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Le commissaire à l’éthique critiqué pour son manque de mordant

Le commissaire à l’éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le commissaire à l’éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent

En n’imposant aucune sanction aux députés ou ministres qui ont contrevenu aux valeurs que doivent respecter des membres de l’Assemblée nationale, le commissaire à l’éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, n’est pas à la hauteur de sa fonction.

C’est du moins le jugement qu’a porté le professeur de l’Institut d’éthique appliquée (IDEA) de l’Université Laval Luc Bégin devant la Commission des institutions qui se penche sur le rapport annuel 2015-2016 du commissaire à l’éthique. « On a été dans des situations où les affirmations du commissaire étaient suffisamment claires pour qu’il y ait sanction, estime l’universitaire. Il [Jacques Saint-Laurent] ne sert pas adéquatement la fonction qu’il occupe et contribue à susciter une interrogation quant à la valeur de l’exercice, même à l’existence, de cette institution. »

Sans nommer le ministre déchu Sam Hamad, Luc Bégin a cité le numéro de la décision du commissaire concernant cet élu. Jacques Saint-Laurent avait conclu que le ministre s’était montré, dans le cas d’une subvention accordée à Premier Tech par l’entremise de son ami Marc-Yvan Côté, « plus qu’imprudent en contrevenant aux principes éthiques de base dans la gestion des fonds publics ».

Mais le commissaire, qui est le premier et seul titulaire à ce jour de la fonction, ne lui a pas imposé de sanction, comme à aucun élu depuis qu’il est en poste, soit depuis 2010. Ces sanctions vont de la simple réprimande à la destitution en passant par l’amende. « À partir du moment où le législateur a choisi d’inscrire ces valeurs et principes dans le Code, un manquement à leur endroit ne peut être considéré comme anodin », croit Luc Bégin.

5 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 28 septembre 2016 00 h 46

    MANQUE D'ÉTHIQUE DU COMMISSAIRE À L'ÉTHIQUE

    Que dire de plus?

    Luc Bégin a raison : Jacques Saint-Laurent n’est évidemment pas à la hauteur de sa fonction.

    • Donald Bordeleau - Abonné 29 septembre 2016 09 h 56

      La sédimentation est un processus en politique dans lequel les contacts près du personnel politique ne cessent pas de s’accumuler et se réunissent en couches comme dans les apparences d’abus de subventions au personnel politique et à leur famille. Les facteurs induisant cette sédimentation politique peuvent être variés en nombre et en proportion comme un emplois futur, un retour d’ascenseur, garnir aussi la caisse du PLQ et assurer des emplois pour les amis. Ordinairement le commissaire à l’éthique doit jouer un rôle prépondérant en amont des actions du gouvernement du PLQ. Le Commissaire à l’éthique voit à la surveillance des problèmes d’éthique, les paramètres d’applications semblent manqués en n’étant pas proactif pour analyser le phénomène des subventions aux proches du PLQ et leur famille.

      Actuellement, devant la multitude des allégations, la Vérificatrice Générale du Québec, le Commissaire à l’éthique ne sont pas à la hauteur de leur mandat, il y en a qui dorment aux gaz.

  • Pierre Valois - Abonné 28 septembre 2016 06 h 29

    Un commissaire édenté

    Pour utiliser une image qui dira tout, disons qu'il nous apparait que le comissaire porte des dentiers, et que lorsque vient le temps de rendre une décision, il les retire pour les faire mariner dans sa solution nettoyante. Pas étonnant que ses décisions aient si peu de mordant.

    • Donald Bordeleau - Abonné 29 septembre 2016 19 h 32

      La sédimentation est un processus en politique dans lequel les contacts près du personnel politique ne cessent pas de s’accumuler et se réunissent en couches comme dans les apparences d’abus de subventions au personnel politique et à leur famille. Les facteurs induisant cette sédimentation politique peuvent être variés en nombre et en proportion comme un emplois futur, un retour d’ascenseur, garnir aussi la caisse du PLQ et assurer des emplois pour les amis. Ordinairement le commissaire à l’éthique doit jouer un rôle prépondérant en amont des actions du gouvernement du PLQ. Le Commissaire à l’éthique voit à la surveillance des problèmes d’éthique, les paramètres d’applications semblent manqués en n’étant pas proactif pour analyser le phénomène des subventions aux proches du PLQ et leur famille.

      Actuellement, devant la multitude des allégations, la Vérificatrice Générale du Québec, le Commissaire à l’éthique ne sont pas à la hauteur de leur mandat, il y en a qui dorment aux gaz.

  • Donald Bordeleau - Abonné 28 septembre 2016 18 h 26

    Un ministre performant.

    Les millions obtenus par Yvon Nadeau sont le reflet de son habilité à utiliser ses contacts au gouvernement. Un Ministre performant qui par son influence permet d’obtenir des subventions pour plus de 20 millions pour des projets ou son personnel ou sa famille sont concernés.


    Mais avec Laurent Lessard et tous les autres dossiers semblables des autres ministres du PLQ. Il y a de beau roman à écrire pour dévoiler les multiples visages des trucs d'influences au PLQ avec l’argent public..