Québec solidaire et Option nationale émettent des réserves sur Lisée

La députée et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La députée et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David
Le nouveau chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a manifesté l'intention de réunir toutes les forces souverainistes du Québec, mais déjà, Québec solidaire et Option nationale ne semblent pas disposés à répondre positivement à cette demande.

« Les rapprochements me paraissent difficiles sauf dans des dossiers ponctuels […] Pour ce qui est de la prochaine élection générale, moi, j'ai bien l'impression que Québec solidaire va présenter 125 candidats et candidates dans l'ensemble des circonscriptions du Québec », a soutenu Françoise David, députée et porte-parole de Québec solidaire en entrevue téléphonique.

Mme David affirme que l'élection de M. Lisée « ne change rien aux différences profondes qui continuent de distinguer Québec solidaire et le Parti québécois ».

Françoise David soutient que les orientations des deux partis divergent de façon importante sur différents enjeux, que ce soit les questions des hydrocarbures et d'Anticosti ou celle du libre-échange.

De plus, selon elle, M. Lisée s'éloigne de la raison d'être du Parti québécois en reportant un référendum après 2022. Elle souligne que Québec solidaire juge qu'il est possible de faire deux choses à la fois, soit « se débarrasser des libéraux de Philippe Couillard tout en permettant aux Québécois de faire la souveraineté via un processus constituant ».

De son côté, le chef d'Option nationale Sol Zanetti estime que les membres du Parti québécois ont ainsi pris la décision « de se sortir des démarches de convergences qui sont entamées depuis plus d'un an ». « J'espère qu'il va revenir en arrière, j'espère qu'il va réaliser que ça n'a aucun bon sens! », s'est-il exclamé.

Le Bloc se réjouit
Du côté de la scène fédérale, le chef intérimaire du Bloc québécois Rhéal Fortin s'est dit « bien heureux » et « très à l'aise » avec le choix du nouveau chef du PQ, même si ce dernier a décidé de reporter la tenue d'un référendum.

« Moi ce que je retiens, ce n'est pas qu'il n'y aura pas de référendum dans le premier mandat. Ce que je retiens, c'est qu'il y en aura un dans le deuxième [...] Il faut prendre le temps d'y arriver, il faut le préparer correctement si on ne veut pas vivre un autre échec », a-t-il souligné.

L'ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui avait émis certaines réserves sur Jean-François Lisée, a indiqué que le nouveau chef avait fait un « excellent discours » rassembleur. « Il faudra que ce soit dans cette veine-là, que ça se poursuive », a-t-il dit, ajoutant qu'il « maintenait » sa critique de M. Lisée, qui avait tracé un lien entre son rival, Alexandre Cloutier, et le prédicateur controversé Adil Charkaoui.

« C'est irresponsable sur cette question-là. Je n'ai pas dit que l'ensemble de ses années en politique étaient marquées par l'irresponsabilité », a-t-il expliqué.

M. Duceppe ne s'est pas inquiété des conséquences de la course sur l'unité du parti. Tous les partis politiques portent des marques des courses à la direction, selon lui. « C'était bien pire entre [Paul] Martin et [Jean] Chrétien dans les années 1990 [...] La chicane s'est poursuivie pendant des années, pourtant ils ont pris le pouvoir », a-t-il indiqué.
37 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 8 octobre 2016 11 h 29

    Ah bon...!

    Françoise a trouvé une autre bonne raison de ne pas appuyer le PQ!

    Dites-moi, comment pense-t-elle réussir à faire l'indépendance...

    Ce qui guette Françoise, c'est que ses membres les plus souverainistes, vont se "tanner" de voter dans le vide, et migrer un à un vers le PQ.

    Quant aux autres, le NDP provincial les attends. Incluant un bon nombre d'anglos Québécois, qui refusent obstinément à voter PQ...

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 octobre 2016 15 h 42

      À Gilles Théberge corrigé.

      " Ce qui guette Françoise, c'est que ses membres les plus souverainistes, vont se "tanner" de voter dans le vide, et migrer un à un vers le PQ." -Gilles Théberge

      1) QS n'est pas comme le PQ un parti de chef, mais de porte-parole. Ce n'est pas la décision de "Françoise, mais une décision de non pas UN mais de TROIS congrès de QS de refuser une alliance avec un PQ qui manque constamment à sa parole.

      2) Si c'est l'indépendance qui vous cause problème, vous devriez vous réjouir que QS propose formellement un référendum dans un premier mandat soutenu de 50 millions d'argent public, alors que c'est le PQ qui n'a plus de référendum au programme depuis plus de 22 ans et qui récive encore jusqu'en 2022.

      QS ne peut pas faire une convergence souverainiste avec un PQ qui ne l'est même pas!

      Christian Montmarquette

      .

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 9 octobre 2016 11 h 12

      Françoise David parle de l'identitaire comme si c'était une maladie.

      Il me semble sain et fondamental pour un individu, une société, un peuple d'avoir une identité et de l'afficher fièrement et humblement auprès des autres peuples de la planète.

      Une fois de plus, je citerai Mathieu Bock-Côté. Mais auparavant, je proposerai un beau texte de Bernard Émond :

      «Il convient de se rappeler que les peuples ne meurent pas deux fois. La première est la bonne. Un peuple peut survivre à des siècles de défaites et de répressions. Mais il ne peut survivre à sa propre indifférence.»

      Mathieu Bock-Côté dans Le multiculturalisme comme religion politique : « Il faut réapprendre à penser la singularité de chaque culture, sa profondeur historique et peut-être mieux, ce que chacune a d’irréductible. La mémoire politico-historique est la transcendance à la portée des modernes : elle est la condition même de la pérennité d’une communauté politique, qui découvre un jour qu’elle est gardienne de quelque chose de très précieux :
      Un rapport au monde. Elle rappelle l’importance du donné, de la dette, de la gratitude. »

      Il faut cesser de s'excuser d'exister.

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 octobre 2016 14 h 16

      @ M. Marcoux

      M. Marcoux, pourquoi nous parlez-vous d'identité? Ce n'est pas le sujet de l'article et MM. Montmarquette et Théberge n'aborde pas non plus cette question-là dans leur commentaire respectif.

    • Gilles Théberge - Abonné 9 octobre 2016 14 h 56

      Allez-vous migrer vers le NDP monsieur Montmarquette. C'est à peu près la seule option qui vous reste puisque le PQ n'est pas pour vous une solution acceptable...

      Parce que c'est le prochain défi qui s'en vient. Et le NDP n'est pas en faveur de la Souveraineté, on s'entend...

      Oui monsieur Marcoux, la citation de Bernard Émond, c'est de Falardeau avant son décès. Hélas!

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 9 octobre 2016 20 h 48

      M. Boulanger,

      Je parle d'identité parce que Madame David a dit que l'élection de M. Lisée, avec son nationalisme identitaire, n'était pas de nature à favoriser un rapprochement PQ- QS.


      M. Théberge,

      M. Émond a écrit un texte, il y a quelques années, et j'en cite un extrait. Il se peut qu'il ait écrit ce texte suite au décès de M. Falardeau et en hommage au combat de celui-ci pour l'indépendance du Québec. Je ne me rappelle plus du contexte précis.

    • Colette Pagé - Inscrite 10 octobre 2016 09 h 11

      Tant et aussi longtemps que Françoise David et Amir Khadir seront les têtes d'affiche de QS, il est raisonnable de penser qu'il n'y aura pas ni Regroupement ni Alliance des forces souverainistes.

      Car, à chaque fois que le PQ comme l'a fait le nouveau chef lors du discours d'investure fait des propositions concrètes visant un rassemblent QS les rejette du revers de la main, augmente les enchères et y va des reproches envers le PQ.

      Un partif frère devenu l'ennemi à abattre. C'est à croire que QS préfère le Parti libéral.

      Voter stratégique ne fait pas partie du discours de QS qui prèfère perdre seul que gagner avec le PQ. À 7 % dans les sondages et ce, après plusieurs élections, se pourrait-il que QS soit le parti d'une génération ?

      Pendant ce temps les libéraux se bidonnent de la division des partis souverainistes.

    • Patrick Boulanger - Abonné 10 octobre 2016 09 h 55

      @ M. Gélinas

      « À 7 % dans les sondages et ce, après plusieurs élections, se pourrait-il que QS soit le parti d'une génération ?»?

      M. Gélinas, de quels sondages, exactement, parlez-vous ici? J'ai l'impression que vous êtes mal informé.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 octobre 2016 10 h 11

      À Claude Gélinas su Devoir:

      "Tant et aussi longtemps que Françoise David et Amir Khadir seront les têtes d'affiche de QS, il est raisonnable de penser qu'il n'y aura pas ni Regroupement ni Alliance" - Claude Gélinas

      Vous semez l'ignorance pour tenter de nuire à QS.

      Ce n'est ni Françoise, ni Amir qui décide de la question de la coalition électorale ou de la convergeant. C'est un refus par voix démocratiques fait à trois reprises par "le Congrès" de QS, alors que F. David penchait plutôt pour l'alliance dans les médias.

      Et si le PQ n'avait pas délibérément éliminé le scrutin proportionnel de son programme en 2011, et ce, juste avant les élections de 2012 dans l'objectif mal dissimulé d'essayer de nuire aux multiples autres partis souverainistes et tenter de s'accaparer tout le vote, elle se ferait d'elle-même, l'addition des votes et des députés.es souverainistes.

      Les péquistes sont complètement inconséquents et se lamentent donc d'une situation qu'il ont eux-mêmes délibérément créée.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 octobre 2016 11 h 12

      "Allez-vous migrer vers le NDP monsieur Montmarquette" - Gilles Théberge

      Drôle de question.

      Primo : Pourquoi je changerais de parti ,alors que j'en ai déjà un qui me représente très bien, et qui plus est, auquel j'ai participé à la fondation. (C'est moi qui a créé le nom de parti " Québec Solidaire".

      Secundo : Les péquistes, et même QS, devraient se réjouir de l'implantation d'un NPD-Québec, puisqu'il contribuera à diviser le vote libéral"

      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 10 octobre 2016 17 h 54

      @ M. Montmarquette

      M. Montmarquette, si je vous comprends bien, c'est vous qui a proposé «Québec solidaire» comme nom pour le parti. Ai-je bien compris?

  • Christian Montmarquette - Abonné 8 octobre 2016 12 h 12

    Comment faire une convergence souverainiste sans référendum au programme?

    Québec Solidaire et Option nationale ont bien raison d'émettre leurs réserves sur la question de la convergence souverainiste proposée par Lisée.

    En effet, outre le fossé de valeurs qui séparent Québec Solidaire du PQ. Comment serait-il possible de créer une convergence souverainiste, alors que le PQ n'a plus de référendum au programme depuis plus de 22 ans et qu'il récidive encore pour des années avec Jean-François Lisée?

    Si Lisée apprécie la cohérence, il devrait savoir qu'on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Il ne serait donc alors question que d'une "convergence anti-libérale"?

    Oui, mais voilà, quoiqu'il s'en défende, le PQ, c'est "AUSSI" des libéraux, et qui plus est, des néolibéraux, avec la ferveur de Lisée pour le libre-échange économique.

    Un seul petit espoir subsiste, et c'est le nouvel appui de Lisée au scrutin proportionnel, qui aurait au moins la vertu d'additionner les votes et les députés.es souverainistes plutôt que de les soustraire les uns des autres comme c'est le cas actuellement.

    Mais quand on a visionné la vidéo sur sa page Facebook.. On voit bien que la proportionnelle n'est pas pour demain matin, et qu'il y a encore bien loin de la coupe aux lèvres avant d'y arriver, si jamais le PQ y arrive. D'autant plus que le PQ a eu la proportionnelle au programme durant des décennies et ne l'a jamais adoptée.

    Christian Montmarquette

    • Frank Jette - Abonné 9 octobre 2016 11 h 00

      Je pense que Lisée a été habile dans son discours de faire un parallèle entre l'unanimité qui a émergé avant la dernière élection fédéral pour sortir Harper, et qu'il faudrait créer un tel mouvement pour 2018 pour sortir Couillard.
      QS et ON devront y penser. Et si Lisée proposait l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel, ce qui est une condition pour toute convergence éventuelle des partis souverainistes (pour 2022?).

      Alors que le PLQ n'est plus libéral (Lesage, Bourrassa), mais conservateur(Harper), il serait réaliste de penser qu'il est une priorité pour QS et ON de favoriser de sortir un tel gouvernement néolibéral aux effets néfastes pour tous les québécois. À Lisée de prouver que le PQ veut revenir à un programme social-démocrate afin de devenir le parti, dans le système actuel, qui peut renverser les libéraux de Couillard et offrir un bon gouvernement centre-gauche/centre.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 octobre 2016 11 h 25

      À Frank Jette,

      "Et si Lisée proposait l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel"-Frank Jette

      Avec le PQ-Lisée qui l'a ouvertement déclaré dans son discours final, il y aura désormais trois partis sur quatre qui revendiquent le scrutin proportionnel à l'Assemblée nationale.

      Il me semble qu'une alliance démocratique PQ-QS-CAQ soutenue par le Mouvement démocratie nouvelle (MDN) et la société civile pourrait faire imméditament pression sur le PLQ pour que ça change pour 2018 et non pas la semaine des quatre jeudi en 2022; et d'autant plus que certains libéraux sont aussi en faveur.

      Sachons aussi qu'avec la proportionnelle évincée du programme du PQ en 2011, cette tant espérée coalition pourrait pratiquement se faire d'elle-même dans un gouvernement de coalition PQ-QS.

      Un des problèmes majeurs, c'est la crédibilité du Parti québécois, qui avait la proportionnelle au programme durant 30 ans et qui ne l'a jamais adoptée. Car au PQ, même avoir l'indépendance comme Article Un de son programme ne veut strictement rien dire..- Que penser alors, d'un changement de mode de scrutin??

      Christian Montmarquette

  • Benoit Toupin - Abonné 8 octobre 2016 13 h 59

    La convergence par osmose

    A défaut de la convergence structurée et acceptée par les partis souverainistes, il pourrait y avoir une convergence par osmose, où les sympathisants traversent chez le voisin le plus prêt à offrir une alternative au PLQ.

    En 2014, les votes orphelins et les votes par dépit furent nombreux; la caractéristique de ce vote est sa grande volatilité. Plus besoin de courtiser les QS, les Caquistes, les ONs et les péquistes, il suffit d'ajouter à sa base le plus grand nombre des votes orphelins et des votes par dépit pour créer cette osmose salutaire. Bien peu d'anlystes politiques voient les choses de cette façon, mais je crois qu'ils le devraient.

    En 2018, les partis qui auront reculés en terme de soutien seront en mode survie; tous sauf peut-être le PLQ. Pour certains partis, refuser la convergence par la grande porte sera peut-être fatal. A vouloir gagner sur toute la ligne, QS et ON, entre autres risquent beaucoup; ils auraient peut-être intérêt à faire parti de la solution.

    • Benoît Landry - Inscrit 8 octobre 2016 16 h 16

      Vous êtes drôle. Qs a depuis le début récolté les votes des partis que ne leur offrait plus rien tandis que le PQ s'enfonce en n'ayant même été capable de conserver ses appuis depuis 20 ans malgré le renouvelelemnt de générations et une liste électorale qui s'est additionné de 800 000 électeurs supplémentaires.


      Quand à la volatilité dont vous parlez, je parlerais plutôt d'une tendance lourde à l'augmentation en nombre du groupe des abstentionnistes, il a doublé en 20 ans.

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 8 octobre 2016 23 h 54

    La bourgeoise d'Outremont ma chère

    "Non, il n'y a que nous de purs". C'est bien ce qu'entend psalmodier l'une des deux soeurs David, celle qui, bonne bourgeoise pleine de remords, a pris fait et cause pour ces gens du commun qu'elle entend sauver.

    La solidarité pour cette dame patronesse n'est qu'à sens unique et que pour ceux et celles qui pensent comme elle.

    C'est bien pourquoi, son parti est condamné à végéter dans les limbes de l'Histoire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 octobre 2016 04 h 22

      À Pierre-Alain Cotnoir,

      "Non, il n'y a que nous de purs". C'est bien ce qu'entend psalmodier l'une des deux soeurs David.." - Pierre-Alain Cotnoir

      - Ça ne vous dirais pas de changer votre cassette d'insultes pour essayer d'avoir une discussion rationnelle de temps à autres?

      Ce n'est pas une question de "pureté". C'est une question de cohérence et de positions politiques. Et vous prenez bien soin de ne mentionner que QS alors qu'ON est exactement sur la même position.

      On ne peut pas faire de convergence souverainiste avec un PQ qui n'a pas de référendum au programme depuis 22 ans et qui continuera de ne pas en avoir jusqu'en 2022!

      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 octobre 2016 08 h 29

      J'ignore si QS va végéter dans les limbes de l'Histoire, M. Cotnoir. Toutefois, si j'étais vous, je m'inquiterais davantage de la performance de votre parti politique; un parti qui a remporté son pire résultat en plus de quatre décennies aux dernières élections générales avec un pourcentage de 25,4 % des voix (lors de ces élections, QS, pour sa part, recevait un peu plus d'appuis de la part des électeurs). Par ailleurs, je me pose la question suivante M. Cotnoir: si pour vous Mme David est une bourgeoise, comment qualifiez-vous le chef du PQ qui a précédé M. Lisée?

    • Colette Pagé - Inscrite 10 octobre 2016 09 h 21

      Monsieur Montmarquette mes respects.

      À 1 % dans les sondages, il faut reconnaître qu'Option nationale ne représente pas une force politique significative. Partant delà, le départ de membres déçus du PQ vers cette formation n'aura comme conséquence que de diviser entre plus les partis souverainistes.

      Le PLQ n'aura pas pu rêver d'un meilleur résultat.

      Quant au référendum que vous reprechez au PQ de ne pas tenir dans un premier mandat, sans conditions gagnantes comme le projet d'Énergie Est qui sera imposé par le Fédéral peut-on prendre le risque de le perdre.

      Un troisième réféndum perdu Niet ! À ce propos que pensez-vous Monsieur Montmarquette de la propositon d'Alexandre Cloutier de recueillir 1 M de signatures ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 octobre 2016 09 h 56

      Corrigé.

      À Jean-Guy Mailhot,

      "Qu'est ou que sera QS sans Françoise et Amir ? Pratiquement rien surtout dans les régions en dehors de Montréal (...) Jean-François Lisée ne devrait pas perdre son temps à courtiser ces petits partis marginaux" -Jean-Guy Mailhot

      1) Le vote véritable de QS serait à 10% avec 10 députés avec un mode de scrutin équitable. Et QS obtient 17% d'appuis chez les francophones; ce qui est LOIN d'être "marginal comme vous tentez de le faire croire. Alors que le PQ lui-même n'a reçu que 25% des voix en 2014. Pas de quoi pavaner!

      2) Question de l'implantation de QS dans les régions :

      Où le vote de Québec solidaire s’est-il le plus amélioré en 2014?

      Le nombre de personnes qui ont voté pour Québec Solidaire a augmenté de 23% entre les élections de 2012 et 2014. Et il est remarquable de constater que seulement quatre de ces circonscriptions sont dans l’Île de Montréal, alors que les 11 gains les plus élevés entre 2008 et 2012 s’y trouvaient. Les autres gains les plus élevés parmi ces 10 circonscriptions ne présentent aucune concentration notable, se situant aussi bien à Québec en Estrie dans le Bas-Saint-Laurent que dans la couronne de Montréal.

      Quand on analyse les résultats, on voit que la hausse des appuis à QS s’est davantage concentrée hors de Montréal, mais là, encore plus clairement.

      En pourcentage, la hausse fut de 37% à Québec, de 48% dans les villes du reste du Québec, mais de seulement 3% dans l’Île de Montréal !!!

      Pour reprendre une expression même de Jean-François Lisée..

      "Quand on fait de la politique.. Commençons donc par être "factuels".

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 octobre 2016 16 h 46

      À Pierre-Alain Cotnoir,

      "La bourgeoise d'Outremont.." - Pierre-Alain Cotnoir

      Si Françoise David est une bourgeoise..

      - Que diriez-vous de nous donner votre point de vue sur la châtelaine millionaire Pauline Marois? Le riche vignoble aristocrate qu'était Jacques Parizeau? Ou le milliardaire Pierre Karl Péladeau?

      Doit-on aussi ajouter l'avocat des pétrolières Lucien Bouchard dont le tarif horaire est de 700$ de l'heure?

      Christian Montmarquette

  • Gérard Raymond - Abonné 9 octobre 2016 06 h 48

    ...et que ça lui plaise ou non de se le faire dire, Françoise David est en réalité solidaire du PLQ et du West Island, en empêchant quelque autre parti politique de mettre le PLQ hors d'état de nuire.

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 octobre 2016 13 h 14

      M. Raymond, pour diviser le vote, il faut au moins être deux. Quant aux péquistes, s'ils ne veulent abolument ne pas diviser le vote indépendantiste, ils n'ont qu'à voter pour le parti de Mme David.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 octobre 2016 16 h 38

      À Gérard Raymond,

      "Françoise David est en réalité solidaire du PLQ" - Gérard Raymond

      Si le principe fondamental est de ne pas diviser le vote M. Raymond.. Pourquoi les péquistes ne critiquent-ils pas la CAQ davantage? Ils ont obtenu 23% du votes contre 25% pour le PQ, c'est bien pire! Ou encore.. - Votons tous libéral!! Et il n'y aura plus de division du tout!

      Mais pire encore, les péquistes font une aberrante projection et croient naivement que tout le monde voie comme eux et votent "QUE" sur la question nationale! De plus, ils font le faux calcul, qu'à chaque endroit où un solidaire se retire, les votes de QS iraient automatiquement au PQ! Ce qui est complètement faux, et aussi faux qu'à chaque endroit où un péquiste se retirerait, les votes du PQ iraient à QS! - Alors qu'on sait combien de péquistes détestent QS et s'abstiendraient tout simplement de voter plutôt que de voter à gauche.

      Et sachez bien, que si un candidat QS se retirerait dans mon comté, je voterais probablement vert, NPD ou pas du tout!

      Pour justifier leurs hargne et leurs défaites, les péquiste font de la politique un calcul simpliste d'arithmétique.

      Il ne faut alors strictement rien connaitre du domaine pour réduire la politique à des additions et des soustractions de cours primaire. Alors que la situation est infiniment plus complexe que ça. Et elle le deviendra davantage avec un PQ-Lisée qui retire le référendum de son programme jusqu'en 2022, alors qu'on ne sait même pas si le PQ gagnera 2018, et encore moins en 2022.

      - CQFD


      Christian Montmarquette