La laïcité au coeur d’un nouveau débat

Lors d'un débat le 6 septembre, les candidats Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée s'étaient également mutuellement interpellés sur de nombreuses questions.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Lors d'un débat le 6 septembre, les candidats Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée s'étaient également mutuellement interpellés sur de nombreuses questions.

Alexandre Cloutier s’est converti aux préceptes du rapport Bouchard-Taylor. Le favori de la course à la direction du Parti québécois préconise désormais d’assujettir exclusivement les employés de l’État en position d’autorité — les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison — à une interdiction du port de signes religieux ostensibles.

Les enseignants ne seraient pas soumis à une telle restriction, a-t-il promis dans la foulée d’un débat organisé par les jeunes péquistes du Centre-du-Québec mardi après-midi à Drummondville. Il proposait le contraire il y a à peine quelques mois. « Je me base sur Bouchard-Taylor. Pourquoi ? Parce que c’est ça qu’il y a de plus consensuel au Québec », a-t-il déclaré devant un parterre de quelque 150 personnes réunies dans un café étudiant du cégep de Drummondville.

M. Cloutier a aussi dit maintenant embrasser l’idée de mettre à l’abri, par le biais d’une clause de droits acquis (dite « grand-père », les individus en position d’autorité qui travailleraient actuellement pour l’État québécois. Cela dit, aucun juge, procureur de la Couronne, policier ou gardien de prison actuellement en exercice n’arbore de signe religieux ostensible au Québec, selon ses informations.

Jean-François Lisée s’est amusé à pointer le « flip-flop » opéré par son principal adversaire en matière de laïcité. « Il va mettre la laïcité dans sa Constitution comme un hochet sans impact sur les signes religieux en tout cas. Il a changé de position sur les renvois, je l’en remercie ! »

En janvier 2015, M. Cloutier avait appelé les membres du PQ à balayer l’idée d’une « clause grand-père », mais également à assujettir les enseignants à une interdiction du port de signes religieux ostensibles. « [I]l ne faut pas se diviser autour du port de signes religieux par des fonctionnaires. L’idée de la “ clause grand-père ” doit être écartée. […] L’interdiction de signes religieux devrait se limiter aux gens en situation d’autorité, ce qui inclut, à notre point de vue, les enseignants », avait-il écrit dans une lettre cosignée par l’ex-ministre péquiste Louise Beaudoin.

« Charte 3.0 »

En contrepartie, M. Cloutier a accusé mardi M. Lisée d’échafauder une nouvelle version de la charte des valeurs québécoises, qui sèmera la « division » au sein de la population québécoise. « Non seulement tu dis : “ Il y a trop d’immigration au Québec ”, là tu arrives avec une nouvelle version 3.0 de la charte », a déploré l’élu du Lac-Saint-Jean à la toute fin du débat. La proposition de M. Lisée d’inciter les employés de l’État — outre ceux en position d’autorité qui seraient assujettis à une interdiction — de ne pas porter de signes religieux ostensibles par le biais de campagnes d’affichage comparables à celles contre le tabagisme provoquera de la « chicane », a insisté M. Cloutier. « Imaginez à quel point ça va créer une pression sur ceux et celles qui décideront de le porter [leur signe religieux]. »

Martine Ouellet a pour sa part reproché à M. Lisée d’instrumentaliser le thème de la laïcité afin de favoriser sa candidature à la chefferie du PQ. « Il utilise ce dossier-là pour essayer d’[imposer] une “ ballot question ”. Je pense que ç’a aussi été la tactique [électorale péquiste] de 2014 et vous avez vu le résultat », a-t-elle soutenu dans un point de presse. Contrairement à M. Cloutier, elle entend élargir la portée de l’interdiction des signes religieux ostensibles aux enseignants. « Sous ma gouverne, il n’y aura jamais de mises à pied », a-t-elle par ailleurs précisé.

D’autre part, Mme Ouellet s’est offusquée de voir M. Cloutier et M. Lisée « essa[yer] de faire une course à deux » en s’interpellant l’un et l’autre durant le débat de mardi après-midi. « [C’est] désolant de voir que déjà, ils présument des résultats. »

Pourtant, la concorde régnait durant une bonne partie du troisième débat des prétendants à la succession de Pierre Karl Péladeau. « Ce n’est pas un débat, c’est un concert. On est tous d’accord », avait lancé M. Lisée. Tous ont affiché leur opposition au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada ou encore leur volonté de revoir le cours d’histoire du Québec. À ce sujet, Mme Ouellet a accusé le gouvernement libéral « obscurantiste » de Philippe Couillard d’empêcher les étudiants de « connaître leur histoire ». Puis, Paul St-Pierre Plamondon a invité les étudiants du cégep de Drummondville à prêter main-forte au PQ afin de « sortir de la grandeur noirceur libérale marquée par le mensonge ». « On mérite mieux que ça ! »


 
26 commentaires
  • Tristan Roy - Abonné 13 septembre 2016 17 h 02

    (bâillement)

    Querelles de jésuites sur le quand-comment du référendum et sa question, arguties sur une nouvelle charte des valeurs... Les péquistes vont directement à l'abatoir. Avec Quévec Solidaire qui est encore plus sectaire et replié sur le Grand Plateau et la CAQ qui est un réservoir de recrues ministérielles pour le gouvernement, on se retrouve devant un vide effrayant d'alternative démocratique... Il va falloir qu'il se passe quelque chose...

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 septembre 2016 21 h 50

      " Quévec Solidaire qui est encore plus sectaire.." - Tristan Roy

      C'est le PQ et non QS qui est sectaire, avec son rejet du scrutin proportionnel en 2011 qui aurait permis d'additionner les votes et les députés.es souverainistes plutôt que de les soustraire les uns des autres comme c'est le cas actuellement.

      Christian Montmarquette

  • Michel Lebel - Abonné 13 septembre 2016 19 h 23

    Une grande longueur...

    Il faut bien débattre de quelque chose d'ici la désignation du nouveau chef péquiste! Il faut bien capter une certaine attention des médias. Mais diable que le tout est long et plutôt déconnecté! C'est la petite vie politique! Heureusement que le blé d'Inde et les raisins bleus d'Ontario sont fort bons cette année, sans oublier l'arrivée de huîtres!


    M.L.

    • Serge Morin - Inscrit 14 septembre 2016 02 h 10

      Bref,vous adoptez la position "Presse+"

    • Michel Lebel - Abonné 14 septembre 2016 10 h 56

      @ Serge Morin,

      Je ne le sais pas! Je ne lis pas '' Presse+''.

      M.L.

  • Maryse Veilleux - Abonnée 13 septembre 2016 19 h 40

    TIens tiens!...

    La caricature de Pascal est très bien choisi: la baloune se dégonfle, ils sont rendus qu'ils radotent...

  • Christian Montmarquette - Abonné 13 septembre 2016 19 h 52

    Le PQ se range derrière la position de QS?



    Il semble que le favori du Parti québécois se range finalement derrière la position de Québec Solidaire? (Avec deux ans de retard lol!).

    J'espère pour lui que ses propres militants.tes ne le traiteront pas des mêmes épithètes qu'ils ont traité Québec Solidaire pour la même position. Soit de: "multiculturaliste canadian"; "d'islamo-gauchiste"; de "faux souverainiste"; "d'allié des libéraux" ou que sais-je encore..?

    Mais, à bien y penser.. je crois bien que non.

    Car les péquistes acceptent n'importe quoi quand ça vient de leur parti. Et y compris de biffer le référendum de leur programme durant plus de 22 ans et qui s'apprête encore une fois à récidiver.

    Christian Montmarquette

    • Serge Morin - Inscrit 14 septembre 2016 02 h 15

      Qu'ils sont donc pitoyables ces péquistes!
      Hillary Clinton s'est excusé pour moins que vos injures quotidiennes.
      Bof, on connait notre sectaire aigri.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 14 septembre 2016 05 h 45

      Une carte de membre peut-être ??? En plus de critiquer, vous pourriez aussi voter, ça servirait p't'être à queque chose.

      PL

    • Maxime Parisotto - Inscrit 14 septembre 2016 07 h 12

      Un référendum!

      Bonne idée, faisons en un! Ça sera juste le 3e de perdu!

      Le seul qui semble avoir compris que c'est ça qui a tué Marois, c'est Lisée...
      Faut arrêter le massacre!
      Couillard a rien à faire pour (re)gagner, juste à laisser les autres parler de souveraineté.

      Tout le monde s'en fout de la souveraineté!
      Le monde veut un médecin de famille et des écoles qui s'effrondrent pas sur les enfants!

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 08 h 32

      "En plus de critiquer, vous pourriez aussi voter.." -Pierre Lefebvre

      Vous ne devez pas vous tenir tellement au courant car QS a reçu plus de 350 000 votes aux dernières élections, alors qu'il y a 320 000 péquistes qui ne sont pas sorti voter, ce qui a produit la pire défaite du PQ depuis 1970.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 08 h 44

      À Serge Morin,

      " Hillary Clinton s'est excusé pour moins que vos injures quotidiennes..." - Serge Morin

      1) C'est m'accorder beaucoup de pouvoir et d'influence que de me comparer à Hillary Clinton, merci!

      2) Quelle sont donc les injures ou les insultes en question.

      Je n'ai jamais truffé le PQ d'insultes. "Néolibéraux" ou fraudeurs, n'est pas une insulte, ce sont des termes légaux et politiques, et surtout des faits appuyés par nombres d'analystes sérieux, et même par l'UPAC et la Commission Charbonneau, même s'il faut parfois appeler un chat un chat.

      Je ne traite pas PKP de Pierre-Cash-Péladeau, comme les péquistes ont appelé Mère Theresa David. Ou le PQ de pikous comme les péquistes nomme Québec SolidTaire ou Québec Suicidaire.

      Vous ne semblez pas faire la différence entre l'insulte, l'attaque personnelle, la diffamation, le dénigrement et la critique politique.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 09 h 29

      " On connait notre sectaire aigri." - Serge Morin

      C'est le PQ et non QS qui est sectaire, avec son rejet du scrutin proportionnel de 2011 qui aurait permis d'additionner les votes et les députés.es souverainistes plutôt que de les soustraire les uns des autres comme c'est le cas actuellement.

      Christian Montmarquette

    • Cécile Comeau - Abonnée 14 septembre 2016 10 h 31

      Christian Montmarquette, quand vous dites " qu'il y a 320 000 péquistes qui ne sont pas sortis voter ", c'est peut-être parce que l'élection ne portait pas sur la tenue d'un référendum à brève échéance. Tous les libéraux sont sortis voter eux. On a même déjà vu des morts voter PLQ. Advenant le cas où ce référendum aurait été tenu ou serait sur le point de l'être, j'espère que nous pourrions au moins compter sur vous et votre parti QS; et que vous ne prendriez pas l'ombre pour la proie, à force de tirer sur tout ce qui bouge dans la famille souverainiste du Québec.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 14 septembre 2016 11 h 19

      Vous me faites penser à des parents malcommodes dans les estrades pendant une partie de hockey.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 12 h 58

      " Advenant le cas où ce référendum aurait été tenu ou serait sur le point de l'être, j'espère que nous pourrions au moins compter sur vous et votre parti QS" - Cécile Comeau

      1) Il n'y en aura pas de référendum dans un avenir prévisible avec le PQ avec les deux candidats qui ont pris les devants.

      2) Je me méfie comme de la peste des néolibéraux du Parti québécois qui ne nous disent strictement rien du genre de société qu'il a l'intention d'installer arprès l'indépendance du Québec. Ça n'a aucun sens de prendre une décision aussi grave et importante avec si peu d'informations sur le projet.

      Même pour le simple achat d'une maison on demande à voir les plans d'abord avant d'acheter.

      - Que dire alors, d'un changement de pays et de société?!

      - CM

    • Cécile Comeau - Abonnée 14 septembre 2016 16 h 31

      Christian Montmarquette, que vous me semblez loin d'appuyer la souveraineté avec des propos comme le vôtre quand vous dites " Même pour le simple achat d'une maison on demande à voir les plans d'abord avant d'acheter. - Que dire alors, d'un changement de pays et de société? » Les fédéralistes en tenaient plein de ce genre de propos pendant les référendums de 1980 et de 1995. En 1995, Jean Chrétien avait dit ceci : un référendum, c'est pas comme une élection. On ne peut plus revenir en arrière quatre ans plus tard en élisant autre gouvernement. ". Ne servez donc pas de repoussoir à l’idée d’indépendance. Ne démolissez pas les liens qui unissent le PQ, QS et ON. Qui sait, nous pourrions en avoir besoin après les élections de 2018. À moins que vous ne préfériez attendre plus longtemps. Moi, pas du tout.

      Sachez que vous n'êtes pas le seul Québécois à promouvoir et à défendre la sociale démocratie. J’y suis sensibilisée depuis mon enfance et c'est justement cette raison et la crise d’octobre de 1970 qui m'ont amenée au PQ en 1972. Votre personne n‘en est pas le dépositaire universel (sociale démocratie, j'entends) et je n'ai pas de leçon à recevoir de quiconque en matière de souveraineté de notre pays. Les politiques sociales conduisant au mieux-être de mes concitoyens me tiennent à cœur autant qu'à vous. Comme bien des membres, j’ai déjà retourné ma carte au PQ et je l’ai reprise, quand des personnes capables de justice et compétentes me semblaient en mesure de mettre en œuvre des politiques sociales et économiques dignes du peuple dont nous faisons tous les deux partie. Oui, j’ai déjà annulé mon vote comme bien d’autres électeurs et électrices. Oui, j’ai déjà voté en me bouchant le nez, faute de mieux pour éviter le pire, comme bien des gens. Une fenêtre de la maison s’ouvre enfin depuis 1995. Puis, ce sera la porte qui nous permettra de sortir au grand air et de respirer la fraîcheur d’une aube tant attendue.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 17 h 16

      À Maxime Parisotto,

      " Bonne idée, faisons en un! (référendum). Ça sera juste le 3e de perdu!" - Maxime Parisotto

      Le PQ perd ses référendums parce qu'il ne propose qu'une coquille-vide sans projet de société intéressant pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens.nes.

      - Et pourquoi fait-il ça?

      Parce que le Parti québécois est devenu un parti bourgeois et bien trop à droite pour réussir à faire l'indépendance. Le PQ est devenu un parti aussi néolibéral que le Parti libéral lui-même qui passe les intérêts du 1%de la petite élite économique au détriment du 99% des gens ordinaires.

      Comme le disait Pierre Vallière du FLQ :

      « Pourquoi faire l’indépendance? Pour parler français?
      Mai, on le parle déjà, le français! » - Pierre Vallières

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2016 09 h 29

      À Cécile Comeau,

      Je ne remets nullement en question vos convictions sociales-démocrates Mme Comeau. Mais juste le fait que des sociaux-démocrates s'obstinent quand même à voter pour un parti néolibéral; ce qui m'apparait contradictoire avec un parti comme Québec Solidaire désormais présent partout sur l'échiquier politique du Québec.

      Et d'autre part, il m'apparait parfaitement légitime d'exiger des garanties en ce qui concerne un Québec indépendant post-référendaire.

      Et malheureusment, non, je ne voterai pas Oui tête baissée sans d'abord avoir été convaincu que le Québec indépendant qu'on propose sera clairement socialement plus avantageux que le Québec actuel.

      Et si le Parti québécois prenait acte de ce genres de réserves plutôt que de mépriser les indécis, ils pourraient, et de de beaucoup enrichir leur argumentaire pour convaincre de nouveaux adhérants.tes.

      Merci de votre commentaire. J'apprécie les discussions respectueuses, intelligentes et articulées.

      Bien à vous,

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2016 14 h 16

      À Pierre Lefebvre,

      " Vous me faites penser à des parents malcommodes dans les estrades pendant une partie de hockey." - PL

      - Félicitations pour ce commentaire édifiant et de haut intérêt public.

      - CM

  • Cécile Comeau - Abonnée 13 septembre 2016 21 h 52

    Hypocrisie et trahison

    Comment Cloutier et Lisée peuvent-ils parler de laïcité sans rougir, après avoir craché sur le projet de loi sur la laïcité de madame Marois, alors qu'ils étaient membres de son conseil des ministres? Si leur trahison avait eu lieu sous la chefferie de Jacques Parizeau, Monsieur aurait vite demandé à son chef de cabinet de leur indiquer la sortie. Ils n’ont pas respecté le programme du parti, les membres, le caucus, le conseil des ministres et leur première ministre, ainsi que plus de 60 % de la population du Québec de toutes les allégeances politiques qui appuyaient cette charte. Bel exemple de respect de la démocratie! Cloutier et Lisée n’ont même pas eu le courage de démissionner de leurs postes de ministres, de siéger comme indépendants ou celui de changer de parti. Mais non. Leur carriérisme les en empêchait! Dans ce manque de loyauté, ils n’ont écouté que leur petite ambition personnelle et leur égo démesuré. Leur but : satisfaire leur soif de gloriole personnelle, obtenir plus de visibilité dans les médias, occuper par n’importe quel moyen et au plus vite la place de chef et faire du Parti Québécois l’objet de promotion de leur carrière. Les femmes du Québec se souviendront de cette trahison et de cette hypocrisie des Cloutier et Lisée, si un triste jour l'un d'eux venait leur demander de voter pour lui comme premier ministre. Cloutier et Lisée pourront toujours essayer de faire le plein de votes chez les intégristes religieux aux prochaines élections, en piétinant les plates-bandes déjà remplies à ras bord par le PLQ et QS. Quant à leur étapisme ou leur refus de se mouiller sur un échéancier référendaire clair, ce n’est qu’une diversion pour mieux endormir les membres du PQ. Une fois élus « cheufs », ils feront bien ce qu’ils veulent du PQ, leur passé étant garant de l’avenir. Lisée pourrait toujours siéger à la commission parlementaire de Cloutier sur le racisme systémique au Québec. Ce qui se ressemble s’assemble.