Élection au PQ: Pauline Marois lance un appel à l’unité

Pauline Marois, présente au Centre des congrès de Lévis, a dit ne pas être inquiète pour l’unité du parti.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Pauline Marois, présente au Centre des congrès de Lévis, a dit ne pas être inquiète pour l’unité du parti.
L’ancienne première ministre Pauline Marois a lancé un appel au ralliement, vendredi soir, à quelques heures de l’élection du nouveau chef du Parti québécois.

Sur place au Centre des congrès de Lévis où se déroule la soirée d’élection, elle a dit ne pas être inquiète pour l’unité du parti, malgré les durs échanges entre Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier.

« Je ne crains pas pour la suite des choses et le message que j’envoie aux militants et à ceux qui ont été dans la course : c’est le temps du ralliement, peu importe qui sera la personne qui prendra les destinées du Parti québécois, il faut qu’on se rallie », a-t-elle dit dans un bref point de presse.

Les militants ont accueilli Mme Marois avec une salve d’applaudissements à son entrée au centre des congrès.

À la clôture de la période de vote, le taux de participation était de 75,09 %, un taux comparable aux courses précédentes.

Gaudreault: «Institution forte»

Dans un point de presse, le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, qui terminait donc son mandat vendredi soir, a dit croire pour sa part que « l’institution est forte » et qu’elle a survécu à « d’autres turbulences ».

Jean-François Lisée, un des candidats favoris, a affirmé qu’il se sentait « un peu » comme le soir du référendum en 1995.

« On a tout fait ce qu’on savait faire pour arriver à notre objectif et en chemin et on a appris 4-5 choses de plus, alors on est satisfait », a-t-il déclaré aux journalistes.

Son rival, Alexandre Cloutier, qui a vu fondre son avance dans la course selon les sondages, a pour sa part déclaré : « Tout ce que je veux qu’on retienne, c’est que je l’ai faite avec beaucoup de conviction et de sincérité. »

Quant à Martine Ouellet, elle a affirmé que le suspense se poursuivait sur l’issue de la course. Elle a dit ne pas s’inquiéter pour la suite des choses au Parti québécois, malgré les déchirements.

« Cela démontre la nécessité de débats au Parti québécois. Des congrès aux six ans, c’est beaucoup trop long », a-t-elle soutenu.

Paul St-Pierre Plamondon, autrefois du mouvement des Orphelins politiques, ne regrette pas de s’être lancé dans la course même s’il était novice au début de la campagne.

« J’étais un orphelin politique il y a quelques mois, et maintenant, j’ai été adopté par des dizaines de milliers de membres. Je ne le regrette pas du tout. »

Selon les derniers sondages, les candidats Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier étaient au coude à coude pour succéder à Pierre Karl Péladeau. L’ex-ministre Martine Ouellet et le nouveau venu en politique, Paul St-Pierre Plamondon, s’étaient classés respectivement au troisième et quatrième rang.
1 commentaire
  • Clifford Blais - Inscrit 8 octobre 2016 11 h 37

    Bravo à tous et toutes ces travailleur(euse)s d'élections.

    Bravo à tous ces travailleuses et travailleurs d'élection qui ont permis à plus de 53,000 et plus d'électeurs de se prononcer et de voter cette semaine pour notre course à la chefferie.