Les négociations avec Uber achoppent

<em>« Pour l’instant, il n’y a pas de matière à évolution, ça reste difficile »</em>, juge Laurent Lessard. Il a toutefois affirmé que <em>« les canaux sont ouverts ».</em>
Photo: Clément Allard Archives La Presse canadienne « Pour l’instant, il n’y a pas de matière à évolution, ça reste difficile », juge Laurent Lessard. Il a toutefois affirmé que « les canaux sont ouverts ».

À quelques heures de l’échéance où le risque de lourdes sanctions pèsera sur Uber, le ministre des Transports, Laurent Lessard, constate l’impasse dans les négociations avec la multinationale américaine.

« Le modèle Uber, c’est : pas de limite », a résumé Laurent Lessard à l’entrée du caucus présessionnel des députés libéraux. Le ministre a relaté qu’il avait utilisé, devant les représentants d’Uber, l’analogie suivante : « Vous voulez faire les hamburgers de McDonald’s, vous voulez faire les hamburgers de Burger King, vous voulez faire les hamburgers de Harvey’s et vous voulez faire en plus vos propres hamburgers. Donc, quand tu veux faire tous les hamburgers, il y a peut-être un problème pour ceux qui en font déjà. »

« Nous, on dit : pas de limites, pas de limites, si tu n’as pas de limites, si personne a des limites, ça vient faire en sorte qu’il y a moins de travail pour les autres », a-t-il raisonné.

Alors qu’à minuit mercredi, les chauffeurs d’Uber s’exposent à des sanctions s’ils poursuivent leurs activités – la loi, adoptée le 10 juin, prévoit la saisie des véhicules, la suspension de permis et des amendes –, Laurent Lessard confirme que les négociations achoppent. « Ils ne négocient pas, mais on entend des propositions. Mais il faut avoir un mandat pour aller plus loin. »

« Pour l’instant, il n’y a pas de matière à évolution, ça reste difficile », juge le ministre. Il a toutefois affirmé que « les canaux sont ouverts ».

Par la suite, avant d’entrer au caucus, le premier ministre Philippe Couillard a voulu conserver son optimisme, quitte à contredire son ministre. Il a refusé de reconnaître qu’il n’y avait pas d’entente en vue. « On négocie encore avec eux », a-t-il dit. « Ce à quoi on tient beaucoup, d’abord, c’est l’innovation. On y tient, on l’accepte, on la veut. Mais on veut que ce soit équitable. Et si on est capable d’avoir une entente tant mieux. »

 

4 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 7 septembre 2016 12 h 27

    Quelle ineptie

    Comparaison hamburgueuse totalement insignifiante, au sens propre comme au figuré. Couillard a vraiment dû fouiller dans le fond du baril pour trouver un tel ministre.

  • David Cormier - Inscrit 7 septembre 2016 12 h 50

    Qu'est-ce que c'est que cette analogie?

    Je ne comprends pas du tout l'analogie des hamburgers. Le problème avec Uber, c'est qu'elle veut faire des hamburgers en sous-payants ses cuisiniers et en ne payant ni taxes ni impôts. En fait, c'est comme si MacDonald demandait à des quidams de préparer ses bigmacs à la maison, pour une poignée de cennes noires, et qu'elle revendait ces hamburgers à fort prix sans payer taxes ni impôts.

    Et l'autre, notre premier ministre, qui dit tenir à "l'innovation". D'accord, mais c'est pas parce qu'on "innove" en offrant des services de taxi par téléphone cellulaire qu'on n'a pas à payer taxes ni impôts dans le territoire où sont consommés ces services. Si c'est seulement l'innovation qui l'intéresse, qu'il incite donc les compagnies de taxi traditionnelles à se doter de ces technologies et à revamper un peu leur industrie, c'est tout.

  • Donald Bordeleau - Abonné 7 septembre 2016 13 h 49

    Couillard peut au courant de Uber.

    Monsieur Couillard est premier Ministre, mais cela semble juste une job pour lui.

    La motivation et la passion ne sont pas sa tasse de thé pour notre PM. Selon l'information, il n'est pas un bourreau de travail. Souvent il ne semble pas au courant de certain dossier et il communique très peu ( silo ) avec ses députés pour les décisions.

    La gestion se fait au gré des problèmes au MTQ, de Dominique Savoie, de Rona, de Sam Hamad, du bordel informatique, de Daoust et la pression a augmenté énormément sur le chef de cabinet de Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne. En 2009 à la Santé, Couillard n’oubliera pas son vieil ami Jean-Louis Dufresne avec BCP qui obtiendra un lucratif contrat de vigie internationale lors de la pandémie fantôme de grippe aviaire.

    Seul le ministre Jean-Marc Fournier est pendu à l’oreille de Couillard.

    Cependant sa passion sont la pêche et la chasse.

    Monsieur Couillard se comporte comme un prince dans son chateau en participant à la chasse à cour.

    https://www.youtube.com/watch?v=hJVYvVyEn-E

    • Sylvain Auclair - Abonné 7 septembre 2016 14 h 47

      Il manque un verbe dans votre titre.