Autre débrayage dans les garderies

Des centres de la petite enfance dont les éducatrices sont syndiquées à la CSQ pourraient à leur tour être touchés par des journées de débrayage.

Jusqu'ici, ce sont les éducatrices syndiquées à la CSN qui avaient tenu des journées de débrayage afin de soutenir leurs revendications sur l'équité salariale.

Cette fois, ce sont 42 centres de la petite enfance, dont les éducatrices sont syndiquées à la Centrale des syndicats du Québec, qui pourraient débrayer. Près de 3000 enfants pourraient éventuellement être touchés.

La tournée des assemblées des membres des syndicats affiliés à la CSQ vient de prendre fin et «tous nos syndicats ont voté en faveur d'un débrayage comprenant quatre journées», a précisé en entrevue hier Sylvie Tonnelier, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la CSQ. Le vote aurait été obtenu dans des proportions de plus de 85 %, ajoute-t-elle.

Ces quatre journées seront «étalées dans le temps» et la date de leur tenue n'est pas encore arrêtée.

La fédération espère que l'obtention de ce mandat de grève contribuera à relancer la négociation avec le gouvernement, en lui donnant plus de poids dans son rapport de force. «On a envoyé une demande de négociation au gouvernement. Nous lui laissons quelques jours encore avant de nous répondre et prendre les décisions en conséquence», a précisé Mme Tonnelier.

Il est trop tôt encore pour savoir si la CSQ tentera de coordonner ses activités avec la CSN, qui a amorcé l'an dernier son mouvement de journées de débrayage dans les garderies. «Pour l'instant, nous avons notre plan d'action; ils ont leur plan d'action. S'il le faut, à un moment donné, ça pourrait se rejoindre, mais nous n'en sommes pas là», a précisé Mme Tonnelier.