Jean-François Lisée

Indépendance et Constitution


•S’engager sans ambiguïté à ne pas tenir de référendum au cours d’un premier mandat, soit pas avant 2022, une condition sine qua non pour réaliser ce qui doit être l’objectif premier du PQ lors de l’élection de 2018 : battre les libéraux. •N’entreprendre aucune démarche souverainiste pendant le premier mandat, ni dépenser des fonds publics pour promouvoir l’indépendance d’ici 2022. •Exiger du PQ qu’il prépare de façon méthodique — à la Jacques Parizeau — l’accession à l’indépendance et assure la promotion du projet d’ici 2022.


Environnement, énergie et transport


•Mettre sur pied un processus d’évaluation environnementale « digne du XXIe siècle » en tenant compte, notamment, de la production de gaz à effet de serre (GES) des projets industriels et en exigeant le dépôt des études d’impact avant toute audience devant le BAPE. •Créer un poste de Protecteur des habitats naturels fragiles et des espèces menacées du Québec, dont le titulaire serait désigné par l’Assemblée nationale. •Interdire toute exploitation du gaz de schiste et du pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire québécois, ce qui comprend l’île d’Anticosti. •S’opposer au projet d’oléoduc d’Énergie Est.


Identité, langue et immigration


•Baser l’intégration sur le concept de « concordance culturelle », une forme de « rencontre, vers un objectif défini, celui du tronc commun », un concept qui s’oppose au multiculturalisme et qui est plus affirmé que l’interculturalisme. •Appliquer les éléments consensuels du débat sur la charte de la laïcité, notamment l’insertion de la notion de neutralité de l’État dans la Charte des droits et libertés et l’interdiction du port de signes religieux par les agents de l’État qui ont un pouvoir de coercition. •Adopter une approche graduelle pour les autres employés de l’État en leur indiquant une nette préférence pour un devoir de réserve. •Confier au Vérificateur général le mandat de déterminer des seuils d’immigration qui correspondent à la capacité d’intégration du Québec.


Économie, emploi et justice sociale


•Hausser le salaire minimum à 15 $ d’ici 2022. •Appliquer les normes du travail en exigeant, notamment, la rémunération des heures supplémentaires. •Donner à Investissement Québec le mandat de conserver et d’attirer des sièges sociaux. •Accentuer le rôle de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans le développement économique « national, régional et sectoriel ». •Réviser la Loi sur les sociétés pour que les conseils d’administration tiennent compte des intérêts de toutes les parties prenantes en cas d’offre publique d’achat (OPA). •Modifier les règles fiscales afin de favoriser la transmission d’entreprises d’une génération à l’autre ou aux employés. •Abolir les coupes libérales de 83 millions dans le développement régional. •Mettre sur pied un Forum du pouvoir local sur la décentralisation.


Éducation et culture


•Lancer un grand chantier pour faire reculer de façon mesurable l’analphabétisme. •Former un comité-conseil sur le retard des garçons à l’école afin de concevoir un plan d’action. •Geler les places dans les écoles privées et leur imposer des obligations envers les élèves qui éprouvent des difficultés. •Réduire le ratio maître-élèves dans les écoles situées en milieux défavorisés et leur fournir davantage de personnel de soutien des élèves. •Faire de la formation professionnelle un parcours scolaire normal. •Réinvestir dans le personnel spécialisé dans les écoles. •Rehausser graduellement le salaire des enseignants. •Geler les places en garderies privées et miser sur les centres de la petite enfance.


Santé et services sociaux


•Geler la rémunération globale des médecins jusqu’à ce qu’elle atteigne une « norme québécoise de la part de la richesse que la société consent à verser à ses médecins », une somme moindre que la moyenne canadienne. •Abolir le droit à l’incorporation des médecins, une économie de 150 millions de dollars par année. •Procéder à un bing bang dans la répartition des tâches entre les médecins, les pharmaciens, les infirmières et les autres professionnels de la santé de façon à ne plus recourir aux médecins pour certains actes mineurs. •Remplacer la rémunération à l’acte des médecins par une rémunération mixte « digne du XXIe siècle ».

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