

      Et en passant, de trouver que le PQ a donc pas d'allure...

    • Gilles Théberge - Abonné 12 octobre 2016 10 h 29

      QS va toujours refuser une alliance avec le PQ, quoi qu'il advienne.

      Ces gens-là aiment être dans l'opposition. Ça leur permet de déchirer leur chemise et leur robe sur la place publique à volonté.

      Et en passant, de trouver que le PQ a donc pas d'allure...

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 11 h 54

      "Ce n'est effectivement pas parce qu'un gars raisonnable se présente au micro que les enragés vont désenrager." - PL

      Votre commentaire ne vole pas plus haut que les dernières enflures verbales de Philippe Couillard.

      Pitoyable.

      Un parti souverainiste de gauche ne peut pas diviser le vote d'un parti provincialiste de droite comme le PQ l'est devenu.

      - CM

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 12 octobre 2016 13 h 32

      «Un parti souverainiste de gauche ne peut pas diviser le vote d'un parti provincialiste de droite comme le PQ l'est devenu.»
      On joue au badminton là.

      Dites-moi... c'est chez-vous que M. Couillard est allé chercher la base de son commentaire ? Couillard et Monmarquette «de gauche»; toute une équipe.

      PL

    • Jean Santerre - Abonné 12 octobre 2016 15 h 53

      @Pierre Lefèvre
      Le badminton est un sport noble qui fait un maître à coup sûr.
      Comme tous les sports d'ailleurs.
      C'est donc une autre joute que se dispute QS et ON, une joute ou le résultat n'a aucune signification. Seul compte la beauté de l'acte, mais jugez par son propre auteur.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 12 octobre 2016 16 h 01

      «enflures verbales.»
      Je ne suis juste qu'un quidam qui tombe sur les nerfs d'un fondateur de parti. (et à mon grand amusement)

      PL

    • Pierre Beaulieu - Abonné 12 octobre 2016 17 h 09

      Vous avez mal compris M. Schneider.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 octobre 2016 07 h 21

      M. Sans terre, nommez-moi un autre jeu où on se passe le moineau et je le citerai.

      Bonne journée.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 octobre 2016 08 h 05

      "C'est donc une autre joute que se dispute QS et ON, une joute ou le résultat n'a aucune signification..." -Jean Santerre

      - Quel beau respect pour les 350,000 électeurs et le 17% du vote francophone qui ont voté et/ou appuyé Québec Solidaire!

      Et la joute de QS n'a aucune signification.. Pourquoi le PQ ne cesse de pendre après lui pour l'avoir dans ses rangs à chaque foutues d'élections?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 octobre 2016 09 h 21

      Ce commentaire suggère que la mesure de l'efficacité, en politique québécoise, elle tient essentiellement à la capacité des partis de renverser le gouvernement libéral. Si c'était le cas, il n'y aurait aucune raison, pour les adversaires des libéraux, de ne pas se ranger bien gentiment derrière la locomotive péquiste, quelles que soient les idées qu'ils devraient abandonner en chemin pour réaliser cette belle convergence.

      L'inconvénient, c'est que les péquistes, au nom de cette efficacité stratégique, n'éprouveraient, eux, aucun scrupule à continuer à camper sur les positions qui furent à l'origine de la création d'ON et de QS, accusant comme ils le font déjà rondement les autres partis de se coller à des agendas divisifs. Si c'était la posture que Lisée entendait adopter, il pourrait s'attendre à faire chou blanc. Mais ce n'est heureusement pas sûr, pas tout à fait.

      Mais plus fondamentalement - j'entends déjà rigoler aux dépends des prétendus tricoteux de panier -, l'efficacité politique de QS, elle ne tient pas au nombre de sièges à Québec ou à la capacité de former un gouvernement, qui ne sont que des conséquences éminemment désirables de la progression lente mais solide d'un nouveau projet de société. Je veux bien que les plus pressés ne partagent pas cette patience, mais le mépris avec lequel ils la traitent, constituant QS en allié objectif du PLQ (quand ils ne leur prêtent pas sans gêne l'intention de faire réélire le gouernement de la « soeur de Françoise », pique d'un sexisme primaire) n'a absolument rien pour disposer ceux qui ont quitté le PQ d'y retourner.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 octobre 2016 09 h 27

      J'abonde M. Desjardins.

      La politique ne se résume pas à une politique bassement électorale qui se résume à remplacer les néolibéraux du Parti libéral, par les néolibéraux du Parti québécois.

    • Jean Santerre - Abonné 13 octobre 2016 11 h 20

      @M. Montmarquette
      - Quel beau respect pour les 350,000 électeurs et le 17% du vote francophone qui ont voté et/ou appuyé Québec Solidaire!

      C’est votre interprétation personnelle d’un commentaire factuel.
      Tout dépend de ce que l’on entend par signification, mais j’ai tout autant de respect pour quiconque se prononce sur les enjeux politiques que quiconque ici ou ailleurs.
      L’idée de promouvoir les valeurs auxquels on croit est primordiale, mais ont peu de chance de s’établir dans une société sans un consensus généralisé.
      Dans une démocratie on parle de majorité des voies pour qu’un gouvernement les établisse par des lois et le pouvoir afin que ces valeurs s’exercent.
      17% du vote francophone avec un taux de participation de 71.43% des électeurs n’est pas banal, mais ne fera jamais un vainqueur et gagnerait probablement mieux en ralliant, sans perdre ses valeurs, une formation qui aurait une faible chance d’exercer le pouvoir.
      Du moins tant qu’il n’y aura pas de scrutin proportionnel.
      Ne serait-ce pas la une valeurs communes qui pourrait servir à unir QS, OS et PQ?
      Les guerres se gagnent une bataille à la fois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 octobre 2016 07 h 57

      "17% du vote francophone avec un taux de participation de 71.43% des électeurs n’est pas banal, mais ne fera jamais un vainqueur et gagnerait probablement mieux en ralliant, " -Jean Santerre

      Si l'objectif en politique est de gagner des élections et de rallier tout et son contraire.. Aussi biem voter libéral!

      La démocratie ne se résume pas à faire de la basse petite politique de calcul du vote, mais à faire a avancer des idées, des mentalités et des projets.

      De par nature, la véritable politique avance lentement.

      À condition de ne pas troquer ses idées et ses valeurs pour des votes.

      Christian Montmarquette

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 14 octobre 2016 08 h 23

      « L’idée de promouvoir les valeurs auxquels on croit est primordiale, mais ont peu de chance de s’établir dans une société sans un consensus généralisé. »

      Heureusement, les choses ne sont pas aussi tranchées que la joute électorale le laisse penser. Bien que notre régime parlementaire soit d'une rigidité telle qu'une formation politique majoritaire puisse en principe y exercer le pouvoir en monarque absolu, sans partage, dans les faits et ne serait-ce que dans leur propre intérêt électoraliste, les partis sont assez perméables aux idées de leurs adversaires. Pas tant besoin d'attendre la proportionnelle pour oser exister sans s'en excuser, allez.

      Mais, plus fondamentalement, l'idée de consensus généralisé me semble une vue de l'esprit, assez commode pour justifier que les différences s'y annulent au nom de l'intérêt général ou de ce que Camil Bouchard qualifiait lyriquement de « bien commun », comme si la garde lui en avait été confiée contre les forces de la division. Si le PQ a suffisamment d'estime pour les idées défendues par QS pour chercher un ralliement, rien ne l'empêche d'en courtiser les membres. Quoi qu'on en dise, ce parti n'est pas si idéologiquement rigide qu'il ait placé de dangereux cerbères aux portes du temple.

  • Jacques Leduc - Abonné 12 octobre 2016 07 h 00

    Lisée se fait dire non par QS et ON

    Il y a fort à parier que QS avait un non de préparé pour chacun des candidate et candidats à la chefferie PQ.

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2016 10 h 19

      Je crois comprendre que QS ne peut changer de position sans que ses membres ne se soient prononcés en congrès en avril 2017 sur la question. Il faudra attendre d'ici là.

      C'est lent, mais c'est démocratique.

      Quant au seul parti qui, aux dernières élections, proposait clairement et principalement un référendum sur l'indépendance au premier mandat et qui a obtenu 0,78% du vote, il aura le mérite de nous avoir fait connaître l'effet d'une telle proposition sur les résultats électoraux.

      Peut-être qu'une campagne qui dure jusqu'en 2022 est nécessaire pour sortir cette possibilité des catacombes. En ce sens, garantir une élection référendaire en 2022, considérant le point de départ, ne manque pas de courage.

      JFL est prêt à perdre les élections de 2022 par fidélité à la vocation du PQ, mais pas à abandonner le Québec pendant 4 ans au PLQ entre 2018 et 2022. Car ce que fait ou ne fait pas le gouvernement du Québec a un poids important sur notre sort.

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2016 15 h 48

      Comme me l'avait fait remarquer M. Boulanger, l'expression "élection référendaire" est inexacte.

      J'ai utilisé un mauvais raccourci langagier pour dire que JFL s'était engagé à ce que le PQ indique à la population aux élections de 2022 qu'il tiendrait un référendum s'il (le PQ) était élu.

      Une élection référendaire, c'est autre chose, c'est une élection qui remplace un référendum - comme si un parti disait: si j'obtiens plus de 50% à cette élection, je réaliserai l'indépendance. Il n'est pas question de ça ici.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 16 h 49

      "Je crois comprendre que QS ne peut changer de position sans que ses membres ne se soient prononcés en congrès en avril 2017" - Raymond Labelle

      Contrairement aux partis-de-chefs comme le PQ, le PLQ et la CAQ ou le leader peut, comme Marois l'avait fait, biffer l'article Un du programme du parti et une décision de Congrès sans autre forme de procès.

      Ce sont les membres de Québec Solidaire (les délégués.es) qui décident des grands enjeux et des différentes orientations du parti.

      Ils sont d'ailleurs actuellemement en plein processus de préparation du Conseil national de novembre portant entre autres sur les alliances politiques.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 16 h 54

      "Quant au seul parti qui, aux dernières élections, proposait clairement et principalement un référendum sur l'indépendance au premier mandat et qui a obtenu 0,78%" - Raymond Labelle

      Désolé de vous rappler à l'ordre M. Labelle. Mais non seulement Option nationale n'est pas un parti reconnu par le Directeur général des élections, mais Québec Solidaire garanti un processus référendaire dans les six mois d'une prise du pouvoir.

      Ce qui fait donc de Québec Solidaire "LE SEUL" parti officiellemennt reconnu porteur de l'indépendance au Québec.

      Et ce, qu'on apprécie son processus ou pas.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2016 19 h 57

      M. Montmarquette, rien ne garantit que le référendum issu de la constituante proposée par QS proposera l'indépendance. Ce qui est cohérent avec l'esprit de cette constituante: on ne peut d'avance lui imposer le cadre indépendantiste. Si QS garantit un référendum, il ne garantit pas que celui-ci porterait sur l'indépendance.

      Ainsi, ON était et est bel et bien le seul parti qui garantissait et garantit un référendum portant sur l'indépendance.

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2016 20 h 19

      M. Montmarquette, si ON n'est, à ce moment-ci, pas reconnu, ça ne pourrait être que pour des raisons administratives à court terme.

      On peut peut-être s'entendre pour dire que, au-delà de possibles considérations légalistes et administratives, ce parti existe. Toute la semaine on a entendu des déclarations de son chef, voire des allégations comme quoi un certain nombre de membres du PQ y auraient adhéré. Aucun article n'a mentionné que ce parti n'existait pas.

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2016 21 h 50

      À CM: ON existe, je l'ai rencontré :0).

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 octobre 2016 08 h 15

      "ON existe, je l'ai rencontré.." - Raymond Labelle

      Nous seront rapidement fixés M. Labelle.

      Si le PQ-Lisée qui a largué la raison d'être du PQ depuis 22 ans pour un autre six ans n'engendre pas un hémoragie de membres du PQ vers ON d'ici un mois au plus tard, sinon plus rapidement encore. C'est qu'ON demeureura le groupuscule qu'ils sont et que les péquistes acceptent sans rechigner de rester le parti provincialiste qu'ils ont presque toujours été et qu'ils ne sont pas vraiment des indépendantistes mais "des péquistes avant tout, assoiffés de pouvoir comme leurs leaders tout à fait disposés à passer le parti avant le pays.

    • Raymond Labelle - Abonné 13 octobre 2016 12 h 35

      "Si le PQ-Lisée qui a largué la raison d'être du PQ depuis 22 ans pour un autre six" CM

      M. Montmarquette, il faut tenir compte de ce que JFL est le seul de deux chefs du PQ à s'engager fermement à tenir un référendum depuis celui de 1995. L'autre étant André Boisclair (référendum au 1er mandat) et on sait ce qui est arrivé à l'élection où il était le chef du PQ.

      Tous les autres étaient dans un peut-être théorique qui était un non pratique sur la tenue d'un référendum.

      Et JFL a raison sur ce point: la vague possibilité d'un référendum suffit dans les conditions actuelles à faire perdre les élections au PQ - c'est le poing de PKP qui lui a coûté les élections de 2014 (ce qui suit le tiret n'est pas de JFL, bien sûr).

      Et JFL propose que le parti (et non le gouvernement), commence immédiatement la campagne pour le référendum du 2ème mandat.

      Dire que JFL "abandonne la raison d'être du PQ" n'est pas exact.

      Oui, je sais, vous avez précisé "pendant 6 ans" - mais sans le contexte, "abandonne la raison d'être" donne une image distorsionnée de la proposition JFL. Il faut voir le tout dans son ensemble.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 octobre 2016 08 h 23

      "Dire que JFL "abandonne la raison d'être du PQ" n'est pas exact." -Raymond Labelle

      C'est de bien connaitre la girouette politique qu'est Jean-Françoise Lisée qui prend comme modèle Pauline Marois dont le seul véritable objectif était de passer à l'histoire et non de faire avancer l'indépendance.

      Le jeu de tout bon péquiste est de laisser suffisament de place à l'idée de l'indépendance pour garder les crédules au parti tout en ne la faisant jamais.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 octobre 2016 11 h 08

      Correction de mon dernier commentaire :

      C'est de bien "MAL"connaitre.. etc.

  • Eric Lessard - Abonné 12 octobre 2016 07 h 24

    Je pense que le PQ n'a pas besoin de QS et de ON

    Je pense que la prochaine élection pourrait être remportée par le PQ tout simplement parce que quand les Québécois votent rouge (libéral) à Ottawa, ils votent bleu (PQ, nationaliste, conservateur) à Québec.

    Justin Trudeau a t-il essayé de s'associer avec le NPD pour aller cherché le vote progressiste? Pas du tout. Les gens étaient fatigués des bleus, ils ont voté rouge.

    Le potentiel du PQ tourne beaucoup plus autour de l'identité québécoise, de la culture commune, de la défense de la langue que de programmes de gauche qu'il n'a tout simplement pas les moyens de réaliser et qui n'emballent pas la population de toute façons.

    Les Québécois se disent écologiques, mais nous avons encore plus de voitures au pétrole que le reste du Canada (toute proportion gardée).

    C'est toujours le conservatisme qui a été la principale opposition aux libéraux au Québec et au Canada. D'ailleurs, les conservateurs ont balayés la région de Québec jusqu'à Mégantic et Victoriaville, ce qui représente une grosse population.

    C'est le sentiment nationaliste qui est la principale force du PQ.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 12 h 00

      "Les gens étaient fatigués des bleus, ils ont voté rouge." - Eric Lessard

      Et pourtant, les gens en avait marre des libéraux depuis 9 ans et sont quand même retournés au libéraux après seulement 18 mois de PQ.

      Votre savante théorie ne vaut le papier sur laquelle elle est écrite.

      Tant qu'à avoir un PQ qui singe sans cesse le PLQ..

      Ils ont préféré l'original à la copie.

      - CM

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 octobre 2016 09 h 37

      La défaite péquiste de 2014 (le PLQ n'a été élu que par défaut) n'invalide pas l'analyse de monsieur Lessard, qui est essentiellement descriptive. L'élection de Trudeau à Ottawa montre une nouvelle fois qu'à l'échelle des grands nombres, les citoyens ne votent pas du tout en fonction des idées (Trudeau n'avait que des clichés et de beaux cheveux), mais en se donnant le sentiment qu'ils ont le pouvoir de « changer » ce dont ils n'ont qu'une compréhension passablement diffuse. Trudeau a été élu au lieu de Mulcair parce que cela semblait plus « winner ». J'admire le courage avec lequel les militants de QS travaillent à susciter l'adhésion à leur programme en développant en même temps la culture politique de la population. Mais ils doivent prendre garde de ne pas fantasmer leurs appuis réels.

  • Lise Bélanger - Abonnée 12 octobre 2016 07 h 39

    QS est un parti avec de militants indépendantistes et fédéralistes mais dont la cheffe est clairement fédéraliste et le chef fédéraliste en girouette.

    Cependant, cette belle main tendue de la part de M. Lisée, et ce pour le bien de tous les québécois, ne laissera peut-être pas indifférends les électeurs de QS. Ils ne sont pas obligés de suivre leur chefs fédéralistes qui, d'une certaine façon, viennent de prouver qu'ils ne travaillent pas pour le bien du peuple mais pour le bien de leur parti tout simplement. Et ce en favorisant le maintien des libéraux aux pouvoirs par simple opportunisme politique.

    Ces chefs de QS n'ont vraiment rien de la grandeur d'un M. paizeau qui, pour le bien du peuple avait laissé la place prépondérante à M. Bouchard.

    Malgré que je sois indépendantiste, souverainiste, je ne peux comprendre le geste d'OP de continuer à diviser le vote quand une ouverture au bien du peuple québécois et à l'indépendance se pointe. Opportunisme politique?

    Encore une fois, les militants d'OP pourront voter selon leur conscience et non sur leur propre candidat si cela s'avère néfaste pour les québécois. Dans l'isoloir, c,est la discrétion absolue.

    Seuls les libéraux votent selon ce que leur chef leur dicte, ce parti totalitaire haineux, dont leur chef dit détester 70% des québécois francophones, car indépendantistes. M. Couillard un fanatique dangereux à écarter à tous prix.

    J'espère que tous les indépendantistes, de quelque parti qu'il soit, voteront pour le candidat péquiste, seul candidat ayant une chance d'être élu contre les libéraux mais à une conditon: seule l'union nous sortira de la dictature libérale.

    Je n'ai pas voté pour M. Lisée comme chef du PQ, mais je suis heureuse qu'il soit chef du PQ. Il est rassembleur, intelligent, dévoué pour la cause québécoise, le plus socialiste de tous les chefs des partis politiques québécois et veut sortir le Québec de son impasse économique, sociale et culturelle.

    Qui va refusé de l'appuyer?

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 octobre 2016 08 h 54

      " la cheffe est clairement fédéraliste et le chef fédéraliste en girouette."?

      Mme Bélanger, sur quoi vous vous appuyez pour affirmer cela?

    • Yann Ménard - Inscrit 12 octobre 2016 10 h 44

      «Mme Bélanger, sur quoi vous vous appuyez pour affirmer cela?»

      Sur leurs tergiversations dès qu'ils ont la possibilité de faire quelque geste concret dans ce sens?...

    • Daniel Bérubé - Inscrit 12 octobre 2016 11 h 56

      Je crois que Mr. Jacques Parizeau mérite que son nom soit correctement écrit, et avec une majuscule au début... svp...

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 12 h 03

      "" la cheffe est clairement fédéraliste et le chef fédéraliste en girouette."?"-Lise Bélanger

      - N'importe quoi pour salir QS.

      Alors que c'est le PQ qui n'a plus de référendum au programme depuis 22 ans et que QS garanti un référendum dans un premier mandat depuis sa fondation.

      - CM

    • Pierre R. Gascon - Inscrit 12 octobre 2016 12 h 33

      Lisée parle avec aisance et persuasion; son discours d'accepation était cohérent.

      Il est, en soi, une véritable force du changement.

      Accompagné par vous, par moi et beaucoup d'autres il entamera bientôt le ménage politique essentiel pour nous donner l'élan afin de remettre notre peuple en marche, à la manière vécue après le 22 juin 1960 et répétée en novembre 1976.

    • Lise Bélanger - Abonnée 12 octobre 2016 13 h 02

      @M Bérubé,

      Bien d'accord avec votre commentaire, il s'agit d'une erreur de frappe de toute évidence et croyez-moi M. Parizeau a tout mon respect.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 octobre 2016 13 h 27

      @ M. Ménard

      M. Ménard, de quel tergiversations parlez-vous? Par ailleurs, je vous signale que la souveraineté du Québec était l'un des principaux thèmes sur lesquels QS a tenté de se faire élire en 2014.

    • Lise Bélanger - Abonnée 12 octobre 2016 17 h 43

      @ M. Yann Ménard,

      Merci, vous avez répondu exactement selon ma pensée.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 octobre 2016 09 h 49

      "Il (Lisée) est, en soi, une véritable force du changement. -Pierre R. Gascon

      Il parle.. Il parle.. Il parle..

      Mais Couillard parle très bien aussi..

      Et on sait combien il existe une immense difféence entre parler et passer à l'action dans ces vieux partis.

      Il y a 40 que le PQ a l'indépendance comme Article Un de son programme.. Ce qui ne l'a pas empêché de le mettre en veilleuse pendant plus de 30 ans.

  • Jean Lapointe - Abonné 12 octobre 2016 07 h 54

    Couillard devrait être plus que tolérant.

    «Philippe Couillard devrait être plus tolérant envers ceux qui ne partagent pas ses idées, a rétorqué le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, après que le premier ministre l’eut accusé de prôner un « nationalisme d’assiégés et de peureux »

    Philippe Couillard devrait être plus que tolérant à mon avis. Il devrait respecter les idées des autres et il devrait considérer comme légitime l'idée de faire du Québec un pays indépendant.

    Ne pas considérer l'indépendance comme légitime pour on ne sait trop quelle raison et mépriser ceux et celles qui la veulent comme il l' a fait tout en essayant de leur faire peur est une attitude inacceptable de la part de quelqu' un qui occupe le poste de premier ministre.

    Jusqu'à maintenant le Québec n'a jamais été une dictature, il ne faudrait quand même qu'il le devienne.