Jean-François Lisée, le gagneur

Jean-François Lisée a remporté vendredi soir une victoire nette, échouant toutefois à rallier rallier une majorité de voix dès le premier tour.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jean-François Lisée a remporté vendredi soir une victoire nette, échouant toutefois à rallier rallier une majorité de voix dès le premier tour.

Les membres du PQ ont choisi de vivre leur « moment Lisée ». Ils se sont ralliés à la proposition-clé du député du Rosemont de « chasser les libéraux, de réussir l’indépendance, dans cet ordre » au terme d’une course à la direction mouvementée.

Le député-blogueur Jean-François Lisée a remporté une victoire nette vendredi soir.

M. Lisée a été élu au deuxième tour, après le dénombrement des « deuxièmes choix » des sympathisants de l’ex-orphelin politique Paul Saint-Pierre Plamondon. Il a obtenu 50,63 % des suffrages, comparativement à 31,7 % pour Alexandre Cloutier et 17,67 % pour Martine Ouellet. L’ex-conseiller politique de Jacques Parizeau, puis de Lucien Bouchard prend aujourd’hui le devant de la scène politique québécoise.

Le 9e chef du PQ a échoué à rallier une majorité de voix dès le premier tour, mais de peu (47,03 %). Il s’agit d’une première dans l’histoire du PQ.

Après l’annonce des résultats, M. Lisée s’est rapidement mis à la tâche de rallier les militants du PQ — y compris les 14 membres du caucus péquiste ayant fait partie du camp Cloutier. « Ce soir, c’est notre victoire à tous. C’est la victoire du Parti québécois, du parti d’Alexandre, de Martine, de Paul, de notre amie Véronique [Hivon] », a-t-il déclaré devant un parterre de quelque 600 militants rassemblés au Centre de congrès de Lévis vendredi soir. « Imaginez un instant l’énergie des organisations de Paul, d’Alexandre, de Martine et ma campagne combinées vers un objectif commun. Les jours du gouvernement Couillard sont comptés », a-t-il poursuivi, s’attirant des applaudissements nourris.


 

Se décrivant comme « le chef du rassemblement », M. Lisée s’est notamment engagé à mettre en oeuvre les huit chantiers de M. Cloutier ainsi que « les 50+1 réponses pour l’indépendance » de Mme Ouellet.

Plus tôt, le président du PQ, Raymond Archambault, avait mis en garde les aspirants-chefs contre les difficultés de diriger la formation politique. « Ce n’est pas comme diriger […] un autre parti politique. Ceux qui sont passés par là peuvent en témoigner », a-t-il averti, avec un clin d’oeil à l’ex-première ministre Pauline Marois, qui était assise au premier rang. « Nous sommes, comme dirait Gilles Vigneault, gens de parole et gens de causerie. Je n’en dirai pas plus », a-t-il ajouté.

Aux commandes du PQ, M. Lisée devra convaincre les membres du parti de consacrer sa promesse de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un second mandat (2022-2026) dans le programme du PQ, qui sera adopté au printemps 2017. En même temps, le 9e chef du PQ devra tenter de garder en vie le projet de convergence des indépendantistes éparpillés entre le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale, malgré l’absence d’un engagement ferme du PQ à foncer vers le pays du Québec. « Le projet indépendantiste est irréductible », a souligné M. Lisée vendredi soir.

75 %
Le taux de participation a été plus important qu’en 2015 (73 %), mais plus faible qu’en 2005 (77 %).

L’homme de 58 ans a pris soin durant son discours de victoire de s’adresser aux électeurs des autres partis politiques. « Je vais d’abord m’adresser aux électeurs libéraux. Le quart d’entre vous l’avez avoué aux sondeurs. Vous êtes insatisfaits du gouvernement Couillard. Il n’y a pas de honte à avoir honte d’un gouvernement honteux. Des gouvernements libéraux, il y en a eu des exceptionnels, comme celui de Jean Lesage. Il y en a eu des moyens. Mais des mauvais comme celui qui gouverne en ce moment, on n’a jamais vécu ça, de notre vivant », a-t-il déclaré, le ton ferme. « Si vous souhaitez que le Parti libéral du Québec redevienne un grand parti, il n’y a qu’un remède : un long séjour dans l’opposition. Un changement de garde. Une longue cure de désintoxication éthique. »

M. Lisée a par la suite reproché à la Coalition avenir Québec d’être un parti « né vieux », tout comme « Benjamin Button ».

Ralliement

Martine Ouellet a promis tout au long de la semaine, et encore vendredi soir, qu’elle se « rallier[a] » au chef choisi par les membres, mais « ne renier[a] pas [ses] convictions », par exemple en cessant de militer pour la tenue d’un référendum dans un premier mandat. La candidate malheureuse s’était contentée devant les militants péquistes à remercier les 73 236 membres du PQ de « faire du Parti québécois le plus grand parti démocratique au Québec ». « Ça fait maintenant 30 ans, presque jour pour jour, que je milite au Parti québécois. Le Parti, c’est un peu comme ma deuxième famille. Le Parti québécois, c’est un parti que j’aime », a déclaré la députée de Vachon.

Rédemption

Cinq mois après avoir lancé sa campagne à la chefferie sur le trottoir de la rue Papineau à Montréal, entouré d’une poignée de journalistes, Jean-François Lisée a accédé au poste de chef de l’opposition officielle du Québec. Pour M. Lisée, c’est la rédemption, et ce, moins de deux ans après s’être mis à dos un grand nombre de péquistes en signalant les risques posés par la candidature de l’actionnaire de contrôle de Pierre Karl Péladeau, « une bombe à retardement », à la tête du PQ. Les membres du PQ ne lui en tiennent plus rigueur. Au premier tour, il a recueilli 47,03 % des voix, comparativement à 29,66 % pour Alexandre Cloutier, 16,46 % pour Martine Ouellet et 6,84 % pour Paul Saint-Pierre Plamondon.

Les membres du PQ ont encore une fois déçu les ambitions d’Alexandre Cloutier, qui briguait la chefferie du PQ pour la seconde fois en un an et demi. Le député de Lac-Saint-Jean encaissait vendredi soir la défaite. « Votre confiance, c’est le bien le plus précieux qu’un candidat dans une course au leadership puisse avoir. Je veux que vous sachiez que j’ai vraiment tout donné pour l’obtenir. Maintenant, peu importe le choix que vous avez fait, je veux juste que vous vous rappeliez une chose : je vous aime beaucoup », avait déclaré l’avocat de 39 ans quelques minutes avant l’annonce des résultats.

La machine électorale du « bleuet » avait pourtant démarré au quart de tour en mai dernier. M. Cloutier avait notamment obtenu l’appui des officiers du PQ, ce qui avait conforté toutefois l’idée qu’il était le candidat de l’establishment. M. Lisée a toutefois réussi à renverser la vapeur à coups de sorties et attaques calculées ou non calculées — comme un gazouillis controversé. M. Lisée avait diffusé, puis retiré un message sur son fil Twitter, dans lequel il montrait que les positions de son principal adversaire, Alexandre Cloutier, en matière de laïcité plaisaient au Collectif québécois contre l’islamophobie, dont le coordonnateur est Adil Charkaoui.

L’irruption du prédicateur controversé a eu un impact marginal dans les intentions de vote des membres-électeurs du PQ, selon M. Lisée. Le nouveau chef péquiste estime toutefois avoir remporté le débat identitaire. Les membres semblent en effet avoir adhéré à sa proposition de geler les seuils d’immigration, ainsi qu’à celle d’interdire et de décourager le port de signes religieux à certains employés de l’État. « Contrairement à la légende que certains veulent créer aujourd’hui, René Lévesque était le premier à critiquer les politiques d’immigration et leurs seuils. Il était le premier à défendre haut et fort l’identité québécoise qu’il appelait la "différence vitale" du Québec et notre responsabilité à la défendre et à la transmettre. Il fut, en son temps, accusé de tous les maux. Xénophobie, racisme, nazisme, il n’y avait pas de limite », a rappelé aux membres du PQ M. Lisée.

M. Cloutier a répété à la presse avoir « refusé de faire campagne pour plaire par calcul » au cours des cinq derniers mois. « J’ai refusé de prendre des raccourcis et de dire aux membres du Parti québécois ce qu’ils auraient peut-être préféré entendre. J’ai plutôt choisi de mettre mes convictions sur la table, de parler avec mon coeur, de parler vrai, sincère », a-t-il insisté, mettant le cap vers Saint-Gédéon, la « tête haute ».

Avec Dave Noël

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Le 9e chef du Parti québécois

Originaire de Thetford Mines, Jean-François Lisée a oeuvré pour différents médias à compter de 1973. Le diplômé en communications de l’UQAM, auteur des essais Dans l’oeil de l’aigle, Le tricheur et Le naufrageur, fait le saut en politique en 1994. Il fait partie de la garde rapprochée de Jacques Parizeau, puis de Lucien Bouchard. « Il a 10 idées par jour. Le problème, c’est de trouver la bonne ! » a dit son ex-patron, Jean Royer. Cofondateur du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM), M. Lisée brigue les suffrages pour la première fois en 2012. Élu, il est nommé ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur par la première ministre Pauline Marois (2012-2014). L’homme politique se retire de la course à la succession de Pierre Karl Péladeau en janvier 2015. À l’âge de 58 ans, il devient le 9e chef du Parti québécois.
50 commentaires
  • Alain Goulet - Abonné 8 octobre 2016 01 h 06

    Ecce homo politicus

    Ecce homo politicus. Voici l'homme politique. Le fin stratège politique. Celui qui renverse la vapeur à coups de formules et d'images déstabilisantes. Rarement a-t-on vu une telle remontée dans une course à la chefferie. Que dire des résultats de ce soir? Et pourquoi? Possiblement parce que la majorité des militants péquistes ont éminemment besoin d'un leader avec des idées fortes, souvent arrêtées et percutantes, ajoutées à une profondeur intellectuelle implacable?

    On a probablement mésestimé la pugnacité de ce fin calculateur politique qu'est JFL. Lui qu'on avait laissé pour moribond lors de la dernière campagne au leadership couronnant le «moment Péladeau». On a sûrement cru, à tort, aussi, que les militants allaient choisir la voie de la facilité en suivant, encore une fois, la tendance qui couronne le roi avant la course.

    On rappelle souvent que le PQ est un parti d'idées. Alors, il faut bien que leur chef incarne, un tantinet soit peu, cette règle d'or. Avec JFL à sa tête, le PQ sera devant un multiplicateur d'idées. Il leur suffira maintenant d'additionner les forces si le parti désire prendre le «chemin des victoires».

    • Raymond Chalifoux - Abonné 8 octobre 2016 09 h 55

      Et ma foi, quel discours!

      À mi-chemin de ce moment mémorable j'ai demandé à ma blonde:

      "Crois-tu que Cloutier, gagnant, aurait livré pareil message, ma douce? Aussi large, senti, brillant, profond et achevé - et notamment quant à son appel allant même jusqu'aux anglophones du Québec et aux Libéraux et Caquistes déçus?"

      "Es-tu malade? Ça n'aurait pas été le quart, le dixième, même, de ce que l'on est en train de voir-là!" qu'elle m'a répondu. « C’est du gros! »

      "Tu sais quoi, ma chérie, pendant la campagne, j'en suis venu à me dire que Cloutier ressemblait à un tube de pâte dentifrice, tsé le modèle en plastique qui reprend sa forme une fois pressé: comme il reste gonflé mais qu’il est opaque, on doit l'agiter, le compresser - et presque à deux mains, à la fin, pour savoir ce qu'il y a à l'intérieur: Hé-ho! il y en a, là-dedans ou pas? Comme dans "Where's the beef?" tsé l'annonce...

      En tout cas, le PQ a ramassé au passage un jeune vraiment impressionnant! Quel bonhomme que ce Paul St-Pierre Plamondon! Quelle intelligence! Quel aplomb! Quelle justesse dans le propos et dans le ton! Maudit que c’est encourageant! Le Québec va peut-être enfin pouvoir se remettre en marche – selon le modèle de ce qui fait sa force si… unique! »

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 8 octobre 2016 11 h 52

      Le discours d’acceptation de M Lisée a montré de façon non équivoque sa stature de chef d’état.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 octobre 2016 13 h 24

      À Alain Goulet,

      "On rappelle souvent que le PQ est un parti d'idées..." -Alain Goulet

      Entre vous et moi M. Goulet..

      Ne serait-il pas plus juste de dire que le PQ est le parti d'une seule idée?

      Christian Montmarquette

  • Andréa Richard - Abonné 8 octobre 2016 03 h 46

    Un Grand homme!

    Mes, et nos sincères félicitations! Nous sommes fiers de vous, notre chef. Votre discours fut celui d’un –grand chef- d’un homme d’expérience et de connaissance.
    Vous avez su montrer votre solidarité avec les –perdants-. Vous avez été -rassembleur- en oubliant personne. Vous adresser aussi aux anglais Québécois en leur langue, c'était chouette! Bref, vous êtes exceptionnel, et nous sommes certains, que même les perdants savent le reconnaitre, vous étiez, vous êtes le meilleur! Merci à vous d’être là pour nous Québécois et notre avenir...
    Andréa Richard et Gilles Vallée

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 octobre 2016 05 h 07

    … vive le « chef » ?!?

    « Plus tôt, le président du PQ, Raymond Archambault, avait mis en garde les aspirants-chefs contre les difficultés de diriger la formation politique. » (Marco Bélair-Cirino, Le Devoir)

    « Nous sommes, comme dirait Gilles Vigneault, gens de parole et gens de causerie. Je n’en dirai pas plus » (Raymond Archambault, président du PQ)

    « Le projet indépendantiste est irréductible » (Jean-François Lisée, chef, PQ)

    De ces citations, triple douceur + une :

    A : Félicitations aux aspirants-chefs qui se sont « mouillés » pour diriger, éventuellement, un parti … comme « difficile » à gérer sur le plan humain !

    B : Gens du Parti cé, maintenant, votre tour de passer de la parole-causerie à l’action !

    C : De ce projet, en effet, pourquoi-comment tarder à le faire-réaliser ?

    D : Vive JFL et …

    … vive le « chef » ?!? - 8 oct 2016 -

  • Louis Gérard Guillotte - Abonné 8 octobre 2016 06 h 34

    Que voilà une heureuse perspective!

    Si je n'étais pas membre de Québec-Solidaire,c'est pour lui que j'aurais voté assu-
    rément.Six ans-et c'est vite passé pour préparer et concocter le prochain référendum-
    me semble être une stratégie de conviction qui ne mets pas la charrue avant les boeufs dans un labour,comme traditionnellement miné des scepticismes "né pour un
    petit pain" propre au souffreteux et souffre-douleur de la bourgeoisie fédéraliste.

    Alors Jean-François!Tu seras ben meilleur que tout tes prédécesseurs.Bon vent!

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 8 octobre 2016 23 h 29

      Merci Louis Gerard Guillotte.Est-ce défendu d'etre membre de deux partis

    • Diane Bouchard - Abonnée 9 octobre 2016 08 h 54

      On ne peut se permettre d'être divisé face au projet de faire un pays.Bienvenu à tous et toutes!

  • Michel Lebel - Abonné 8 octobre 2016 06 h 34

    La continuité

    Cloutier,, par son âge et son ouverture, incarnait un certain renouveau pour le PQ. Avec l'élection de Lisée, je vois la continuité, le parti des ''vieux'', des identitaires, que me semble devenu le PQ. Enfin, qui vivra verra! Je prédis un mer fort houleuse sous la barre du capitaine Lisée.

    M.L.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 8 octobre 2016 23 h 55

      Le Quebec aura un lac tout bleu comme un oeil ouvert sur la nuit profonde....Comme votre chef priant St-Jude sachant qu'avec JFL ca ne sera pas de tout repos ,que ca ne sera pas du gateau.On a dit: "A vaincre sans péril,on trionphe sans gloire."
      L'aplatventrisme et le vide non seulement ne mene nulle part,mais nous fait reculer dans les limbes. LA mer houleuse secouera le radeau du PLQ sans ame.

    • Diane Bouchard - Abonnée 9 octobre 2016 08 h 57

      "Le parti des vieux" M.Lebel? Avez-vous écouté le discours de ce fin tribun qu'est M.Lisée...jamais entendu discours plus rafraichissant.

    • Louise Collette - Abonnée 9 octobre 2016 13 h 07

      Oui Madame Bouchard et Couillard en a peur c'est effrayant...preuve ? il l'attaque avant même qu'il ait rejoint son fauteuil c'est dire...
      Monsieur Lisée est plus menaçant pour lui que les autres candidats, à n'en pas douter...ça s'annonce palpitant, il y aura de l'action. :-)

    • Michel Lebel - Abonné 9 octobre 2016 14 h 27

      @ Mme Bouchard,

      Il me semble, si je ne me trompe pas, que la majorité des membres du PQ ont plus de 55 ans. C'est eux que JFL courtisait durant la course à la chefferie du PQ. Mais une fois cette élection terminée, le stratège Lisée change son fusil d'épaule. Rien de plus normal pour un ancien conseiller des Parizeau et Bouchard... Ou un jour pour la Charte des valeurs, un autre jour, contre...

      M.L.

    • Jacques Lamarche - Abonné 9 octobre 2016 14 h 41

      Le parti des identitaires? Ça veut dire quoi? Que sont-ils les identitaires? Des sectaires? Et moins ouverts que ceux qui se permettent de juger de la grandeur de mon identité et de jeter leur dévolu sur ceux qui cherchent à l'affirmer?

      Au Canada, de PET jusqu'à son fils. la promotion de la fierté canadienne n'a de cesse; elle est plus intense que jamais. Le Québec identitaire a la décence de se taire! De respecter son adversaire!

    • Michel Lebel - Abonné 10 octobre 2016 08 h 24

      @ Jacques Lamarche,

      Les identitaires français ou québécois font leur nid sur l'immigration, l'islamophobie et la sécurité; c'est en bonne partie ce qu'a fait JFL pour rouler son opposant Cloutier dans la farine et remporté la course à la chefferie péquiste. Telle est la réalité.

      M.L.