Québec et la FMOQ se renvoient la balle

Le ministre Gaétan Barrette a reconnu mercredi qu’il fallait «apporter les ajustements nécessaires» au nom de l’égalité hommes-femmes.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre Gaétan Barrette a reconnu mercredi qu’il fallait «apporter les ajustements nécessaires» au nom de l’égalité hommes-femmes.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) se renvoyaient la balle mercredi afin d’expliquer comment des mesures « discriminatoires » envers les médecins qui bénéficient d’un congé de maternité ont pu se retrouver dans l’entente globale qui régit leur travail. Ils semblaient toutefois d’accord pour remédier à la situation avant que la Commission des droits de la personne ne s’en mêle.

La Dre Évelyne Bourdua-Roy, qui a échoué à remplir son quota de patients car elle était absente du bureau pendant son congé de maternité, ne verra pas, tout compte fait, son salaire amputé de 15 %. Le ministre Gaétan Barrette a reconnu mercredi qu’il fallait « apporter les ajustements nécessaires » au nom de l’égalité hommes-femmes, sans manquer toutefois de blâmer la FMOQ pour cette omission.

En juin, le ministre et la FMOQ ont adopté une nouvelle grille tarifaire, où les actes posés par les médecins ayant moins de 500 patients sont rémunérés entre 10 et 15 % de moins, selon les actes, que ceux posés par les médecins qui ont atteint la cible de 500 inscrits. Seul problème : il n’existe aucune mesure d’exception pour les médecins en congé de maternité ou en congé de maladie prolongé. « La mesure actuelle a été mise en place à la demande de la FMOQ. Puisque nous croyons en l’égalité hommes-femmes, nous sommes prêts à regarder cette question », a indiqué Julie White, l’attachée de presse du ministre de la Santé.

Gaétan Barrette « doit accepter de se regarder dans le miroir, réplique le porte-parole de la FMOQ, Jean-Pierre Dion. Son ministère a une vision extrêmement rigide quant aux exceptions. Toutes les ententes, incluant celle-ci, se négocient à deux. » La FMOQ n’avait pas anticipé cette situation avant que le cas de la Dre Bourdua-Roy surgisse, a-t-il rappelé.

1 commentaire
  • Patrick Daganaud - Abonné 29 septembre 2016 12 h 15

    Comme cela va vite pour les Dorés...

    Bien sûr qu'ils sont d’accord pour remédier à la situation avant que la Commission des droits de la personne ne s’en mêle.

    De la discrimination envers les médecins : cela jamais!

    Envers les autres, bof...