Le manque d’éducation nuit au projet souverainiste

Paul St-Pierre Plamondon était de passage dans les bureaux du «Devoir» vendredi.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Paul St-Pierre Plamondon était de passage dans les bureaux du «Devoir» vendredi.

Jusqu'à la fin septembre, nous publions une série de rendez-vous avec les candidats à la chefferie du PQ. Les tables éditoriales, dont l’ordre a été déterminé au sort, se sont succédées chaque samedi. Aujourd'hui: Paul St-Pierre Plamondon.

Le fort taux d’analphabétisme de la population québécoise et la piètre éducation civique des Québécois, encouragés par le gouvernement libéral, contrecarrent le projet souverainiste, juge le candidat à la chefferie du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

« Les libéraux sont en train de faire au Québec ce que les républicains ont fait aux États-Unis », a accusé Paul St-Pierre Plamondon dans une entrevue éditoriale accordée au Devoir vendredi. « Ce que les républicains ont fait aux États-Unis, c’est de démolir l’éducation et à peu près tout ce qui était de services publics, tout en appauvrissant le capital humain et la capacité civique de leur population. »

Je vois mal comment, dans un contexte de corruption, de démolition de notre confiance en nous-mêmes de toutes sortes de manières, de démolition aussi de certaines institutions démocratiques, le collectif, le goût de l’avenir peuvent émerger.

 

L’’analphabétisme répandu au Québec — près de 50 % de la population a de la difficulté à lire — est « un obstacle » à la souveraineté. « J’irai même plus loin : les libéraux sabotent en ce moment notre capacité civique parce que je pense que ça les avantage et que ça nuit à la souveraineté, a soutenu l’avocat âgé de 39 ans. Ce n’est pas juste l’analphabétisme, c’est cette idée bizarre de former dans notre système d’éducation des facteurs de production, des espèces de quasi-robots qui n’ont que peu de notions historiques. »

La Scandinavie, où il a étudié, est son modèle. « Plus les gens sont éduqués, moins il y a de place pour la corruption et plus les gens ont des raisonnements critiques sur les agissements du gouvernement. À l’inverse, désinvestir en éducation, ça va servir électoralement un gouvernement qui passe toutes sortes de trucs plus ou moins légitimes. […] C’est ce que je vois dans l’action libérale actuelle », a-t-il avancé.

Deuxième mandat

Comme Jean-François Lisée, Paul St-Pierre Plamondon croit que le PQ doit avant tout gagner les prochaines élections et donc repousser l’échéance référendaire. Si son adversaire a pris l’engagement, qu’il dit « béton », de tenir un référendum sur la souveraineté dans le deuxième mandat d’un gouvernement péquiste, lui croit que c’est plutôt à la population de décider s’il y aura un référendum ou non à compter de 2022. Il propose deux conditions pour tenir cette consultation populaire : recueillir au moins 1,2 million de signatures et avoir en main un sondage qui montre qu’au moins 45 % de l’électorat est en faveur du Oui. « Les gens ne se sentiront plus dans la cage à homard », a-t-il signalé.

Les libéraux sont en train de faire au Québec ce que les républicains ont fait aux États-Unis.

 

Paul St-Pierre Plamondon parle de « la grande noirceur libérale » et du « duplessisme à la Barrette » qui a conduit à l’abolition d’instances de contrôle démocratique du système de santé. « Le régime supprime la capacité des gens à participer à la société québécoise et à réfléchirà ce qui est le meilleur intérêt du Québec », a-t-il critiqué.

Quinze ans de pouvoir libéral presque ininterrompu a laissé des marques, surtout chez les jeunes. « Oui, il y a des conséquences sur l’identité québécoise, sur l’attachement à la langue française, sur toutes sortes de facteurs qui font que l’attachement au PQ n’est pas à son plus haut », constate-t-il.

Difficile de promouvoir le projet souverainiste dans les circonstances. « Je vois mal comment, dans un contexte de corruption, de démolition de notre confiance en nous-mêmes de toutes sortes de manières, de démolition aussi de certaines institutions démocratiques, le collectif, le goût de l’avenir peuvent émerger », a-t-il affirmé. De là, l’importance pour le PQ de prendre le pouvoir en proposant aux Québécois un « bon gouvernement » qui revaloriserait la langue française et la culture québécoise, réformerait le mode de scrutin et rédigerait une constitution. « Tout ça, ça arrive quand tu es au pouvoir et ç’a un impact majeur sur la perception des gens, sur leur attachement auQuébec », a-t-il avancé.

Il y a un choix que j’ai fait, c’est que si les autres candidats s’attaquent, s’accusent et s’entre-déchirent, moi, je ne veux pas jouer dans ce film-là.

 

Paul St-Pierre Plamondon se réclame souvent de René Lévesque, ou de l’idée qu’il s’en fait ; il avait dix ans quand le premier chef péquiste est mort. Il exhorte le PQ à adopter « une logique de service public » et de prendre l’engagement « de dire la vérité » : c’est là « le socle » du parti et non pas la souveraineté.

La seule campagne constructive

D’entrée de jeu, Paul St-Pierre Plamondon a souligné qu’il menait une campagne « constructive » contrairement à ses trois adversaires. « Il y a un choix que j’ai fait, c’est que si les autres candidats s’attaquent, s’accusent et s’entredéchirent, moi, je ne veux pas jouer dans ce film-là. »

Ces échanges chicaniers éloignent les électeurs : la culture du PQ doit changer, a-t-il plaidé, se posant comme le seul candidat capable de changer cette culture dépassée. En témoigne sa campagne « complètement différente » de celles menées par les autres candidats. « Jugez-moi sur ma campagne. Tout le monde se veut réformateur [mais] les faits parlent. »

Les gens ne se sentiront plus dans la cage à homards.

 

Il a déjà affirmé qu’il avait hâte qu’il n’y ait plus de baby-boomers au PQ, propos qu’il a tenté de nuancer. « Il ne faut pas tomber dans l’âgisme. L’idée, ce n’est pas d’exclure un groupe d’âge mais d’exclure une conception de la politique qui est incarnée par un groupe d’âge. »

Mais cette campagne constructive l’a privé de visibilité. « Ça fait dix jours que je ne suis pas vraiment dans le cycle médiatique, a-t-il déploré. C’est toujours qui a écorché qui qui fait la nouvelle. » S’appuyant sur les médias sociaux pour diffuser ses messages et ses capsules vidéo, ce qui présente l’avantage de rejoindre les électeurs plus jeunes, le candidat s’en est pris aux médias traditionnels qui, selon lui, font de l’information « une marchandise commerciale ». Il a aussi dénoncé « la tyrannie des sondages ».

Se renouveler pour durer

Le PQ doit se renouveler s’il veut durer, croit celui qui a causé une surprise en se lançant dans cette course à la chefferie, quelques mois après avoir participé à la fondation du mouvement des Orphelins politiques, titre de l’un de ses livres. Le départ soudain de Pierre Karl Péladeau et la mise au rencart de son « conservatisme » a permis à Paul St-Pierre Plamondon de se trouver une famille politique, qu’il ne quittera pas, quelque soit l’issue de la course, a-t-il indiqué.

« La question de fond, c’est ça : est-ce que le PQ est un parti générationnel ou un parti qui est appelé à un renouveau, à un nouveau cycle ? », a-t-il fait observer. Si, sur le plan conjoncturel, le parti traverse une mauvaise passe, sur le plan structurel, « les valeurs fondatrices de ce parti sont nécessaires et urgemment nécessaires, et le projet de pays est toujours pertinent, encore plus qu’en 1995 ».

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Notes biographiques

Âge 39 ans

Formation Baccalauréat en droit civil et common Law (Université McGill), maîtrise en administration des affaires (Université d’Oxford) et certificat en droit international (Université de Lund).

Expérience politique Cofondateur de Génération d’Idées, groupe de réflexion dont la mission est d’intéresser les 20-35 ans au débat public. Il a quitté le groupe en 2013. Auteur de l’essai Les orphelins politiques : plaidoyer pour un renouveau du paysage politique, publié en 2014.
30 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 24 septembre 2016 06 h 49

    Éducation ou pas

    M. Plamondon. Croyez-vous vraiment que ce sont des analphabètes qui dirigent quelque part, dans n'importe quel domaine ? La dernière fois que j'ai regardé, ces «dirigeants» possédaient tous des diplômes long comme le bras et... étrangement, ce sont «eux» qui font de la collusion, de la corruption et sont les gens ont le moins de raisonnement civique parce ce que ce qu'ils recherchent c'est la gratification personnelle.
    Je n'ai pas à les lister, nous les connaissons tous et «ils sont tous diplômés».
    Je ne dis pas que tous les diplômés sont croches, mais tous les croches le sont ou frayent avec eux. Les «moins éduqués» n’ont pas assez de «pouvoir» pour crosser le monde.

    Je pense qu’il vous manque quelques années d’expérience de vie avant que je vous mette en charge de quoi que ce soit.

    Et René Lévesque ne «dénigrait» pas son peuple, il le connaissait. Il a créé le Québec Inc. pour remplacer la mainmise des «anglais», malheureusement… ils font «la même chose». Il a voulu créer des Bergers, ils se sont transformés en Loups.
    Sa seule réflexion serait : «Mais qu’avez-vous fait de mon Pays !» Son rêve a été transformé en cauchemar.

    (Je n’ai pas de «diplôme», mais… mon histoire, je la connais; j’y étais. Je suis très désappointé moi aussi. «Qu’avez-vous fait de mon Pays»).

    Bonne journée.

    PL

    • Benoit Toupin - Abonné 24 septembre 2016 15 h 05

      Monsieur Lefebvre, il ne s'agit pas de dénigrement de son peuple mais bien de constater qu'il serait profitable, dans le sens noble, d'accroître la compétence civique des citoyens en général et de susciter une information axée sur le contenu et non uniquement sur le coté spectaculaire de l'actualité politique: Une meilleure compétence civique pour contrer la corruption et la manipulation, vous ne trouvez pas que cela fait du sens?

      Vous savez très bien que l'enseignement de l'histoire n'a pas la place qu'il faudrait. Des sondages montrent que plusieurs ont peine à comprendre le fonctionnement de notre gouvernance et à identifier les politiciens et leur rôle respectif. Prôner une plus grande compétence civique n'est pas dénigrer son peuple, c'est discuter franchement de démocratie.

      Pour ce qui est des données sur analphabétisme, il s'agit de données connues. Il ne faudrait surtout pas en faire des tabous qui font en sorte que tout politicien abordant la question se fasse accuser de dénigrer les siens. Bien au contraire, il souhaite le bien-être et l'accomplissement de chacun.

      La politique des tabous sert bien plus les manipulateurs que ceux qui souhaitent une démocratie efficace et ouverte.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 25 septembre 2016 08 h 34

      «Vous ne trouvez pas que cela fait du sens ?»
      Pas si la raison de le faire est d'arrêter la corruption et la collusion; ça n'a aucun rapport. Ceux qui font ces choses sont parfaitement «éduqués», ils connaissent le système et ont même des avocats pour le contourner. Y a aucun manque d'éducation chez eux. Un enfant de 3 ans sait que c'est mal de prendre les choses d'un autre. Eux... l'ont oublié. Leur petite voix intérieure est éteinte par toutes sortes de considérations annexes apprises.
      «Contrer la corruption et la manipulation». Ce ne sont pas les «victimes» qui en sont responsables. Vous en parlez comme si c’était un mal extérieur à l’homme. La corruption est un «choix».
      L’histoire ??? Je la connais et tout ce que ça me donne est que je sais depuis combien de temps on se fait remplir; ce qu’une personne moins informée ressent «instinctivement». En savoir plus de redonne pas confiance.
      Dénigrer son Peuple est considérer que c’est la faute de ceux qui n’ont pas le Pouvoir. Et ceux qui possèdent le Pouvoir ne sont pas ceux pour qui on vote. Certains «analphabètes» l’ont tellement compris qu’ils ne vont plus voter.

      «démocratie efficace et ouverte» En Rome antique, il y avait 68 sénateurs qui donnaient 68 bonnes raisons de faire le mal qu'ils faisaient. Y a rien de nouveau sous le soleil.

      Bonne journée.

      PL

    • Michèle Lévesque - Abonnée 25 septembre 2016 16 h 38

      M. Toupin : excellente mise au point. Votre finale ("La politique des tabous sert bien plus les manipulateurs que ceux qui souhaitent une démocratie efficace et ouverte") me rejoint tout particulièrement en cette ère où l'appel à la discussion est devenu tellement suspect qu'on en publie l'idée entre guillemets (cf. Robert Dutrisac, "Lisée propose une «discussion» sur l’interdiction de la burqa", Le Devoir, 17 sept. 2016). Je ne sais pas ce que M. Dutrisac voulait signifier, une simple citation probablement, mais certaines réactions de suspiscion qui ont suivi montrent combien nous sommes embourbé(e)s dans ce climat de peur (de se tromper, en particulier) qui se reproduit en miroir.

      Seul le débat permet d'ouvrir et d'aller plus loin. Mais c'est risquer. Plus que de ne pas parler ? Je ne crois pas. Le silence fait d'abord l'affaire des manipulateur(e)s.

    • Benoit Toupin - Abonné 25 septembre 2016 19 h 29

      Les gens qui abusent du systême sont souvent éduqués; c'est peut-être vrai. Mais ils ont la facilité de le faire parce notre compétence civique n'est peut-être pas à la hauteur de leur habileté à tromper et manipuler. Il faut que l'information, les contre-pouvoirs et notre compétence civique fassent le poid.

      J'espère que vous avez noté que je mentionne 3 éléments susceptibles de faire échec à la manipulation: La qualité de l'information, les contre-pouvoirs et la compétence civique. Oui il y a un lien direct entre la compétence civique et le niveau de corruption potentielle. C'est l'évidence et ce même et surtout s'il s'agit de corruption en cravate...

      Et il ne faut pas négliger que promouvoir, à l'école et ailleurs, la compétence civique devrait avoir un effet positif sur la conscience civique de tous, sur la compétence politique de nos élus et sur notre démocratie...

      A moins que le cynisme soit devenu le seul placébo à nos malaises, il faut bien croire qu'il est possible d'ennoblir notre vie démocratique et notre éthique collective.

    • Benoit Toupin - Abonné 25 septembre 2016 19 h 29

      Les gens qui abusent du systême sont souvent éduqués; c'est peut-être vrai. Mais ils ont la facilité de le faire parce notre compétence civique n'est peut-être pas à la hauteur de leur habileté à tromper et manipuler. Il faut que l'information, les contre-pouvoirs et notre compétence civique fassent le poid.

      J'espère que vous avez noté que je mentionne 3 éléments susceptibles de faire échec à la manipulation: La qualité de l'information, les contre-pouvoirs et la compétence civique. Oui il y a un lien direct entre la compétence civique et le niveau de corruption potentielle. C'est l'évidence et ce même et surtout s'il s'agit de corruption en cravate...

      Et il ne faut pas négliger que promouvoir, à l'école et ailleurs, la compétence civique devrait avoir un effet positif sur la conscience civique de tous, sur la compétence politique de nos élus et sur notre démocratie...

      A moins que le cynisme soit devenu le seul placébo à nos malaises, il faut bien croire qu'il est possible d'ennoblir notre vie démocratique et notre éthique collective.

  • Sylvain Lévesque - Abonné 24 septembre 2016 08 h 02

    un point de vue nécessaire

    J'apprécie beaucoup l'analyse que M. St-Pierre Plamondon fait de l'état de la société québécoise, en particulier de la jeunesse qui n'a pas été entraînée dans un mouvement d'adhésion à la citoyenneté québécoise. Il n'y a pas seulement les immigrés pour qui ont a trop pauvrement contribué à l'intégration, mais aussi les jeunes générations auprès de qui on a valorisé uniquement l'individualisme, le culte de la réussite ($$) et la consommation.
    Bienvenue à ce candidat véritablement neuf au PQ, et très pertinent.

    • Jean-Claude Théroux - Inscrit 24 septembre 2016 14 h 01

      Bienvenue à ce candidat véritablement neuf au PQ, et pourquoi ne serait-il pas à la tête d'un renouveau parti politique en créant des alliances avec QS, ON, et créer un Nouveau Parti Québécois (NPQ)?
      Il y a urgence en la demeure ...

  • Nicole Delisle - Abonné 24 septembre 2016 08 h 30

    Du positif enfin dans cette course!

    M. Plamondon a raison d'attribuer à un "haut taux d'analphabétisme" et à "une piètre éducation civique" le peu d'intérêt des québécois pour la souveraineté. Et il a aussi raison de dire que le parti libéral en est le grand responsable. Un peuple peu éduqué ne peut comprendre adéquatement tous les rouages d'une société au regard des politiques qui sont mises de l'avant et avoir une pensée critique. Le parti libéral s'est employé à "désensibiliser" les québécois de leur propre identité en négligeant leur
    langue, leur histoire et leur vie en société. Il est inconcevable de ne pas connaitre tous les moments importants et les faits historiques qui ont jalonné l'histoire d'un peuple. Comment penser aller de l'avant quand on ne connaît même pas d'où l'on vient et ce qui a constitué notre passé? Dommage que M. Plamondon n'ait pas eu la chance de se faire connaître davantage ainsi que ses idées. Car je crois qu'il aurait
    pu être un sérieux candidat si seulement les médias et le genre de campagne menée
    par les autres candidats ne lui en avaient laissé la chance. Le parti québécois, quoi
    qu'il en pense, a besoin de renouveau et d'idées nouvelles amenées par du sang neuf.
    J'espère que quoi qu'il arrive, M. Plamondon aura une place de choix au sein de cette organisation politique qui a grand besoin d'une nouvelle vitalité pour espérer redonner confiance à la population et faire en sorte qu'elle retrouve les outils d'une
    meilleure éducation de sa langue, son histoire, son environnement et sa vie en société. Un réinvestissement massif en éducation est primordial pour sortir de notre
    marasme collectif.

  • Jean-Claude Théroux - Inscrit 24 septembre 2016 08 h 48

    Faire de la politique autrement : Merci M. Saint-Pierre Plamondon

    C'est tellement rafraichissant de lire les visées de Paul Saint-Pierre Plamondon.
    Ce jeune homme affiche une telle assurance dans ses propos, une envie d'être au service public de la population du Québec qu'après lecture de cette entrevue, on se met à rêver à une jeunesse plus instruite, à des futurs adultes responsables de leurs gestes et de leur avenir, à des citoyens impliqués dans la chose politique. Car on le voit maintenant, quand il y a désintéressement du peuple, d'autres que nous s'occupent de nos affaires et n'en font qu'à leur tête. Cessons d'être orphelin et adoptons Paul Saint-Pierre Plamondon.

    Jean-Claude Théroux - Montréal

  • Denis Paquette - Abonné 24 septembre 2016 08 h 52

    un peuple de gens perdus dans les dédales de la democratie

    selon moi les objectifs des antis Québécois est de gagner du temps et d'avoir les québécois a l'usure, en les orientant vers toutes sortes de voies paralèles, en fait ma conviction est que pour les antis québécois leur principales stratégies est l'usure jusqu'au jour ou se sera les québécois eux-memes qui abandonneront leur cause, Martine a raison de croire, que meme les référendums sont des leures au service de la culture anglo-saxonne canadienne,quelle belle stratégie se servir de la démocratie comme repoussoir, voila leur stratégie gagnante , faire de nous un peuple de gens perdus dans les dédales de la bureaucratie, peut etre faudrait il le demander a Louis Riel, chef des métis